L'image des entreprises, un facteur de recrutement

Publié le 18 janvier 2012

Source: Le Soleil, 18 janvier 2012

Par: Carl Thériault, collaboration spéciale

[En ligne]: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201201/17/01-4486802-limage-des-entreprises-un-facteur-de-recrutement.php

(Rimouski) Une étude effectuée auprès de 300 étudiants en administration de deux universités du Québec, celles de Rimouski (UQAR) et de l'Outaouais (UQO), révèle que les futurs diplômés se laisseront ardemment désirer par les entreprises, qui auront alors intérêt à soigner leurs offres et leur image dans un contexte de rareté de main-d'oeuvre qualifiée.

«C'est une étude très pointue qui a été validée par la communauté scientifique au niveau méthodologique. Le but de la recherche était de donner aux entreprises des arguments qui vont accrocher selon le type d'employés qu'elles veulent recruter. Pour cela, il faut avoir une image corporative moussant les critères recherchés par certains employés», explique Marc Roy, professeur en marketing à l'Unité des sciences de la gestion de l'UQAR, dans un article corédigé avec le professeur en relations industrielles Martin Lauzier (UQO) qui vient de paraître dans la revue scientifique américaine Journal of Organizational Psychology.

«Les étudiants ne pouvaient identifier les entreprises et n'avaient devant eux que des logos sur le type d'entreprise, de services ou de production. Par les réponses aux questions sur le milieu et les conditions de travail et plusieurs autres, dans 60 % des cas, les étudiants ont pu retrouver grâce à ces critères les entreprises auxquelles ils faisaient référence. Un peu comme la boussole électorale utilisée lors des dernières élections fédérales, qui, suite aux réponses des gens, arrivait à dire de quel parti ils étaient le plus proche. Nous avons eu raison 6 fois sur 10. Nous avons battu le hasard, qui est de 25 %, comme des papiers pigés dans un chapeau. C'est quand même bon. On voulait prévoir dans quel type d'organisation les étudiants voulaient travailler. Éventuellement, mais on n'est pas rendu là, pareilles études pourraient donner des outils aux entreprises pour insister sur certaines caractéristiques dans leur recrutement», souligne M. Roy.

Ces étudiants ont été questionnés quant à leur perception à l'égard des entreprises non identifiées (Bombardier, Desjardins, IGA, RONA et VIA Rail) à partir de critères symboliques (climat de travail, possibilité d'avancement dans la carrière, qualité des produits et services...) et fonctionnels ou instrumentaux (salaire, avantages sociaux et environnement de travail sécuritaire). «Depuis plusieurs années, les entreprises, y compris les universités, ont des difficultés à trouver des employés de qualité. Ces organisations sont prêtes à faire plusieurs efforts pour les attirer et les retenir», constate Marc Roy. Au printemps, les professeurs Lauzier et Roy prévoient réaliser un autre sondage auprès de personnes à la recherche d'un emploi quant à leur perception des entreprises.

Bruit excessif, la CLP s'en remet à la définition du terme «excessif» que donne le dictionnaire

Publié le 17 janvier 2012

Source: Veille IRSST, 12 janvier 2012

[En ligne]: http://comm.irsst.qc.ca/blogs/bruit/archive/2012/01/12/4329.aspx

Le travailleur doit donc démontrer, non pas une exposition à un bruit important ou significatif, mais plutôt une exposition à un bruit «qui dépasse la mesure souhaitable ou permise, qui est trop grand, trop important». La présomption de maladie professionnelle s'applique puisque le travailleur a une atteinte auditive causée par le bruit et qu'il a été exposé à des bruits excessifs dans le cadre de son travail de mécanicien-assembleur de moteurs d'avions. Certaines mesures réalisées chez l'employeur jusqu'en 1994 sous-estiment l'exposition réelle du travailleur, car elles ont été effectuées avec un facteur de bissection de Q=5, selon la norme OSHA, alors que si ces études avaient été faites avec la norme ISO, dont le facteur de bissection est de Q=3, les niveaux de bruits seraient plus élevés, norme que privilégie le tribunal: Pratt & Whiyney Canada et Émond, 2011 QCCLP 4313, [2011] C.L.P. 248.

http://www2.clp.gouv.qc.ca/sites/clpq/memento05.nsf/852562dd006ae370852562760073c65a/f0efb2fbb06acf59852578b500663c40!OpenDocument

Argentine : Une batterie au lithium pour un scooter économique

Publié le 17 janvier 2012

Source: Green et Vert, 17 janvier 2012

[En ligne]: http://www.greenetvert.fr/2012/01/17/une-batterie-au-lithium-pour-un-scooter-economique/44310

Poids plume et coût d'utilisation dérisoire sont les principaux atouts de la batterie créée par l'Université de La Plata. Un premier pas pour imposer le concept de véhicules électriques en Argentine et mettre à profit les incroyables réserves de lithium de la région.

Le premier scooter électrique du pays parcourt désormais les rues de La Plata, grâce à une batterie au lithium développée par l'Institut de recherches physicochimiques théoriques et appliquées (INIFTA) de l'université nationale de La Plata.

60 Kilomètres d'autonomie

Ses 60 cellules au lithium-ion lui offrent une autonomie de 60 kilomètres, pour une vitesse maximum de 60 kilomètres par heure. Pour Guillermo Garaventta, co-responsable du projet et chercheur à l'INIFTA,

    ''Le premier objectif est d'imposer l'idée que le lithium peut devenir à très court-terme une alternative énergétique pour l'Argentine.''

Avec un temps de charge complète de quatre heures, sur une prise 220 volts normale, la batterie mise au point dans les laboratoires de l'INIFTA offre un grand confort d'utilisation. La puissance nécessaire à la recharge n'excède pas 200 watts, pour facture d'électricité annuelle estimée à 300 pesos (60 euros).

Un poids quatre fois inférieur à celui des batteries en plomb

Le scooter électrique a été conçu sur la base d'un deux-roues de fabrication chinoise, auquel les scientifiques ont intégré une batterie au lithium ultra-légère. Celle-ci ne pèse en effet que 12 kilogrammes : un poids record, quatre fois inférieur à celui des batteries au plomb, pour une durée de vie multipliée par cinq. Guillermo Garaventta porte beaucoup d'espoir dans ce projet:

    ''Il est vraiment essentiel pour nous de faire circuler un deux-roues électrique dans le pays, il s'agit d'un premier pas en direction du développement et de la production locale de cellules au lithium [...] C'est une étape préliminaire pour la production nationale de véhicules électriques.''

Selon les estimations actuelles, l'Argentine, la Bolivie et le Chili se partagent 85% des réserves mondiales de lithium. Ces incroyables richesses ont valu à la région d'être surnommée "l'Arabie Saoudite du lithium". Les deux pays cherchent à transformer eux-mêmes le précieux métal, plutôt que de se contenter de l'exporter sous sa forme brute.

Pembina Pipeline rachète Provident Energy, une transaction évaluée à 3,2 G $

Publié le 17 janvier 2012

Source: Les Affaires, 16 janvier 2012

Par: La Presse Canadienne

[En ligne]: http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/energie/pembina-pipeline-rachete-provident-energy-une-transaction-evaluee-a-32-g-/539785

 

L'exploitant d'oléoducs Pembina Pipeline (TSX:PPL) a accepté de racheter la totalité des actions en circulation de Provident Energy (TSX:PVE) dans le cadre d'une transaction en actions évaluée à 3,2 milliards $.

En vertu de l'accord annoncé tôt lundi, Pembina donnera 0,425 d'une action pour chaque titre de Provident, ce qui représente une prime de 24,7 pour cent par rapport à leur cours de fermeture de 9,51 $ de la semaine dernière.

La valeur boursière de la nouvelle entité s'élèvera à 7,9 milliards $, ce qui en fera une des plus grandes sociétés d'infrastructures énergétiques inscrites en Bourse.

Pembina a en outre l'intention d'augmenter son dividende mensuel de 3,8 pour cent à 13,5 cents par action une fois la transaction complétée.

Une fois la transaction complétée, la nouvelle entreprise mènera ses activités sous le nom de Pembina et sera sous la responsabilité d'une équipe composée de dirigeants de Pembina et Provident.

Les deux sociétés ont fait remarquer qu'il existait très peu de redondances entre elles. Pembina Pipeline assure le transport du pétrole brut et des liquides de gaz naturels dans l'Ouest canadien et détient et exploite des pipelines reliés à des projets de sables bitumineux. Provident Energy détient et exploite des infrastructures de gaz naturels et des activités de logistique.

L'action de Pembina (TSX:PPL) a perdu lundi 1,20 $, soit 4,3 pour cent, pour clôturer à 26,70 $ à la Bourse de Toronto, tandis que le titre de Provident (TSX:PVE) a gagné 1,69 $, soit 17,77 pour cent, pour terminer les échanges à 11,20 $.

Un secret qui n'en est pas un

Publié le 17 janvier 2012

Source: La Presse, 16 janvier 2012

Par: Isabelle Cantin

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/cv/201201/16/01-4486205-un-secret-qui-nen-est-pas-un.php

Un article de notre collègue Judith Lachapelle intitulé «Chut! Ne le dites pas à personne» publié à l'automne a inspiré une avocate en matière d'enquêtes internes sur le harcèlement et la violence au travail à écrire sur le sujet.

L'article est révélateur et combien fondé. En effet, dire à des jeunes d'une classe: «C'est un secret, et il ne faut pas en parler aux élèves des autres niveaux», c'est suffisant pour déclencher chez eux un besoin urgent de divulguer l'information. Ce phénomène n'est pas observé que chez les enfants; plusieurs adultes réagissent de la même manière. C'est un peu comme dire «confiez-vous à votre coiffeur» et tout le quartier le saura assurément!

Sans grande surprise, le milieu de travail ne fait pas exception à la règle. De fait, il s'agit de l'un des endroits où les confidences sont le moins bien gardées. En outre, au travail, les secrets alimentent les rumeurs, ce qui peut entraîner des répercussions dévastatrices non seulement pour ceux qui sont concernés, mais également pour les membres de leur entourage familial et professionnel.

D'abord, assurer la confidentialité

En matière de harcèlement psychologique en milieu de travail, la confidentialité des renseignements reliés à une plainte est cruciale. Plusieurs politiques contre le harcèlement précisent cette question, mais les employeurs doivent répéter leurs attentes en matière de confidentialité, notamment lorsque les parties et les témoins sont convoqués dans le cadre d'une enquête administrative interne.

C'est aussi pour cela que la majorité des enquêteurs désignés font signer, si cela n'a pas été fait avant, un engagement de confidentialité aux déclarants et aux observateurs susceptibles d'accompagner les parties lors des entrevues. Parfois, certains employeurs hésitent avant de permettre à un enquêteur de rencontrer un témoin qui a quitté l'organisation ou un tiers: ils ont moins de maîtrise sur ses agissements qu'ils en auraient sur ceux d'un employé.

Mais, malgré toutes ces précautions, pourquoi entendons-nous régulièrement dire que «tout le monde est au courant»?

Outre le fait que la nature humaine est curieuse et que le potinage va bon train, surtout en milieu de travail, les manquements à la confidentialité sont souvent causés par l'absence de consignes, le manque de clarté de celles-ci ou une incompréhension des buts recherchés ainsi que des conséquences possibles de tels écarts, plutôt que vouloir faire fi des responsabilités et des obligations de discrétion.

Le téléphone de brousse

Prenons l'exemple suivant: un employé estime être victime de harcèlement psychologique. Il se confie à ses collègues Pierre et Jeanne pour connaître leur point de vue. Il en profite pour demander à Jeanne si elle accepterait de venir témoigner en sa faveur.

Par la suite, Pierre en glisse un mot à Jacques, près des casiers. Une autre collègue, France, entend des bribes de leur conversation. Elle ne dit rien sur le coup, mais le lendemain, elle en parle à un autre collègue.

En quelques minutes, heures ou jours, c'est l'effet boule de neige. Plusieurs personnes connaissent la situation. Pire encore, l'information transmise changera en cours de route. Ce qui n'aurait pas dû être révélé, deviendra «le» sujet de conversation. Pour complexifier cet exemple, on pourrait aussi imaginer qu'un de ces employés en parle à ses amis des réseaux sociaux. Vous souvenez-vous du jeu du secret à l'oreille? Une première personne chuchote une phrase à la seconde et ainsi de suite. Le but est de voir l'évolution de la phrase initiale.

Que de surprises lorsque la dernière personne autour de la table révèle, à voix haute, ce qu'elle vient d'entendre! La même chose se produit sur les lieux de travail. Les rumeurs, souvent déformées et non fondées, favorisent le clivage au sein d'un groupe. Pour diminuer les risques et éviter les dérapages, les employeurs doivent expliquer de façon claire aux employés quelles sont leurs attentes par rapport à la confidentialité et, surtout, ne pas hésiter à intervenir dès qu'ils savent que des rumeurs circulent, qu'elles soient fondées ou non.

Devant des problèmes de discrétion et de confidentialité, les personnes en autorité doivent:

1. Expliquer pourquoi elles exigent la confidentialité, sans oublier de parler des exceptions (notamment, le droit pour une personne de se confier à un conseiller de son choix). 2. S'assurer que tous les employés (les superviseurs, les gestionnaires et les représentants syndicaux), comprennent qu'un écart à cette obligation risque de nuire. Il pourrait empirer la situation, influencer les autres ou causer un préjudice à la réputation. Le conseil «réfléchir avant de parler» est toujours de mise;

3. S'assurer qu'il existe, dans les politiques, des clauses relatives à la confidentialité et à la discrétion, au respect d'autrui et au respect des règles portant sur l'utilisation des technologies de l'information; 4. Désigner une personne-ressource à l'interne qui pourrait être approchée par tout employé ayant besoin de se confier et qui serait en mesure, au besoin, d'orienter l'employé vers d'autres ressources. Par exemple, dans un tel cas, le recours au programme d'aide aux employés devient souvent incontournable. Cette démarche devrait toujours demeurer confidentielle. 5. Faire signer un engagement de confidentialité aux déclarants (y compris aux observateurs des parties, si cela s'applique). Dans ce contexte, il est important de recourir à une terminologie que les signataires comprendront.

Les conseillers en gestion des ressources humaines peuvent aussi recevoir des employés qui leur racontent ce qui se passe et demandent, vers la fin de l'entrevued'être discret. «Je vous l'ai dit, cela m'a fait du bien, mais je ne veux pas que vous en parliez.»

Le conseiller se retrouve alors dans une situation délicate. Certains se sentent alors pris entre l'arbre et l'écorce. Il vaut donc mieux clarifier cet aspect rapidement. Par prudence et dans un souci de transparence, plusieurs employeurs désirant éviter de mauvaises surprises ont d'ailleurs choisi de préciser dans leur politique que la direction se réserve le droit d'intervenir, qu'il y ait plainte ou non, à partir du moment où il existe des motifs raisonnables de croire que la politique a été violée.

Certains conseillers demandent à l'employé, dès le début de l'entretien, quelles sont ses attentes en venant se confier. Ils pourront ainsi lui expliquer rapidement que leur conversation ne peut pas rester entièrement confidentielle. D'autres, lorsque l'employé ne désire partager ses échanges, donnent des conseils aux employés en leur proposant d'intervenir. Ils promettent qu'un suivi sera fait au cours des deux ou trois jours suivants. Il ne doit pas ici s'agir d'un cas urgent ou qui met sa sécurité en jeu. Si la situation ne s'est pas améliorée, l'employé qui s'est confié doit alors comprendre que le conseiller pourrait n'avoir d'autres choix que d'intervenir si les circonstances le justifient, et qu'en conséquence, ce qui a été dit ne restera pas nécessairement secret. L'important sera alors de le faire le plus discrètement possible.

Isabelle Cantin est médiatrice accréditée et membre de l'Ordre des conseilleurs en ressources humaines agréés.

La parité avant 2050

Publié le 17 janvier 2012

Source: Le Soleil, 17 janvier 2012

Par: Brigitte Breton

[En ligne]: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/opinions/editoriaux/201201/16/01-4486453-la-parite-avant-2050.php

(Québec) La patience et la méthode douce ont des limites. La ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, doit l'admettre et légiférer pour accroître le nombre de femmes aux conseils d'administration des grandes entreprises privées. Le Québec doit franchir cet autre pas menant vers la parité hommes-femmes.

La fixation de quotas rebute, même d'ardentes féministes. Les quotas peuvent en effet laisser supposer que la femme nommée à un poste l'a été parce qu'elle est une femme et non parce qu'elle possède les compétences, l'expérience et les qualités requises pour réaliser le travail.

Il est néanmoins possible de forcer la main des organisations récalcitrantes sans recourir à de rigides quotas et sans affecter la bonne gouvernance. Dommage que la ministre St-Pierre, dans ce dossier comme dans celui de la protection de la langue française, adopte une position attentiste et compte sur une volonté de changement qui tarde toujours à se manifester.

Son attitude est d'autant plus navrante qu'elle freine un mouvement lancé par son gouvernement. Le chef libéral Jean Charest a instauré une parité hommes-femmes au sein du Conseil des ministres. C'est aussi le gouvernement libéral qui a adopté en 2006 une loi imposant la parité aux conseils d'administration des grandes sociétés d'État. Cinq ans plus tard, l'objectif est presque atteint. Seulement neuf des conseils d'administration des 22 sociétés d'État ne comptent pas un nombre égal d'hommes et de femmes. La grande majorité dépasse cependant les 40 % de membres de sexe féminin.

Il y a cinq ans, le pourcentage de femmes au conseil d'administration des sociétés d'État était de 27,5 %. Il faut être naïf pour croire que l'avancée aurait été la même en l'absence d'une loi fixant des objectifs précis. Les dirigeants auraient continué d'avoir les mêmes réflexes même si les femmes ont aujourd'hui la formation et l'expérience de travail pour apparaître sur la liste des recrues.

Dans le secteur privé, le pourcentage de femmes plafonne à 14 % depuis cinq ans. La ministre a-t-elle vraiment besoin qu'un comité lui dise quoi faire pour accélérer la transformation, et cela, sans devoir attendre un demi-siècle? Souhaiter et espérer que les entreprises comprendront par elles-mêmes que la contribution des femmes est positive ne suffit pas.

Il n'y a qu'à regarder le dossier de l'équité salariale. Sans une loi adoptée à l'unanimité en 1996, des emplois occupés principalement par des femmes seraient encore aujourd'hui moins bien rémunérés que ceux occupés majoritairement par des hommes. Et ce, même si la formation, les tâches et les responsabilités sont équivalentes. Il a fallu forcer les employeurs à évaluer les emplois à prédominance féminine pour que le travail des femmes soit reconnu à leur juste valeur et mieux payé.

Malgré tout, en 2010, la moitié des entreprises privées n'avaient toujours pas complété l'exercice d'évaluation. Une chance que le principe de salaire égal pour un travail équivalent est inscrit dans la Charte des droits depuis plus de 30 ans et que l'Organisation internationale du travail a commencé à l'évoquer en 1951...

Si le principe d'équité et de parité est cher et si on souhaite com­me société qu'il s'applique dans la composition des conseils d'admi­nistration du secteur privé, le gouvernement doit fixer des cibles, comme l'ont fait notamment la France et la Norvège.

Au Québec, l'Institut sur la gouvernance des entreprises privées et publiques préconise de nommer une femme pour pourvoir une vacance sur deux à un con­seil d'administration pour s'assurer que la représentativité féminine atteigne 40 % dans 10 ans. Une proposition qui devrait dès maintenant inspirer un texte de loi.

Courriel et heures supplémentaires

Publié le 17 janvier 2012

Source: Les Affaires, 17 janvier 2012

Par: Jean-François Codère

[En ligne]: http://www.lesaffaires.com/blogues/jean-francois-codere/courriel-et-heures-supplementaires---/539788


BLOGUE. On entend souvent les gens se plaindre que leur Blackberry ou leur iPhone les a rendus complètement dépendants au boulot. Les courriels entrent à toute heure du jour et même de la nuit et c'est très difficile de décrocher complètement.

Je ne sais pas s'il y a déjà eu des cas du genre au Canada, mais au Brésil, une nouvelle loi permet aux employés qui reçoivent et répondent à des courriels après les heures normales de travail d'être payés en temps supplémentaire.

C'est logiquement incontestable, mais en pratique, ça a le potentiel de sérieusement faire déraper le monde du travail.

Juste avant Noël, on a appris que les travailleurs syndiqués de Volkswagen, en Allemagne, avaient obtenu que la réception de courriels sur leur Blackberry soit automatiquement suspendue 30 minutes après la fin de leur quart et ne reprenne que 30 minutes avant le début de leur prochain. En revanche, ils peuvent continuer d'utiliser l'appareil à des fins personnelles hors des heures de travail.

Aux États-Unis, quelques poursuites ont déjà été déposées par des employés, sans résultat connu publiquement jusqu'à présent.

L'une des plus célèbres implique un officier du service de police de Chicago, qui poursuit la municipalité pour des heures supplémentaires impayées. La Ville a fourni à ses officiers des téléphones intelligents et s'attend à ce qu'ils répondent aux courriels à toute heure. La cause est toujours pendante.

Clairement, recevoir des courriels liés au travail quand on est en congé nous ramène la tête au bureau et, clairement, c'est du travail. On a beau dire qu'on n'a qu'à y répondre plus tard, la connectivité presque instantanée à laquelle nous nous habituons très rapidement fait en sorte que l'on s'attend à une réponse rapide, peu importe l'heure. C'est vrai quand c'est vous qui initiez la conversation, c'est aussi vrai quand vous en êtes le récepteur.

Il y a présentement une sorte de zone grise. Tout le monde sait que les heures de travail ont allongé à cause de cette connectivité, mais personne n'ose réellement adresser le problème, parce qu'on pense aux conséquences. Comment réformer le concept de semaine de travail de 40 ou 37,5 heures auquel nous sommes habitués depuis si longtemps pour tenir compte de cette réalité?

Références:

Toronto Star: BlackBerry email banned after work, Volkswagen tells German workers

JETlaw: When Duty Calls, Employees Deserve Compensation


Mexique : De l'or pour éliminer le formaldéhyde

Publié le 9 janvier 2012

Source: Green et Vert, 7 janvier 2012

[En ligne]: http://www.greenetvert.fr/2012/01/07/de-l%E2%80%99or-pour-eliminer-le-formaldehyde/43220

Grâce aux nanoparticules d'or, les chercheurs parviennent à traiter les polluants organiques les plus dangereux. Le procédé permet d'éliminer le formaldéhyde présent dans les effluents industriels, ainsi que les résidus de médicaments provenant des eaux usées.

Classé parmi les cancérogènes certains par le Centre international de recherche sur le cancer, le formaldéhyde constitue aujourd'hui le principal polluant retrouvé dans les effluents industriels au Mexique. Plus connu sous le nom de formol lorsqu'il est dissout dans l'eau, ce composé organique extrêmement volatile provoque également d'importantes irritations des yeux et des muqueuses à plus faible dose.

Les nanotechnologies pour aider au nettoyage des eaux contaminées

Son élimination reste un défi pour les scientifiques, qui orientent désormais leurs recherches vers les nanoparticules d'or pour réussir à traiter les eaux contaminées par les industries pharmaceutique, papetière et textile. Comme l'expliquent Mirella Gutiérrez Arzaluz et Miguel Torres, professeurs-chercheurs à l'Université autonome métropolitaine d'Azcapotzalco (UAM), les particules d'or dont la taille est inférieure à 10 nanomètres (10 millionièmes de mètres) présentent un excellent potentiel d'oxydation des composés organiques.

Pour nettoyer les eaux polluées, les scientifiques ont recours à un dispositif connu sous le nom de bio-réacteur à membrane. Celui-ci est constitué d'un tube de céramique où sont dispersées les nanoparticules d'or, placé à l'intérieur d'une carcasse d'acier inoxydable à travers laquelle passe le liquide à traiter. L'or déposé sur la membrane agit comme un catalyseur. Il accélère et amplifie le processus d'oxydation, permettant à l'air ou à l'oxygène de transformer les polluants en dioxyde de carbone. Une réaction chimique connue sous le nom de minéralisation. Selon Mirella Gutierréz Arzaluz, l'efficacité de cette technique atteint 70% et rend possible une pré-potabilisation de l'eau.

Une solution pour dépolluer les eaux usées de Mexico?

Les chercheurs de l'UAM envisagent également d'utiliser ce système pour épurer les eaux noires. Un terme pour désigner les eaux polluées par d'importantes quantités de matière fécale, plus pauvres en oxygène et donc plus difficiles à traiter.

Les nanoparticules d'or neutralisent certains produits pharmaceutiques comme l'ibuprofène et le naproxène. Peut-être une voie à suivre pour dépolluer les eaux usées de la vallée de Mexico?

En attendant les résidus médicamenteux s'y accumulent à des concentrations toujours plus élevées...

Argentine : L'incroyable percée du biodiesel

Publié le 9 janvier 2012

Source: Green et Vert, 9 janvier 2012

[En ligne]: http://www.greenetvert.fr/2012/01/09/lincroyable-percee-du-biodiesel/43355

Premier exportateur mondial et quatrième plus gros producteur de biogazole, l'Argentine conforte sa position de géant des carburants verts. La demande interne explose, grâce à une loi obligeant à couper le gazole vendu à la pompe avec 7% de biodiesel.

7% de biodiesel dans le gazole des pompes argentines

Cinq ans seulement après les débuts commerciaux du biodiesel, l'Argentine est devenu le quatrième producteur mondial pour ce combustible. Un succès rendu possible grâce aux investissements massifs réalisés par la filière, plus de 900 millions de dollars (700 millions d'euros).

Le pays compte aujourd'hui 28 unités de fabrication, la production atteindra 2,4 millions de tonnes en 2011. En 2010, 500 000 tonnes avaient été écoulées sur le marché interne, boosté par l'application d'une loi obligeant à couper le gazole avec 5% de biodiesel. En septembre 2011, ce pourcentage est passé à 7% : les autorités prévoient de faire grimper la demande interne à 800 000 tonnes par an.

L'Argentine, premier exportateur mondial de biodiesel

Malgré cette forte consommation au niveau national, l'Argentine reste le premier exportateur mondial de biodiesel, place qu'elle occupe depuis 2009. Fabriqué à partir de soja, le carburant vert permet de générer des ventes annuelles estimées à 1,9 milliards de dollars (1,5 milliards d'euros).

La glycérine, principal sous-produit de fabrication du biodiesel, participe elle aussi à la diversification et à la valorisation des exportations argentines. Sa production annuelle a grimpé à 220 000 tonnes en 2011, et elle s'exporte vers plus de 10 pays différents à travers le monde.

Une production en hausse

L'Argentine ne compte pas s'arrêter en si bon chemin et prévoit d'augmenter encore la part du biodiesel dans son bouquet énergétique. L'inauguration de neuf sites de production cette année et le lancement de nouveaux projets permettent de tabler sur une production de l'ordre de 3,2 millions de tonnes pour 2012.

De quoi maintenir les exportations, tout en faisant face à une éventuelle augmentation du pourcentage obligatoire de biodiesel dans le carburant vendu sur le territoire national.

Au sein de la Chambre argentine des biocarburants (Carbio), on se prépare déjà à cette éventualité, en réalisant des tests avec des mélanges à 10% pour les automobiles et à 20% pour les poids lourds.

Teck Resources acquiert SilverBirch Energy

Publié le 9 janvier 2012

Source: Les Affaires, 9 janvier 2012

[En ligne]: http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/energie/teck-resources-acquiert-silverbirch-energy/539499

 

Teck Resources a annoncé ce matin avoir conclu une entente pour acquérir SilverBirch Energy, une entreprise de Calgary œuvrant dans le secteur des sables bitumineux, qui évalue cette dernière à 450,1 millions $.

Selon les termes de l'entente, les actionnaires de SilverBirch recevront pour chaque action qu'ils détiennent 8,50 $ ainsi qu'une action d'une nouvelle entreprise, SilverWillow. Cette dernière rassemblera substantiellement tous les actifs de SilverBirch, à l'exception de la participation de 50 % dans les projets Frontier et Equinox.

Aussi, Teck Ressources injectera 25 millions $ dans le capital de SilverWillow et dans les participations que SilverBirch détient dans plusieurs autres projets de sables bitumineux.

Le prix de 8,50 $ par action représente une prime de 18 % sur le prix de l'action à la clôture de la séance à la Bourse de croissance TSX vendredi dernier, soit 7,20 $.

Selon Teck Resources, la prime est de 31 % par rapport au prix moyen de l'action lors des 20 dernières séances.

Selon le président et chef de la direction de Tech Resources, Don Lindsay, la transaction permet de renforcer le projet Frontier pour un montant en espèces de 435 millions $.

Du côté de SilverBirch, cette acquisition génère une excellente valeur pour les actionnaires et permet de se retirer du projet Frontier à un moment jugé opportun, juge Howard Lutley, président et chef de la direction de SilverBirch.

La transaction a été approuvée à l'unanimité par le conseil d'administration de SilverBirch. Une téléconférence pour les analystes et les investisseurs sera donnée par SilverBirch à 9h ce matin.

Équilibre travail, famille et loisir - Le Canada se donne une bonne image

Publié le 6 janvier 2012

Source: Le Devoir, 6 janvier 2012

Par: Fabien Deglise

[En ligne]: http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/339665/equilibre-travail-famille-et-loisir-le-canada-se-donne-une-bonne-image

 

Au chapitre de l'équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle, le Canada s'illustre en 2011 au 14e rang du palmarès des pays où il fait bon vivre établi par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). L'institution souligne d'ailleurs dans son rapport annuel l'apport du Québec en la matière, avec ses «politiques favorables aux familles», et invite également les gouvernements à faire des gestes en faveur des familles monoparentales qui, malgré les avancées sociales dans plusieurs pays, dont le Canada, peinent à profiter de cet équilibre.

Cette mesure de l'équilibre entre vie personnelle et travail dans 33 pays industrialisés place une nouvelle fois le Danemark en tête de liste, suivi de la Norvège, des Pays-Bas, de la Finlande et de la Belgique où les forces productives évoluent dans un environnement «sain» qui permet autant de prendre soin de soi, de sa famille que des obligations liées à son emploi, selon l'OCDE.

Notons que le classement de l'organisation internationale est établi sur la base d'une mesure de trois indicateurs, le taux d'employés travaillant plus de 50 heures par semaine - un niveau qualifié d'excessif -, le taux de mères avec enfants scolarisés ayant un emploi rémunéré ainsi que le nombre d'heures hebdomadaires consacrées aux loisirs et aux soins personnels.

Avec ces lunettes méthodologiques, le Canada, qui compte 0,04 % de travailleurs excessifs, 71 % de mères avec un emploi et offre 14,97 heures de détente par semaine à ses citoyens, se place au 14e rang des pays offrant un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Il est devancé par la République Tchèque, l'Estonie, la Slovénie, la France, le Portugal, l'Allemagne, la Suède et la Suisse.

Selon l'OCDE, le Canada fait toutefois bonne figure en offrant un cadre de vie à ses contemporains où le travail ne nuit pas forcément à la vie sociale et familiale. Les chiffres le prouvent: en 2011, les Canadiens ont travaillé pendant 1699 heures, soit moins que la moyenne des pays membres de l'organisation qui est de 1739 heures. Et 62 % de leur journée est consacré à des activités personnelles (manger, dormir) et de loisirs (socialisation, jeu, passe-temps, écoute de la télévision). Par ailleurs, l'OCDE remarque qu'avec 71 % des femmes avec enfants scolarisés ayant un emploi, le Canada se distingue en confirmant au passage que sur son territoire «l'équilibre entre la famille et la carrière» est encouragé.

Pays dans la moyenne pour son taux de fertilité, la parité des salaires entre homme et femme ou encore la pauvreté chez les enfants, le Canada a effectué plusieurs investissements «en matière de garde d'enfants qui ont eu pour effet de réduire les coûts pour les parents et d'accroître la qualité du service, avec des effets positifs sur le développement de l'enfance», indiquent les auteurs qui citent d'ailleurs en exemple le Québec qui a «sans doute la combinaison la plus complète de politiques favorables aux familles». Le réseau de garderies subventionnées, les services de garde extrascolaire, les avantages liés au travail des parents et les congés de maternité et de paternité sont mentionnés.

L'OCDE précise toutefois que d'un océan à l'autre le Canada fait toujours face à un défi «d'accessibilité et de qualité» de ses services de garde.

Le Canada dépasse en matière d'équilibre entre vie privée et vie professionnelle l'Islande, le Luxembourg, la Grande-Bretagne, l'Autriche, l'Espagne ou encore les États-Unis, au 23e rang de ce palmarès mondial. Le pays de Barack Obama est d'ailleurs rabroué par l'OCDE qui le pointe comme le seul pays membre de l'organisation internationale à ne pas posséder de programme de congés parentaux. Le rapport invite d'ailleurs l'administration américaine à soutenir les travailleurs en «réduisant le niveau de pauvreté» par le renforcement des services, entre autres, destinés aux enfants en bas âge. La Turquie est au bas de la liste, proche du Mexique, du Japon et d'Israël. 

Consultations sur le vieillissement et la retraite

Publié le 6 janvier 2012

Source: Canoe.ca, 6 janvier 2012

Par: Agence QMI

[En ligne]: http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/politiqueprovinciale/archives/2012/01/20120105-214627.html

 

QUÉBEC - Du 19 janvier au 7 février, Québec tiendra des consultations publiques sur le vieillissement de la main-d'œuvre et l'avenir de la retraite.

Cette initiative, qui se tiendra dans six municipalités du Québec, mais aussi sur internet, fait suite au rapport sur la participation au marché du travail des travailleurs et travailleuses de 55 ans et plus.

«Le vieillissement accéléré de la population place la société québécoise devant des défis importants. C'est en donnant la parole à toutes les générations à travers le Québec que nous pourrons identifier ensemble les solutions qui nous permettront de maintenir notre croissance économique et de protéger les services à la population, jeudi, par voie de communiqué.

Les représentants d'organisations interpellées par ces enjeux ainsi que les citoyens sont invités à participer aux consultations qui auront lieu à Gatineau, Montréal, Drummondville, Sherbrooke, Québec et Rimouski.

Stratégies industrielles de la chimie verte

Publié le 5 janvier 2012

Source: ParisTech Review, 23 décembre 2011

[En ligne]: http://www.paristechreview.com/2011/12/23/strategies-industrielles-chimie-verte/

 

Le thème de la chimie verte est apparu dans le débat public il y a moins de quinze ans, mais il semble aujourd'hui stratégique pour le secteur. Loin d'une simple mise aux normes dictée par la régulation, il s'agit de choix industriels forts, qui ne se limitent pas au développement de nouveaux procédés mais engagent une réinvention des métiers de la chimie.

La chimie verte est aujourd'hui reconnue comme un enjeu stratégique. Quels facteurs ont contribué à cette montée en puissance?

Pascal Juery: C'est une lente évolution, qui prend aujourd'hui des allures de révolution. L'industrie réfléchit depuis plus de vingt ans à son impact sur l'environnement, sur la sécurité, la santé. Cela s'est traduit par une série de démarches volontaires, centrées sur "la sécurité des personnes et la sûreté des procédés. La notion de responsible care, lancée en France au début des années 1990 par l'Union des industries chimiques sous le nom "Engagement et progrès", renvoie à l'idée d'un progrès continu et volontaire, indépendamment des normes et des dispositions réglementaires. Un code de bonne conduite, en quelque sorte, dont l'un des enjeux était de mieux documenter les impacts de nos activités.

Depuis une dizaine d'années, le concept de développement durable a pris le relais, tout en renouvelant profondément l'approche. C'est désormais l'ensemble des activités qui sont concernées, et le souci de gérer les risques s'est élargi à une prise en compte de l'ensemble des relations avec les parties prenantes, des consommateurs aux fournisseurs et clients en passant par la société civile en général. Si au début des années 2000 on pouvait encore douter de la volonté des industriels à s'engager au-delà du green washing, c'est-à-dire de démarches qui se limitaient à la communication, on mesure aujourd'hui que l'ensemble du secteur a subi en quelques années une transformation profonde et rapide.

L'émergence du développement durable, c'est une prise de conscience collective de l'impact des activités humaines sur le climat, avec le réchauffement, et plus généralement sur l'environnement et les hommes. Les industriels de la chimie ont été en quelque sorte aux premières loges. Très vite, il est apparu que soit nous prenions de l'avance, soit nous étions condamnés à plus ou moins court terme à être lâchés par nos clients et par les consommateurs. Car la prise de conscience collective se traduit par une évolution sensible de la demande, y compris dans le B to B, puisque les clients industriels relaient ou anticipent la demande des consommateurs. C'est un mouvement d'ensemble.

C'est dans ce contexte qu'on peut comprendre l'émergence de la chimie verte. Ce n'est pas tant une réponse des acteurs à l'élévation du niveau des normes qu'une opportunité bien comprise de se réinventer pour trouver un avantage compétitif.

Précisément, que recouvre exactement l'expression "chimie verte"?

Si l'on se réfère aux tables de la loi, douze principes ont été formalisés, qui vont de la prévention (produire moins de déchets), un principe très général, à des recommandations beaucoup plus précises comme de préférer les réactifs catalytiques aux réactifs stœchiométriques. L'idée générale, c'est de préférer des procédés utilisant ou produisant moins de substances nocives ou dangereuses.

Certains de ces principes sont dans notre code génétique depuis longtemps, comme par exemple minimiser les risques d'accidents chimiques (explosions, incendies)... D'autres ont toujours été dans nos horizons, comme l'économie d'atomes qui consiste à maximiser le nombre d'atomes réactifs dans un procédé. Par ailleurs, le souci d'efficacité et les considérations économiques ont pris une certaine acuité avec la hausse récente des prix de matières premières. Il en va de même pour les économies d'énergie: l'équation économique est ici en phase avec l'enjeu environnemental. Dans ces différents cas, on réalise que l'évolution vers la chimie verte représente en quelque sorte une évolution naturelle du secteur.

D'autres principes représentent des avancées, en amenant l'industrie à s'intéresser à ce qui se passe hors de ses murs, et même après usage. Il s'agit par exemple de concevoir des produits capables de se dissocier en produits de dégradation non nocifs, qui ne persistent pas dans l'environnement.

D'une façon générale, il s'agit d'affiner ou de renouveler les procédés, en élargissant notre horizon. Les standards de la chimie verte amènent à porter sur nos activités un nouveau regard, embrassant des aspects qui n'intéressaient pas les industriels du passé. Il s'agit parfois de revoir un procédé de A à Z, en remplaçant un solvant par de l'eau ou, par exemple, en ayant recours au chauffage par micro-ondes. Mais dans l'ensemble on bâtit sur des acquis, et il y a une dimension incrémentale dans ce type d'innovation.

Quel est l'impact de la réglementation dans ces évolutions?

Il n'est pas neutre et il s'agit bien sûr parfois de l'anticiper ou de se mettre aux normes. C'est une question de choix stratégiques, et cela explique que dans une entreprise comme Rhodia les standards soient bien supérieurs aux normes en vigueur. Par exemple, nous avons eu très tôt un objectif de réduction de l'empreinte environnementale (eau, énergie, gaz à effet de serre, effluents), alors que la législation était encore peu ou pas contraignante sur ces sujets. Depuis 1997, nous avons ainsi divisé par dix nos émissions de gaz à effet de serre. Et l'avance technologique a une valeur économique: ce sont ces choix qui nous ont ensuite permis d'investir au Brésil et en Corée dans des installations d'abattement de gaz à effet de serre, et donc de monétiser ce savoir-faire.

En réalité, le marché est un aiguillon plus vif que la réglementation. Un autre exemple: une partie de nos clients est constituée d'industriels de l'agro-alimentaire. Nous leur vendons une vanille de synthèse, la vanilline. Or, ce qu'ils achètent, ce ne sont pas des tonnes de vanilline en vrac, c'est une performance aromatique et une sécurité alimentaire. Nous leur offrons ainsi une traçabilité complète: procédés utilisés, matières premières, et même gestion des installations.

Au-delà de ce cas précis, que demandent les clients?

Ils sont globalement intéressés par tout ce qui peut les aider à réduire leurs émissions de CO2. Il s'agit donc, pour nous, à la fois de réduire notre empreinte environnementale propre et de réduire celle du client.

Plus généralement, la traçabilité des produits est aujourd'hui un impératif. Ensuite, c'est un peu au cas par cas. Par exemple, les constructeurs automobiles sont attentifs à limiter la consommation d'énergie et leurs émissions de CO2, et donc le poids de leurs véhicules; ils nous demandent donc des matériaux nouveaux, aussi robustes et plus légers.

Vous l'aurez compris, cela conduit à intégrer davantage nos clients dans les processus de conception. C'est le cas par exemple de Michelin, avec lequel nous avons un partenariat très élaboré pour produire des silices de haute qualité, afin de conférer à leurs pneumatiques de meilleures performances environnementales et économiques.

Ces partenariats sont aujourd'hui une dimension essentielle de nos démarches d'innovation. Dans le cas des constructeurs automobiles, nous ne travaillons d'ailleurs pas seulement avec le constructeur proprement dit, mais avec son fournisseur de rang 1. La chimie est d'une certaine façon la mère des industries, c'est elle qui fournit les produits et les matériaux transformés par les autres industriels.

Ces logiques de filière prennent-elles aujourd'hui plus d'importance?

Oui, et c'est d'ailleurs dans cette perspective qu'on voit émerger aujourd'hui des initiatives au sein de clusters technologiques comme les pôles de compétitivité en France, réunissant à la fois des universitaires et les différents acteurs de la chaîne de valeur dans des "écosystèmes d'innovation". On pourrait citer Axelera, le pôle de compétitivité Chimie et Environnement de la région Rhône-Alpes, créé en 2005 par le CNRS, l'IFP Energies nouvelles, Arkema, GDF Suez et Rhodia aux côtés de PME. Il y a aussi, portée par les mêmes acteurs, l'Institut d'excellence aux énergies décarbonées (INDEED), où la chimie et l'environnement s'articulent au service des grands défis dans les domaines des procédés propres et des matériaux innovants. Des projets de recherche et développement fondés sur la synergie entre industrie et université ont été identifiés pour proposer une chimie-environnement à forte valeur ajoutée.

L'un des enjeux de ce pôle est de réunir physiquement les différentes parties prenantes, pour accélérer la mise au point de projets collaboratifs. Il faut noter que ces projets d'innovation ouverte intègrent des entreprises qui peuvent être, ailleurs, en concurrence. Cela amène à gérer les questions de propriété intellectuelle sous un régime mixte: il y a les éléments que l'on partage, et ceux que l'on ne partage pas. Mais l'ensemble suggère bien des dynamiques nouvelles dans le domaine de la R&D.

Au-delà de la conception des produits et des démarches d'innovation, comment la chimie verte impacte-t-elle la stratégie et le fonctionnement d'une entreprise comme Rhodia?

Ce concept, c'est un peu le cœur du réacteur. Il nous amène à revoir énormément de choses, comme par exemple l'analyse du cycle de vie, sur les matières premières, ou encore les procédés de production et l'utilisation de nos produits, avec une interrogation constante sur leur impact. Cela touche aussi bien le stade de la conception que celui de la production.

Mais au-delà, les exigences du développement durable sont devenues une identité de groupe, que nous appelons en interne le "Rhodia Way". Il ne s'agit pas d'une simple charte de valeurs, mais de façon plus opérationnelle d'un référentiel de management, basé sur un système d'amélioration continue de nos pratiques et partagé par l'ensemble de l'encadrement, jusqu'à l'ensemble des salariés de terrain. Il identifie six parties prenantes (employés, actionnaires, clients, fournisseurs, communautés, environnement) et appelle à évaluer chaque pratique métier sur une échelle de maturité, suivant qu'on se rapproche des meilleures pratiques. Cela fonctionne par un croisement entre auto-évaluation et évaluation par audit, et concerne chaque site de production, chaque laboratoire de R&D et chaque activité (les achats, la logistique, etc.). Chaque année sont pris des engagements de progrès pour l'année suivante.

La politique de responsabilité peut amener des choix significatifs. Ainsi le groupe a décidé par le passé de sévériser le classement d'un produit en l'inscrivant dans la liste des CMR (cancérigène, mutagène, reprotoxique) alors que la législation ne le prévoyait pas, puis en a informé ses clients. Ce choix n'était pas évident économiquement mais il a été compris par les clients comme concourant à leur propre responsabilité.

Ce qu'il faut noter, c'est que loin d'être un gadget cette démarche a été largement validée par les salariés du groupe. Je crois que ce qu'ils y trouvent, c'est un choix industriel fort, un pari sur l'avenir fait à un moment où l'entreprise traversait des difficultés. Ils ont été sensibles à cette vision de long terme, car c'était une façon de miser sur la pérennité de l'entreprise et son développement. Les pratiques de la chimie verte engagent également une valorisation du travail, j'entends d'un travail fait sérieusement, proprement. La chimie est un secteur qui a souffert médiatiquement dans les décennies récentes, et pour les chimistes c'est très important de pouvoir travailler dans des conditions qui fassent honneur au métier. Durable et responsable, c'est aussi une définition du travail bien fait, dans le respect des règles de l'art.

Comment cela se traduit-il concrètement, en termes de volume d'activité par exemple?

Aujourd'hui, plus de 30% du chiffre d'affaires de Rhodia est lié à ces produits. Cela concerne la plupart du temps des produits répondant aux enjeux de développement durable de nos clients, qui se vendent bien et sur lesquels nous avons des marges plus importantes.

En interne, les conséquences sont aussi l'apparition de nouveaux métiers et le développement de nouvelles compétences, notamment en innovation. Nous avons ainsi développé une plateforme d'innovation, Eco Process, qui articule économie et écologie dans l'objectif de produire mieux, en consommant moins de ressources ou en générant moins de déchets. Une des équipes de R&D s'est spécialisée dans l'analyse du cycle de vie d'un produit.

L'analyse du cycle de vie d'un produit révèle également une chaîne de valeur ajoutée, dans laquelle on peut trouver de nouvelles activités intéressantes à développer. Nous avons ainsi créé récemment une unité dédiée au recyclage des terres rares issues des lampes basses consommation, ce qui nous amène, au passage, à travailler avec des partenaires nouveaux - en l'occurrence, Recylum, l'éco-organisme qui organise la collecte et le recyclage des lampes usagées. Nous récupérons aussi des cordes d'alpinisme usagées, dont le polyamide est recyclé directement. Au-delà, il y a l'idée d'exploiter ce que l'on nomme la "mine urbaine", c'est-à-dire l'ensemble des matières premières présentes dans les déchets.

Il y a enfin le développement des matières premières renouvelables, où nous explorons des procédés et des manières de faire bien éloignées de la chimie traditionnelle: fabriquer des solvants à base d'éthanol de canne à sucre, des tensio-actifs à base végétale, des polyamides bio-sourcés à partir d'huile de ricin, des polymères naturels en alternative aux polymères synthétiques d'origine fossile... Tout cela crée les conditions du développement d'une chimie du végétal, qui ne se substituera pas à la chimie traditionnelle mais se développe de façon complémentaire.

Les 12 blogs RH à suivre en 2012 !

Publié le 5 janvier 2012

Source: JOB 2.0, 5 janvier 2012

[En ligne]: http://job2.0.over-blog.com/article-les-12-blogs-rh-a-suivre-en-2012-96129963.html


La Blogosphère RH-Emploi-Recrutement en France est d'une extraordinaire qualité et je souhaitais en ce début d'année 2012 partager avec vous mes coups de coeur. J'en ai retenu 12 comme 2012, original non ?

Le Contenu étant Roi, tout le monde s'y met : les jobboards, les intermédiaires du Recrutement, les acteurs 2.0 (Doyoubuzz, Meilleures-Entreprises, Yupeek, YouSeeMii), les auteurs de bouquins, la presse (Le Monde de l'Emploi), les Chaînes de TV (France 5), ...

Parmi ces 12 blogs qui ont retenu mon attention et qui sont clairement orienté Recherche d'emploi et/ou Recrutement, je vous propose de découvrir 6 petits nouveaux et de suivre d'urgence (si cela n'est pas encore fait) 6 blogs références dans le domaine !

Les petits nouveaux !

ma e-Réputation

http://www.ma-ereputation.com

Ma e-Réputation est animée par 3 "Coachs" : Anthony Babkine, Mounira Hamdi et Nabila Moumen. Et oui, il s'agit des mêmes auteurs que le livre dont je vous ai déjà parlé "Bien Gérer sa Réputation sur Internet".

Je les ai récemment interrogé sur l'objectif de ce blog, voici leur réponse : "Ce blog est en effet la continuité 2.0 de notre ouvrage. Nous sommes conscients qu'à peine sorti, certaines informations pouvaient potentiellement évoluer, nous avons donc pensé un support en parallèle pour nous permette d'enrichir et de continuer à partager des actualités concernant l'e-réputation."

Vous y trouverez des interviews d'experts 2.0, comme Valérie Champault, Responsable Marketing du Professional Staffing pour le groupe Adecco ou Didier Baichere, DRH France d'Alcatel-Lucent, des outils, des conseils pratiques pour gérer son identité numérique, ...


YouSeeMii le blog

http://www.youseemii.fr/blog

YouSeeMii, l'Indice de Visibilité sur Internet, ne pouvait pas ne pas parler d'e-Réputation !

Au programme : des conseils, des astuces, des articles de fond et des interviews dont celle que j'ai donnée à Laurent Lombardo pour faire le bilan de l'évènement RMS Conférence : "Bilan et Avenir du Recrutement sur les médias sociaux".

 
L'RH de Noé

http://rhdenoe.com/

Il s'agit du blog de l'Equipe Yupeek avec plein d'infos utiles sur l'actu RH, Recrutement et web !


Modes RH

http://www.modesrh.com/

Vous connaissez sans doute déjà le N°1 des blogs Emploi en France selon le Classement ebuzzing (anciennement Classement Wikio),  Mode(s) d'emploi animé par Fabrice Mazoir, tout comme l'excellent  blog du moderateur de Flavien Chantrel. La galaxie des Blogs de l'Equipe RégionsJob vient dernièrement d'accueillir un petit nouveau : Modes RH ! Ce blog vous propose de passer en revue toute l'actualité et les tendances des Ressources Humaines. A suivre de près !


Emploi 2.0

http://www.emploi-2-0.com

Bernard Martinez est à l'origine de ce blog qui comme son nom l'indique traite les mêmes thématiques que Job 2.0. C'est notamment grâce à la liste très complète de Bernard, que j'ai pu étoffer mon billet sur  les nouveau Réseaux sociaux professionnels.

 
La partie Blog du nouveau Site Experts

http://www.experts-recrutement.fr

Enfin, même s'il ne s'agit pas d'un blog à part entière, je vous invite à faire un tour sur le nouveau site d'Experts du Groupe Adecco. Vous y trouverez des conseils pratiques et des informations utiles dans les 2 rubriques "Coaching" et "Buzz d'Experts" et vous risquez fort de tomber sur ma trombine puisque je contribue modestement au contenu !


Les Blogs RH de référence

 
Le Blog id-carrières

http://www.id-carrieres.com/blog/

C'est bien simple, je n'ai qu'un seul conseil : lisez tous les articles de Marie-Pierre Fleury et Lilian Mahoukou !

Leur point de vue est toujours intéressant.


Médias Sociaux, Marketing et Ressources Humaines

http://www.francklapinta.com

Est-il encore besoin de présenter Franck La Pinta ? Quoi, vous ne connaissez pas encore le Responsable Marketing Web et RH 2.0 de la Société Générale ? Ruez-vous sur son blog !!!


Marque Employeur

http://marque-employeur.blogspot.com


Difficile de faire plus simple et plus clair comme titre ! Guillaume Coudert partage avec vous toute l'actu du Marketing Employeur !

 
Haut les Coeurs

http://www.conseil-emploi.net


J'admire le dévouement et l'engagement de Pierre Denier qui passe quasiment tout son temps libre à donner des conseils aux demandeurs d'emploi et à toute personne en mobilité professionnelle, alors que ce n'est pas son "vrai" job ! S'il était comme tous les autres blogueurs que je cite dans ce billet, Pierre écrirait sur les Achats à l'International. Mais non, Pierre blogue sur l'emploi, pour notre plus grand plaisir !

 
Carnets RH 2.0

http://resshum.posterous.com

Laurent Brouat, mon associé chez Link Humans, me disait régulièrement "j'adore tout ce qu'écrit Damien". Je me suis alors mis à lire régulièrement son blog Carnets RH 2.0 et en effet, Damien écrit très bien !

 
Recrutement Médias Sociaux

http://recrutementmediassociaux.com

Impossible de ne pas vous parler de Recrutement Médias Sociaux, le site collaboratif que nous avons lancé en mai 2011 avec Laurent Brouat. Une vingtaine d'experts s'y exprime sur toutes les témathiques liées au Recrutement 2.0.

 
13 à la douzaine !


Le ROI des Réseaux Sociaux

http://emmanuelchila.com

Bon Ok, le blog de Manu n'est pas à proprement parler un blog RH, mais c'est mon blog Joker d'où le 13 à la douzaine dont vous avez sans doute profité pendant les fêtes de fin d'année, si vous êtes amateur d'huitres !!! ;)

Du contenu de qualité et les interviews en NB de Manu vont vite vous rendre addict !


Et vous, quels sont vos blogs RH préférés ?

Les solvants impliqués dans la maladie de Parkinson ?

Publié le 5 janvier 2012

Source: INRS, 5 décembre 2011

[En ligne]: http://www.inrs.fr/accueil/header/actualites/etude-solvant-parkinson.html


Une étude publiée dans la revue Annals of Neurology montre un lien possible entre l'exposition à certains solvants (trichloréthylène et perchloroéthylène) et la survenue de la maladie de Parkinson. Selon les chercheurs, l'exposition professionnelle augmenterait significativement le risque de développer la maladie.

Les solvants sont utilisés dans de nombreux secteurs industriels. On sait depuis longtemps que ces produits chimiques peuvent avoir des effets néfastes sur la santé des salariés exposés. Une exposition régulière, même à faible dose, peut entraîner à plus ou moins long terme des atteintes, dont certaines sont irréversibles (cancers, insuffisances rénales ou hépatiques, impact sur la reproduction...).

Les travaux de chercheurs américains publiés dans la revue Annals of Neurology en novembre 2011 montrent que le trichloréthylène et le perchloroéthylène, des solvants d'utilisation courante dans l'industrie, pourraient également augmenter les risques de survenue de la maladie de Parkinson chez les travailleurs exposés. La maladie de Parkinson est une pathologie neurodégénérative grave affectant le système nerveux central. Très invalidante, elle se caractérise notamment par des tremblements, un ralentissement des gestes et parfois des atteintes intellectuelles.

Ces résultats ont été obtenus à partir d'une étude réalisée auprès de 99 paires de jumeaux dont un seul a développé la maladie. Les chercheurs ont retracé leurs parcours professionnels respectifs et évalué leurs expositions à 6 solvants : le toluène, le xylène, le n-hexane, trichloréthylène, le perchloroéthylène et le tétrachlorure de carbone. Ils ont ainsi pu mettre en évidence un lien significatif entre l'exposition au trichloréthylène et le risque de survenue de la maladie de Parkinson. L'étude fait également apparaître une augmentation des risques consécutive à une exposition prolongée au perchloroéthylène et, dans une moindre mesure, au tétrachlorure de carbone. En revanche, aucun lien statistique n'a été trouvé pour les 3 autres solvants évalués (toluène, xylène et n-hexane).

Cet éclairage nouveau vient confirmer la nécessité de prévenir les risques liés à l'utilisation des solvants. La suppression ou la substitution des produits dangereux constitue la méthode de prévention la plus efficace. Si cela s'avère impossible, il est impératif de mettre en place des mesures de prévention collective (captage des polluants à la source, ventilation...). Quand ces mesures sont insuffisantes, les salariés susceptibles d'être exposés doivent être équipés de moyens de protection individuelle : vêtements de protection, gants, masques...

Delhi : Les bus vont fonctionner au biogaz

Publié le 4 janvier 2012

Source: Green et Vert, 28 décembre 2011

[En ligne]: http://www.greenetvert.fr/2011/12/28/les-bus-vont-fonctionner-au-biogaz/42700

Après le gaz naturel pour véhicules, qui fait circuler 16 000 bus de la capitale, les bus de Delhi vont passer à une alternative encore plus verte : les déchets d'une station de traitement des eaux vont être transformés en biogaz et faire fonctionner dans un premier temps 120 bus tous les jours.

Delhi s'enorgueillit d'avoir la plus grande flotte de véhicules au monde circulant au gaz naturel : il y en a 450 000, dont 16 000 bus. Le gaz naturel 'comprimé' reste cependant une énergie fossile, même si elle est moins polluante que le pétrole. Mais grâce à une coopération avec le gouvernement suédois, la capitale indienne va passer à l'alternative 100% écologique.

Les gaz d'émission de l'usine de traitement des eaux de Kesopur (ouest de Delhi) vont être traités pour produire un biogaz plutôt que de jeter le tout dans la nature. En général, les gaz dégagés par la 'digestion' des boues d'une usine de traitement des eaux sont relâchés dans l'atmosphère. Ils contiennent 50 à 70% de méthane et 30 à 50% de CO2. La technologie suédoise fournit un gaz constitué à 99% de méthane, qu'il est possible d'utiliser directement dans les moteurs adaptés pour le gaz naturel.

La participation de la Suède n'est pas un hasard : le pays est un leader dans le domaine, et 40% du biogaz qui y est produit est utilisé pour le transport automobile. Une réussite qui fait rêver l'Inde et ses métropoles sur-polluées. Cependant, côté indien, les doutes subsistent sur cette technologie qui semble trop belle. Doutes balayés par Mikael Kullman, conseiller chargé des affaires relatives au changement climatique à l'ambassade suédoise en Inde :

    ''des installations similaires fonctionnent en Suède, en Norvège et en Allemagne. Elles permettent de réduire leurs émissions de GES, tout en apportant des économies pour les budgets des municipalités.''

L'installation de Delhi devrait commencer de fonctionner au premier trimestre de 2013. Elle produira 25 000 mètres cubes de biogaz par jour, de quoi alimenter 120 bus. La dernière inconnue concerne la détermination du prix de ce nouveau type de carburant. Car si le biogaz est utilisé en Inde, c'est presque exclusivement dans les campagnes, où le producteur est en général aussi le consommateur : sans marché, pas de prix. Les promoteurs du projet espèrent que le gouvernement aura le bon sens de subventionner ce biogaz. En effet, l'Inde importe près de 9 millions de tonnes de gaz naturel chaque année, qu'elle subventionne aussi. Pour le biogaz, il suffit d'utiliser les ordures du pays : il serait donc bon de rendre cette source d'énergie aussi compétitive que la concurrence.

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