Total n'aura plus aucune activité dans le charbon "avant la fin 2016"

Publié le 26 août 2015

(AFP) La compagnie pétrolière française Total a annoncé lundi avoir finalisé la cession de ses dernières mines de charbon, en Afrique du Sud, et avoir l'intention de céder ses activités de commercialisation de charbon avant la fin de l'année prochaine.

"Nous serons complètement sortis du +business+ du charbon avant la fin 2016", affirme le groupe dans un communiqué.

La compagnie confirme ainsi un engagement pris début juin par son directeur général Patrick Pouyanné, à l'occasion de la publication par six groupes pétroliers et gaziers, dont la major française, d'un appel à fixer un prix du carbone pour rendre le gaz plus compétitif par rapport au charbon et réduire les émissions de CO2.

Total avait signé en juillet 2014 la cession à la compagnie minière sud-africaine Exxaro Resources de sa filiale de production de charbon en Afrique du Sud, Total Coal South Africa (TCSA), pour 472 millions de dollars. Mais cette cession devait encore recevoir l'autorisation du gouvernement sud-africain

"L'accord de cession (...) vient d'être validé par le gouvernement sud africain et la cession est effective depuis le 20 août dernier", annonce Total. Avec cette vente, "Total arrête définitivement la production de charbon", souligne le groupe.

"Au-delà de la fin de nos activités de production, nous allons également arrêter l'ensemble de nos activités de commercialisation du charbon", ajoute M. Pouyanné, cité dans le communiqué, en référence à sa petite filiale CDFE, qui vend du charbon à des clients industriels.

Le 1er juin, le groupe avait simplement dit qu'une réflexion était "en cours" concernant l'avenir de cette activité.

"Nous ne pouvons à la fois prétendre vouloir apporter des solutions au défi du changement climatique et tirer des bénéfices de la production ou de la commercialisation du charbon, énergie fossile la plus émettrice en gaz à effet de serre", argumente le directeur général.

AFP, 2015

[En ligne] http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/entreprises-thematique_6341/total-n-aura-plus-aucune-activite-dans-le-charbon-avant-la-fin-2016-article_296473/

Stolt LNGaz: le milieu emballé par le projet

Publié le 26 août 2015

(BÉCANCOUR) La venue de Stolt LNGaz à Bécancour enchante les intervenants économiques de la région. L'arrivée de cette usine de liquéfaction de gaz naturel pourrait bien redonner ses lettres de noblesse au parc industriel de Bécancour qui a connu une décennie particulièrement sombre.

Pour souligner les bons investissements, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, avait apporté sa pelle en or.

«Je suis très heureux. On passe de l'espoir à la réalité. J'apprécie tellement la façon dont l'entreprise s'est présentée à Bécancour. L'entreprise voulait respecter tout le monde, c'est remarquable. De plus, elle arrive avec son argent, elle n'attend pas de subvention. Le vent va tourner à Bécancour», mentionne le maire Dubois.

Par ailleurs, la venue de cette entreprise devrait avoir des effets positifs pour les coffres de la Ville, dans quelques années, puisqu'elle bénéficiera d'un congé de taxes foncières de quatre ans. Après cette date, quelques milliers de dollars seront versés à Bécancour annuellement.

En ce qui concerne le député provincial de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, il espère qu'il s'agit d'un premier pas vers une série de projets.

«Les travaux de construction vont donner beaucoup de travail aux entreprises de la région. Ça fait au moins un an et demi que je rencontre régulièrement les gens de Stolt LNGaz. À mon avis, ce n'est pas le gouvernement ni la stratégie maritime qui ont amené ce projet à Bécancour. Ce sont de bons entrepreneurs, ils ne demandent pas un sou à personne, ils ont regardé le meilleur site potentiel et ils ont reçu un bel accueil. Ils ont consulté beaucoup de gens. C'est une entreprise responsable. À Bécancour, on a un potentiel incroyable avec le parc industriel. Je ne cache pas qu'on a du boulot à faire. Ce n'est pas normal, après quarante ans, que ce parc industriel ne soit pas plein. On a le quai, l'autoroute et la voie ferrée. C'est le seul parc industriel qui a tout ça. Plusieurs endroits n'ont rien de ça et ils ont réussi à se développer. On peut juger le travail qui a été fait. On doit adopter une stratégie plus efficace», explique le député caquiste.

Pour le préfet de la MRC, Mario Lyonnais, la nouvelle était aussi positive. «La venue de cette industrie est un apport économique important pour la région et ses environs. Avec la fermeture de la Centrale nucléaire Gentilly-2, des conséquences économiques se sont fait ressentir dans la région. L'arrivée d'une telle usine confirme qu'il est possible de conjuguer activités industrielles et respect de l'environnement», a déclaré celui qui est aussi maire de Sainte-Françoise.

L'implantation de l'entreprise norvégienne à Bécancour est remarquée pour son projet, mais aussi pour son comportement jugé responsable, au dire du président de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Jean-Guy Paré. «C'est fantastique. L'attitude est vraiment différente. Ils sont allés chercher des partenaires de la région. Ils ont adapté leur projet avec les commentaires de la communauté. C'est une entreprise familiale qui fonctionne très bien. Ça va redonner un pouvoir d'attraction au parc industriel», explique M. Paré.

Quant au chef de Wôlinak, Denis Landry, il trouve, lui aussi, positif que l'entreprise ait consulté la communauté abénaquise. Il croit même que la Ville de Bécancour devrait s'en inspirer. «Le chemin qu'ils ont pris pour consulter les Premières nations était très poli, très respectueux. À l'époque où Maurice Richard était maire, notre communauté était bien informée de ce qui se passait sur le grand territoire. Maintenant c'est à recommencer. Ils ont pris des photos, le député, les ministres, les dirigeants économiques, mais on ne m'a pas invité. Je trouve ça dommage», confie le chef Landry.

Par ailleurs, les réactions positives ont des échos à l'extérieur de la région. L'Association minière du Québec estime que ce projet permettra de développer l'ensemble de la province.

«Lors du dévoilement du plan d'action 2015-2020 du Plan Nord, le gouvernement s'est engagé à assurer un approvisionnement en gaz naturel à un prix compétitif. C'est un premier pas vers une plus grande utilisation du gaz naturel» souligne Josée Méthot, la présidente-directrice générale de l'AMQ. Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord, Pierre Arcand, est aussi d'avis que le projet bécancourois sera positif pour tout le Québec.

«C'est essentiel pour le nord du Québec. On s'est engagé à faire du gaz naturel un levier de développement économique. Plusieurs projets nécessiteront une source d'approvisionnement stable. Cette usine aidera à répondre à la demande et c'est moins polluant que le mazout et le pétrole», a précisé M. Arcand.

jonathan.cyrenne@lenouvelliste.qc.ca

Décembre 2013

Premières démarches pour l'implantation à Bécancour

Mars 2014

Première médiatisation du projet

Septembre 2014

Séances d'information à Bécancour et Champlain organisées par Stolt LNGaz

Novembre 2014

La MR C de Bécancour recommande au ministre de l'Environnement une médiation au lieu d'une enquête avec audience publique pour le projet

Janvier 2015

Le gouvernement tranche, il y aura audience publique du BAPE

Février 2015

Audiences du BAPE

Juin 2015

Le BAPE juge le projet acceptable

Août 2015

Annonce officielle du projet

Printemps 2016

Début de la construction

Chronologie des événements

Décembre 2013

Premières démarches pour l'implantation à Bécancour

Mars 2014

Première médiatisation du projet

Septembre 2014

Séances d'information à Bécancour et Champlain organisées par Stolt LNGaz

Novembre 2014

La MRC de Bécancour recommande au ministre de l'Environnement une médiation au lieu d'une enquête avec audience publique pour le projet

Janvier 2015

Le gouvernement tranche, il y aura audience publique du BAPE

Février 2015

Audiences du BAPE

Juin 2015

Le BAPE juge le projet acceptable

Août 2015

Annonce officielle du projet

Printemps 2016

Début de la construction

Le Nouvelliste, 2015
[En ligne] http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/vie-regionale/centre-du-quebec/201508/25/01-4895080-stolt-lngaz-le-milieu-emballe-par-le-projet.php

(ANGLAIS) Potash Ridge acquiert Valleyfield Fertilizer Corporation

Publié le 26 août 2015

Potash Ridge Acquires Valleyfield Fertilizer Corporation

 

 

TORONTO, ONTARIO--(Marketwired - Aug. 11, 2015) - Potash Ridge Corporation ("Potash Ridge" or the "Corporation") (TSX:PRK) (OTCQX:POTRF) today announced a transaction to acquire all of the issued and outstanding common shares of Valleyfield Fertilizer Corporation ("Valleyfield"), a privately owned corporation registered in Quebec.

Over the last two years under the leadership of Mr. Jay Hussey, Valleyfield has advanced development of a sulphate of potash ("SOP") project in Quebec utilizing the Mannheim Process (the "Valleyfield Project"). For nine years, Mr. Hussey was a Vice-President at Migao Corporation ("Migao"), a TSX-listed company that produces SOP in China using the Mannheim Process.

Under the terms of the transaction, Mr. Hussey will receive 200,000 common shares of the Corporation, together with a royalty from future revenue generated by the Corporation utilizing the Mannheim Process. Mr. Hussey has agreed to become an employee of Potash Ridge and continue to work on the development of the Valleyfield Project, other potential Mannheim opportunities already identified and other activities.

Developed in Germany over a century ago, the Mannheim Process is one of the most commonly used SOP production processes in the world, primarily occurring in China and Europe. The process combines muriate of potash (potassium chloride) with sulphuric acid at high temperatures to produce SOP and by-product hydrochloric acid. In the year ended March 31, 2015, Migao's annual SOP production capacity in China was approximately 360,000 tonnes from four facilities in China and, according to CRU, Tessanderlo Chemia, Yara and other European producers have a combined annual SOP production capacity using the Mannheim Process of 930,000 tonnes per year.

Mr. Hussey's knowledge and experience of the Mannheim Process from his time at Migao enabled him to advance development of the Valleyfield Project. A preliminary internally developed financial study utilizing this information projected an after-tax/royalty Net Present Value of $40.9 million, assuming a 10% discount rate, with an unlevered Internal Rate of Return of 32%, based on a preliminary capital cost estimate of $25 million, operating costs of $495 per tonne, net of acid credit, and a realized SOP price of $750 per tonne (US$ 575 per tonne). The project economics noted above are preliminary internally developed estimates, and will need to be confirmed with the next stage of engineering. It is anticipated that construction of the facility could commence within six months of raising the capital necessary to complete engineering and permitting, with construction expected to take one year.

A fully-serviced property has been chosen to develop the Valleyfield Project. The property is close to sources of the input sulphuric acid as well as being nearby to markets for the by-product hydrochloric acid. A memorandum of understanding has been signed for the offtake of the hydrochloric acid.

Potash Ridge's President and Chief Executive Officer, Guy Bentinck, stated,

"Acquiring Valleyfield brings a new dimension to the Corporation's strategy of becoming a premier producer of SOP. While we remain committed to the development of Blawn Mountain in Utah, the Valleyfield Project will allow Potash Ridge to become a producer of SOP in an accelerated timeline and at a very manageable capital cost. The Valleyfield Project is also strategically located to supply SOP to currently underserved markets in North America.

The Corporation is continuing its capital raising efforts, with initial proceeds to be primarily focused on completing engineering and permitting on the Valleyfield Project. Management is hopeful that the Valleyfield Project's widely used Mannheim technology, low capital cost, attractive preliminary economics and fast timeline to production will be attractive to investors."

Closing is subject to all requisite regulatory and others steps, and is expected to occur on or before August 31st, 2015.

About Potash Ridge

Potash Ridge is a Canadian based development company with a strategy of becoming a premier producer of SOP.

The Corporation owns two SOP projects: the Valleyfield Project in Quebec that plans to produce SOP through the Mannheim Process; and the Blawn Mountain Project in Utah that plans to produce SOP by processing an alunite material.

Potash Ridge has a highly qualified and proven management team in place with significant financial, project management and operational experience and the ability to take projects into production.

Forward-Looking Statements

This press release contains forward-looking statements, which reflect the Corporation's expectations regarding future growth, results of operations, performance and business prospects. These forward-looking statements may include statements that are predictive in nature, or that depend upon or refer to future events or conditions, and can generally be identified by words such as "may", "will", "expects", "anticipates", "intends", "plans", "believes", "estimates", "guidance" or similar expressions. In addition, any statements that refer to expectations, projections or other characterizations of future events or circumstances are forward-looking statements. These statements are not historical facts but instead represent the Corporation's expectations, estimates and projections regarding future events. Forward-looking statements are necessarily based upon a number of estimates and assumptions that, while considered reasonable by the Corporation, are inherently subject to significant business, economic and competitive uncertainties and contingencies. Known and unknown factors could cause actual results to differ materially from those projected in the forward-looking statements. Such factors include, but are not limited to: the future financial or operating performance of the Corporation and its subsidiaries and its mineral projects; the anticipated results of exploration activities; the estimation of mineral resources; the realization of mineral resource estimates; capital, development, operating and exploration expenditures; costs and timing of the development of the Corporation's mineral projects; timing of future exploration; requirements for additional capital; climate conditions; government regulation of mining operations; anticipated results of economic and technical studies; environmental matters; receipt of the necessary permits, approvals and licenses in connection with exploration and development activities; appropriation of the necessary water rights and water sources; changes in commodity prices; recruiting and retaining key employees; construction delays; litigation; competition in the mining industry; reclamation expenses; reliability of historical exploration work; reliance on historical information acquired by the Corporation; optimization of technology to be employed by the Corporation; title disputes or claims and other similar matters.

If any of the assumptions or estimates made by management prove to be incorrect, actual results and developments are likely to differ, and may differ materially, from those expressed or implied by the forward-looking statements contained herein. Such assumptions include, but are not limited to, the following: that general business, economic, competitive, political and social uncertainties remain favorable; that agriculture fertilizers are expected to be a major driver in increasing yields to address demand for premium produce, such as fruits and vegetables, as well as diversified protein rich diets necessitating grains and other animal feed; that actual results of exploration activities justify further studies and development of the Corporation's mineral projects; that the future prices of minerals remain at levels that justify the exploration and future development and operation of the Corporation's mineral projects; that there is no failure of plant, equipment or processes to operate as anticipated; that accidents, labour disputes and other risks of the mining industry do not occur; that there are no unanticipated delays in obtaining governmental approvals or financing or in the completion of future studies, development or construction activities; that the actual costs of exploration and studies remain within budgeted amounts; that regulatory and legal requirements required for exploration or development activities do not change in any adverse manner; that input cost assumptions do not change in any adverse manner, as well as those factors discussed in the section entitled "Risk Factors" in the Corporation's Annual Information Form (AIF) for the year-ended December 31, 2014 found on sedar.com. The Corporation disclaims any intention or obligation to update or revise any forward-looking statements whether as a result of new information, future events or otherwise, except as required by applicable law.


Potash Ridge Corporation, 2015

[En ligne] http://www.marketwired.com/press-release/potash-ridge-acquires-valleyfield-fertilizer-corporation-tsx-prk-2046719.htm

L'UE exhorte les grands pays à soumettre leurs objectifs de réduction d'émissions

Publié le 25 août 2015

Le commissaire européen chargé du Climat, Miguel Arias Canete, a exhorté jeudi plusieurs grands pays, dont le Brésil et l'Inde, à soumettre «sans délai» leurs objectifs de réduction d'émissions de carbone, à l'approche de la conférence internationale sur le climat (COP 21) prévue fin novembre à Paris.

«Plusieurs pays clés du G20, comme l'Argentine, le Brésil, l'Inde, l'Indonésie, l'Arabie Saoudite, l'Afrique du Sud et la Turquie doivent présenter leurs intentions sans délai», dans l'optique d'obtenir un accord pour limiter à 2°C le réchauffement climatique, a-t-il dit lors d'un point de presse.

Il a également regretté que «les discussions techniques soient sérieusement à la traîne des discussions politiques» dans ce dossier, estimant que «cela doit changer».

Le commissaire a salué comme «un progrès» le fait que 56 pays représentant 61% des émissions mondiales aient déjà présenté leurs objectifs de réduction de rejets de gaz carboniques.

Il a rappelé que le protocole de Kyoto, actuellement en vigueur et considéré par les défenseurs de l'environnement et les scientifiques comme largement insuffisant pour combattre le réchauffement climatique, contenait des objectifs fermes de 36 pays seulement, représentant 14% des émissions mondiales.

«Les contributions actuelles ne viennent pas seulement des plus gros émetteurs, dont la Chine, l'UE et les États-Unis, mais aussi de certains des pays les plus vulnérables d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique», zones particulièrement menacées par la montée des eaux consécutive à la fonte des glaces, a-t-il souligné.

«Ce qui n'est pas une très bonne nouvelle, c'est que les contributions ne viennent que d'un quart de la totalité des pays», a-t-il immédiatement ajouté, en appelant les plus grands d'entre eux à annoncer leurs objectifs «sans délai».

«Nous devons avoir une idée claire de l'effort cumulé avant de nous rencontrer à Paris» lors de la conférence internationale prévue du 30 novembre au 11 décembre, pour savoir «où nous nous situons par rapport à l'objectif d'une hausse des températures inférieures à 2 degrés», a insisté M. Canete.

Il a rappelé l'objectif «ambitieux» de l'Union européenne, officiellement présenté en mars: une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990.

Agence France-Presse, 2015
[En ligne] http://www.lapresse.ca/environnement/climat/201508/20/01-4894010-lue-exhorte-les-grands-pays-a-soumettre-leurs-objectifs-de-reduction-demissions.php

Feu vert au projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel de Stolt LNGaz à Bécancour

Publié le 25 août 2015

Le gouvernement du Québec donne le feu vert à la construction de l'usine de liquéfaction de gaz naturel de Stolt LNGaz dans le parc industriel et portuaire de Bécancour. Le premier ministre Philippe Couillard en a fait l'annonce lundi.

Le projet vise à approvisionner toutes les industries du Québec qui ne sont pas desservies par le réseau actuel de distribution du gaz naturel.

Une fois produit à Bécancour, le gaz naturel liquéfié sera acheminé chez les clients par petits navires méthaniers et par camions. Arrivé à destination, le gaz subira une transformation sur le site d'accueil pour retrouver sa forme gazeuse. Cette approche est employée depuis plusieurs années en Norvège et dans d'autres pays scandinaves.

Il s'agit d'un projet de près de 800 millions de dollars en investissement privé.

Une trentaine d'emplois devraient être créés à Bécancour pour assurer les opérations de l'usine, en plus d'une vingtaine à Montréal. Durant la construction, environ 200 travailleurs devraient être requis sur le chantier.

Par ailleurs, le chef de la direction de l'entreprise Stolt-Nielson Ltd, Niels Stolt-Nielsen, a annoncé avoir conclu des ententes de partenariat pour le transport du gaz naturel liquéfié avec la firme Somavrac, de Trois-Rivières, et avec le Groupe Desgagnés pour le transport maritime.

 

 

Un projet approuvé par le BAPE

Bien que le projet ait semé l'inquiétude chez certains citoyens et regroupements environnementaux, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a donné son aval à l'usine de liquéfaction de gaz en juin dernier.

On pouvait alors lire dans le rapport « qu'en raison des faibles impacts potentiels pour la communauté d'accueil et pour le milieu naturel, du fait que les risques technologiques associés aux activités de liquéfaction et de chargement du gaz naturel liquéfié seraient circonscrits à l'intérieur des limites du parc industriel, et de la taille comparativement modeste du projet, qui vise principalement les industries du nord-est du Québec et du Canada n'ayant pas actuellement accès au gaz naturel, la commission conclut que le projet de Stolt LNGaz est acceptable ».

Par ailleurs, le BAPE faisait valoir que le remplacement du mazout et du diesel par le gaz naturel contribuerait à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Alimenter le Plan Nord

Selon le ministre Pierre Arcand, présent lors de l'annonce, il s'agit d'une excellente nouvelle pour le Plan Nord, dont il est responsable. « L'accès à une énergie à un prix concurrentiel peut devenir un puissant levier de développement économique, a-t-il affirmé dans un communiqué. En ce sens, le gaz naturel liquéfié constitue une avenue intéressante tant pour répondre à la demande actuelle que pour attirer de nouveaux investissements, notamment dans le secteur des mines, puisqu'il peut être transporté par camion ou par navire. »

Radio-Canada, 2015

[En ligne] http://ici.radio-canada.ca/regions/mauricie/2015/08/24/003-stolt-lngaz-usine-becancour-liquefaction-gaz-naturel-feu-vert-gouvernement-philippe-couillard.shtml

Énergie Est : « les consommateurs vont payer moins cher », dit Gaz Métro

Publié le 25 août 2015

TransCanada pourrait faire baisser la facture des clients québécois, ontariens et néo-brunswickois de gaz naturel advenant que le projet d'oléoduc Énergie Est de la société albertaine obtienne le feu vert des autorités réglementaires.

Étalée jusqu'en 2050, cette réduction tarifaire est évaluée à environ 100 millions de dollars pour les clients s'approvisionnant auprès du réseau gazier surnommé le « triangle de l'Est ».

« Si Énergie Est va de l'avant, les consommateurs vont payer moins cher en raison des tarifs de transport qui seront moins élevés », a expliqué la présidente et chef de la direction de Gaz Métro, Sophie Brochu, lundi, au cours d'une entrevue téléphonique. Sans être en mesure de chiffrer la réduction moyenne pour les consommateurs, elle a assuré qu'ils bénéficieront des économies réalisées par Gaz Métro.

Mme Brochu a expliqué que l'entente intervenue entre Gaz Métro, Union Gas et Enbridge Gas Distribution avec TransCanada répond aux exigences d'approvisionnement des trois distributeurs, en plus d'écarter la possibilité que leurs clients financent Énergie Est. « Ce qui nous préoccupait ne nous préoccupe plus », a-t-elle dit.

« Nous voulions protéger nos clients. Nous sommes heureux que notre mission soit accomplie.  » — Sophie Brochu, présidente et chef de la direction de Gaz Métro

Gaz Métro est le plus important distributeur de gaz naturel au Québec. L'Ontario est le principal marché des deux autres distributeurs, mais Enbridge Gas Distribution compte également des clients québécois et d'autres au Nouveau-Brunswick. Inquiets pour l'approvisionnement de leurs clients, les trois sociétés font front commun depuis environ un an pour remettre en question la décision de TransCanada de convertir un tronçon de son gazoduc entre North Bay et Ottawa afin d'y faire passer du pétrole.

Mme Brochu s'était notamment attaquée à la proposition de l'entreprise albertaine de construire un nouveau gazoduc dans ce secteur du nord-est de l'Ontario, estimant que la capacité de cette nouvelle infrastructure allait être réduite de moitié, ce qui, d'après elle, allait provoquer une augmentation des prix. « On prévoit toujours la construction d'un gazoduc, mais il va répondre à nos demandes d'approvisionnement », a précisé la grande patronne de Gaz Métro.

Énergie Est vise à acheminer quotidiennement environ un million de barils de pétrole des sables bitumineux albertains à travers un oléoduc de quelque 4600 km qui passera par le Québec pour se rendre à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Dans le cadre du projet, la société établie à Calgary propose de convertir 3000 km de gazoduc.

TransCanada a assuré que son Réseau Principal de l'Est continuera de répondre aux exigences de distribution des contrats de gaz naturel, incluant ceux pour 2016-2017, en plus d'offrir une capacité de 50 millions de pieds cubes par jour.

Par voie de communiqué, son président et chef de la direction, Russ Girling, a estimé que l'entente permettra aux consommateurs de bénéficier d'un approvisionnement efficace à la fois en gaz naturel ainsi qu'en pétrole. « Notre intention a toujours été de s'assurer que nos clients du Québec et de l'Ontario puissent recevoir le gaz dont ils ont besoin et c'est ce que nous faisons grâce à cette entente », a-t-il souligné.

La société albertaine, qui a abandonné son projet de terminal maritime à Cacouna tout en disant continuer à évaluer d'autres sites au Québec, compte amender son projet d'oléoduc auprès de l'Office national de l'énergie d'ici le 30 octobre.

L'entente entre les distributeurs et TransCanada survient à peine deux semaines après qu'un rapport de la Commission de l'énergie de l'Ontario eut conclu qu'Énergie Est comportait des risques environnementaux et que le projet pourrait faire grimper la facture des consommateurs de gaz naturel.

Selon Mme Brochu, la publication de ce document n'a pas accéléré les pourparlers entre les parties, puisqu'ils étaient en cours depuis plusieurs mois. « L'Ontario est venu corroborer nos dires », a dit la présidente et chef de la direction de Gaz Métro, qui ne se prononce pas pour ou contre Énergie Est.

Le 14 août dernier, à Montréal, le ministre québécois de l'Énergie, Pierre Arcand, avait par ailleurs dit ne pas voir comment le gouvernement Couillard pourrait favoriser Énergie Est sans entente entre Gaz Métro et TransCanada sur l'enjeu du gaz naturel.

La Presse canadienne, 2015

[En ligne] http://ici.radio-canada.ca/regions/alberta/2015/08/24/003-energie-est-transcanada-entente-gaz-naturel-fournisseurs-gaz-metro-union-gas-enbridge-gas.shtml

Oléoduc 9B : le projet à sa dernière étape, les opposants se rassemblent

Publié le 24 août 2015

Depuis le terminal d'Enbridge à Montréal, 32 millions de litres d'eau ont été injectés pour évaluer de possibles fuites sur un tronçon du pipeline de 20 km à Mirabel. Ces tests sont requis par l'Office national de l'énergie (ONE) pour approuver l'inversion du flux du pétrole dans le pipeline et le faire couler vers l'est comme c'était le cas il y a 40 ans.

On haussera graduellement la pression à l'intérieur de l'oléoduc pour vérifier sa résistance. L'eau sera ensuite poussée par une injection d'azote jusqu'en Ontario où on répétera le test sur un tronçon entre Kingston et Brockville puis à Hilton. « Le processus pourrait prendre encore quelques mois », explique Ken Hall, porte-parole d'Enbridge.

Mais la méthode ne rassure pas les opposants qui déplorent que les tests ne visent que 10 % du pipeline. Dans une manifestation à Mirabel, samedi, plusieurs s'inquiétaient de la rigueur et de la fiabilité du test.

Serge Dion, un résident de Rigaud, n'est pas rassuré pour les cours d'eau de la région. « L'Office national de l'énergie a diminué le niveau des tests qui devaient être effectués », déplore-t-il.

Lorraine Caron, porte-parole du groupe Les Citoyens au courant, pense que les standards du test en cours sont insuffisants. « Si le test n'est fait que sur trois sections, au moins qu'il soit bien fait! Et qu'ils nous montrent que le pipeline va être capable de subir finalement toutes les pressions que le projet d'inversion va lui faire subir », explique-t-elle.

Les trois tronçons du pipeline testés ont été désignés par l'Office national de l'énergie. Les opposants demandent à l'Office de revenir sur sa décision et de hausser les critères de validation de l'infrastructure.

« Le pipeline a 40 ans et il n'a pas été prévu pour des sables bitumineux. On fait des tests ici sur des terres plutôt asséchées et ça n'a rien à voir à les faire dans des milieux comme les nôtres qui sont des milieux marécageux », dit aussi Patricia Domingos, résidente de Sainte-Justine-de-Newton.

Québec avait posé 18 conditions pour approuver le projet, mais le dossier reste de juridiction fédérale. L'Office national de l'énergie poursuivra ainsi des inspections régulières pendant deux ans.

« L'Office a toujours le pouvoir et le droit de redonner des conditions d'exploitation à la ligne 9B », assure Jacques Gauthier, de l'Office national de l'énergie.

Réduire les importations

Enbridge ne prévoit toutefois pas de problème avec ces tests. La société estime que l'inversement du flux pétrolier va permettre de créer des emplois et de réduire les importations de pétrole étranger.

Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion de l'énergie à HEC-Montréal, pense aussi qu'il y des avantages économiques à amener du pétrole de l'Ouest pour le raffiner au Québec et qu'il faudrait surtout prioriser une diminution de la consommation.

« Le pipeline en tant que tel ne va pas nous enfoncer davantage dans une ère pétrolière comme la fin du pipeline ne nous sortira pas du pétrole demain matin », dit-il.

Pipeline ou pas, autant de pétrole va continuer d'arriver au Québec à moins de changements dans les habitudes de consommation.

Pour les opposants au projet d'Enbridge, la sécurité n'est pas le seul enjeu. On veut aussi limiter l'expansion de l'exploitation des sables bitumineux, une source majeure de gaz à effets de serre.

« Non seulement il faut réduire rapidement notre consommation pour lutter contre les changements climatiques, mais il faut choisir également les pétroles les moins polluants et les sables bitumineux c'est un des pétroles sinon le pétrole le plus polluant au monde à produire », affirme Patrick Bonin, responsable de la campagne climat-énergie chez Greenpeace

L'Office national de l'énergie estime pourtant que ces tests hydrostatiques sont la dernière étape du processus d'approbation du projet. Si les résultats sont concluants, le pétrole de l'ouest pourrait commencer à couler vers Montréal d'ici la fin de l'année.

Job dating: cinq minutes qui rapportent

Publié le 24 août 2015

Un total de 245 chercheurs d'emplois âgés de 50 ans et plus a pris part au «Super job dating» organisé par La Relance Outaouais, jeudi soir, à la Maison du citoyen de Gatineau.

Outil destiné aux personnes souhaitant relancer leur carrière ou se trouvant tout simplement en quête de nouveaux défis professionnels, l'événement en était à sa cinquième édition.

Pour l'instigatrice du projet et coordonnatrice pour La Relance Outaouais, Lise Tremblay, le taux de participation annuel depuis la mise sur pied de l'activité est la preuve que celle-ci comble un besoin réel dans la région. Entre 200 et 300 participants affluent chaque année à ce rassemblement et 2015 n'a pas fait exception à la règle.

«Ce qu'on offre à ces gens, c'est un plateau pour se faire valoir, un premier contact avec l'employeur. Ce n'est pas seulement un CV qu'on remet, c'est la personne qui se présente et qui donne une poignée de main. Ces personnes peuvent parfois être gênées ou elles pensent être trop vieilles pour décrocher un emploi, alors qu'elles sont actives et souvent pleines de compétences», a souligné Mme Tremblay.

Le concept du «Super job dating» est simple. Les candidats disposent de cinq minutes avec le représentant de l'entreprise de leur choix afin de vendre leur salade. Carole Labelle, qui approche la cinquantaine, est venue jeter un coup d'oeil aux opportunités. «C'est très difficile de se trouver un emploi une fois qu'on a passé 45 ans. Je viens du secteur de la restauration et ce n'est vraiment pas facile de trouver quelque chose dans ce secteur. J'ai dû me trouver un travail comme concierge dans un immeuble parce que je n'y arrivais pas», a-t-elle confié.

L'événement est également bien apprécié des employeurs. Ils étaient au nombre de 15 pour cette cinquième édition. Parmi ceux-ci, on dénombrait de nouvelles bannières, mais aussi certains habitués. C'est le cas notamment de SFL partenaire de Desjardins sécurité financière, qui en était à une troisième participation, jeudi soir.

«Ça nous permet de créer une banque de noms et les candidats qui font une bonne impression durant les cinq minutes sont mis en priorité. On les contacte par après», mentionne Patrick Lussier, directeur du recrutement et du développement des affaires pour le compte de ce réseau national de distribution de services financiers.

Quant à savoir si l'activité sera de retour l'an prochain, Lise Tremblay s'est faite plus que rassurante jeudi. «Ce qui est bien, c'est que les gens participent et les employeurs aussi. Tant qu'il y aura un engouement, on va continuer de le faire», a-t-elle indiqué.

Le Droit, 2015
[En ligne] http://www.lapresse.ca/le-droit/economie/201508/21/01-4894387-job-dating-cinq-minutes-qui-rapportent.php

La relève: un enjeu majeur pour les PME

Publié le 24 août 2015

Denis Karpicek est encore sous le choc : l’expert en achat et vente d’entreprise a assisté à la mort d’une entreprise qui n’a pas trouvé de relève. Au départ de son dirigeant, la famille n’a pas voulu racheter la PME en fabrication, légèrement déficitaire. La firme n’a pas non plus trouvé preneur sur le marché des releveurs potentiels, pourtant estimé à plus de 200 personnes selon l’expert. Et ce malgré un prix de vente limité à la valeur des biens tangibles.

 

De 5700 à 10 000 PME québécoises pourraient fermer leurs portes faute de relève dans les 10 prochaines années, selon l’étude de 2014 Un enjeu majeur pour l’économie du Québec et la pérennité des PME, de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et Raymond Chabot Grant Thornton.

 

Les plus petites PME sont particulièrement vulnérables notamment parce que leur fonctionnement dépend beaucoup de l’entrepreneur, qui est multitâches et très impliqué.

 

«L’offre et la demande se connectent mal », constate Denis Karpicek. Il observe que bien des releveurs «cherchent la poule aux œufs d’or, dotée d’un chiffre d’affaires élevé et sans dette», tandis que les vendeurs, pour qui l’entreprise fondée est toute leur vie, en surévaluent la valeur.

 

La situation est accentuée par deux phénomènes. D’une part, « les releveurs, qui ne connaissent pas toujours le secteur dans lequel ils veulent acheter, n’ont pas de formation sur la recherche d’entreprise à racheter et s’attendent, comme dans l’immobilier, à faire des flips».

 

D’autre part, essentiellement à cause des coûts (environ 10 000 $), les vendeurs font rarement appel à des évaluateurs professionnels et fixent eux-mêmes le prix de leur entreprise, avec laquelle ils entretiennent, par nature, une relation passionnelle.

 

Au final, «99 % d’entre eux demandent un prix et non pas la valeur marchande», déplore Denis Karpicek. Le temps et les contacts avortés font leur œuvre et cédant et releveur finissent souvent par faire affaire. Mais pas toujours. Et dans ce cas, c’est la fermeture.

 

Le manque de planification de la relève –51% des PME n’ont pas de plan et 40 % en a un informel, selon des travaux de recherche de 2012 de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante– ne fait qu’empirer le risque. La disparition d’entreprises faute de relève entraînerait des pertes économiques de 8,2 à 12 milliards $ en PIB au Québe, selon l’étude citée plus haut. 

 

Dépassionner le processus de relève

 

C’est ce qui aurait pu arriver à Produits RLC de Laurier Station si le cédant n’avait finalement pas vendu son entreprise spécialisée dans la distribution, la revalorisation et le recyclage de minéraux industriels et de produits complémentaires, en début d’année, à trois actionnaires : le fils du propriétaire, un employé et l’actuel pdg. Mais ce n’était pas la première tentative du cédant, qui avait déjà été en pourparlers avec plusieurs releveurs potentiels sans succès.

 

Pour maximiser leurs chances de réussite, le cédant et les releveurs ont mis en place un plan précis avec l’aide de consultants spécialisés. « La vente d’une entreprise par son fondateur est chargée d’émotion. Tout est à prendre avec des pincettes. Ça aurait été un échec sans l’apport de consultants externes qui ont contribué à dépassionner les débats», raconte Ghislain Hamel, l’actuel pdg.

 

Six mois après le rachat, l’ancien propriétaire est toujours dans l’entreprise au poste de directeur du développement des affaires. Reste donc à gérer cette nouvelle transition quand il quittera son poste, ce qui n’est pas encore prévu. Un manque de planification que regrette Ghislain Hamel. Il considère que «la gestion de l’après est aussi importante que celle du processus lui-même».

 

Trois conseils pour réussir
Denis Karpicek, expert en achat et vente d’entreprise et éditeur de logiciels en finance

 

1. Le releveur ne doit pas chercher l’aubaine.

 

Il devrait faire une étude approfondie des forces et faiblesses de l’entreprise et en faire un projet à part entière, un projet de vie. Les releveurs gestionnaires prêts à s’aventurer dans des secteurs d’activité qu’ils ne connaissent pas devraient s’associer avec un professionnel du domaine pour de meilleures chances de succès.

 

2. Le vendeur doit avoir des attentes réalistes

 

Pour cela, il doit évaluer son entreprise de façon rationnelle, identifier les personnes clés et planifier le processus de relève.

 

3. Le vendeur doit investir pour faire passer l’entreprise à un niveau supérieur avant la vente

 

Souvent, les entreprises se vendraient mieux et à un meilleur prix si le propriétaire avait fait les investissements nécessaires avant la mise en vente pour la faire passer à un palier supérieur de développement et démontrer qu’elle est bien positionnée sur le marché.

Les Affaires, 2015

[En ligne] http://www.lesaffaires.com/dossier/petites-entreprises-grands-defis/apprendre-a-danser-le-tango-de-la-releve-/580898

Côte-Nord : plan d'action pour favoriser l'embauche locale sur les chantiers

Publié le 24 août 2015

Québec lance son plan d'action pour favoriser l'embauche locale de travailleurs sur les chantiers de construction de la Côte-Nord.

Le ministre de l'Énergie et responsable de la Côte-Nord, Pierre Arcand, et le ministre du Travail, Sam Hamad, proposent 12 mesures pour améliorer l'accès des travailleurs aux chantiers de la région.

Tous les salariés disponibles sont invités d'ici la fin septembre de mettre à jour leur profil de compétences et communiquer avec des employeurs potentiels.
Des sessions d'aide à l'embauche sont prévues à Baie-Comeau, Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre.

Le Comité sur l'embauche de la main-d'œuvre régionale sur la Côte-Nord veut aussi « poursuivre les actions pour rappeler aux entrepreneurs l'importance de l'embauche de travailleurs nord-côtiers ».

La Commission de la construction du Québec, Hydro-Québec et le ministère des Transports participeront activement aux mesures d'employabilité, selon le comité.

Le directeur provincial du Syndicat des opérateurs de machinerie lourde, Bernard Girard, réserve ses commentaires. Il a siégé la semaine dernière à la table de travail qui s'est tenue à Sept-Îles en présence de Robert Sauvé, le sous-ministre responsable de la Société du Plan Nord.

Formé en juin dernier, le comité est composé de centrales syndicales, d'élus régionaux, de la Commission de la construction du Québec, de l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec, d'Hydro-Québec et du ministère des Transports.

En juin, des travailleurs ont entravé la circulation à trois endroits sur la route 138 pour protester contre le manque d'embauche locale sur les chantiers de la Côte-Nord.

Radio-Canada, 2015

[En ligne] http://ici.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2015/08/21/011-embauche-regionale-cote-nord-plan-action-quebec.shtml?p=620589

Fermeture de PolyOne à Granby: un avenir pour les installations?

Publié le 24 août 2015

(Granby) Loin de baisser les bras face à la fermeture annoncée de l'usine de plastique PolyOne, à Granby, le président du syndicat, Sébastien Bessette, fait des pieds et des mains pour assurer un avenir à ses collègues et aux installations.

François Bonnardel donnera également un coup de pouce en plaidant auprès du ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust.

M. Bonnardel, pourtant en vacances, et son équipe n'ont pas perdu de temps. Dès qu'ils ont appris la nouvelle, ils ont pris contact avec M. Bessette.

 «Je savais qu'il ne fallait pas perdre deux secondes. On voulait surtout savoir si ça avait été fait de façon cavalière.» Il souhaite qu'un investisseur soit trouvé et veut connaître les possibilités pour le reclassement du personnel.

Il espère trouver de l'aide en contactant le ministre Daoust. «C'est sûr qu'on n'est pas les premiers à avoir une société qui décide de fermer et de concentrer ses activités ailleurs. J'ose croire qu'ils sont capables de minimalement mettre quelqu'un avec les intervenants de la société - je sais que le président du syndicat a réussi à parler aux grands patrons - et qu'on soit capable d'avoir minimalement un comité de crise qui va être capable de suivre ça de près.»

Granby Industriel est aussi dans le dossier et est en communication avec le syndicat et le ministère, selon M. Bonnardel. Il croit qu'une société qui oeuvre déjà dans le plastique pourrait être intéressée à venir s'installer à Granby avec l'expertise qui s'y trouve déjà. Et comme la machinerie doit rester sur place un certain temps, il devient plus attrayant pour une entreprise d'acquérir les lieux, ajoute-t-il.

«Ça va prendre le côté politique qui embarque»

«Moi je peux bien faire les démarches en tant que président du syndicat, mais à un moment donné, ça va prendre le côté politique qui embarque», a dit Sébastien Bessette à l'équipe de M. Bonnardel.

«Je suis satisfait [de la réponse du député], évoque-t-il en entrevue. C'est un début. Espérons que ça va nous amener à quelque chose de positif. Tous ensemble, peut-être qu'on peut réussir à convaincre PolyOne de vendre son entreprise à d'autres intérêts.»

Ce dernier échange par courriel depuis plus de deux jours avec les hauts dirigeants de PolyOne Corporation. Il tente de les convaincre de vendre l'ensemble des installations. Il fait également des démarches avec le syndicat à Montréal et a parlé au Fonds de solidarité FTQ.

Quant à l'intérêt possible d'autres acteurs de l'industrie du plastique, il préfère nuancer et ne pas s'emballer trop rapidement. «Ils ne sont pas nécessairement dans le même type de plastique que nous. Tu peux avoir des usines d'injection, nous on est dans l'extrusion, c'est pas du tout le même domaine.» Rien n'empêche toutefois à une usine d'étendre ses domaines d'expertise, souligne-t-il.

«L'industrie du plastique est une industrie importante au Québec», souligne M. Bonnardel, parlant d'environ 800 usines au Québec, 40 000 employés et de 10 à 12 milliards de revenus annuels.

À Granby, PolyOne emploie 70 personnes. La compagnie américaine a annoncé mardi qu'elle débutait la fermeture de son installation granbyenne et que la production sera transférée dans d'autres installations. L'annonce a été faite le matin même au personnel.

La Voix de l'Est, 2015

[En ligne] http://www.lapresse.ca/la-voix-de-lest/actualites/201508/20/01-4894241-fermeture-de-polyone-a-granby-un-avenir-pour-les-installations.php?p=620554

L'espoir d'une révolution énergétique au creux d'une bombe puante

Publié le 24 août 2015

C'est une première mondiale : une équipe du Max Planck Institute for Chemistry à Mainz, en Allemagne, a réussi à transformer ce composé en supraconducteur, c'est-à-dire capable de transporter l'électricité sans aucune résistance, à « seulement » -70 degrés Celsius.

Le sulfure d'hydrogène est un gaz dont le parfum rappelle celui des œufs pourris, et avec lequel nous sommes parfois familiers malgré nous : il confère l'odeur caractéristique des... gaz intestinaux.

Depuis la découverte de la supraconductivité, il y a plus de cent ans, les chercheurs et les industriels rêvent d'en exploiter les propriétés. L'absence de résistance électrique est synonyme d'électricité qu'on pourrait transporter à l'aide de câbles plus petits, sans perte en chaleur, ou qu'on pourrait stocker indéfiniment, à l'aide de boucles supraconductrices.

Des défis techniques de taille

L'exploit publié par les chercheurs allemands dans la revue Nature la semaine dernière est une percée, car -70 degrés Celsius représente une température torride, dans l'univers des supraconducteurs.

La plupart des matériaux capables d'en exhiber les caractéristiques ne le font que sous un froid cosmique, soit proche du zéro absolu, à -273,15 degrés Celsius, ou 0 Kelvin pour les intimes.

À ces températures dites critiques, les atomes de ces matières entrent dans un état permettant aux électrons libres de déferler sans effort dans la structure d'un solide, sans rencontrer d'obstacle. Le courant électrique peut donc circuler tout à fait librement, en une vague superfluide.

Les supraconducteurs sont aussi spéciaux, car ils peuvent littéralement léviter : ils ont la capacité de repousser vers l'extérieur un champ magnétique dans lequel ils sont plongés. Cette propriété est utilisée pour réaliser ce que l'on nomme la lévitation magnétique des supraconducteurs, qui permet à ceux-ci de flotter en l'air au-dessus d'un aimant, par exemple.

L'application la plus courante de la supraconductivité est la réalisation d'électro-aimants, qu'on retrouve entre autres en imagerie médicale par résonnance magnétique (IRM), et dans les accélérateurs de particules. C'est aussi grâce à ces dispositifs qu'on peut faire léviter les trains à sustentation.

Les matériaux à base d'hydrogène, porteurs d'avenir

Pour la première fois, des propriétés supraconductrices ont été observées à des températures « terrestres » : l'expérience allemande dépasse d'une vingtaine de degrés les extrêmes de -93 degrés Celsius mesurés en Antarctique. L'équipe du Max Planck Institute en Allemagne a réalisé cette prouesse en mettant à profit une nouvelle classe de supraconducteurs, les matériaux à base d'hydrogène métallique, qui se comportent comme des métaux très légers, dans certaines conditions.

Si -70 degrés Celsius peuvent être atteints « naturellement » sur Terre, il en va autrement de la pression qu'on a fait subir au pauvre gaz pestilentiel : environ 1,5 million de fois la pression atmosphérique, ou 2,5 millions de fois la pression qui règne au centre de la Terre! Ainsi pressurisé, le sulfure d'hydrogène devient liquide, puis solide, et se comporte comme un métal supraconducteur.

Le jour où nous pourrons miniaturiser les IRM, stocker l'énergie efficacement, la transporter sans perte et voyager sur une planche lévitant au sol n'est évidemment pas à nos portes, mais cette découverte ouvre définitivement de nouvelles possibilités dans ce champ de recherche.

« La découverte d'une supraconductivité à 200 K (-70 degrés Celsius) dans le sulfure d'hyrdogène est certainement la découverte de l'année dans le domaine. » — Louis Taillefer, Professeur à la chaire de recherche du Canada en matériaux quantiques de l'Université de Sherbrooke 

Des scientifiques du monde entier travaillent déjà sur des matériaux à base d'hydrogène pour les utiliser comme supraconducteurs, dans le but d'accéder plus facilement à des propriétés qui s'avéreraient salvatrices en ces temps de réchauffement climatique et de visées d'efficacité énergétique.

Radio-Canada, 2015

[En ligne] http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/science/2015/08/23/001-supraconducteurs-bombe-puante-revolution-energetique-record.shtml

Écoulement des fluides - Équations de bilans

Publié le 24 août 2015

Les systèmes énergétiques sont, par essence même, le siège de transferts et, pour l'essentiel, de transferts de masse et de chaleur. C'est en particulier le cas lorsque ces systèmes comportent, ce qui est très fréquent, des fluides en écoulement. La qualité énergétique des transferts de chaleur est évidente. Dans le cas des transferts de masse, l'énergie est sous-jacente ; elle se trouve sous forme d'énergie interne (caractérisée essentiellement par le niveau de température), d'enthalpie (l'énergie interne associée à l'énergie potentielle de pression), d'énergie cinétique, d'énergie potentielle gravifique, d'énergie chimique, etc.

La connaissance des transferts lors des écoulements de fluides apparaît ainsi comme fondamentale pour résoudre un grand nombre de problèmes énergétiques. Deux analyses différentes sont généralement appliquées pour cela : l'une est du type local, l'autre du type global. L'une et l'autre peuvent être abordées par la même étude, celle des bilans que nous présentons dans cet article.

Quelle que soit la grandeur examinée, il est possible d'écrire que sa variation au cours du temps, pour un domaine donné, est due à un flux de cette grandeur à travers la frontière du domaine, à une diffusion de la grandeur par rapport au flux moyen (superposition d'un mouvement microscopique au mouvement macroscopique observé) et à des sources ou production (positive ou négative) de cette grandeur. La traduction de ce principe (de bon sens) sous forme « mathématique » est l'équation générale des bilans. Son application à la masse d'un fluide conduit à l'équation dite de conservation de la masse (pas de source ni de diffusion). Si la grandeur est la quantité de mouvement, c'est le principe de Newton qui est traduit par cette équation de bilan dans laquelle la diffusion est due à la viscosité du fluide, la source étant due aux diverses forces de champ et de pression. Enfin, le premier principe de la thermodynamique se retrouve dans l'équation du bilan de l'énergie qui débouche sur un bilan enthalpique et dont le terme diffusif correspond à la conduction (linéaire – loi de Fourier) de la chaleur dans le fluide et le terme source à des apports thermiques par rayonnement par exemple ou par réactions chimiques. Le bilan de l'énergie cinétique présenté dans cet article n'est pas un bilan indépendant par rapport aux autres bilans. Il n'est qu'une présentation « mécanicienne » du bilan de l'énergie et correspond en fait à l'intégration, sur une direction d'espace, du bilan de la quantité de mouvement. D'autres bilans classiques auraient pu être présentés dans cet article, notamment celui des espèces (pour les écoulements de mélanges réactifs ou non) et celui de l'entropie. On ne l'a pas fait, afin de ne pas trop surcharger cette « introduction » à l'étude des bilans.

Par transformation mathématique d'intégrales, toutes les équations de bilans peuvent prendre une forme locale à partir de laquelle une intégration, quasiment toujours numérique, doit permettre, compte tenu des conditions aux limites et initiales, de déterminer les champs vectoriels (vitesses) et scalaires (pression, température, masse volumique, etc.) et les transferts dans la totalité du domaine d'écoulement étudié. Cette résolution étant dans de nombreux cas longue, voire délicate, et nécessitant des moyens de calcul importants en matériel et logiciel, des formes globales ou intégrées peuvent être utilisées. Elles sont beaucoup moins riches en renseignements et nécessitent souvent de procéder à des hypothèses simplificatrices et de faire appel à des connaissances empiriques. Leur utilisation est plus légère, ce qui les rend encore attractives dans la résolution (souvent approchée) de beaucoup de problèmes pratiques. Les formes globales présentées dans cet article concernent l'intégration des équations de bilan à des domaines particuliers : ceux qui sont délimités par deux sections droites et un tube de courant, ou mieux, un filet de courant. Les équations correspondantes sont celles du débit à travers une section, celle de l'enthalpie, celles d'Euler et de Bernoulli dont les applications sont nombreuses, notamment dans les systèmes thermiques.

Techniques de l'ingénieur, 2015

[En ligne] http://www.techniques-ingenieur.fr/base-documentaire/energies-th4/fluides-et-combustion-42213210/ecoulement-des-fluides-be8153/

Depuis 5 ans, au Québec, en moyenne 22 travailleurs par année ont été victimes d'un malaise résultant du travail à la chaleur - Coup de chaleur : la CSST rappelle les moyens pour le prévenir

Publié le 21 août 2015

SAGUENAY, QC, le 17 août 2015 /CNW Telbec/ - Alors que la région connaît ces jours-ci des températures particulièrement élevées, la CSST rappelle aux employeurs et aux travailleurs qu'il peut être dangereux, voire mortel, d'effectuer un travail physique à la chaleur. Il est donc essentiel de prendre les mesures de prévention pour éviter un coup de chaleur.

Certains secteurs d'activité sont plus à risque, dont la foresterie, l'agriculture, la construction, l'aménagement paysager et les scieries. Le danger est plus grand lors des premiers jours de grandes chaleurs, alors que le corps n'est pas encore acclimaté à ces températures. Rappelons qu'entre 2010 et 2014, au Québec, en moyenne 22 travailleurs par année ont été victimes d'un malaise résultant du travail à la chaleur, communément appelé « coup de chaleur ».

Le coup de chaleur se produit lorsque le corps ne réussit pas à se refroidir adéquatement. Afin de prévenir un tel incident, employeurs et travailleurs doivent prendre les mesures préventives qui s'imposent. D'abord, l'employeur doit organiser le travail en attribuant des tâches plus légères à effectuer en rotation. Ultimement, certaines tâches très lourdes doivent être reportées à d'autres moments. L'employeur doit aussi prévoir des pauses plus longues et plus fréquentes dans des endroits de repos climatisés ou à l'ombre, et fournir aux travailleurs de l'eau fraîche en quantité suffisante. L'employeur doit informer tous les travailleurs et les superviseurs sur les risques liés aux coups de chaleur et les moyens de les prévenir. De leur côté, les travailleurs doivent respecter les mesures mises en place, boire au minimum un verre d'eau toutes les vingt minutes et porter des vêtements légers et de couleurs claires.

Quoi faire si un malaise causé par la chaleur survient?

En tout temps, employeurs et travailleurs doivent être vigilants, surveiller l'apparition de symptômes ainsi que les signes d'un malaise causé par la chaleur. En plus de souffrir d'étourdissements, de vertiges ou d'une grande fatigue, une personne qui subit un coup de chaleur peut tenir des propos incohérents, perdre l'équilibre, ou encore s'évanouir. Si un coup de chaleur est soupçonné, il faut immédiatement alerter les secouristes et les services d'urgence (911), transporter le travailleur à l'ombre ou dans un endroit frais, lui retirer ses vêtements, asperger son corps d'eau et le ventiler le plus possible. On peut donner à la victime de l'eau fraîche en petite quantité si elle est consciente et lucide.

Où se renseigner?

Pour plus d'information sur les coups de chaleur, visitez le site Web de la CSST au csst.qc.ca/chaleur. Vous pourrez entre autres y visionner la vidéo Travailler à la chaleur… Attention!, qui présente les étapes à suivre en cas de coup de chaleur. La vidéo est également accessible au youtube.com/lacsst.

La CSST offre également un outil pour évaluer rapidement, selon le type de travail effectué, le niveau de risque auquel le travailleur est exposé, en fonction de la température de l'air et de l'humidité, tout en tenant compte de l'ensoleillement et de son habillement :

csst.qc.ca/prevention/theme/coup_chaleur/Pages/evaluer-niveau-risque.aspx

35 ans au cœur de la santé et de la sécurité du travail

La CSST, qui souligne en 2015 ses 35 années d'existence, soutient les employeurs et les travailleurs du Québec dans la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles. Annuellement, ce sont près de 200 000 employeurs qui cotisent à la CSST et plus de 3,7 millions de travailleurs qui bénéficient de sa couverture d'assurance. La CSST fait de la prévention un engagement quotidien et poursuit son travail visant à faire de la santé et la sécurité du travail une valeur de société. Parce que le Québec a besoin de tous ses travailleurs.

Pour en savoir davantage sur la mission de la CSST, visitez notre site Web, au csst.qc.ca.

CSST, 2015

[En ligne] http://www.newswire.ca/fr/news-releases/depuis-5-ans-au-quebec-en-moyenne-22-travailleurs-par-annee-ont-ete-victimes-dun-malaise-resultant-du-travail-a-la-chaleur---coup-de-chaleur--la-csst-rappelle-les-moyens-pour-le-prevenir-522077481.html?p=620336

Irving Oil investit 200 M$ dans sa raffinerie de Saint-Jean

Publié le 21 août 2015

Irving Oil a annoncé un investissement de 200 millions de dollars dans un projet de remise en état à sa raffinerie de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. 

Les travaux commenceront le 16 septembre et dureront 60 jours, selon l'entreprise. Près de 3000 travailleurs à temps plein seront nécessaires pour effectuer ces travaux, en plus des employés déjà en poste. L'équivalent de 800 emplois est destiné à des travailleurs spécialisés.

Les travaux, qui s'inscrivent dans l'Opération Faucon, devraient être terminés à la mi-novembre.

« C'est plus qu'un investissement dans la raffinerie, c'est un investissement dans les gens de chez nous et dans notre région, un projet majeur qui illustre l'engagement à long terme d'Irving Oil envers l'avenir économique de Saint-Jean, du Nouveau-Brunswick et du reste du Canada atlantique », a déclaré le président d'Irving Oil, Ian Whitcomb. 

L'entreprise évalue que ces travaux pourraient créer des retombées économiques directes de 27 millions de dollars pour la région de Saint-Jean.

Il s'agit du plus gros projet d'entretien de l'histoire de la raffinerie de Saint-Jean, construite il y a 91 ans. Irving Oil exploite la plus importante raffinerie au pays. Elle produit plus de 320 000 barils par jour.

Une annonce qui fait sourire

Les travaux d'entretien seront entièrement payés par Irving Oil sans la participation des gouvernements. 

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick Brian Gallant a souligné que cette annonce s'inscrivait dans l'effort du gouvernement de créer des emplois en province. M. Gallant se réjouit de voir le secteur privé contribuer de cette manière à la création d'emplois.

Notons que 120 millions de dollars seront dépensés pour les matériaux, alors que 80 millions de dollars seront consacrés aux salaires des travailleurs.

« Je suis très heureux, c'est un jour incroyable pour cette ville! » — Mel Norton, maire de Saint-Jean

« Il n'y a aucun doute que nous sommes très fiers de voir la création de 3000 emplois. Ça va stimuler l'économie et ça va avoir un impact dans la région et partout en province », a déclaré M. Gallant.

En ce qui a trait à la durée des travaux, soit environ deux mois, le premier ministre affirme que « le verre est à moitié rempli » puisqu'il s'agit d'un « investissement majeur » que l'entreprise fait pour pouvoir apporter des changements rapides à la raffinerie.

« Il faut mettre en perspective, il va y avoir 3000 personnes qui vont travailler pendant deux mois et qui vont pouvoir dépenser de l'argent ici dans la région et partout dans la province pendant deux mois. Je ferais l'argument aussi [qu'ils le feront] par la suite, parce que les gens vont avoir de l'argent pour investir », soutient M. Gallant.

Pour sa part, le maire de Saint-Jean était tout sourire à la suite de l'annonce de Irving Oil, jeudi matin. Mel Norton affirme qu'il s'agit certainement d'une annonce positive pour la création d'emploi, mais c'en est une meilleure pour les retombées économiques

« C'est une opportunité pour les travailleurs d'améliorer leur qualification et leur expérience pour des projets futurs », a déclaré M. Norton.

Saint-Jean se prépare à accueillir le pipeline?

Le premier ministre Gallant n'a pu s'empêcher de réitérer son appui au projet d'oléoduc Énergie Est. Il soutient que les travaux d'entretien sont nécessaires, mais qu'ils tombent également bien dans son agenda.

« J'ose croire qu'il n'y a aucun doute qu'ils veulent faire des rénovations et investir dans la raffinerie en raison du fait que le projet d'oléoduc va se rendre ici, à Saint-Jean. » — Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant

La raffinerie de Saint-Jean assure que ce ne sont que des travaux d'entretien, mais qu'elle espère que l'oléoduc se rendra jusqu'au Nouveau-Brunswick et que quand le projet se réalisera, elle sera prête.

Radio-Canada, 2015

[En ligne] http://ici.radio-canada.ca/regions/atlantique/2015/08/20/004-irving-oil-creation-3000-emplois-nouveau-brunswick.shtml

La pharmaceutique québécoise Valeant achète le fabricant du « Viagra féminin »

Publié le 21 août 2015

Valeant Pharmaceuticals a conclu une entente à l'amiable pour mettre la main sur une compagnie qui a tout juste reçu le feu vert des autorités américaines pour commercialiser l'équivalent féminin du « Viagra ».

L'entreprise établie à Laval déboursera environ 1,32 milliard de dollars (1 milliard de dollars américains) en plus d'une partie de bénéfices futurs pour acquérir Sprout Pharmaceuticals, dont le siège social se trouve à Raleigh, en Caroline du Nord.

La transaction annoncée jeudi devrait être finalisée au cours du présent trimestre, qui se termine à la fin du mois de septembre.

Plus tôt cette semaine, la puissante Food and Drug Administration des États-Unis a autorisé la mise en marché du médicament Addyi - le premier du genre - destiné aux femmes touchées par une baisse de leur libido.

Valeant croit que le médicament de Sprout - qui s'accompagne néanmoins de plusieurs mises en garde - sera disponible aux États-Unis à compter du quatrième trimestre.

« Fournir le premier traitement du genre pour des femmes aux prises avec une forme de dysfonction sexuelle nous procure une occasion parfaite d'ajouter un éventail de médicaments s'adressant uniquement aux femmes », a souligné le chef de la direction de Valeant, Michael Pearson.

Valeant versera 658 millions de dollars (500 millions de dollars américains) dès maintenant et effectuera un paiement d'étape de 658 millions de dollars au cours du premier trimestre de l'an prochain.

Sprout détient également les droits pour mettre l'Addyi en marché partout dans le monde. Valeant prévoit entreprendre des démarches pour vendre le médicament à l'échelle internationale.

L'entreprise américaine a vu le jour en 2011 dans le cadre d'un essaimage effectué par Slate Pharmaceuticals. Elle s'est depuis principalement penchée sur les traitements destinés aux femmes préménopausées et touchées par une baisse du désir sexuel.

Par voie de communiqué la dirigeante de Sprout, Cindy Whitehead, a souligné la « passion ainsi que le dévouement » des 34 employés de la pharmaceutique.

« Ce partenariat avec Valeant nous permettra d'élargir et de faciliter notre accès aux femmes qui attendent ce médicament, a-t-elle indiqué. En plus des États-Unis, Valeant nous offre une empreinte mondiale qui nous permettra de déployer Addyi à travers le globe. »

La Presse canadienne, 2015

[En ligne] http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2015/08/20/001-valeant-sprout-viagra-pharmaceutique-laval-quebec.shtml

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