Le défi des femmes d'influence

Publié le 14 septembre 2015

(Trois-Rivières) La Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) a présenté jeudi soir le rapport de recherche sur le leadership des Mauriciennes d'influence. Celles-ci doivent toujours faire face à des stéréotypes de genre et des doubles standards ainsi qu'à des attentes différenciées en fonction de l'âge.

Réalisé par Mireille Lalancette, professeure en communication sociale, avec la collaboration de Noémie Allard-Gaudreault, étudiante en communication sociale àl'UQTR, ce rapport fait suite à la première étude déposée à l'automne 2014 Des femmes hors de l'ordinaire! Les représentations du leadership des Mauriciennes d'influence.

L'enquête aborde les représentations du leadership, les obstacles qu'elles ont rencontrés, la vision qu'elles ont du plafond de verre et les conseils qu'elles ont à prodiguer aux femmes et aux hommes qui veulent suivre leurs traces.

Le premier volet (2014) identifiait les représentations des femmes leaders dans le discours du quotidien régional Le Nouvelliste et à partir des archives des concours Mauriciennes d'influence (éditions 2010 et 2012). Le second volet, objet du présent rapport, décrit comment les femmes leaders se représentent le leadership féminin grâce à des entretiens semi-dirigés avec certaines des gagnantes du concourset avec d'autres qui sont considérées comme étant des leaders en Mauricie.

«Les attentes sont tellement plus grandes envers nous. Il faut que la femme performe plus, il faut que tu sois plus productive», rapporte l'ancienne politicienne municipale, Sylvie Tardif, de COMSEP.

Se faire confiance, se laisser inspirer par des modèles, s'avoir s'entourer, apprendre et se former continuellement, valoriser la différence et l'innovation, rester fidèle à soi-même, être passionnée, oser, suivre son instinct et saisir les opportunités, et éduquer à l'égalité: voilà autant d'ingrédients identifiés pour exercer son leadership au féminin.

Trouver le bon conjoint, demander de l'aide, choisir ses batailles, être organisée et disciplinée et trouver des solutionsou des accommodements: voilà comment faciliter, dit-on, la conciliation famille/travail et implication.

Le projet Mauriciennes d'influence, c'est la création d'un réseau de femmes et de jeunes femmes issues de secteurs et d'expertises différents, mais qui toutes ont l'ambition d'être présentes au sein des lieux de décision. La réalisation de cette recherche a été rendue possible grâce au financement obtenu dans le cadre d'une entente spécifique en matière d'égalité entre les femmes et les hommes en Mauricie 2011-2015.

Le Nouvelliste, 2015
[En ligne] http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/actualites/201509/11/01-4899537-le-defi-des-femmes-dinfluence.php

Investissement de 250 millions $ chez Kruger: une annonce prévue lundi

Publié le 14 septembre 2015

(Trois-Rivières) Forte d'une paix industrielle obtenue en juin dernier, l'entreprise Kruger Trois-Rivières s'apprête à annoncer lundi un investissement de l'ordre de 250 millions de dollars pour se doter d'une machine capable de produire du carton.

Selon ce que Le Nouvelliste a appris, le projet ne sera pas nécessairement créateur d'emplois, mais permettra à l'usine du boulevard Gene-H.-Kruger de consolider ses effectifs, dont quelque 260 travailleurs syndiqués.

Lors des négociations difficiles avec la section locale 136 d'Unifor au cours du printemps, la haute direction avait clairement lié la réalisation de son projet au règlement de la convention collective. Le rejet d'une entente de principe avait amené la partie patronale à lancer un ultimatum aux syndiqués.

«Nous sommes présentement à l'heure des choix et la société Kruger est prête à investir à Trois-Rivières, mais seulement dans la mesure où les conditions de réussite seront réunies. L'avenir de votre usine dépend donc de votre volonté», écrivait l'employeur. Or, une entente devait permettre à Kruger de réaliser «un investissement majeur» qui, selon la direction, «consoliderait nos activités à Trois-Rivières et protégerait de nombreux emplois directs et indirects dans la région pour plusieurs années à venir», pouvait-on lire dans cette même lettre envoyée à tous les employés, à l'aube d'un nouveau vote.

On connaît la suite. Les offres ont finalement été acceptées, ce qui était déjà le cas pour les trois autres sections locales. D'où l'annonce maintenant prévue le 14 septembre, possiblement en présence du premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

À cela s'ajoutent les débuts prometteurs de la première usine de démonstration de filaments de cellulose au monde qui, située au même endroit, dégage déjà des odeurs de commercialisation pouvant mener à de futures installations à Trois-Rivières.

Le Nouvelliste, 2015
[En ligne] http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/economie/201509/11/01-4899731-investissement-de-250-millions-chez-kruger-une-annonce-prevue-lundi.php

Un intérêt marqué pour les terrains du parc industriel

Publié le 11 septembre 2015

(SHERBROOKE) À moins de trois mois de l'inauguration du prolongement du boulevard de Portland, l'intérêt des terrains industriels qui seront disponibles à Sherbrooke ne se dément pas. Selon Sherbrooke Innopole, un terrain industriel a été vendu et des « pourparlers avancés » ont été réalisés pour la vente de sept autres terrains.

« Nous avons aussi beaucoup de lettres d'intention pour la vente d'autres terrains. Des sept acheteurs potentiels avec lesquels nous sommes en pourparlers et le terrain vendu, deux d'entre eux sont de l'extérieur de Sherbrooke. Les autres représentent des projets de relocalisation pour des entreprises en expansion », soutient la directrice des communications à Sherbrooke Innopole, Marie-Ève Poliquin. Cette dernière mentionne que lorsque les terrains seront cadastrés avec la finalisation du boulevard de Portland et de la rue Robert-Boyd, la vente de terrains sera d'autant plus facilitée. « Il y a plusieurs beaux projets à venir. Nous sommes tenus à des ententes de confidentialités avec les personnes qui veulent y implanter leur entreprise », mentionne Marie-Ève Poliquin.

Pour le moment, Sherbrooke Innopole dispose de 384 000 mètres carrés de terrains pour des projets dans cette nouvelle portion du parc industriel. Un terrain moyen standard représente une superficie d'environ 15 000 à 20 000 mètres carrés. La valeur de ces terrains industriels, en excluant les travaux permanents, est d'environ 75 cents du pied carré.

La Tribune, 2015
[En ligne] http://www.lapresse.ca/la-tribune/economie-et-innovation/201509/10/01-4899269-un-interet-marque-pour-les-terrains-du-parc-industriel.php

(ANGLAIS) Le biogaz à faibles émissions produit également des engrais

Publié le 11 septembre 2015

TORONTO, CANADA (Reuters) – A Canadian chemical engineer has devised a product that transforms the waste generated by biogas production into fertilizer. Andrew White says his SulfaCHAR system eliminates chemical waste from the biogas process, while increasing renewable gas plants’ profitability and stopping the degradation to gas engines caused by hydrogen sulfide (H2S).

Biogas can help create electricity or be used as a replacement for natural gas and is often cited as a clean and carbon-neutral alternative to fossil fuels. Yet the decomposition process generates carbon dioxide and other dangerous, unpleasant smelling gases, causing an annual global clean-up bill of $1.2 billion USD.

According to White, “the greatest asset of biogas is that it’s capturing methane that would otherwise be going into the atmosphere where it’s 22 times worse than carbon dioxide for global warming, so a great story, but the same bacteria that make biogas also make hydrogen sulfide which is toxic, corrosive, and causes a lot of maintenance cost in the industry. So we really need to get it out of the gas so that gas can be used.”  

Having been surprised by how much waste was generated in the biogas filtering process while touring a renewable natural gas plant six years ago, White decided to try and solve the problem by creating a zero-waste cleaning solution.

He says SulfaCHAR is unique. “One of the unique aspects of what our process does is that it catalytically converts the sulfide into sulphur. Sulphur is a fertilizer product and because the feedstock we’re making it out of is a fiber that’s almost a compost when we’re done with it we’re left with a carbon compost that’s already in the fertilizer form, so we don’t have to any reprocessing. As soon as we take it out of the tanks where it’s been used for gas cleaning we can apply it directly to the fields,” said White.

White set up a University of Toronto research spinoff, CHAR Technologies, and says SulfaCHAR is the only product that effectively converts hydrogen sulfide into a fertilizer supplement rather than waste requiring disposal.

The product can be used in anaerobic digesters in large-scale animal farming, municipal landfills, and wastewater treatment plants, and White says there are a number of benefits. For instance, when hydrogen sulfide goes through engines it corrodes and destroys components, which can be expensive to maintain. White says his product eliminates this. 

White says his is also the most cost-effective biogas product on the market, based on cost per kilogram of H2S removed. “It’s the most cost competitive in terms of dollars spent per contaminant removed and that’s simply because we’ve been able to generate such a high capacity for this toxic hydrogen sulfide,” he said. “The other end that the customer really likes is that the other solid products that are out there are responsible for sending to landfill to get rid of, whereas with SufaCHAR we take it back and we redistribute it as an agricultural product, so it’s cheaper and it has this great beneficial end use.”

A recent $750,000 Can ($570,000 USD) grant by Sustainable Development Technology Canada will help White upscale production dramatically. He told Reuters: “We’re scaling up the system that you see behind me to a one ton per day production system, that’s a commercial quantity. That will be online by next Spring, Spring 2016. By Spring of 2017 we’ll have a ten ton production system and at ten tonnes we can serve 100 renewable gas plants.”  


Read more at http://newsdaily.com/2015/09/low-emission-biogas-also-produces-fertilizer/#1u5u1VEpuF6SRwiX.99

Thomson Reuters, 2015
[En ligne] http://newsdaily.com/2015/09/low-emission-biogas-also-produces-fertilizer/

Nemaska: un contexte différent de Limtech

Publié le 11 septembre 2015

(Shawinigan) «L'utilisation accrue du carbonate de lithium dans les ordinateurs, les cellulaires et les voitures électriques ouvre la voie à un très grand marché potentiel.»

Cette déclaration n'a pas été pigée à la conférence d'information sur l'arrivée de Nemaska Lithium à Shawinigan, mardi après-midi. Elle vient plutôt de la bouche de John A. Stimpson, président-directeur général de la société Limtech Lithium, lors de l'inauguration officielle de cette entreprise en... octobre 2000.

Situé dans le Technoparc, ce produit du Laboratoire des technologies de l'énergie d'Hydro-Québec était voué à un avenir fort prometteur. Incapable de véritablement prendre son envol, l'entreprise a déposé son bilan en 2004, puis définitivement à l'été 2009, sans être parvenue à investir les 55 millions $ prévus lors de son lancement, en octobre 1999.

Guy Bourassa, président et chef de la direction de Nemaska Lithium, se souvient très bien du projet de Limtech. Pour lui, il s'agit d'un précurseur, qui ne bénéficiait pas du contexte actuel pour favoriser sa croissance. «Limtech était peut-être, malheureusement, dix ans en avant de son temps», croit-il. «Leur projet consistait en la purification de carbonate à haute pureté pour des systèmes de batteries. Ils n'avaient pas de source d'approvisionnement. Ils avaient la technologie pour purifier, mais pas la ressource.»

«La grande différence est donc la valeur ajoutée de notre projet», ajoute-t-il. «Quinze ans plus tard, nous avons un marché en pleine effervescence, à la recherche d'hydroxide de lithium. Surtout, nous sommes propriétaires à 100 % de la ressource, ce qui nous donne un avantage que Limtech n'avait pas, en plus d'être à la merci, à ce moment, du cartel qui contrôlait le lithium.»

Ex-chercheur au Laboratoire des technologies de l'énergie d'Hydro-Québec, Jean-François Magnan travaille maintenant comme directeur technique chez Nemaska Lithium. Il a aussi participé à la création de Phostech, société dans laquelle Limtech avait acquis 26 % du capital actions en février 2002.

«À ce moment, le marché pour les batteries au lithium était relativement petit», explique M. Magnan. «Au début des années 2000, 100 % du marché des batteries lithium-ion était contrôlé par cinq compagnies japonaises. À ce moment, exploiter le spodumène était difficilement rentable. Aujourd'hui, le marché a explosé. Il y a des usines de matériaux de cathodes et de batteries sur tous les continents. Le marché a complètement changé, particulièrement depuis les cinq dernières années avec l'arrivée des modèles de véhicules électriques.»

M. Magnan corrobore les propos de M. Bourassa quand ce dernier mentionne que Limtech était en avance sur son temps. «La stratégie de prendre le lithium d'une autre source pour le purifier n'était pas mauvaise. Ça a duré plusieurs années, mais un moment donné, ils ont connu des difficultés. Ils ne sont pas parvenus à s'assurer d'un approvisionnement pour faire du lithium de haute pureté et les concurrents se sont mis à le purifier davantage.»

LONG PROCESSUS

Denis Lapointe, maire de Salaberry-de-Valleyfield, assure que même s'il est déçu de la décision de Nemaska Lithium de tourner le dos à sa ville, il garde confiance en la réalisation de ce projet. Dans son esprit, il ne fait aucun doute que le développement d'une usine d'hydrométallurgie où le concentré de spodumène de la mine Whabouchi sera transformé en hydroxide et en carbonate de lithium demeure réaliste. «Guy Bourassa est un personnage, un fonceur», décrit-il. «Je pense qu'il est crédible. Je ne peux pas lui en vouloir s'il a pris une décision qui, sur le plan financier, avantage son entreprise.»

«Évidemment, entre l'opération de la mine, le projet pilote et la construction d'une usine, il y a encore beaucoup d'étapes à faire, notamment dans le financement», ajoute-t-il. «Je suis ingénieur industriel, alors je sais que dans la mise en place d'un processus industriel, il va passer des mois et des années avant de pouvoir être opérationnel. Mais M. Bourassa est très volontaire et il sait certainement où il s'en va.»

Le Nouvelliste, 2015
[En ligne] http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/economie/201509/10/01-4899203-nemaska-un-contexte-different-de-limtech.php

À quoi ressembleront les RH en 2020?

Publié le 10 septembre 2015

RH. Les fameuses 'ressources humaines', que certains tentent de dénommer ces temps-ci 'capital humain'. Autant de termes qui, d'après moi, sont appelés à disparaître à court terme, puisque d'une part plus personne ne se considère aujourd'hui comme une 'ressource' ou comme un 'capital', et puisque d'autre part notre quotidien au travail est en pleine transformation, ne serait-ce que par le changement générationnel que nous vivons tous (les baby-boomers partent massivement à la retraite, tandis que les générations Y et Z gagnent en importance sur le marché de l'emploi). Autant de termes immuables qui cachent, en vérité, une véritable mutation de la profession des responsables des RH. Une mutation que vient de mettre en lumière une étude mondiale du cabinet-conseil en ressources humaines Aon, intitulée Developing the next generation of CHROs.

Ainsi, il a été demandé à 45 directeurs des ressources humaines (DRH) de grandes entreprises internationales (3M, Boeing, Chanel, Google, Morgan Stanley, PepsiCo, etc.) d'indiquer les talents que devront avoir leurs pairs en 2020, s'ils veulent avoir une vraie influence sur l'avenir de l'entreprise pour laquelle ils oeuvrent. En 2020, c'est-à-dire demain, dans cinq années à peine, je me permets de le souligner.

 

Qu'en est-il ressorti? Eh bien, ces DRH se sont entendus pour dire qu'il va être vital de maîtriser six compétences particulières. Oui, particulières parce qu'elles sont aujourd'hui inusitées :

 

Les Affaires, 2015

[En ligne] http://www.lesaffaires.com/blogues/olivier-schmouker/a-quoi-ressembleront-les-rh-en-2020/581537

La flexibilité des salariés doit aller de pair avec la flexibilité des entreprises

Publié le 10 septembre 2015

La flexibilité est un sujet à la mode. Il serait le remède miracle pour les maux de l’économie et donc ceux du marché de l’emploi. Mais il est surtout appliqué aux salariés et au Code du travail largement critiqué pour son obésité et sa rigidité. Quid de la participation des entreprises à ces efforts de flexibilité ?

 

La flexibilité contrainte des salariés

 

Face au « contrat zéro heure » britannique, la mise sur un piédestal du modèle économique allemand, l’absence de salaire minimum en Suisse… les salariés français sont sommés de se mettre au pas et d’adopter la « flexible » attitude. Dans un contexte de crise économique qui dure depuis quelques années, les salariés ont vu passer maints plans de restructuration avec leurs lots de licenciements, reclassements, mutations ou retraite anticipée.

Pour faciliter les embauches, diverses mesures ont été prises : le CDD de projet a été entériné, le CDD d’usage et le contrat de génération ont été créés, un barème limitant le montant des indemnités pour préjudice subi en cas de licenciement abusif a failli être adopté… Alors que le marché de l’emploi ne cesse de se précariser – explosion du nombre de CDD de courte durée – la flexibilité n’a pas pour autant permis de faire reculer le nombre de chômeurs qui atteint 5,4 millions (catégories A, B et C réunies).

 

Selon l’INSEE, entre 1982 et 2011, l’emploi précaire (CDD et intérim) a triplé, passant de 5% à 11% des contrats sur la période tandis que la durée des contrats a été divisée par trois.  Le marché de l’emploi est devenu beaucoup plus instable car si auparavant il y avait 38 « actes d’embauche et de débauche » pour 100 entreprises,  en 2011 le ratio a bondi à 117 pour 100.

 

Des entreprises qui se reposent sur leurs acquis

 

Alors que la société et les modes de consommations évoluent à vitesse grand V, la plupart des entreprises peinent à prendre le virage du numérique.

 

Selon une étude menée par le MIT et Deloitte sur la transformation digitale des entreprises, seul 29 % d’entre elles se situent dans la dernière phase de leur « maturité digitale ».  La raison principale évoquée est le manque de stratégie. En effet, 44% des personnes interrogées pensent que leur entreprise manque de connaissances quant à l’impact du digital sur le business.

 

De mauvaises stratégies sont également à déplorer comme c’est le cas pour la société Caddie, qui avait maintenu une production entièrement métallique alors que ces concurrents étaient passés au plastique, plus léger et moins coûteux. Sauvée in extremis par un rachat, la société va proposer de nouveaux produits et un modèle de chariot hybride (plastique et fond en métal).
Malgré les publications et débats de plus en plus nombreux sur la nécessaire évolution des organisations, les entreprises ont également du mal à remettre en question le modèle taylorien ou fordiste (organisation pyramidale, division des tâches, hiérarchie contrôleuse et process en tout genre). La décentralisation, le management participatif et responsabilisant, les cercles de qualité… ne sont que l’apanage de quelques start-ups. Pourtant, les retours d’expériences tendent à prouver que ces organisations « agiles » et évolutives favorisent l’épanouissement des salariés, leur motivation, leur performance et in fine le développement économique de l’entreprise.

 

« Avenir : sombre, incertain, complexe mais aussi ouvert, flexible, changeant… comme l’économie et comme les technologies » Luc Fayard

 

Il est urgent de trouver un terrain d’entente pour une relation « gagnant-gagnant »

 

Au lieu de camper sur ses positions et désigner « l’autre » comme seul responsable des maux, il apparaît indispensable de regarder la situation avec objectivité afin de poser un diagnostic complet et trouver des solutions adaptées à chaque entreprise. Les responsabilités doivent être assumées par chaque partie et les efforts doivent être équitablement partagés. La masse salariale ne peut pas constituer l’unique variable d’ajustement.

 

La DRH, à l’interface entre dirigeants, IRP (instances représentatives du personnel) et salariés, pourrait s’emparer de ce rôle clé de médiateur qui lui permettrait d’affirmer sa fonction stratégique. Un discours vrai devrait permettre de rétablir un climat de confiance, indispensable pour mener cet important chantier à la croisée des chemins entre performance économique et qualité de vie au travail. La « flexibilité » est un sujet qui concerne tous les acteurs de l’entreprise. 

 

 « Il faut être mobile, curieux, cosmopolite. La rigidité, autrefois pôle de stabilité, est devenue mortelle. » Cédric Bannel

 

Parlons RH, 2015

[En ligne] http://www.parlonsrh.com/flexibilite-salaries-doit-aller-pair-avec-flexibilite-entreprises/

(ANGLAIS) Une étude prouve que les programmes de remplacement de pipelines sont efficaces

Publié le 10 septembre 2015

Invisible gas leaks from aging or damaged pipelines cost U.S. consumers billions of dollars every year, contribute to global warming, and, in rare cases, cause dangerous explosions. But pipeline replacement programs in cities can cut natural gas leaks by 90 percent, a new Stanford-led study finds. "The surprise wasn't that replacement programs worked," said Rob Jackson, the Michelle and Kevin Douglas Provostial Professor at Stanford. "It was that they worked so well."

Jackson and his team drove cars equipped with sensitive methane-mapping instruments across 1,600 road miles of Manhattan, NY, Cincinnati, OH, and Durham, NC. They discovered one-tenth the number of leaks per mile in Durham and Cincinnati, where public-private partnerships have replaced outdated pipelines, than in Manhattan or in Boston and Washington, DC, two cities that the team had mapped previously.

"Infrastructure investments save lives, help the environment, and, over time, will put money in people's pockets," said Jackson, who is also a senior fellow at the Stanford Woods Institute for the Environment and the Precourt Institute for Energy.

The team from Stanford, Duke University, the U.S. Department of Energy, Gas Safety, Inc., Ohio State University, and Boston University published their work this week in the peer-reviewed journal Environmental Science & Technology Letters.

Natural gas pipeline safety has improved substantially in the United States, but there were still 18 fatalities and 93 injuries from pipeline incidents in 2014. An additional $2 billion worth of natural gas was lost, much of it from older pipelines, some of which predate cars, telephones and light bulbs. "The oldest cast iron pipes were laid in the 1800s. They're well over a century old," Jackson said.

In recent years the team mapped 3,400 natural-gas pipeline leaks across Boston and 5,900 leaks in Washington, D.C. The likelihood of a leak in those cities was similar to the value found in Manhattan-4.3 leaks per mile. In contrast, Durham and Cincinnati had only 0.22 and 0.47 leaks per mile, respectively. "The benefit of pipeline replacement was obvious driving around the cities," said postdoctoral scientist Morgan Gallagher of Stanford and Duke University.

Partnerships between cities, companies, and public utility commissions help explain the results. Durham, NC, finished replacing all of its cast-iron and unprotected-steel pipes in 2008. A similar program in Cincinnati begun fifteen years ago is almost complete. In contrast, Manhattan still has hundreds of miles of corroded pipes beneath its streets.

Aging infrastructure, including roads, bridges, and natural gas and water mains, is an increasing concern. In 2011 the U.S. Pipeline and Hazardous Materials Safety Administration issued a Call to Action to "accelerate the repair, rehabilitation, and replacement of the highest-risk pipeline infrastructure." The President's new Climate Action Plan and Strategy to Reduce Methane Emissions both highlight pipeline replacements, because of methane's potency as a greenhouse gas and the role of hydrocarbons in catalyzing ozone formation.

Similar programs around the world should provide additional environmental, economic, and consumer safety benefits. "It's not just U.S. cities," Jackson said. "There are many cities in Europe and elsewhere with old, unprotected piping. We need smart financial incentives to upgrade our oldest pipelines. It's time to get them out of the ground."

Stanford's School of Earth, Energy & Environmental Sciences, 2015
[En ligne] http://www.sciencedaily.com/releases/2015/09/150909104044.htm

InnuScience de retour sur les rails

Publié le 9 septembre 2015

InnuScience se réveille d'un cauchemar long de près de 10 ans. L'entreprise de Sainte-Julie est passée tout près de la faillite en raison d'une décision d'affaires que ses dirigeants ont regrettée. Daniel Couillard, président de l'entreprise, raconte comment il a remis les wagons de son entreprise sur les rails.

Quelque part à Sainte-Julie se cache une entreprise qui est peu connue des Québécois et qui fait pourtant des affaires partout dans le monde.

Son nom: InnuScience.

L'entreprise conçoit et distribue des produits de nettoyage écologiques à base, notamment, de bactéries et d'enzymes capables de remplacer les produits chimiques habituellement utilisés.

Une belle histoire, quoi, mais qui a bien failli prendre fin il y a quelques années de cela, raconte Daniel Couillard, président d'InnuScience.

«Les banques avaient vraiment peur de nous, dit-il. On a presque fait faillite.»

Derrière ces difficultés, une simple décision d'affaires qui a mal tourné.

«Les affaires allaient super bien, se souvient Daniel Couillard. Vers 2006, on pouvait financer nos recherches et même engranger des profits. Mais on commençait à s'ennuyer dans notre confort.»

InnuScience vendait alors ses produits nettoyants dans les pays d'au moins trois continents en misant sur des distributeurs locaux dans chaque territoire.

À la recherche d'un nouveau défi, les deux cofondateurs s'engagent alors sur un chemin risqué: larguer leurs distributeurs pour les remplacer par leurs propres bureaux de vente.

«On savait qu'on sortait de notre zone de confort en ouvrant des filiales, mais on voulait prendre en main notre destinée commerciale», explique son président.

En l'espace de quelques mois, InnuScience déniche un à un les sept directeurs de ses bureaux étrangers. Une transformation qui a complètement changé la dynamique au sein de l'entreprise.

Perte de contrôle

«Du jour au lendemain, on est passés d'un processus décisionnel de microentreprise à celui d'une entreprise qui doit tenir compte des ego et des intérêts de chacun de ses partenaires étrangers, raconte Daniel Couillard. On s'est rendu compte qu'on n'était plus en contrôle»

La tentative d'expansion a rapidement tourné au cauchemar pour les deux scientifiques de formation devenus hommes d'affaires.

L'entreprise, autrefois profitable, ne faisait tout simplement plus ses frais.

De grands changements

Voyant que la lumière qui se pointait au bout du tunnel était celle d'un train, les dirigeants d'InnuScience ont transformé leur organigramme.

«Il a fallu s'asseoir et décortiquer tout ça en microdécisions, à l'intérieur d'un plan précis», explique son président.

Parmi les solutions trouvées, celle de fermer des bureaux pour offrir plutôt une licence de distribution à des partenaires d'affaires. C'est d'ailleurs la décision qui a été choisie pour vendre les produits d'Innu-Science au Moyen-Orient.

D'autres filiales, elles, ont tout simplement changé de direction. L'une d'elles a même dû être mise en faillite pour régler un litige avec son dirigeant.

«Au lieu d'amortir nos investissements sur trois ans, ça nous en aura pris près de dix, explique Daniel Couillard. On commence à peine depuis un an à goûter les fruits de nos dernières décisions.»

Avec le recul, l'entrepreneur ne ferait évidemment pas les choses de la même façon.

«À la base, ouvrir des bureaux à l'étranger était une bonne décision parce que ça allait nous permettre de miser sur des appels d'offres publics, dit-il. Le problème, c'est qu'on avait mal mesuré dans quoi on s'embarquait.»

***

LE DÉFI

Après l'ouverture de sept bureaux à l'étranger en l'espace de deux ans, les affaires ont mal tourné pour l'entreprise InnuScience, qui perdait le contrôle sur ses affaires.

LA SOLUTION

Ses dirigeants ont dû revenir sur leur décision et changer leur façon de faires affaires à l'international.

LE PORTRAIT

Entreprise: InnuScience

Année de fondation: 1992

Président: Daniel Couillard

Cofondateurs et principaux actionnaires: Daniel Couillard et Steve Teasdale

Nombre d'employés: 60 au Québec

Secteur: fabricant de produits nettoyants bio pour le secteur industriel

Chiffre d'affaires: 15 millions

Site web: innuscience.com/fr/

La Presse, 2015

[En ligne] http://affaires.lapresse.ca/pme/201509/08/01-4898537-innuscience-de-retour-sur-les-rails.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS1

Rapport sur le développement durable 2015 de Suncor Énergie

Publié le 9 septembre 2015

CALGARY, ALBERTA--(Marketwired - 8 sept. 2015) - Le Rapport sur le développement durable 2015 de Suncor Energie présente l'approche de l'entreprise pour afficher une performance favorable sur le plan environnemental, social et économique et expose le point de vue de l'entreprise sur le rôle des hydrocarbures dans un monde en transition vers un futur sobre en carbone.

"Il est évident que notre système énergétique est en période de changement, explique Steve Williams, président et chef de la direction. Afin de répondre à la demande mondiale croissante en énergie, les hydrocarbures vont demeurer une source importante d'énergie fiable et abordable et les sources d'énergie renouvelable prendront plus de place dans l'offre énergétique. Les sables pétrolifères et l'exploitation pétrolière ont un rôle important à jouer pour répondre à nos besoins énergétiques et nous reconnaissons notre responsabilité de réfléchir à notre rôle dans la transition du système énergétique et notre façon de collaborer avec l'ensemble des entreprises pour planifier notre avenir énergétique."

En plus d'exposer les progrès accomplis par Suncor sur le plan environnemental, social et économique, le rapport présente des discussions franches sur des sujets d'actualité, notamment :

- Une discussion à propos des systèmes énergétiques et des valeurs de Suncor avec Steve Williams, président et chef de la direction

- Une conversation avec Arlene Strom, vice-présidente, Développement durable et communications à propos des priorités, dont les émissions de gaz à effet de serre, le progrès social dans nos collectivités et nos relations avec les Autochtones

- Une séance de Q et R sur les changements climatiques et la tarification du carbone avec Fiona Jones, directrice générale, Développement durable

- Une entrevue vidéo dans laquelle plusieurs employés partagent leur point de vue sur l'impact de Suncor sur l'environnement

Faits saillants tirés des indicateurs du développement durable pour l'année 2014, notamment :

- Plus de 587 690 arbres plantés dans nos zones d'exploitation des sables pétrolifères

- 463 millions $ dépensés auprès d'entreprises autochtones. Depuis 1999, les dépenses totales auprès des entreprises autochtones s'élèvent à près de 3 milliards $

- Suncor et la Fondation Suncor Energie ont investi 27,2 millions $ dans des organismes de charité et sans but lucratif

- 48,2 hectares de terres humides et de lacs remis en état à ce jour

- Notre portefeuille combiné d'énergies renouvelables a déplacé environ 1 million de tonnes de dioxyde de carbone par année - l'équivalent des gaz d'échappement émis annuellement par environ 235 000 automobiles ordinaires

- Notre nouvelle installation de traitement des eaux usées de 190 millions $ est terminée et nous prévoyons recycler entre 22 550 et 43 222 litres d'eau par minute

- Plus de 150 millions $ dépensés pour soutenir la recherche et le développement technologique dans l'ensemble de l'entreprise, tant à l'interne qu'à l'externe

Le Rapport sur le développement durable 2015 de Suncor, vers lequel des liens sont inclus dans ce communiqué, renferme certains renseignements et énoncés prospectifs (collectivement appelés "énoncés prospectifs") au sens des lois sur les valeurs mobilières canadiennes et américaines applicables et d'autres renseignements qui reposent sur les attentes actuelles, les estimations, les projections et les hypothèses que l'entreprise a formulées à la lumière des informations qui étaient à sa disposition au moment où ces énoncés ont été formulés, et en fonction de l'expérience de Suncor et de sa perception des tendances historiques, notamment les attentes et hypothèses au sujet de l'exactitude des estimations des réserves et des ressources; les prix des marchandises, les taux d'intérêt et les taux de change; la rentabilité des capitaux et les économies de coûts; les taux de redevances et les lois fiscales applicables; les niveaux de production futurs; la suffisance des dépenses en immobilisations budgétées pour l'exécution des activités planifiées; la disponibilité et le coût de la main-d'oeuvre et des services; et la réception, en temps utile, des approbations des autorités de réglementation et des tiers. En outre, tous les autres énoncés et toutes autres informations traitant de prévisions ou de projections au sujet de l'avenir, y compris les énoncés contenus dans ce communiqué au sujet des convictions de Suncor relativement à l'énergie de l'avenir, notamment que les hydrocarbures continueront d'être une source clé d'énergie fiable et abordable, que les sources d'énergie alternative et renouvelable représenteront une plus grande partie de l'offre énergétique et que la mise en valeur des sables pétrolifères et l'exploitation pétrolière auront un rôle important à jouer afin de répondre à nos besoins énergétiques, ainsi que les autres énoncés et renseignements au sujet de la stratégie de croissance de Suncor, de ses dépenses courantes et futures ou de ses décisions d'investissement, des prix des marchandises, des coûts, des calendriers, des volumes de production, des résultats opérationnels et des résultats financiers, des activités de financement et d'investissement futures et de l'incidence prévue des engagements futurs, constituent des énoncés prospectifs. Certains énoncés et renseignements prospectifs se reconnaissent à l'emploi d'expressions comme "s'attend à", "anticipe", "estime", "prévoit", "prévu", "a l'intention de", "croit", "projette", "indique", "pourrait", "se concentre sur", "vision", "but", "perspective", "proposé", "cible", objectif", "continue", devrait", "peut", "vise à", "tente de" et d'autres expressions analogues. Voir Mises en garde - énoncés prospectifs

A Suncor, la remise en état est un processus minutieusement contrôlé comportant deux volets distincts : i) la transformation de la surface, incluant les bassins de résidus, en terrains fermes pouvant accepter la végétation, la faune et la restauration du couvert végétal, notamment un modelé et une mise en place des sols; et ii) la végétalisation de façon que les paysages rétablis puissent accepter la végétation et la faune sous la forme d'écosystèmes viables. Lorsque Suncor déclare qu'elle a remis des terrains en état ou qu'elle prévoit le faire, cela signifie que le terrain remis en état est conforme aux deux volets décrits dans le présent paragraphe ou qu'il le sera.

Suncor Energie est la plus importante société énergétique intégrée du Canada. Les activités de Suncor sont reliées notamment au développement et à la valorisation des sables pétrolifères, à la production pétrolière et gazière classique et extracôtière, au raffinage du pétrole et à la commercialisation des produits sous la marque Petro-Canada. A titre de membre des indices de durabilité Dow Jones, FTSE4Good et CDP, Suncor exploite les ressources pétrolières de façon responsable, ainsi qu'un portefeuille croissant de sources d'énergie renouvelable. Suncor est inscrite à l'indice boursier UN Global Compact 100 et sur la liste de Corporate Knights' Global 100. Les actions ordinaires de Suncor (symbole : SU) sont inscrites à la Bourse de Toronto et à la Bourse de New York.

Pour plus d'information à propos de Suncor, visitez notre site Web à suncor.com, suivez-nous sur Twitter @SuncorEnergy, ou Découvrez l'énergie du Oui.

Le Lézard, 2015
[En ligne] http://www.lelezard.com/communique-8034802.html

Nemaska Lithium: un concept clé en main qui a fait la différence

Publié le 9 septembre 2015

(SHAWINIGAN) Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi Nemaska Lithium a décidé d'abandonner son projet à Salaberry-de-Valleyfield au profit de Shawinigan, mais la disponibilité des bâtiments formant l'ancienne papeterie Laurentide a probablement scellé l'avenir de ce projet.

«La décision d'établir notre usine d'hydrométallurgie à Shawinigan a été très grandement facilitée par la qualité des bâtiments disponibles et le niveau d'entretien que Produits forestiers Résolu a su garder, malgré les difficultés», souligne Guy Paradis, président et chef de la direction de Nemaska Lithium. «C'est ce qui va permettre une pérennité sur le site.»

La présence d'infrastructures fonctionnelles comme le gaz naturel, les stations électriques, les voies ferrées, mais aussi les économies de transport, la synergie avec le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales et la disponibilité de la main-d'oeuvre expliquent également le changement de cap par rapport aux intentions annoncées à Salaberry-de-Valleyfield en 2013.

Tout de même, rien n'avait bougé sur le site prévu en Montérégie jusqu'à ce que Shawinigan se manifeste, l'an dernier. M. Paradis explique ces délais par l'interminable attente pour obtenir les certificats d'autorisation des ministères de l'Environnement du Québec et du Canada pour l'exploitation de la mine Whabouchi.

«Ça a probablement pris 18 mois de plus que ce qu'on espérait initialement», estime-t-il. «De plus, le propriétaire du bâtiment où devait s'installer la phase 1 voyait une meilleure alternative avec une autre société junior et il a décidé de renier sa parole. Nous étions donc à la recherche de nouveaux bâtiments et nous n'en trouvions pas à Valleyfield à ce moment.»

Mario Besner, directeur du développement économique à Salaberry-de-Valleyfield, est évidemment déçu de la tournure des événements, mais il préfère regarder en avant.

«Un site était réservé et nous avions une promesse d'achat signée avec la compagnie Nemaska Lithium», confirme-t-il. «Mais il semble qu'entre-temps, Shawinigan ait offert des choses que la compagnie ne pouvait refuser.»

«Pour nous, c'est dommage mais au moins, ça reste au Québec!», s'encourage-t-il. «C'est décevant de ne pas avoir ce projet, mais honnêtement, nous sommes une région en pleine croissance. Nous récupérons 1,7 million de pieds carrés de terrain et nous avons beaucoup de demandes.»

En 2013, Investissement Québec avait confirmé une aide financière de dix millions de dollars à Nemaska Lithium, via sa filiale Ressources Québec. Ce montant n'a toujours pas été déboursé, mais il demeure disponible.

Puis, en février dernier, Technologies du développement durable Canada attribuait une subvention de 12,87 millions $ à la même entreprise pour son usine de fabrication d'hydroxide de lithium, phase 1.

Le Nouvelliste, 2015

[En ligne] http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/economie/201509/09/01-4898869-nemaska-lithium-un-concept-cle-en-main-qui-a-fait-la-difference.php

Saint-Hyacinthe, championne canadienne de l'emploi

Publié le 9 septembre 2015

Il fut un temps où l'on tenait pour acquis le fait que Fort McMurray, en Alberta, trône en tête du palmarès des villes canadiennes où l'employabilité était la plus vigoureuse. Or, les misères récentes de l'industrie pétrolière en Alberta font en sorte que désormais la championne canadienne en matière de création d'emploi est en Montérégie.

 

Un texte d'Émilie Dubreuil

En effet, selon un groupe ontarien de recherche sur l'emploi, l'Express Employment Professionals, Saint-Hyacinthe est en ce moment le marché de l'emploi le plus dynamique au pays.

Certaines entreprises ont « un heureux problème de main-d'oeuvre », explique la présidente de la Chambre de commerce, Claire Sarrasin, elles parviennent difficilement à recruter. « On est obligé d'aller séduire de la main-d'oeuvre ailleurs puisqu'on a presque le plein emploi, explique Mme Sarrasin. On travaille avec un organisme qui s'appelle Horizon 20-20 pour séduire les immigrants directement dans leur pays pour qu'ils viennent ici sans s'arrêter à Montréal. »

Le secret de Saint-Hyacinthe? La formation

Saint-Hyacinthe possède le plus vieux marché au Québec et la plus importante foire agricole de la province, sans parler de sa célèbre faculté de médecine vétérinaire; cela, on connaissait. Ce qu'on sait moins, c'est que la ville de 54 000 habitants attire toute sorte d'industries. De l'assurance aux pharmaceutiques en passant par le chocolat.

Pourquoi ce pouvoir d'attraction? C'est notamment à cause du Cégep de Saint-Hyacinthe, qui offre pas moins de 18 techniques formant la main-d'oeuvre spécialisée dont ont besoin les industries. Le tango entre formation et économie réussit, ici. À un tel point que le nombre d'étudiants au Cégep de St-Hyacinthe est passé de 2700, il y a sept ans, à plus de 5000, cette année.

Villes et emplois, le palmarès

  1. Saint-Hyacinthe
  2. Drummondville
  3. Grande Prairie (Alberta)
  4. Brossard
  5. Regina

Le nouveau défi

À 54 000 habitants, Saint-Hyacinthe a maintenant décidé de grossir et souhaite que les travailleurs demeurent dans la ville le soir venu. La municipalité encourage les promoteurs immobiliers à développer et investit dans des infrastructures pour améliorer la vie de la collectivité : centre culturel, centre aquatique, terrain de soccer, parcs, nouvelles rues.

L'idée, c'est qu'en 2020, il y ait au moins 60 000 personnes qui logent à Saint-Hyacinthe.

Radio-Canada, 2015

[En ligne] http://ici.radio-canada.ca/regions/Montreal/2015/09/04/004-saint-hyacinthe-ville-emplois.shtml

La Russie vend pour la première fois aux enchères du gaz à l'Europe

Publié le 8 septembre 2015

(AFP) Le géant gazier russe Gazprom a commencé lundi à vendre aux enchères du gaz à l'Europe, complétant son système controversé de contrats à long terme afin de renforcer son statut de fournisseur incontournable sur le Vieux continent.

Au total, l'entreprise publique met pour la première fois sur le marché entre lundi et mercredi 3,24 milliards de m3 de gaz répartis en 127 lots pour livraison dans le nord-ouest de l'Europe pendant l'hiver, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Il s'agit d'un volume restreint comparé aux exportations totales du groupe, attendues à 158 milliards de m3 sur 2015. Ces opérations s'apparentant à un embryon de Bourse du gaz constituent néanmoins une évolution très symbolique pour Gazprom, très attaché à son système de contrats à long terme indexés aux cours du pétrole et contraignants en termes de volumes.

Selon lui, ces derniers apportent aux clients la sécurité des approvisionnements tout en lui permettant d'investir à long terme dans les infrastructures.

"Le marché européen du gaz change constamment et, face à ces difficultés, nous voulons tester cette nouvelle forme de commerce du gaz et voir quels avantages ils peuvent apporter au vendeur et aux acheteurs", a commenté Alexandre Medvedev, cité dans le communiqué.

Gazprom couvre près du tiers de la consommation sur le continent européen mais dans un contexte de crise ukrainienne, l'Europe cherche à réduire cette dépendance en diversifiant ses approvisionnements.

Bruxelles accuse par ailleurs l'entreprise russe d'abuser de sa position dominante, en partie en raison de la forme des contrats, et a lancé une procédure pouvant aboutir à une lourde amende.

Le marché mondial du gaz a été nettement bouleversé ces dernières années avec l'émergence du gaz de schiste et le développement du gaz naturel liquéfié (GNL), qui se traduit par une concurrence nouvelle pour l'entreprise russe.

Gazprom martèle cependant qu'à long terme, il est le seul à pouvoir répondre à la hausse attendue de la consommation de gaz en Europe à un prix compétitif.

Le groupe vient de recueillir une marque de soutien des principaux fournisseurs d'énergie européens qui se sont associés à son projet de renforcement du gazoduc Nord Stream via les fonds de la mer Baltique.

Moins de trois mois après l'annonce de ce projet, il a annoncé la semaine dernière la signature d'un pacte d'actionnaires dans ce sens avec les groupes allemands BASF et E.ON, le français Engie, l'autrichien OMV et l'anglo-néerlandais Shell.

Agence France-Presse, 2015

[En ligne] http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/la-russie-vend-pour-la-premiere-fois-aux-encheres-du-gaz-a-l-europe-article_296709/

BASF démarre son complexe de MDI de Chongqing

Publié le 8 septembre 2015

Le leader mondial de la chimie a officiellement démarré les productions de son complexe de diisocyanate de diphénylméthylène (MDI) à Chongqing, en Chine, après une phase de tests au printemps. BASF précise que les volumes de production seront portés graduellement à la hausse en fonction de la demande, principalement sur le marché chinois décrit comme l'un des plus importants au monde pour le MDI et bénéficiant d'une croissance soutenue. Le complexe dispose de capacités de 400 000 tonnes par an de MDI. Implanté sur 50 hectares, il comprend également des unités de 400 000 t/an de nitrobenzène, de 300 000 t/an d'aniline, et d'un séparateur (splitter) de MDI de 400 000 t/an. À pleine charge, le complexe devrait employer un total de 300 salariés. Lancé en 2011, ce projet a nécessité un investissement de 860 millions d'euros. Son implantation à Chongqing, au coeur de la partie orientale de la Chine, est liée aux infrastructures existantes en matière autoroutière, ferroviaire et fluviale afin de faciliter l'accès aux cinq provinces chinoises limitrophes. C'est le second site de production de MDI en Chine pour BASF. Le chimiste allemand dispose aussi de capacités au sein de la coentreprise Shanghai Lianheng Isocyanate à Caojing, laquelle prévoit un doublement des capacités de MDI, à 480 000 t/an d'ici à 2017. Ailleurs dans le monde, BASF produit du MDI sur ses sites de Yeosu, en Corée du Sud, d'Anvers, en Belgique, et de Geismar, aux États-Unis.

Info Chimie, 2015
[En ligne] http://www.industrie.com/chimie/basf-demarre-son-complexe-de-mdi-de-chongqing,66373#xtor=RSS-31

Nemaska Lithium confirme aujourd'hui son implantation à Shawinigan

Publié le 8 septembre 2015

(Shawinigan) Pour la deuxième fois en moins d'un an, Shawinigan héritera aujourd'hui d'une annonce importante pour la transformation de son tissu économique.

Après la surprise causée par l'arrivée de CGI en octobre 2014, Nemaska Lithium confirmera son intégration au site de l'ancienne papeterie Laurentide, que Produits forestiers Résolu consent finalement à vendre à la Ville tout en assumant les frais de décontamination.

Cette annonce marquera assurément le début d'un temps nouveau pour ce site industriel, point de mire des intervenants économiques shawiniganais depuis plusieurs années.

La papeterie a fait vivre des milliers de familles pendant 126 ans. Le premier coup de semonce est venu en novembre 2012, à la suite de l'annonce de l'arrêt définitif de la machine à papier no 10. Moins de deux ans plus tard, en septembre 2014, Produits forestiers Résolu annonçait la fermeture de l'usine. Plus de 400 emplois étaient ainsi rayés de la carte à Shawinigan.

Pour la Ville, la poursuite des activités industrielles sur ce site a constitué une priorité au cours de la dernière année. Au bout du compte, la qualité des installations disponibles a permis à Shawinigan d'arracher ce projet à Salaberry-de-Valleyfield. Une douce revanche sur le destin, après avoir vu l'usine FerroAtlántica lui glisser entre les doigts l'an dernier au profit de Port-Cartier.

En mars 2013, Salaberry-de-Valleyfield annonçait la réalisation de la phase 1 de la société minière Nemaska Lithium dans l'ancienne usine de Dominion Textile. Ce projet pilote était évalué à 25 millions de dollars. Il devait produire annuellement 426 tonnes d'hydroxyde et de carbonate de lithium.

Cette usine devait entrer en exploitation en 2014, mais elle n'a finalement jamais vu le jour. Pas plus que la construction du complexe principal qui devait suivre. À ce moment, le maire, Denis Lapointe, parlait d'un investissement total de 300 millions de dollars et de la création de 120 emplois.

Ce projet devrait finalement aboutir à Shawinigan. Établie à Québec, Nemaska Lithium possède deux propriétés minières d'où elle extrait du lithium, à savoir Whabouchi, qui couvre près de 1800 hectares et Sirmac, qui occupe 645 hectares. Les deux mines sont situées au nord de Chibougamau.

Acquisition

Pour séduire Nemaska Lithium, la Ville de Shawinigan devait obligatoirement faire l'acquisition du site de l'usine Laurentide. Or, chez Produits forestiers Résolu, Karl Blackburn, directeur principal, Affaires publiques et relations gouvernementales, mentionnait la semaine dernière que la phase 2 du processus de caractérisation des sols n'était pas encore complétée. Par contre, il reconnaissait que la compagnie possédait maintenant suffisamment d'information pour s'avancer dans la transaction.

Au ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, personne n'a voulu commenter l'évolution de ce dossier la semaine dernière.

PFR assumerait les coûts de décontamination, une épine que la Ville de Shawinigan voulait éviter à tout prix.

«Les résultats sont beaucoup moins préoccupants que ce qu'on aurait pu penser, malgré les 126 ans d'exploitation», assure M. Blackburn. «Les endroits qui devront être remédiés sont beaucoup moins grands que prévus. Le site est relativement propre, une bonne nouvelle.»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a toujours soutenu que la Ville ne voulait pas puiser dans les poches des contribuables pour acquérir cette propriété. Comme prévu, le Fonds Résolu, créé par la compagnie dans le cadre de sa restructuration pour venir en aide aux communautés touchées par des arrêts de production de ses usines, sera utilisé pour permettre cette transaction. Cette aide financière pour l'acquisition de la propriété industrielle ne pouvait toutefois être consentie sans obtenir un engagement écrit de Nemaska Lithium de son intention de s'installer à Shawinigan.

En avril 2013, le Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins avait obtenu une contribution d'un million de dollars du Fonds Résolu. La Ville disposerait d'une aide semblable pour l'acquisition de la propriété de Laurentide, mais cette subvention ne couvrirait que la moitié de la facture. Le montage financier sera détaillé ce matin.

Produits forestiers Résolu ne vendra évidemment pas cette usine à sa valeur maximale, convient M. Blackburn.

«L'objectif que nous poursuivons dans le cadre d'une éventuelle transaction, c'est de supporter le développement économique de la municipalité», convient-il. «Il n'y a pas que l'aspect financier qui est pris en considération.»

En ce sens, bien que d'autres repreneurs se soient manifestés en début d'année, M. Blackburn précise que son mandat consistait à «s'entendre avec la Ville dans les meilleures conditions possibles».

Le Nouvelliste, 2015
[En ligne] http://www.lapresse.ca/le-nouvelliste/economie/201509/08/01-4898458-nemaska-lithium-confirme-aujourdhui-son-implantation-a-shawinigan.php

Comment améliorer d'un coup le bien-être de vos employés?

Publié le 7 septembre 2015

J'ai deux questions pour vous, aujourd'hui. La première : «Vous sentez-vous vraiment bien au travail?». Et la seconde : «Croyez-vous que vos collègues se sentent vraiment bien au travail?» Prenez le temps d'y penser et d'y apporter à chaque fois une réponse argumentée. Oui, prenez le temps, car ça va en valoir la peine...

Bien. Maintenant que vous avez votre réponse en tête, je vais partager avec vous les résultats d'un sondage mené à l'échelle mondiale par le cabinet d'études Ipsos pour le compte de Steelcase, une firme spécialisée dans le mobilier et le design de bureau. Un sondage qui portait justement sur le bien-être au travail. Un sondage passionnant, comme vous allez le voir.

Ainsi, il a été demandé aux quelque 10 500 personnes interrogées, dont des Canadiens, de dire s'ils étaient globalement satisfaits au bureau, et le cas échéant d'indiquer ce qui faisait que leur vie n'y était pas toujours rose. Voici l'essentiel de ce qui en est ressorti :

 

> 1 employé sur 3 est insatisfait au travail. 31% des personnes interrogées ne sont «pas» ou «pas du tout» satisfaits au bureau. Ce qui signifie qu'ils ne trouvent pas matière à s'épanouir dans leur quotidien au travail.

 

> Un pénible sentiment d'isolement. La principale raison de l'insatisfaction des employés réside dans le fait qu'ils se sentent isolés au bureau (68%). Une raison à laquelle s'ajoute une autre, qui lui est clairement liée : ils détestent travailler dans un espace à aire ouverte (open space, en anglais). De fait, les espaces à aire ouverte sont des design de bureau de plus en plus populaires - aujourd'hui, 25% des employés travaillent dans ceux-ci, tandis qu'il n'y a plus que 34% des employés qui travaillent dans des bureaux à cubicules -, mais le hic, semble-t-il, c'est que ça ne les réjouit guère.

Les Affaires, 2015

[En ligne] http://www.lesaffaires.com/blogues/olivier-schmouker/comment-ameliorer-d-un-coup-le-bien-etre-de-vos-employes/581254

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