ENI annonce la découverte d'un immense gisement de gaz offshore au large de l'Egypte

Publié le 1 septembre 2015

(AFP) Le géant italien de l'énergie ENI a annoncé dimanche la découverte du "plus grand" gisement offshore de gaz naturel dans les eaux territoriales de l'Egypte, une découverte qui aura des répercussions sur "la stabilité énergétique de la Méditerranée" selon Rome.

Le gisement pourrait représenter un potentiel de 850 milliards de mètres cubes, sur "un secteur de 100 kilomètres carrés", assure la compagnie dans un communiqué, parlant de "champ de gaz super-géant".

Le ministère égyptien du Pétrole a confirmé la découverte, faite à 1.450 mètres de profondeur, précisant que "les opérations de développement" devraient durer quatre ans.

Le directeur général d'ENI, Claudio Descalzi, "s'est rendu au Caire pour informer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi de ce succès important, et discuter de la découverte avec le Premier ministre Ibrahim Mahlab", selon le communiqué de la compagnie.

Il devait aussi rencontrer le ministre du Pétrole Sherif Ismail.

"Il s'agit de la plus grande découverte de gaz jamais faite en Egypte et en mer Méditerranée", se félicite le groupe phare italien, assurant que cette découverte pourrait également "devenir l'une des plus grandes réserves de gaz naturel au monde".

Le communiqué d'ENI précise que cette découverte, "après son développement total", va aider à couvrir "les besoins en gaz naturel de l'Egypte durant des décennies".

Le président du Conseil italien Matteo Renzi a téléphoné au président al-Sissi, pour "discuter ensemble de l'impact de cette découverte sur la stabilité énergétique de la Méditerranée et sur les perspectives de développement de la région", a indiqué le palais Chigi.

"Compliments à l'ENI pour cet extraordinaire résultat d'un travail de recherche qui s'insère dans le cadre des rapports entre l'Italie et l'Egypte, dans une optique de partenariat stratégique qui concerne plus généralement tout le continent africain", a ajouté M. Renzi, dans un message de félicitations à M. Descalzi.

Cette découverte a été effectuée dans la zone d'exploration "Zohr", exploitée par l'ENI qui en détient la licence d'exploitation à 100%, à la suite d'un appel d'offre que la compagnie avait remporté en janvier 2014.

L'ENI va délimiter au plus vite le gisement pour assurer son développement rapide en utilisant au mieux les infrastructures déjà existantes, en mer et à terre.

M. Descalzi a estimé que "cette découverte historique sera en mesure de transformer le scenario énergétique d'un pays entier qui nous accueille depuis 60 ans" (depuis 1954).

ENI est le principal producteur d'hydrocarburants du pays avec une production de 200.000 barils d'équivalent pétrole par jour.

M. Renzi se félicite d'"être l'ami" du président egyptien. Le plus grand pays du monde arabe a un intérêt stratégique et économique très important pour l'Italie, alors que la Libye voisine, où l'Italie a beaucoup investi, a sombré dans le chaos et connait une montée de l'islamisme jihadiste, inquiétante pour l'Egypte.

Agence France-Presse, 2015

[En ligne] http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/geopolitique-de-l-energie-thematique_89429/eni-annonce-la-decouverte-d-un-immense-gisement-de-gaz-offshore-au-large-de-l-egypte-article_296575/

Nexen reçoit l'ordre de fermer 95 oléoducs en Alberta

Publié le 31 août 2015

L'Agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta ordonne la suspension des opérations de 95 pipelines de la pétrolière Nexen sur son site de sables bitumineux de Long Lake au sud de Fort McMurray.

Les différents pipelines transportent du gaz naturel, du pétrole brut, du sable, de l'eau salée, de l'eau douce et de l'émulsion

L'agence suspend aussi 15 permis d'exploitation d'oléoducs.

Ces suspensions surviennent alors que l'agence mène une enquête sur le déversement de cinq millions de litres d'un mélange de bitume, de sable et d'eaux usées près de Fort McMurray, en raison d'une fuite d'un pipeline appartenant à l'entreprise Nexen, le mois dernier.

Avant de pouvoir remettre en fonction les pipelines, la pétrolière va devoir démontrer que leur exploitation est sécuritaire, affirme le président et chef de la direction de l'agence, Jim Ellis.

« La protection de la sécurité publique et de l'environnement sont la priorité absolue de l'[agence]. » — Jim Ellis, président et chef de la direction, Agence de réglementation de l'énergie de l'Alberta

Un porte-parole de la compagnie n'a pas été en mesure d'offrir de commentaires vendredi.

L'entreprise Nexen emploie quelque 3200 travailleurs. Elle avait été rachetée en 2013 par le géant énergétique chinois CNOOC pour 15,1 milliards de dollars.

Radio-Canada, 2015

[En ligne] http://ici.radio-canada.ca/regions/alberta/2015/08/29/002-suspension-pipelines-nexen-agence-reglementation-energie-alberta-deversement-fort-mcmurray.shtml

Énergie Est: les sondages sismiques par explosifs interdits

Publié le 31 août 2015

La société TransCanada ne pourra utiliser des explosifs lors de sa campagne de sondages sismiques sous le fleuve Saint-Laurent.

C'est l'une des principales recommandations du comité d'experts mandaté par Québec afin d'encadrer les travaux préliminaires en vue de la construction du pipeline Énergie Est.

Ce projet de pipeline doit traverser tout le sud du Québec afin de relier l'ouest du pays à un port pétrolier à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Les travaux préliminaires ont pour but d'identifier les techniques qui seront employées pour traverser les cours d'eau.

TransCanada a demandé de procéder à des levés sismiques pour deux traversées: celle de la rivière Batiscan et celle du fleuve Saint-Laurent.

L'entreprise comptait utiliser des explosifs, mais le comité d'experts juge cette méthode trop risquée pour l'environnement.

«Seule l'utilisation des canons à air devrait être permise, tant dans la rivière Batiscan que dans le fleuve Saint-Laurent, et ce, pour deux raisons principales: leur potentiel de toxicité et le fait que d'autres techniques d'usage courant seraient plus appropriées d'un point de vue environnemental», note-t-on.

En outre, le comité recommande de respecter des périodes précises pour ces travaux, afin de ne pas nuire aux poissons, notamment le poulamon et le saumon.

La composition de ce comité a été approuvée par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), qui se verra également confier l'évaluation des impacts du projet de pipeline lorsque celui-ci sera connu dans plus de détails.

Le ministre du Développement durable, de l'environnement et de la Lutte aux changements climatiques, David Heurtel, s'est réjoui par communiqué du contenu et de la qualité du rapport.

«Avec cet avis scientifique formulé par des spécialistes de haut niveau, le gouvernement dispose de repères rigoureux pour encadrer l'analyse des demandes de certificat d'autorisation visant les travaux préliminaires que souhaite mener TransCanada au Québec, a fait savoir le ministre Heurtel. Ainsi, nous pourrons assurer à la population que le traitement de ces demandes sera exécuté selon les plus hauts standards et dans le respect des lois québécoises en matière de protection de l'environnement.»

La Presse, 2015
[En ligne] http://www.lapresse.ca/environnement/201508/28/01-4896159-energie-est-les-sondages-sismiques-par-explosifs-interdits.php

Couillard tend la main aux États de la Nouvelle-Angleterre pour élargir le marché du carbone

Publié le 31 août 2015

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, compte profiter de la 39e conférence des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l'Est du Canada pour convaincre ses homologues d'adhérer au marché du carbone, dont font déjà partie le Québec, l'Ontario et la Californie.

Depuis son arrivée à St-Jean de Terre-Neuve, M. Couillard multiplie les tête-à-tête. « Ce qu'on dit aux Américains, c'est : "Vous êtes intéressés à élargir vos marchés de carbone?" [...] Nous avons [...] un marché de carbone qui s'élargit à d'autres secteurs de l'économie et qui fonctionne bien, plaide-t-il. Ce n'est pas seulement une théorie : le marché fonctionne, les enchères l'ont montré. »

Il existe déjà un marché du carbone en Nouvelle-Angleterre, mais celui-ci se limite aux compagnies qui produisent de l'électricité. Le premier ministre Couillard croit que les États américains devraient en faire plus, car il s'agit selon lui d'un moyen efficace pour lutter contre les changements climatiques.

Au cours de la conférence, qui s'ouvre lundi, M. Couillard prévoit en outre conclure diverses ententes administratives. Il a notamment nommé l'ancien ambassadeur Raymond Chrétien à titre d'interlocuteur dans le dossier du prédédouanement ferroviaire et pense que ces discussions pourraient paver la voie au rétablissement du Montrealer, un service ferroviaire qui, jusqu'en 1995, reliait Montréal et la capitale américaine en passant par le Vermont.

Ce projet a été rendu possible grâce à la signature d'un protocole d'entente entre le Canada et les États-Unis, il y a quelques mois, afin de permettre aux passagers de passer à la douane avant d'arriver à destination - un accord qui a ouvert la porte à la signature d'ententes spécifiques entre les provinces canadiennes et les États américains.

La réunion de lundi réunira comme chaque année les gouverneurs des six États de la Nouvelle-Angleterre, soit le Connecticut, le Maine, le Massachusetts, le New Hampshire, le Rhode Island et le Vermont, ainsi que les premiers ministres du Québec et des quatre provinces atlantiques : la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador, le Nouveau-Brunswick et l'Île-du-Prince-Édouard.

Radio-Canada, 2015

[En ligne] http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2015/08/30/001-marche-carbone-nouvelle-angleterre-quebec-ontario-californie-philippe-couillard-saint-jean-terre-neuve.shtml

(ANGLAIS) La capture et la conversion du dioxyde de carbone en une seule étape

Publié le 31 août 2015

Turning carbon dioxide from coal-fired power plants into a more valuable chemical would reduce carbon emissions while creating a revenue return. At the University of Pittsburgh, researchers computationally derived a metal-free catalyst that captures and converts the carbon dioxide into formic acid. The catalyst allows the conversion to happen without the need for expensive, extreme conditions.

Finding ways to capture carbon dioxide molecules released into the atmosphere from coal-burning power plants is important for reducing the environmental impact as well as providing a pure stream of carbon dioxide to use for other purposes within the industrial setting. This computationally derived catalyst able to capture and convert the carbon dioxide should provide design strategies for efficient, less expensive catalysts.

Carbon dioxide gas (CO2) released during the operation of coal-burning power plants to generate electricity is one of the primary greenhouse gases. The release of CO2 presents a critical need to develop efficient and inexpensive catalysts to separate the greenhouse gas from other gases in the exhaust stream and, in the process, capture the CO2 before it enters the atmosphere. Metal-organic frameworks (MOFs), a form of physical adsorbents that have a cage-like structure built around atoms that include common metals or other molecules, are excellent materials for storing carbon dioxide, implying they could be useful for removing CO2 if outfitted with the proper catalyst. To reduce costs and make MOFs a viable industrial option, expensive metal catalysts must be replaced with a cheaper option.

A possible candidate is using Lewis pair moieties that have both Lewis acid and Lewis base sites and are known to chemically bind CO2 while also causing hydrogen to dissociate. Researchers at the University of Pittsburgh, using density functional theory, designed a specific Lewis pair moiety that can be easily incorporated inside the MOF UiO-66 framework. Then, they used density functional theory calculations to show that the resulting material, UiO-66-PBF2, can dissociate hydrogen and add the resulting positive and negative hydrogen products to the carbon and oxygen atoms of CO2 molecules, respectively, to produce formic acid. This process provides the potential to combine the CO2 capture and conversion steps in a single chemical assembly. The calculations indicate that the porous framework remains stable after both functionalization and chemisorption of CO2 and hydrogen.

Additionally, the research group found that activating hydrogen by dissociative adsorption leads to a much lower energy pathway for hydrogenating CO2, which suggests that this material may be a viable option for experimental testing. Future work will investigate other Lewis pair functional groups and how the addition of multiple binding sites per pore could allow for simultaneous activation of CO2 and hydrogen.

Department of Energy, Office of Science, 2015
[En ligne] http://www.sciencedaily.com/releases/2015/08/150828135359.htm

Projet Oléoduc Énergie Est - Le ministre Heurtel publie l’avis scientifique qui permettra d’encadrer l’analyse des demandes de certificat d’autorisation visant les travaux préliminaires de TransCanada

Publié le 31 août 2015

Québec, 28 août 2015 – Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. David Heurtel, rend public l’avis scientifique sur les exigences requises pour encadrer, selon les meilleures pratiques environnementales, l’analyse des demandes de certificat d’autorisation visant les travaux préliminaires projetés par TransCanada au Québec, dans le cadre de son projet Oléoduc Énergie Est. Cet avis a été émis par un comité de quatre experts indépendants, mis sur pied le 16 juillet dernier par le ministre.

Présidé par le biologiste et chercheur sur les ressources halieutiques du sud du golfe Saint-Laurent à la retraite, M. Ghislain Chouinard, le comité d’experts est formé des experts du domaine sismique, MM. Christian Dupuis et Serge Leroueil, ainsi que de l’expert en habitat du poisson et en faune ichtyologique, M. Pierre Magnan. Sa composition a été déterminée à la suite d’un avis du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Rappelons que le BAPE s’est vu confier deux mandats le 8 juin dernier par le ministre, soit de valider la composition du comité d’experts et de mener un mandat d’enquête et d’audience publique sur les enjeux de la portion québécoise du projet d’Énergie Est.

« Avec cet avis scientifique formulé par des spécialistes de haut niveau, le gouvernement dispose de repères rigoureux pour encadrer l’analyse des demandes de certificat d’autorisation visant les travaux préliminaires que souhaite mener TransCanada au Québec, a fait savoir le ministre Heurtel. Ainsi, nous pourrons assurer à la population que le traitement de ces demandes sera exécuté selon les plus hauts standards et dans le respect des lois québécoises en matière de protection de l’environnement. »

L’avis scientifique du comité d’experts présente les exigences environnementales sur les travaux de relevés sismiques projetés par TransCanada aux traverses de la rivière Batiscan et du fleuve Saint-Laurent. Cet avis constitue un apport important aux travaux d’analyse qui sont en cours au Ministère quant aux demandes d’autorisation de TransCanada pour la conduite de ses travaux préliminaires en milieu hydrique.

Grâce au travail réalisé par les experts du comité d’experts et par ceux du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), les exigences environnementales qui seront imposées à TransCanada seront basées sur les meilleures pratiques actuelles et utilisées dans plusieurs juridictions. Cette démarche novatrice permet également de renforcer certaines exigences, notamment celles touchant l’utilisation des canons à air, de préciser la période des travaux permise afin d’éviter les périodes sensibles pour les poissons et d’identifier des enjeux à considérer lors de l’évaluation du projet dans son ensemble.

Par ailleurs, la qualité de l’avis remis par le Comité fait en sorte que les approches et les conclusions de base pourront s’appliquer à d’autres projets de relevés sismiques proposés dans des milieux similaires, ailleurs au Québec, notamment dans la rivière des Outaouais. « Cela permettra de garantir un encadrement environnemental rigoureux et conforme aux meilleures pratiques pour tous les travaux similaires sur l’ensemble du territoire québécois », a ajouté le ministre Heurtel.

À la suite de l’analyse des dossiers de TransCanada, si celle-ci satisfait à l’ensemble des exigences, les certificats d’autorisation demandés par l’entreprise en vertu de la Loi sur la qualité de l’environnement pourraient être délivrés par le MDDELCC. Dans l’intervalle, l’entreprise pourrait amorcer les sondages géotechniques en milieu terrestre, pour lesquels aucun certificat d’autorisation n’est requis, mais elle devra utiliser les bonnes pratiques environnementales recommandées par le Ministère et entérinées par le comité d'experts. À ce titre, le Comité d’experts est d’avis que les meilleures pratiques et les exigences environnementales pour ce type de travaux en milieu terrestre sont les mêmes que celles qui existent pour n’importe quel autre projet de construction et qui sont présentement appliquées par le MDDELCC. Ces travaux seront suivis de près par le Ministère.

L’avis scientifique est disponible dans le site Web du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, à l’adresse www.mddelcc.gouv.qc.ca/evaluations/transcanada/Rapport_comite_expert.pdf.

Cabinet du ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, 2015

[En ligne] http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/infuseur/communique.asp?no=3281

Survivre à la paperasse et autres tracasseries administratives

Publié le 28 août 2015

La réglementation et les formalités administratives arrivent au premier rang des défis de gestion des entrepreneurs. À cela s’ajoutent des impôts et taxes supérieurs à celles des autres provinces canadiennes. Des charges qui pèsent plus lourd sur les épaules des petites entreprises.

 

Rocco De Michele consacre 25 à 30 % de son temps à la paperasse. Actionnaire d’Alter Ego, une entreprise d’importation et de distribution de produits capillaires, il doit procéder à de nombreuses démarches administratives liées à l’importation mais pas seulement.

 

«Étant donné la nature de nos produits, explique Rocco De Michele : outre les douanes, nous avons à faire avec plusieurs instances : les gouvernements canadien et québécois, la municipalité et Santé Canada pour le respect des normes sanitaires», ce qui multiplie les réglementations auxquelles il est soumis.

 

Cette situation engendre des formalités coûteuses. «C’est autant de temps que je ne peux pas consacrer au développement des affaires», déplore le dirigeant, qui doit parfois faire appel à des consultants pour l’aider à y voir clair dans la réglementation imposée. Car l’autre enjeu, c’est que «parfois, on ne sait pas trop s’il existe des obligations auxquelles nous devons nous conformer ou non », souligne Rocco De Michele.

 

Si la réglementation et les formalités administratives arrivent au premier rang des défis de gestion des entrepreneurs, c’est justement parce qu’elles exigent beaucoup d’investissement et que chaque faux pas peut coûter cher. Rooco De Michele avait omis de se renseigner sur la réglementation en vigueur avant de placer des affiches promotionnelles à l’extérieur de sa boutique de Saint-Léonard. En fait, c’était interdit et il a échappé à l’amende de justesse en retirant immédiatement ses affiches.

 

Huit milliards de dollars par an

 

«Annuellement, cela coûte 8 milliards aux entreprises de se conformer à la réglementation des trois paliers de gouvernement (fédéral, provincial et municipal)», avance Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI), qui organise chaque année une Semaine de sensibilisation à la paperasserie.

 

Le coût est proportionnellement plus lourd pour une petite entreprise aux effectifs réduits : c’est 7229 $ par employé pour une entreprise de moins de 5 employés contre 1401$ pour une firme de 50 à 100 employés. C’est pourquoi la FCEI, favorable à l’existence de réglementations tant qu’elles ne causent pas trop d’exigences administratives, estime qu’il «faudrait prévoir des modulations selon la taille de l’entreprise».

 

Selon Québec, la situation s’est améliorée avec une réduction de 18 % des coûts liés aux formalités administratives entre 2004 et 2013, soit une économie de 256 M$ pour les entreprises. Elle pourrait l’être encore dans les prochaines années : le ministre délégué aux PME, Jean-Denis Girard, également chargé de l’allègement réglementaire, a rendu un rapport au début du mois de juin. Il identifie les principaux problèmes encore rencontrés par les entrepreneurs afin de déterminer de nouvelles mesures à prendre.

 

Un peu «d’oxygène», selon le mot du ministre délégué, car la plupart des petites entreprises québécoises ont aussi à assumer des charges financières plus importantes que leurs voisines des autres provinces québécoises.

 

« Le taux d’imposition est de 8 % au Québec contre 3 % en moyenne dans le reste du Canada», constate Martine Hébert. Les taxes sur la masse salariale sont aussi supérieures de 45 %. « Cela a pour conséquence de freiner l’embauche et la croissance des plus petites entreprises en particulier», regrette la porte-parole de la FCEI, qui appelle à «un meilleur contrôle des dépenses afin de limiter les hausses d’impôts et de taxes pour créer les conditions fiscales propices à un épanouissement de nos PME».

 

Trois conseils pour réussir

 

Martine Hébert, vice-présidente principale et porte-parole nationale de la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI)

 

1. Se faire accompagner

 

Il faut se renseigner et prendre des conseils auprès d’experts, d’associations et de professionnels pour récolter le plus d’information possible afin d’éviter les principales erreurs.

 

2. Confirmer l’information

 

Avec les organismes gouvernementaux, mieux vaut confirmer deux fois plutôt qu’une l’information donnée et tenter d’obtenir une réponse écrite si possible. Utiliser les services électroniques offerts, comme Mon dossier d’entreprise de l’Agence du revenu du Canada ou Clic revenu avec Revenu Québec, est fortement recommandé puisque cela permet de garder une trace de vos démarches.

 

3. Se tenir au courant

 

Avant de faire des investissements, il est recommandé de bien se renseigner sur l’ensemble des lois et règlements à respecter, sans oublier ceux de la municipalité qui sont plus que nombreux (affichage, permis, déchets, etc.).

Les Affaires, 2015

[En ligne] http://www.lesaffaires.com/dossier/petites-entreprises-grands-defis/survivre-a-la-paperasse-et-autres-tracasseries-administratives/580892

Priorités d'améliorations pour les PME manufacturières québécoises

Publié le 28 août 2015

La compilation des résultats de ces évaluations fait émerger un certain nombre d’opportunités d’améliorations communes à une majorité de PME. En les implantant, les industriels d’ici pourraient mieux répondre aux besoins des donneurs d’ordres et ainsi accéder aux chaines d’approvisionnement mondiales.

Opportunités d’améliorations par service

Approvisionnements

• Développer une culture d’amélioration continue et de partenariat avec les fournisseurs.
• Implanter un système informatisé pour gérer les approvisionnements.

Fabrication

• Optimiser l’utilisation des outils de la production à valeur ajoutée et de l’amélioration continue.
• Planifier la production pour permettre une interaction efficace avec les autres départements.
• Utiliser systématiquement l’entretien préventif.

Gestion des ressources humaines

• Planifier la relève.
• Impliquer tous les employés dans les activités d’amélioration continue.
• Reconnaitre l’importance de la satisfaction des employés et agir concrètement en ce sens.

Gestion de la qualité

• Augmenter les inspections en cours de fabrication par les opérateurs.
• Implanter un système de gestion de la qualité cohérent avec la stratégie à long terme de l’entreprise.

Organisation de l’entreprise

• Réaliser un exercice rigoureux de planification stratégique.
• Gérer par l’entremise d’objectifs mesurables (tableau de bord).

R-D, ingénierie et innovation

• Offrir un service d’ingénierie.
• Coordonner la gestion de projets avec les autres départements.
• Mieux encadrer la gestion du risque.

Ventes et marketing

• Traduire les caractéristiques des produits en bénéfices pour les clients.
• Développer un plan marketing stratégique.

Des opportunités à saisir

En résumé, afin d’améliorer leur compétitivité, les PME manufacturières devraient

Portrait de la nanotechnologie au Québec dans les milieux industriels et de la recherche universitaire et publique

Publié le 28 août 2015

La dernière décennie a vu émerger un intérêt croissant pour le développement et l’utilisation des nanotechnologies (NT) dans différents domaines incluant la chimie, l’électronique, les cosmétiques et le diagnostic/traitement médical. En raison des propriétés uniques des nanoparticules (NP), de leurs multiples applications, de leur potentiel économique et social, et des percées scientifiques dont elles sont à l’origine, plusieurs gouvernements ont décidé d’investir massivement afin de soutenir la recherche, de favoriser l’implantation industrielle et de s’approprier une part de ce marché colossal. Par contre, les efforts de recherche consacrés à caractériser les effets potentiels de l’utilisation de ces matériaux sur la santé et la sécurité des travailleurs ou des consommateurs et sur l’environnement sont beaucoup plus limités. Au niveau mondial, peu d’études ont été conduites pour dresser le portrait de l’exposition des travailleurs aux NP (chercheurs, producteurs, intégrateurs et utilisateurs) et établir la liste de leurs besoins, notamment en matière de santé et de sécurité du travail.

La présente étude a pour objectif de dresser le portrait des industries et des laboratoires de recherche universitaire et publique du Québec qui développent, produisent, utilisent ou commercialisent des NP de synthèse. Pour cela, un questionnaire adapté au contexte québécois a été élaboré, validé et complété en ligne grâce à la plateforme informatisée Survey Monkey™. Quelque 2 000 participants et plus de 1 300 entreprises ont été ciblés. Les entreprises ont été contactées par téléphone afin de confirmer leur utilisation ou non de NP et de vérifier leur intérêt à participer à l’étude et à répondre au questionnaire. Les entreprises non rejointes par téléphone et celles qui avaient confirmé l’utilisation de NP ont reçu les informations les invitant et leur permettant de répondre au questionnaire. Pour leur part, les chercheurs associés au NT ont  été sollicités par courriel pour participer à ce projet. Le questionnaire a été envoyé à 579 personnes du milieu industriel et à 653 personnes ressources du milieu de la recherche universitaire et publique.

Au total, 90 participants, dont 51 provenant du milieu industriel, ont complété le questionnaire. Des entreprises ciblées et rejointes par téléphone, 7,4 % ont mentionné être impliquées en NT. Vingt-neuf pour cent des industries, qui ont déclaré utiliser des NP lors de l’enquête téléphonique, ont complété le questionnaire. La plupart des établissements qui utilisent des NP comptent 250 employés ou moins et la proportion des activités qui impliquent les NP de la majorité d’entre elles est inférieure à 10 % en milieu industriel, sauf pour celles qui en produisent. Les résultats du sondage, jugés significativement représentatifs de la situation au Québec, montrent que la majorité des NP sont utilisées sous forme de poudre et de particules et proviennent principalement des États-Unis et du Canada. Les opérations susceptibles de générer les NP et les mesures de prévention utilisées varient selon les établissements et diffèrent selon que l’établissement œuvre en recherche ou en production industrielle. Quoiqu’une forte proportion des répondants affirme avoir mis en place des mesures de prévention qu’ils croient suffisantes, un nombre non négligeable d’entre eux souhaite avoir une meilleure connaissance des réglementations spécifiques en vigueur, de mesures de manipulation sécuritaire, de la toxicité des NP, des bonnes méthodes de travail, de l’efficacité des équipements de protection individuelle, de la conception sécuritaire des lieux, de la gestion des déchets et de l’impact environnemental. Cette étude démontre que l’essor des NT se poursuit au Québec, qu’il couvre différents secteurs d’activité économique et que les personnes impliquées souhaitent être mieux informées sur les principaux aspects relatifs à une gestion optimale des risques en matière de SST.

IRSST, 2015

[En ligne] http://www.irsst.qc.ca/publications-et-outils/publication/i/100794?n=nanotechnologie-industriels-universitaire-r-854%E2%80%8F

Retrait d'articles: quand les tribunaux s'en mêlent

Publié le 28 août 2015

(Agence Science-Presse) Si vous êtes chercheur, et qu’une revue veut retirer de ses archives une recherche que vous y avez publiée il y a des années, un juge peut-il l’en empêcher? Pour cette fois, non.

Personne ne semble se souvenir qu’avant cet été, un tel cas se soit déjà rendu en Cour, mais en juillet, un juge a bel et bien tranché: une nutritionniste s’est fait refuser le droit d’empêcher l’American Journal of Clinical Nutrition de retirer son étude de 2012 sur du riz génétiquement modifié —le fameux riz doré. Selon Nature, qui vient de découvrir l’affaire, l’avocat qui défendait cette nutritionniste était le même qui, cinq mois plus tôt —au nom d’un autre chercheur, en médecine celui-là— avait demandé à un tribunal une injonction pour empêcher la publication d’un «avis» exprimant des «doutes» quant à quatre articles parus dans la revue Diabetes entre 2007 et 2011.

On parle ici de rétractation d’articles, c’est-à-dire cette pratique par laquelle une revue scientifique retire de ses archives un article lorsqu’une enquête révèle qu’il contient des erreurs ou des failles méthodologiques. C’est dans cette dernière catégorie que tombe l’article retiré le 29 juillet : l’auteure principale, la nutritionniste Guangwen Tang, de l’Université Tufts de Boston, et ses collègues, avaient étudié l’efficacité du riz doré sur 68 enfants chinois —il est censé compenser les carences en vitamine A— sans en avoir informé leurs parents. «Les auteurs ont été incapables de produire une preuve suffisante que l’étude ait été révisée et approuvée par un comité d’éthique local en Chine», écrit la revue dans son avis de rétractation.

La controverse était connue depuis quelques années (Greenpeace avait initialement déposé une plainte, dans le cadre de sa campagne d’opposition aux OGM) et en 2012, l’Université Tufts avait suspendu pour deux ans Guangwen Tang, pour cet accroc à l’éthique universitaire. En 2014, la chercheure avait demandé une injonction pour empêcher la rétractation de l’article, ce qui lui a été refusé le 17 juillet par un juge de la région de Boston.

Internet aidant, le phénomène de la rétractation d’articles a pris une ampleur inquiétante dans certains milieux ces dernières années, en raison du nombre élevé de ces erreurs qui s’avèrent être des cas de fraude ou de malhonnêteté (voir encadré).

Que certains de ces chercheurs tentent de convaincre une revue de ne pas retirer l’article n’étonne pas. Qu’ils s’adressent aux tribunaux est toutefois anormal, au point où aucune des personnes interviewées par Nature ne se rappelle avoir entendu parler d’un autre cas du genre. Des éditeurs ont tout au plus eu affaire à des menaces de poursuites, qui ne se sont jamais matérialisées.

Dans les deux histoires, les juges ont décidé que la liberté de parole des publications l’emportait sur la requête des chercheurs de protéger leur réputation. Rien n’empêche toutefois ces chercheurs de poursuivre ces revues pour diffamation.

Ivan Oransky, l’éditeur du blogue Retraction Watch, croit qu’il y a matière à se poser des questions si les avocats commencent à s’en mêler.

Je suis inquiet que la présence des avocats dans les décisions de publier signifie que les revues auront peur de prendre la bonne décision, ou ce qu’elles croient être juste.

 

Agence Science-Presse, 2015

[En ligne] http://www.sciencepresse.qc.ca/actualite/2015/08/20/retrait-darticles-quand-tribunaux-sen-melent

Processeurs superscalaires multi-pipelines

Publié le 28 août 2015

Cet article examine les caractéristiques principales des processeurs superscalaires multi-pipelines, souvent appelés superscalaires dans l'ordre. Un processeur superscalaire utilise le parallélisme d'instructions existant dans un programme séquentiel pour démarrer à chaque cycle d'horloge l'exécution de plusieurs instructions. C'est le matériel qui détermine les instructions indépendantes qui peuvent démarrer simultanément dans différents pipelines parce que les opérateurs nécessaires sont disponibles et les opérandes sont prêts. L'utilisation de plusieurs pipelines d'exécution existe déjà dans les processeurs scalaires ne pouvant démarrer qu'une seule instruction par cycle à cause des différences de temps d'exécution entre la majorité des instructions sur des données entières et celles des instructions flottantes. Le problème du contrôle des dépendances de données est donc déjà traité dans les processeurs scalaires et ce traitement est rappelé. Avec des processeurs superscalaires, les problèmes matériels sont accentués sur de nombreux points : banc de registres, accès cache, prédiction de branchement, acquisition des instructions. Dans le modèle multi-pipeline, le matériel rassemble les instructions par groupe de 2 ou 4 instructions, et toutes les instructions d'un groupe doivent avoir été lancées avant que les instructions d'un groupe suivant ne le soient. Des exemples des techniques utilisées sont donnés avec les Pentium et Atom d'Intel, les 21064 et 21164 de Digital, le Cortex A8 d'ARM et le cœur Power 6 d'IBM. Des techniques utilisées pour dépasser les limitations d'un strict démarrage groupe par groupe sont détaillées.

D'un point de vue performance brute, les superscalaires « dans l'ordre » sont moins performants que les superscalaires à « flot de données restreint » souvent appelés superscalaires « non ordonnés » qui recherchent les instructions exécutables dans une fenêtre beaucoup plus grande qu'un groupe de 2 ou 4 instructions. Il est possible de comparer, pour un même constructeur et une même technologie CMOS, les deux approches du point de vue temps de calcul, surface de puce et puissance dissipée. La comparaison est présentée pour deux processeurs MIPS, deux cœurs IBM et des cœurs ARM. À fréquence d'horloge équivalente, la version « non ordonnée » est toujours plus performante, mais la version « dans l'ordre » consomme moins, utilise moins de surface de puce et a généralement la meilleure performance par watt ou par GHz. Les superscalaires « dans l'ordre » sont donc une bonne solution pour les applications embarquées nécessitant plus que les performances des processeurs scalaires, mais avec une surface moindre et une consommation énergétique moindre par rapport à la solution la plus performante.

Techniques de l'ingénieur, 2015
[En ligne] http://www.techniques-ingenieur.fr/base-documentaire/technologies-de-l-information-th9/architectures-materielles-42308210/processeurs-superscalaires-multi-pipelines-h1010/

Le ministre Heurtel rend publics les résultats de la quatrième vente aux enchères du marché du carbone Québec-Californie

Publié le 27 août 2015

Québec, 25 août 2015 – Le ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. David Heurtel, a rendu publics aujourd’hui les résultats de la vente aux enchères d’unités d’émission de gaz à effet de serre (GES) du 18 août dernier, tenue conjointement avec la Californie. Il s’agissait de la quatrième vente aux enchères conjointe à se tenir depuis la liaison des marchés du Québec et de la Californie le 1er janvier 2014.

Au total, 73 429 360 unités de millésime présent (2015) se sont écoulées à un prix de 16,39 $ CA (12,52 $ US) et 10 431 500 unités de millésime 2018 se sont écoulées à un prix de 16,10 $ CA (12,30 $ US). La vente a généré des revenus bruts de l’ordre de 205 millions de dollars canadiens pour le Québec. Notons que le total des revenus générés par les huit ventes aux enchères tenues à ce jour, dont quatre conjointement avec la Californie, s’élève à environ 755 millions de dollars. La totalité des revenus du marché du carbone est versée au Fonds vert pour la mise en œuvre des mesures du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques.

« Le marché du carbone est le fer de lance du Québec dans la lutte contre les changements climatiques. En plus de favoriser la réduction des émissions de GES, cet outil de fiscalité verte contribue à la relance et au développement durable de notre économie. D’ici 2020, plus de 3,3 milliards de dollars seront investis afin de soutenir les entreprises, les municipalités et les citoyens québécois dans leur transition vers un monde plus sobre en carbone. Ensemble, nous pouvons lutter contre les changements climatiques afin d’assurer une qualité de vie à nos enfants », a affirmé le ministre Heurtel.

Le sommaire des résultats de la vente aux enchères tenue le 18 août est maintenant disponible sur le site Web du Ministère à l’adresse www.mddelcc.gouv.qc.ca/changements/carbone.

Cabinet du ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, 2015

[En ligne] http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/infuseur/communique.asp?no=3278

Un séisme causé par la fracturation hydraulique en Colombie-Britannique

Publié le 27 août 2015

Un tremblement de terre d'une magnitude de 4,6 dans le nord-est de la Colombie-Britannique la semaine dernière a été attribué à une opération de fracturation hydraulique.

Progress Energy, une entreprise appartenant à la multinationale malaysienne Petronas, a cessé cette activité après qu'un séisme dont l'épicentre était situé à 114 km de Fort St. John, le 17 août, eut frappé la région.

La commission du pétrole et du gaz naturel de la Colombie-Britannique a indiqué que la fracturation hydraulique avait aussi causé un séisme d'une magnitude de 4,4 qui avait été ressenti à Fort St. John et à Fort Nelson, en août 2014.

Selon un rapport de l'agence provinciale, près de 200 séismes survenant dans une zone s'étendant de Dawson Creek, à la limite de l'Alberta et de la Colombie-Britannique, au contrefort des Rocheuses en Colombie Britannique, peuvent être reliés aux opérations de fracturation hydraulique.

La commission avait lancé une enquête sur cette technique qui consiste à injecter un fluide à haute pression afin de fissurer une roche. L'industrie gazière l'emploie pour forer des puits.

Le ministre de l'Énergie et des Mines de la Colombie-Britannique, Rich Coleman, a ordonné que les opérations de forage doivent cesser immédiatement si un séisme atteignait une magnitude de 4,0. La commission doit aussi en être avisée.

L'entreprise a réagi mercredi en affirmant que la cause du plus récent séisme n'avait pas encore été établie.

«Les contreforts dans le nord-est de la Colombie-Britannique sont une zone sismiquement active. On y décompte plus de 6000 séismes par année; 99 pour cent d'entre eux sont si peu importants qu'on ne les ressent pas en surface», a affirmé un porte-parole de Progress Energy, Dave Sterna.

La Presse canadienne, 2015

[En ligne] http://www.lapresse.ca/environnement/201508/26/01-4895602-un-seisme-cause-par-la-fracturation-hydraulique-en-colombie-britannique.php

La batterie rechargeable la plus performante conçue à Boucherville

Publié le 27 août 2015

Une des batteries rechargeables les plus performantes de l’industrie de l’automobile a été conçue à Boucherville ces dernières années.

 

Bathium Canada, la filiale de la multinationale française Groupe Bolloré, fournit maintenant cette pièce essentielle aux véhicules électriques du groupe européen, qui vient de signer une entente avec le constructeur automobile Renault.

Un groupe de chercheurs de Bathium Canada – qui deviendra bientôt Blue Solution Canada – a mis au point une batterie au lithium métal polymère capable de faire rouler un véhicule électrique sur une distance de 250 à 300 kilomètres à une vitesse de 125 km/h. Cette batterie a même une durée de vie équivalente à plus de 400 000 kilomètres.

De 3 à 30 kilowatts/heure

«À Boucherville, nous avons principalement des ingénieurs et des techniciens qui travaillent sur les matériaux afin de concevoir le meilleur produit possible», explique le directeur général de Bathium Canada, Jean-Luc Monfort.

Ce Français installé à Montréal depuis quelques années – «l’homme de Bolloré au Canada», comme disent les médias français – a réussi à faire progresser considérablement la technologie. Sa batterie au lithium qui ne produisait à l’origine que 3 kilowatts/heure a maintenant une énergie de 30 kilowatts/heure.

Elle a d’ailleurs été brevetée par Hydro-Québec, du temps où la société d’État possédait Avestor, qui a été rachetée par Bathium Canada après avoir fait faillite.

Difficile grève de 10 mois

Bathium produit 5000 batteries par année à son usine de Boucherville. Le reste est produit dans une usine similaire à Quimper, en France.

La demande est si forte qu’au cours des prochaines années, la production de l’usine bouchervilloise pourrait atteindre 20 000 unités par année. Surtout que les installations actuelles de l’usine de 230 000 pi2 permettraient l’ajout d’au moins deux autres lignes de production.

De 160 travailleurs actuellement à Boucherville, le nombre pourrait facilement augmenter à 260 d’ici 3 ans.

«C’est une possibilité, raconte Jean-Luc Monfort, qui avoue toutefois que la grève de 10 mois que l’entreprise vient de subir, l’a ébranlé. Notre production qui était de 80% à Boucherville et 20% à notre usine de France a dû être inversée en raison du conflit. Il fallait produire et nous n’avions d’autre choix que d’augmenter nos lignes de productions françaises.»

Cette grève avait été déclenchée par les syndiqués le 29 avril 2014, après 28 rencontres de négociations infructueuses avec l’employeur pour le renouvellement de leur convention collective. Les points en litige touchaient surtout la reconnaissance de l’ancienneté et l’accessibilité aux postes supérieurs de l’entreprise pour les syndiqués. Une entente de principe a finalement été ratifiée le 15 février dernier.

Jean-Luc Monfort rappelle que cette grève s’est traduite par la mise à pied de 25 travailleurs à Boucherville.

Bathium n’est pas non plus sortie indemne du conflit, le ministère du Travail ayant statué en octobre 2014 que l’entreprise avait contrevenu au Code du travail en ayant recours à des briseurs de grève.

Bathium Canada, 2015

[En ligne] http://www.la-seigneurie.qc.ca/actualites/economie/2015/8/12/la-batterie-rechargeable-la-plus-performante-concue-a-bouchervil.html

Manifestation des retraités de MABE

Publié le 27 août 2015

Montréal, le 25 août 2015 – Une manifestation tenue ce matin a réuni des retraitées et retraités de l’usine MABE de même que des militantes et militants et dirigeants d’Unifor face à l’ancienne usine. « On ne pouvait pas manquer l’occasion de souligner ce triste anniversaire de la faillite de MABE Canada. Et si les dirigeants mexicains pensent qu’on va les oublier, ils se trompent, nous allons tout faire ce qui est en notre pouvoir pour que justice soit faite pour les retraités et les ex-travailleuses et travailleurs », a commenté Renaud Gagné, directeur québécois d’Unifor.

Depuis un an maintenant, le syndicat Unifor appuie les retraités en mettant en place diverses interventions dont une assemblée d’information, un recours devant la Commission des relations de travail (CRT) afin de faire respecter la juridiction syndicale et une campagne de pression contre la compagnie mère MABE de même que General Electric – GE. « Nous avons mis en place une campagne de boycottage des électroménagers de marque GE, Hotpoint et McLary afin de faire pression sur eux. Il faut savoir qu’en ce moment, MABE, la compagnie mère basée au Mexique, continue de faire des affaires au Canada sous le nom de MC Commercial comme si de rien n’était. Sa filiale canadienne est en faillite et ils continuent de faire de l’argent sans rembourser ce qu’ils doivent aux retraités. C’est un vrai scandale », a commenté de son côté John Caluori, directeur adjoint responsable du dossier.

Depuis mai dernier, diverses instances syndicales ont manifesté leur soutien à la campagne de boycottage, dont les Conseils québécois et canadien d’Unifor de même que le Conseil général de la FTQ. Unifor invite donc la population à suivre le mouvement en cessant d’acheter des électroménagers de marque GE, Hotpoint et McLary.

Rappelons qu’à pareille date l’an dernier, quelques jours après que les derniers travailleurs aient quitté définitivement l’usine, la compagnie MABE Canada déclarait faillite entraînant du même coup la coupure de 22% dans le fonds de pension et les rentes et l’arrêt des couvertures de l’assurance collective et vie.

À propos d’Unifor

Fondé en août 2013, Unifor a été créé par la rencontre du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) et des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA). Le syndicat représente plus de 305 000 membres au Canada, dont près de 55 000 au Québec. Unifor est aussi affilié à la plus grande centrale syndicale québécoise, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).

Unifor Québec, 2015
[En ligne] http://www.uniforquebec.org/actualites/nouvelles/manifestation-des-retraites-de-mabe

(ANGLAIS) Le baromètre de l'activité chimique suit la baisse du marché

Publié le 26 août 2015

WASHINGTON (August 25, 2015) – The Chemical Activity Barometer (CAB), a leading economic indicator created by the American Chemistry Council (ACC), dropped 0.3 percent in August, a marked deceleration of activity from second quarter performance. The declined follows a 0.1 percent gain in July and 0.5 percent gain in both May and June. Data is measured on a three-month moving average (3MMA). Accounting for adjustments, the CAB remains up 1.8 percent over this time last year, also a deceleration of annual growth as compared to this time last year when the barometer logged a 4.2 percent annual gain over 2013.

The Chemical Activity Barometer has four primary components, each consisting of a variety of indicators: 1) production; 2) equity prices; 3) product prices; and 4) inventories and other indicators. During July chemical equity prices were down, while product prices and production were flat, and inventories continued to improve.

The Chemical Activity Barometer is a leading economic indicator derived from a composite index of chemical industry activity. The chemical industry has been found to consistently lead the U.S. economy’s business cycle given its early position in the supply chain, and this barometer can be used to determine turning points and likely trends in the wider economy. Month-to-month movements can be volatile so a three-month moving average of the barometer is provided. This provides a more consistent and illustrative picture of national economic trends.

Applying the CAB back to 1919, it has been shown to provide a lead of two to 14 months, with an average lead of eight months at cycle peaks as determined by the National Bureau of Economic Research. The median lead was also eight months. At business cycle troughs, the CAB leads by one to seven months, with an average lead of four months. The median lead was three months. The CAB is rebased to the average lead (in months) of an average 100 in the base year (the year 2012 was used) of a reference time series. The latter is the Federal Reserve’s Industrial Production Index.

“Chemical, other equity, and product prices all suffered greatly in our latest reading of the Chemical Activity Barometer,” said ACC Chief Economist Kevin Swift. “There continued to be upward momentum in plastic resins for both consumer applications and light vehicles, but we also continue to see declines in oilfield chemicals and U.S. exports overall, largely as a result of softer oil prices and a strong U.S. dollar,” Swift said. Despite these modest headwinds, the Chemical Activity Barometer is still signaling slow gains in business activity into the early part of 2016.

 

The CAB comprises indicators relating to the production of chlorine and other alkalies, pigments, plastic resins and other selected basic industrial chemicals; chemical company stock data; hours worked in chemicals; publicly sourced, chemical price information; end-use (or customer) industry sales-to-inventories; and several broader leading economic measures (building permits and new orders). Each month, ACC provides a barometer number, which reflects activity data for the current month, as well as a three-month moving average. The CAB was developed by the economics department at the American Chemistry Council.

American Chemistry Council, 2015
[En ligne] http://www.americanchemistry.com/Media/PressReleasesTranscripts/ACC-news-releases/Chemical-Activity-Barometer-Follows-Global-Markets-Downward.html

© 2019 Coeffiscience. Tous droits réservés. Conception & réalisation du site par HPJ.