Vous trouverez ci-dessous les nouvelles plus significatives du secteur des énergies, des procédés et de la chimie au cours des deux dernières semaines.
Nous croyons qu’il est nécessaire de rassembler en un seul lieu l’information clé de notre secteur afin d’éclairer les dirigeants et de soutenir des décisions éclairées et stratégiques.
Transition énergétique : le Québec a l’expertise… mais fait du surplace
Alors que la demande mondiale pour les énergies renouvelables explose, le Québec tarde à accélérer sa transition et à moderniser ses usages. Pourtant, ses entreprises disposent d’une expertise reconnue à l’international, avec une grande capacité exploitée dans le monde.
Le secteur demeure toutefois freiné par des obstacles systémiques : imprévisibilité réglementaire, délais d’autorisation, accès au financement et manque de coordination. Sans cadre plus stable et structurant, le Québec risque de perdre en compétitivité dans une transition énergétique qui s’intensifie ailleurs.
Dans ce contexte, les acteurs peuvent compter sur le soutien de l’AQPER (Association québécoise de la production d’énergie renouvelable) pour proposer des pistes de solution claires.
Article complet : Des obstacles à l’exportation de l’expertise québécoise
Hydrogène minéral de synthèse : nouvelle étape pour Vema
Vema Hydrogen a complété au Québec le forage des premiers puits pilotes au monde dédiés à la production d’hydrogène minéral de synthèse.
Ce projet vise à produire un hydrogène propre et continu directement à partir de formations rocheuses souterraines, afin de soutenir la décarbonation et la croissance des secteurs énergivores. Les données recueillies serviront à valider la technologie en conditions réelles et à accélérer sa commercialisation.
Cette avancée positionne le Québec comme un terrain stratégique pour une nouvelle filière énergétique à fort potentiel industriel.
Communiqué de presse : Première mondiale : Vema Hydrogen fore au Québec les premiers puits pilotes d’hydrogène de synthèse
Productivité manufacturière : l’appel à l’action pour la prospérité du Québec
La productivité manufacturière est présentée comme un enjeu central de prospérité, de résilience et de souveraineté industrielle pour le Québec. Face aux tensions commerciales et à l’incertitude économique, les entreprises veulent passer de la prise de conscience à l’action.
L’initiative « Impératif productivité » appelle le gouvernement à intervenir autour de six priorités, allant de la simplification des programmes d’aide à une véritable stratégie industrielle axée sur la valeur ajoutée. Le message est clair : sans mobilisation rapide et concertée, le Québec risque de perdre du terrain dans un nouvel ordre économique mondial.
Article complet : L’impératif de la productivité : un sursaut nécessaire pour le Québec
Invalidités en santé mentale : petit guide pour les gestionnaires
Les congés maladie liés à la santé mentale augmentent au Québec, ce qui complique l’organisation du travail pour les gestionnaires. En prévention, l’article ci-dessous recommande de former les gestionnaires à repérer les signes précurseurs et de mieux faire connaître les services du PAE, souvent sous-utilisés.
Puis, pendant l’invalidité, il faut faciliter la paperasse, maintenir un contact respectueux et ajuster la charge de l’équipe pour éviter l’épuisement des collègues. Au retour, un plan de reprise structuré, des tâches adaptées, une communication claire (sans briser la confidentialité) et de la flexibilité réduisent le risque de rechute.
Dossier complet : La santé mentale, première cause d’arrêt de travail
IA et productivité : augmenter la productivité de l’humain créera plus de valeur que l’automatiser
L’économiste Erik Brynjolfsson soutient que les véritables gains économiques de l’IA viendront surtout de l’augmentation du travail humain et non de son remplacement. Comme toute technologie à usage général, l’IA traverse une phase de « creux » de productivité, le temps que les organisations investissent dans les compétences, les processus et les modèles d’affaires.
Les impacts sur l’emploi sont déjà visibles, surtout chez les jeunes travailleurs occupant des rôles fondés sur des connaissances codifiées, mais sans effet clair sur les salaires à ce stade. Pour éviter une concentration excessive du pouvoir économique, Brynjolfsson appelle à orienter l’IA vers la collaboration humain-machine et à repenser les systèmes de travail dans leur ensemble.
Article complet : Centaures, canaris et courbes en J : pièges et potentiel de productivité de l’IA
