Marché du travail au Québec – Avril 2026

 

Des enjeux structurants pour les secteurs des énergies, des procédés et de la chimie

 

Le Bulletin sur le marché du travail au Québec – avril 2026, publié par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, met en lumière plusieurs tendances qui concernent directement les entreprises du secteur des énergies, des procédés et de la chimie, particulièrement en ce qui a trait à la stabilité de l’emploi, à la disponibilité de la main-d’œuvre qualifiée et à la transformation des modèles de production.   L’information sur le marché du travail constitue un levier essentiel pour soutenir les entreprises et la main-d’œuvre de tous les secteurs. En cohérence avec la mission de CoeffiScience, l’analyse des données du Bulletin vise à vous outiller afin d’anticiper les besoins en compétences, de soutenir la prise de décision et de favoriser une meilleure adéquation entre les emplois, les compétences et les transformations en cours dans votre domaine.

 

Un recul de l’emploi à temps plein qui touche les secteurs de production

 

En avril 2026, l’emploi est en baisse au Québec, une diminution principalement attribuable au recul des emplois à temps plein, tandis que l’emploi à temps partiel est en progression. Cette tendance est également observable sur une base annuelle.

 

Pour les secteurs des énergies, des procédés et de la chimie, où les activités reposent majoritairement sur des emplois spécialisés, techniques et à temps plein, ce signal mérite une attention particulière, car il peut refléter un ralentissement de certains investissements ou des ajustements organisationnels temporaires.

 

Des pressions accrues dans les industries manufacturières et de transformation

 

Le bulletin indique que la fabrication figure parmi les secteurs ayant enregistré les baisses d’emploi les plus importantes. Cette situation concerne directement les entreprises de la chimie, des procédés et des chaînes de valeur énergétiques, qui évoluent dans un contexte marqué par la hausse des coûts, l’évolution des marchés et l’intégration de nouvelles technologies.

 

Ces pressions renforcent l’importance d’une planification rigoureuse de la main-d’œuvre et d’une gestion proactive des compétences.

 

Une main-d’œuvre toujours active, mais des défis de renouvellement

 

Malgré la hausse récente du chômage, le taux d’activité au Québec demeure élevé, ce qui place la province parmi les plus dynamiques au pays. Toutefois, le bulletin met également en évidence une hausse du chômage chez les jeunes.

 

Pour les secteurs à forte intensité technique et scientifique, cette situation soulève des enjeux liés à l’intégration de la relève, au transfert des connaissances et à l’adéquation entre les formations et les besoins réels des entreprises.

 

Des transformations structurelles à anticiper

 

Les données montrent que le marché du travail québécois est en transformation, tant sur le plan des formes d’emploi que de la structure sectorielle.

 

Pour notre secteur, ces transformations s’inscrivent dans un contexte plus large de transition énergétique, d’automatisation, de numérisation et d’évolution des normes environnementales, qui modifient en profondeur les profils de compétences recherchés.

 

Source : Bulletin sur le marché du travail au Québec, avril 2026 – Ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, à partir des données de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada.