Le marché du travail québécois est demeuré relativement stable en juillet 2026, mais les données révèlent des tendances qui méritent l’attention des entreprises des secteurs de l’énergie, des procédés industriels et de la chimie.
Si l’emploi global est resté pratiquement inchangé au Québec (+700 emplois), certains secteurs liés à nos industries affichent des résultats plus encourageants, tandis que d’autres continuent de faire face à des défis de recrutement et de transformation.
Parmi les nouvelles positives, le secteur de la fabrication a enregistré une hausse de 4 400 emplois au cours du mois de juillet. Cette croissance témoigne d’une certaine résilience des activités manufacturières malgré un contexte économique plus prudent.
Toutefois, lorsque l’on observe les données cumulatives de janvier à juillet 2026, la situation est plus nuancée. L’emploi total au Québec demeure en baisse de 24 100 postes comparativement à la même période en 2025. Les secteurs de la production de biens ont également perdu des emplois, notamment en fabrication (-9 500) et en construction (-13 600).
Pour les entreprises de l’énergie et des procédés, un indicateur retient particulièrement l’attention : le secteur de la foresterie, de la pêche, des mines, des carrières ainsi que du pétrole et du gaz affiche la plus forte croissance de l’emploi parmi toutes les industries québécoises avec un gain de 14 100 emplois en moyenne depuis le début de l’année. Cette performance confirme le dynamisme de plusieurs activités liées à l’exploitation des ressources naturelles et à l’approvisionnement industriel.
Les données démontrent également que le marché du travail demeure relativement serré. Malgré une légère hausse du chômage à 5,6 %, le Québec conserve le taux d’activité et le taux d’emploi les plus élevés au pays chez les personnes de 15 à 64 ans. Cette réalité continue d’alimenter la concurrence entre employeurs pour attirer et retenir les talents qualifiés.
Autre élément à surveiller : le nombre de chômeurs de longue durée a augmenté de façon importante au cours du dernier mois. Cette situation pourrait représenter une occasion pour les employeurs du secteur de reconsidérer certains bassins de candidats et de miser davantage sur la formation et l’intégration en emploi afin de répondre à leurs besoins de main-d’œuvre.
Du côté de la rémunération, le salaire horaire moyen a progressé de 3,4 % sur un an pour atteindre 35,97 $. Comme l’inflation a également augmenté de 3,2 %, les entreprises devront continuer à porter une attention particulière à leur proposition de valeur employeur afin de demeurer compétitives sur le marché du travail.
Dans l’ensemble, le portrait de juillet 2026 confirme que les secteurs de l’énergie, des procédés et de la chimie évoluent dans un environnement où les occasions de croissance demeurent présentes, mais où les enjeux liés à la disponibilité de la main-d’œuvre et à l’attraction des talents continuent de jouer un rôle stratégique pour assurer leur développement.
Source : Bulletin sur le marché du travail au Québec – Juillet 2026. Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, à partir des données de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada.
