Argentine : Des algues pour capturer le CO2 des usines

Publié le 4 janvier 2012

Source: Green et Vert, 28 décembre 2011

[En ligne]: http://www.greenetvert.fr/2011/12/28/des-algues-pour-capturer-le-co2-des-usines/42135

Pour absorber le dioxyde de carbone produit par les industries les plus polluantes, les scientifiques de l'université de Cuyo envisagent de cultiver des microalgues qui serviront ensuite de combustible. Les fabriques de ciment pourraient être les premières à bénéficier de cette technologie.

Les chercheurs de l'université de Cuyo ont décidé de s'attaquer à un secteur industriel hautement polluant en terme d'émissions de gaz à effet de serre et pourtant rarement pointé du doigt : les fabriques de ciment. Utilisé par l'homme depuis des milliers d'années, le ciment est un matériau de construction dont nous serions bien incapables de nous passer, mais dont le processus de fabrication libère d'immenses quantités de CO2, représentant à elles seules 5% de l'ensemble des émissions anthropiques mondiales.

Pour diminuer l'impact de cette activité sur l'atmosphère, les scientifiques ont décidé de recourir à des algues autochtones de la région de Mendoza, en raison de leur capacité d'absorption élevée de CO2 et de la qualité de la biomasse qu'elles peuvent produire. Comme toutes les plantes, les algues utilisent du dioxyde de carbone et de l'énergie solaire pour leur développement, au cours du processus de photosynthèse.

Pour alimenter les algues en CO2, les rejets gazeux des cimenteries sont captés en sortie de cheminée puis refroidis. Ils sont ensuite dirigés vers des dispositifs spéciaux capables de séparer le dioxyde de carbone des autres gaz et de le dissoudre dans l'eau des bassins de culture.

Cercle vertueux

Si cette industrie libère autant de CO2, ce n'est pas uniquement en raison des combustibles fossiles utilisés dans les fours au cours de la fabrication du ciment. Environ 60% du dioxyde de carbone provient en effet de la décarbonatation des minéraux utilisés (la réaction chimique permettant la transformation du calcaire en chaux).

La concentration élevée de CO2 dans les fumées des cimenteries fait de cette industrie la candidate idéale pour la capture de ce gaz à effet de serre. L'étape suivante consiste à récupérer les algues cultivées afin qu'elles puissent alimenter les fours de la cimenterie. Maria Florencia Codina, ingénieur et responsable du groupe de recherche à l'université de Cuyo, explique :

    ''La biomasse, une fois retirée et séchée, ressemble à de la sciure et peut être utilisée dans les fours pour la combustion.''

Selon elle, les essais en laboratoire se sont révélés prometteurs et devraient bientôt déboucher sur la création d'une usine pilote qui permettra de tester ces nouvelles technologies à échelle semi-industrielle.

Ruée vers le gaz de schiste aux États-Unis

Publié le 4 janvier 2012

Source: Les Affaires, 3 janvier 2012

Par: Agence France-Presse

[En ligne]: http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/energie/ruee-vers-le-gaz-de-schiste-aux-etats-unis-/539326

Le pétrole et le gaz de schiste aux États-Unis suscitent un appétit vorace de la part de géants internationaux comme le français Total, le chinois Sinopec ou le fonds américain KKR, dans un contexte de raréfaction des gisements d'hydrocarbures traditionnels.

Depuis quelques mois les transactions s'accélèrent, avec deux opérations majeures sur la seule journée de mardi.

Devon Energy a ainsi annoncé que Sinopec allait acquérir un tiers de cinq de ses nouveaux projets, un investissement de 2,5 milliards de dollars, dont 1,6 milliard de dollars en remboursements de coûts d'exploration et forage.

Parallèlement, Total s'est associé au groupe d'hydrocarbures gazier Chesapeake Energy et à son partenaire EnerVest en prenant une participation de 25% dans leurs gisements de gaz de schiste dans l'Ohio (Est des États-Unis) pour 2,3 milliards de dollars.

Total avait indiqué en novembre son intention de renforcer ses activités dans ce domaine aux États-Unis, alors que l'exploitation des gisements de schiste est interdite en France, en raison des risques pour l'environnement.

Fin novembre, le fonds d'investissement KKR avait racheté l'américain Samson pour 7,2 milliards de dollars, confortant son portefeuille d'actifs dans ce secteur, qui est l'un de ses axes stratégiques d'investissement.

"Les États-Unis disposent d'une avance technologique dans l'exploitation du pétrole et du gaz non conventionnels", souligne Mark Hanson, analyste chez Morningstar, pour expliquer cet engouement.

La Chine en particulier dispose de réserves colossales de gaz de schiste, qui pourraient aider à satisfaire ses besoins énergétiques en rapide expansion, mais le pays manque d'expertise pour les mettre en valeur, et l'acquisition de Sinopec peut ainsi lui permettre d'acquérir ce savoir-faire.

Mais Total, qui avait déjà racheté en 2010 une part de Chesapeake, spécialiste des hydrocarbures non conventionnels, pour 2,25 milliards de dollars, a lui aussi laissé entendre qu'il souhaitait acquérir une meilleure expertise technologique.

"Nous avons beaucoup appris de Chesapeake", avait ainsi déclaré en novembre John Bannerman, directeur des activités aux États unis de Total.

"Ce sont des entreprises relativement petites" qui ont été à l'avant-garde de l'investissement dans ces nouvelles ressources, pas les géants mondiaux", remarque M. Hanson.

Le numéro un mondial du pétrole ExxonMobil avait déclenché fin 2009 ce mouvement de consolidation du secteur des pétroles et gaz de schiste aux États-Unis en déboursant la somme record de 41 milliards de dollars pour son compatriote XTO Energy, pionnier du pétrole et gaz "non conventionnel".

Par ailleurs, si les prix du gaz naturel restent déprimés, ceux du pétrole restent soutenus, à plus de 100 dollars le baril. Tout gisement contenant du pétrole de schiste offre ainsi de lucratives perspectives d'exploitation, dans un cadre politique plus stable que dans de nombreuses autres zones de la planète, au Moyen-Orient ou en Afrique.

L'opération de mardi "s'inscrit dans notre stratégie de développement dans des gisements non conventionnels offrant un fort potentiel et avec en l'occurrence une valorisation majoritairement liée au prix du brut", a ainsi justifié Yves-Louis Darricarrère, l'un des responsables de Total.

La roche de schiste contient aussi beaucoup de gaz tels que le propane et le butane "qui sont facilement compressibles et peuvent donc être liquéfiés. Ils se vendent au prix fort" par rapport à un gaz naturel comme le méthane, explique M. Hanson.

L'exploitation des pétroles et gaz de schiste, plus compliquée et coûteuse que celle des hydrocarbures traditionnels, reste en outre moins chère et risquée que celle des gisements offshore, conclut M. Hanson.

Hausse de la rémunération globale

Publié le 4 janvier 2012

Source: Le Devoir, 23 décembre 2011

Par: La Presse Canadienne

[En ligne]: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/338977/en-bref-hausse-de-la-remuneration-globale

 

Ottawa - La rémunération hebdomadaire moyenne des employés salariés non agricoles a augmenté de 1,4 % en octobre par rapport au mois précédent pour s'établir à 885,36 $, a révélé hier Statistique Canada. D'une année à l'autre, ajoute l'agence fédérale, la rémunération hebdomadaire moyenne a augmenté de 2,7 %.

Le nombre moyen d'heures travaillées par semaine est demeuré inchangé par rapport à octobre 2010, s'étant établi à 33 heures. La rémunération hebdomadaire moyenne s'est accrue dans chaque province au cours de la période de 12 mois se terminant en octobre, principalement à Terre-Neuve-et-Labrador et en Alberta. La Nouvelle-Écosse a enregistré la croissance la plus faible. 

Les changements de 2012 au Régime de rentes du Québec

Publié le 4 janvier 2012

Source: Portail Québec, 28 décembre 2011

[En ligne]: http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Decembre2011/28/c9013.html

 

QUÉBEC, le 28 déc. 2011 /CNW Telbec/ - Plusieurs modifications au Régime de rentes du Québec (RRQ) entrent en vigueur le 1er janvier 2012. Pour la première fois depuis 2003, le taux de cotisation au Régime augmente en 2012 et passe de 9,9 à 10,05 %, une hausse de 0,15 %. Rappelons que la cotisation au Régime est  payée à parts égales par l'employeur et l'employé. Près de quatre millions de personnes cotisent au Régime de rentes du Québec.

Le 1er janvier 2012, les rentes versées par la Régie seront indexées de 2,8 %, comme le prévoit la loi. Plus de 1,6 million de personnes reçoivent chaque mois une ou l'autre des rentes payées par le Régime. Il s'agit des rentes de retraite, de conjoint survivant, d'invalidité, d'enfant de cotisant invalide et d'orphelin. En ce qui concerne la rente d'orphelin, qui est versée à 16 000 enfants, elle triplera à la suite de l'adoption récente du projet de loi no 39. Elle passera de 69 dollars à 224 dollars par mois dès le début de la prochaine année.

À propos de la Régie des rentes du Québec

Forte d'une expertise de 46 ans en matière de retraite et de rentes, et d'une clientèle de près de 6 millions de personnes, la Régie des rentes du Québec est une organisation performante qui fait du service à la clientèle sa priorité.

La Régie a pour mission de contribuer à la sécurité financière à la retraite des Québécoises et Québécois. Chaque année, elle verse plus de dix milliards de dollars aux bénéficiaires du Régime de rentes du Québec. Elle administre aussi le Soutien aux enfants. Dans le cadre de cette mesure, plus de 866 000 familles bénéficiaires verront leurs versements indexés de 2,66 % en 2012. Cette aide aux familles représente annuellement plus de deux milliards de dollars.

La Régie, qui figure au palmarès 2012 des employeurs de choix de la firme Aon Hewitt, a son siège social à Québec et neuf centres de services à la clientèle répartis dans différentes régions de la province. Son expertise est reconnue internationalement.

Baisse du salaire net des Canadiens dès le 1er janvier

Publié le 4 janvier 2012

Source: Le Devoir, 29 décembre 2011

Par: La Presse Canadienne

[En ligne]: http://www.ledevoir.com/economie/finances-personnelles/339249/baisse-du-salaire-net-des-canadiens-des-le-1er-janvier

Ottawa - Même sans forte augmentation des impôts, le salaire net des Canadiens sera un peu moins élevé à compter du 1er janvier, en raison, notamment, de la hausse des primes d'assurance-emploi.

La Fédération canadienne des contribuables affirme que les primes d'assurance-emploi et le Régime de pensions du Canada priveront les travailleurs et leurs employeurs d'un total d'environ 306 $ en 2012.

Le 1er janvier, les travailleurs verront leurs primes d'assurance-emploi augmenter de cinq cents, à 1,83 $, par tranche de 100 $ de revenu imposable, tandis que le maximum de la rémunération assurable passera à 45 900 $, contre 44 200 $.

De plus, le maximum des gains annuels ouvrant droit à pension sera de 50 100 $, comparativement à 48 300 $.

En conséquence, les chèques de paye des employés atteignant le maximum seront inférieurs de quelque 142 $ sur l'ensemble de l'année.

Les employeurs seront quant à eux plus durement touchés puisqu'ils seront privés de 164 $.

Cependant, la plus importante modification apportée en matière d'impôt concernera le taux d'imposition des sociétés. À compter du 1er janvier, les entreprises verront leur taux d'imposition fédéral passer de 16,5 % à 15 %. 

2012: l'année de toutes les négociations

Publié le 4 janvier 2012

Source: Argent, 29 décembre 2011

Par: Agence QMI

[En ligne]: http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2011/12/20111229-093747.html

Augmentations de salaires, meilleures conditions de travail, rentabilité, retraites: les négociations seront inévitablement au programme l'année prochaine puisque 40 % des conventions collectives au Québec arriveront à échéance en 2012.

Au total, 1656 contrats de travail prendront fin au cours de l'année prochaine, impliquant près de 125 000 salariés. Le commerce de détail, l'industrie manufacturière et le transport représentent les secteurs qui toucheront le plus grand nombre de personnes.

«Nous attendons beaucoup de mouvements, a prévenu Florent Francoeur, président et chef de la direction de l'Ordre des conseillers en ressources humaines du Québec. Notamment du côté de la Société de transport de Montréal (STM) et de la Société des casinos du Québec.»

La majorité des conventions collectives de la STM prendront fin en janvier. «Si ça se passe bien tant mieux, sinon, l'absence de compromis pourrait avoir un impact direct sur les utilisateurs des transports en commun», a mis en garde M. Francoeur.

Certaines lois ou certains articles du Code du travail devront également être modernisés, et les grands dossiers ouverts en 2011 se poursuivront en 2012. «Comme la rareté de la main-d'œuvre qualifiée ou les problèmes psychologiques au travail», a-t-il avancé à titre d'exemple.

2011, une année de montagnes russes


Les conflits de travail ont été moins nombreux en 2011 que lors des années précédentes. Cependant, ces derniers ont duré plus longtemps. «Cela démontre une certaine maturité dans les relations. Au sens global, la situation est plutôt bonne au Québec», a analysé M. Francoeur.

Symbole de cette réussite, le taux de chômage dans la région de Québec, descendu sous les 5 % au troisième trimestre, est l'un des plus bas de la province et du Canada. La région de Montréal, elle, plafonne à 9,3 %.

L'adoption du projet de loi éliminant le placement syndical fait également partie intégrante des succès de l'année. «Je tiens à rappeler la collaboration particulière du gouvernement et des partis d'opposition dans ce dossier», a relevé M. Francoeur.

En revanche, les levées de chantier, actes de vandalisme et autres gestes d'intimidation ayant eu lieu durant l'étude de ce projet de loi l'ont interpellé. «On ne voit ça que rarement. Heureusement, il y a eu une réaction rapide de la part du gouvernement et de la société en général», a-t-il souligné.

Dernières taches d'encre sur la copie de 2011, la menace d'une loi spéciale brandie par le gouvernement Harper à l'encontre du personnel d'Air Canada; et les 1200 travailleurs canadiens d'IQT Solutions (dont 600 Québécois) mis à pied sans explication ni indemnité lors de la fermeture de trois centres d'appels de l'entreprise.

© 2019 Coeffiscience. Tous droits réservés. Conception & réalisation du site par HPJ.