Nous vous présentons une nouvelle série de portraits afin de mettre en lumière les membres de notre conseil d’administration et souligner leur contribution essentielle à la mission de notre CSMO. Par leur engagement, leur expertise et leur vision du secteur, ils participent activement à orienter nos actions et à soutenir le développement des compétences de la main-d’œuvre. Aujourd’hui, Martin Richer, coprésident syndical.
Martin Richer est un visage bien connu dans le milieu syndical. Entré chez Orica Canada à l’âge de 19 ans comme opérateur, il cumule aujourd’hui 36 années d’expérience dans l’entreprise. Son implication syndicale est tout aussi impressionnante : 30 ans dans l’exécutif, dont 12 ans à la présidence.
« Je connais CoeffiScience depuis 15 ans, mais c’est seulement depuis deux ans que je siège officiellement à son conseil d’administration », explique-t-il. Ce rôle, il l’a obtenu grâce à son lien avec la Fédération de l’industrie manufacturière de la CSN.
Martin confie qu’il s’était donné un an pour comprendre le fonctionnement du comité et apprendre à connaître les acteurs impliqués.
« Maintenant, je suis prêt à prendre un rôle de leader », affirme-t-il avec conviction. Il souligne également l’évolution positive de CoeffiScience : « Il y a 15 ans, ce n’était pas aussi dynamique. Aujourd’hui, il y a beaucoup plus de projets en cours. »
Des compétences ancrées dans la réalité du terrain
Fort de son expérience, Martin souhaite apporter une perspective concrète au conseil d’administration. « Mon objectif est de faire profiter le C.A. de mon expertise du terrain », dit-il.
Cette approche pragmatique vise à rapprocher les décisions stratégiques des réalités vécues par les entreprises et les travailleurs.
Les défis actuels du secteur : entre incertitude et adaptation
Selon Martin, les enjeux ont évolué. « Le défi du passé était le manque de main-d’œuvre. Aujourd’hui, ce sont les tarifs douaniers et l’incertitude qui vient avec », explique-t-il.
Il mentionne également le développement plus lent que prévu des projets liés à la filière énergétique, ainsi que le faible niveau d’investissement des entreprises.
« Certaines entreprises n’ont pas évolué assez vite et leur production a été transférée dans des pays plus compétitifs », ajoute-t-il.
Des idées pour renforcer l’impact de CoeffiScience
En tant que coprésident, Martin a des attentes claires sur la vision de CoeffiScience.
« Il faut faire connaître le Comité et propulser les formations pour aider les entreprises à évoluer et innover. »
Il insiste sur la nécessité de former les travailleurs expérimentés aux technologies comme l’IA et la robotisation afin d’améliorer la productivité. « Leur priorité devrait être de s’adapter aux nouvelles technologies », affirme-t-il.
Martin croit également que des actions concrètes doivent être mises en place pour rapprocher le comité des petites entreprises.
« Il faut rejoindre les PPME, les convaincre de suivre nos formations sans nuire à leur productivité. »
Il suggère aussi de sonder leurs besoins réels, d’adapter les horaires de formation et même d’offrir des sessions directement sur les lieux de travail. Enfin, il souhaite donner le goût aux jeunes d’étudier dans notre secteur et de rester en région.
Martin Richer incarne un leadership engagé, prêt à relever les défis du secteur manufacturier en misant sur la formation, l’innovation et la collaboration. Son expérience et sa vision stratégique sont des atouts majeurs pour propulser CoeffiScience vers de nouveaux horizons.
