Les avantages sociaux et les ingénieurs

Publié le 15 février 2012

Source: La Presse, 14 février 2012

Par: Martine Letarte, collaboration spéciale

[En ligne]:
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/cv/201202/14/01-4495787-les-avantages-sociaux-et-les-ingenieurs.php

Q «J'aimerais savoir s'il existe des statistiques concernant la proportion du salaire qui est versée sous la forme d'avantages sociaux par les employeurs, notamment en ingénierie.» - Jérôme

R La Banque de développement du Canada (BDC) indique que les avantages accordés aux employés, tous domaines confondus, représentent habituellement un ajout de 25 à 40% aux coûts de main-d'oeuvre. Cela tient compte des retenues obligatoires pour l'assurance-emploi, la RRQ, l'impôt sur le revenu, ainsi que des retenues pour les assurances, le régime de retraite privé et les vacances payées.

Le Réseau des ingénieurs du Québec (RéseauIQ) fait chaque année une enquête sur la rémunération. On n'y trouve pas précisément la proportion du salaire versée en avantages sociaux, mais vous y trouverez de nombreuses informations que le RéseauIQ a accepté de partager avec les lecteurs de La Presse que vous trouverez sur lapresseaffaires.cyberpresse.ca/cv

Par exemple, dans l'industrie des communications, télécommunications et de l'informatique, le salaire de base annuel moyen chez les ingénieurs comptant de 16 à 22 ans d'expérience était de 108 000$ en 2011. Ils avaient 20,4 jours de vacances en moyenne.

Dans le même secteur d'activités, 88,9% des ingénieurs à l'embauche de firmes comptant de 1 à 100 employés participaient au programme d'assurances de soins médicaux et paramédicaux. Dans les firmes de 501 à 1000 employés, on atteint le 100%.

Dans le secteur manufacturier, le salaire de base annuel moyen chez les ingénieurs comptant de 16 à 22 ans d'expérience était de 98 000$. Ils avaient 20,3 jours de vacances en moyenne.

Pour ce qui est des assurances pour les soins médicaux et paramédicaux, dans le même secteur d'activités, 85,2% des ingénieurs à l'embauche de firmes comptant de 1 à 100 employés participaient au programme. Dans les firmes de 501 à 1000 employés, on atteint 97,7%.

Heures de travail

Q Les ingénieurs travaillent-ils plus d'heures dans une semaine régulière lorsqu'ils sont à l'embauche du secteur privé que du secteur public?

R Oui. Dans le public, la durée normale d'une semaine de travail pour l'ensemble des ingénieurs est de 36,1 heures. Dans le privé, dans le secteur manufacturier, elle est de 39,2 heures. Dans les communications, télécommunications et informatique, elle est de 38,7 heures. Dans le génie-conseil, elle est de 38,2 heures et dans les autres secteurs privés, elle est de 39,3 heures.

Source: Rapport 2011 sur la rémunération - Réseau des ingénieurs du Québec

Des points de qualité

Publié le 15 février 2012

Source: Le Soleil, 15 février 2012

Par: Gilbert Leduc

[En ligne]: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/carrieres/201202/14/01-4496006-des-points-de-qualite.php

(Québec) Soudoyer ses employés en leur payant une fin de semaine d'amoureux dans Charlevoix, des repas préparés, du gardiennage de dernière minute, le lavage printanier des fenêtres ou les services d'un comptable pour remplir une déclaration de revenus. Voilà où en sont rendues les entreprises pour attirer les talents et, surtout, pour les garder jusqu'à la fin des temps. Et peut-être même pour plus longtemps encore...

La rémunération et les programmes d'avantages sociaux ne suffisent plus à attacher les travailleurs à une entreprise. Les employeurs doivent rivaliser d'imagination pour survivre dans un marché de l'emploi qui, comme celui de la région de Québec, est intransigeant à l'égard des patrons aux stratégies vieillottes de recrutement et de rétention du personnel. L'engouement pour les mesures de conciliation travail-famille, comme la flexibilité des horaires, ne se dément pas.

Voilà que des entreprises franchissent un pas de plus. «Comment pourrait-on faire pour améliorer la qualité de vie de nos employés en dehors du travail?» Faites la connaissance de Commodus.

Dans la région de Québec, elles sont près d'une dizaine d'entreprises à recourir à ce courtier en services aux salariés qui n'est pas une entreprise privée, mais une coopérative de solidarité.

Le fonctionnement de Commodus - ce qui signifie «accommodant» en latin - n'a rien de sorcier. Une entreprise achète des points - un point vaut un dollar - qu'elle distribue ensuite à sa guise à ses employés. Ces points sont échangeables, à partir d'une plateforme transactionnelle informatisée, contre une quarantaine de services axés sur un meilleur équilibre entre le boulot et la vie personnelle offerts par des fournisseurs agréés dont La Forfaiterie, CAA-Québec et Énergie Cardio. «Un massage à domicile, par exemple, coûte 80 points», explique la coordonnatrice de Commodus Capitale-Nationale, Catherine Villeneuve.

Les services sont regroupés en sept familles d'activités : la santé, le mieux-être, les services à domicile, les facilitateurs, la famille, les services alimentaires et les conseils professionnels. «Des services faits sur mesure pour se gâter et pour se débarrasser des tâches courantes lourdes et ennuyantes», ajoute-t-elle.

«Avant Commodus, nous payions 50 % des frais de nos employés qui s'inscrivaient dans des centres d'entraînement. Nous avions l'impression que nous ne privilégiions qu'un groupe d'employés : ceux qui aiment s'entraîner», raconte Michel Drolet, vice-président chez AFI Expertise, une firme de 75 employés spécialisée dans les domaines de la formation et des services-conseils aux entreprises. «Avec Commodus, tout le monde y trouve son compte.»

«Cette mesure est bien perçue par les travailleurs», ajoute Jacinthe Bellerive, directrice des communications de Sinapse, une firme de consultants en gestion des organisations et en technologies de l'information.

«C'est comme se payer un petit caprice. On se souvient que ça vient de l'entreprise.»

Chez AFI Expertise et Sinapse, le taux d'utilisation des points varie entre 80 % et 90 %. Dans le cas de Sinapse, chacun des 90 employés permanents reçoit 250 points au début de l'année. Pionnier des points Commodus à Québec, Frima a choisi, pour sa part, de récompenser ses employés les plus performants. «Ainsi, un employé qui multipliera les bons coups pourrait accumuler jusqu'à

1000 points. Avec 1000 $, il y a moyen de se payer quelque chose de pas mal intéressant», lance le pdg de l'entreprise de 350 travailleurs spécialisée dans le développement de jeux vidéo, Steve Couture. Depuis trois ans, Frima a investi 200 000 $ dans ce système de récompense.

Percée dans la santé

Au cours des deux dernières années, la formule Commodus a fait ses preuves dans le réseau public de la santé, un secteur fortement touché par les pénuries de main-d'oeuvre, notamment dans le camp des infirmières et des préposées aux bénéficiaires.

Au CSSS des Sommets - qui regroupe un hôpital, trois CLSC et trois centres d'hébergement sur le territoire de la MRC des Laurentides -, il y avait une volonté de réduire les coûts liés au recours des agences privées et aux heures supplémentaires durant les vacances estivales, un moment critique pour les établissements. Conseiller aux communications et à la qualité des services au CSSS des Sommets, Alain Paquette explique qu'une série de mesures d'organisation du travail ont été adoptées, il y a deux ans, pour tenter de corriger le problème, dont le recours aux points Commodus. «Nous avons accordé des points aux employés qui augmentaient leur disponibilité. Les résultats furent intéressants. Il y a eu une diminution du taux d'absentéisme et du recours aux agences privées.»

Lors du premier été du projet pilote, 115 employés ont reçu un total de 18 437 points. Des points qui ont été échangés, principalement, pour des services de repas préparés, des forfaits de détente et des massages.

«Si nous voulons être des employeurs de choix, nous avons l'obligation d'adopter de nouvelles façons de faire, de sortir de notre zone de confort», conclut M. Paquette.

les hydrates de méthanes pourraient constituer une nouvelle source de gaz à l'horizon 2030

Publié le 15 février 2012

Source: Industrie et Technologies

Par: Hugo Leroux

[En ligne]: http://www.industrie.com/it/roland-vially-geologue-a-l-ifp-les-hydrates-de-methanes-pourraient-constituer-une-nouvelle-source-de-gaz-a-l-horizon-2030.12712

 

Les hydrates de méthane représentent d'immenses volumes de gaz naturel dormant sous les sols arctiques et les planchers océaniques. Entre janvier et février, le ministère de l'énergie américain et ConocoPhillips vont évaluer une technique d'extraction innovante consistant à récupérer le méthane par injection de CO2. Ces hydrates de méthane sont-ils le prochain eldorado des énergies fossiles ? Faut-il craindre l'exploitation de cette ressource non conventionnelle ? Eléments de réponse avec Roland Vially, géologue à l'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (IFPen).

Industrie & Technologies : Qu'est-ce que les hydrates de méthane ?

Roland Vially : L'activité biologique des sols produit en permanence du méthane par décomposition de matières organiques. Dans des conditions de hautes pressions et de très basses températures, ce méthane peut se retrouver piégé sous forme solide dans une cage de glace. Ce sont les hydrates de méthane. Sur Terre, deux types de régions réunissent ces conditions : les couches sédimentaires situées sous les pergélisols arctiques, et les fonds marins constituant l'ultra deep offshore, à partir de 500 mètres de profondeur.


I&T : Pourquoi s'intéresse-t-on soudain à cette ressource ?

R.V. : En fait, cela fait longtemps que les énergéticiens s'intéressent aux hydrates de méthane. Car il s'agit d'une ressource potentiellement gigantesque ! Une étude (Milkov, 2004), a répertorié les zones propices à leur formation. Ses conclusions sont édifiantes : la ressource énergétique totale équivaudrait à l'ensemble des ressources fossiles cumulées : charbon, pétrole et gaz conventionnels. Un résultat qu'il convient tout de même de relativiser. Il s'agit souvent d'hydrates très dispersés dans les sédiments. La vraie question est donc plutôt d'identifier des gisements suffisamment concentrés pour être exploitables. Mais même à cette condition, le potentiel est énorme. Dès 2002, un groupement institutionnel et industriel a expérimenté les méthodes de forage et d'instrumentation sur le puits de Mallik, au Canada. Il s'agit maintenant de caractériser la viabilité économique de l'étape d'extraction.


I&T : Quels procédés sont envisagés ?

R.V. : Il y a trois voies d'extraction classiques. La première consiste à injecter dans le puits de grandes quantités de vapeur à haute température et haute pression pour faire "fondre" les hydrates et exploiter le méthane. La seconde vise à créer une forte dépression qui déstabilise la structure physique de l'hydrate en pompant l'eau interstitielle. Enfin la troisième consiste à injecter du méthanol pour déstabiliser les hydrates. Mais toutes trois présentent des inconvénients. D'abord, ce sont des techniques très énergivores. Ensuite, la désolidarisation des hydrates déstabilise les couches sédimentaires et peut provoquer des glissements de terrain. Autre point négatif : si un mètre cube d'hydrate peut produire 164 mètres cubes de méthane en fondant,  il libère aussi... 700 litres d'eau! On se retrouve donc à pomper des volumes important d'eau, qu'il faut gérer.


I&T : Pourquoi ConocoPhillips veut-il recourir au dioxyde de carbone ?

R.V. : Il s'agit d'une nouvelle technique qui joue sur la courbe d'équilibre thermodynamique des hydrates. L'idée est de chasser le méthane de sa cage de glace pour l'y remplacer par du CO2. L'hydrate de dioxyde de carbone étant plus stable que l'hydrate de méthane, on récolte alors du gaz naturel tout en stockant durablement du CO2. Le tout sans déstabiliser les sols ni produire d'eau additionnelle. Le principe a déjà été démontré en laboratoire. C'est une méthode très élégante sur le papier. Reste à évaluer son efficacité sur le terrain. Et la réalité géologique s'avère souvent plus complexe ! On craint par exemple que la faible porosité des couches sédimentaires entrave la pénétration du CO2.


I&T : Si l'on parvient à exploiter les hydrates, l'épuisement des ressources fossiles, dont on parle tant, n'est donc pas pour demain ?

R.V. : Il faut différencier pétrole et gaz. Alors que l'on parle à raison du fameux peak oil qui marque le lent déclin des ressources pétrolières, en matière de gaz, on continue chaque année à découvrir des gisements. Aller chercher une ressource non conventionnelle comme les hydrates de méthane semble donc, pour le moment, très prospectif. Mais en matière de politique énergétique, d'autres facteurs entrent en jeu, à commencer par l'indépendance énergétique. Il y a dix ans, nul n'aurait envisagé une exploitation massive des gaz de schiste, jugée complexe. Les exemples américain, ou plus près de nous, polonais, montrent à quel point la donne peut changer.


I&T : Après les gaz de schiste, les hydrates de méthane seraient donc le prochain eldorado des énergies fossiles ?

R.V. : Il est toujours délicat de prédire l'avenir. Ils pourraient bien devenir une source d'approvisionnement, mais pas avant l'horizon 2020 à 2030. Le Japon par exemple, totalement dépendant en matière énergétique -et encore plus en difficulté depuis l'arrêt partiel de ses centrales nucléaires- convoite les hydrates de ses fonds marins depuis longtemps.


I&T : L'impact environnemental des gaz de schiste a été largement décrié. Faut-il craindre un désastre écologique avec les hydrates ?

R.V. : Le parallèle ne me semble pas vraiment pertinent dans la mesure où l'extraction des hydrates de méthane ne recoure pas à la fracturation hydraulique, point d'achoppement principal sur les gaz de schiste. Elle recoure à des techniques classiques de forage et de complétion des puits. De ce point de vue, elle ne devrait présenter ni plus ni moins de risques que les installations gazières conventionnelles. En revanche, on peut s'interroger sur le bilan énergétique global de l'opération. Les gisements se situant dans des zones géographiques isolées, il faudra bien acheminer le méthane vers les zones de consommation.


I&T : Le méthane est un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le dioxyde de carbone. N'y a-t-il pas un risque de relargage dans l'atmosphère ?

R.V. : D'un point de vue géologique, on se situe à la fin d'une période glaciaire. Le réchauffement climatique naturel provoque une remise dans l'atmosphère du méthane stocké sous forme d'hydrates.  L'exploitation des hydrates, si tant est qu'elle se fasse un jour à grande échelle, peut entraîner des relargages de méthane, mais en quantité limitée. Par ailleurs, le procédé par injection de CO2 présente l'avantage de stabiliser les hydrates. Si les expérimentations menées sur le terrain confirment sa validité -c'est encore une hypothèse- le problème devrait être écarté.

OSHA : une nouvelle stratégie pour 2012

Publié le 13 février 2012

Source: Préventica, février 2012

[En ligne]: http://www.preventica.com/actu-enbref-osha-plan-travail-2012-1090212.php

 

L'Agence européenne pour la santé et la sécurité au travail (OSHA) communique son plan de travail pour 2012 : entre études des risques émergeants et campagnes de sensibilisation, elle annonce sa nouvelle stratégie.

Des résultats satisfaisants

L'EU-OSHA définit des objectifs stratégiques tous les quatre ans. Six objectifs ont été fixés pour la période 2009-2012 :

    * sensibiliser aux risques qui pèsent sur la sécurité et la santé au travail et à leur prévention,
    * identifier les bonnes pratiques en matière de sécurité et de santé au travail et faciliter leur échange,
    * anticiper les risques nouveaux et émergents afin de faciliter les actions préventives,
    * promouvoir la coopération des États membres en matière de recherche et de partage d'informations,
    * promouvoir la mise en réseau afin d'utiliser au mieux les ressources disponibles pour la sécurité et la santé au travail en Europe et au-delà,
    * faire de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail un exemple en matière de responsabilité sociale et environnementale.

Les données disponibles montrent que l'EU-OSHA est sur la bonne voie pour remplir les objectifs stratégiques qu'elle a déterminés.
L'Agence vise essentiellement à accroître la sensibilisation aux risques et à leur prévention en Europe. On estime que le niveau de sensibilisation s'est accru au cours de ces dernières années, et que l'Agence a contribué à cette évolution, en particulier au niveau européen, mais aussi au niveau des États membres.

Une nouvelle stratégie dès 2013

En 2012 doit être adopté un nouveau document d'orientation de l'UE sur la sécurité et la santé au travail. L'EU-OSHA se doit de jouer pleinement son rôle dans la concrétisation des objectifs stratégiques de l'Europe.

Elle prépare donc sa propre nouvelle stratégie lancée en 2012 et qui remplacera celle de 2009-2013.
Deux maîtres mots : leadership et implication des travailleurs, qui sont les éléments clés d'une prévention réussie dans le domaine de la SST.

Le programme de travail va s'articuler autour des quatre domaines d'activité de l'agence :

    * Observatoire européen des risques
    * Informations sur l'environnement professionnel
    * Communication, campagnes et promotion
    * Travail en réseau et coordination

Côté information, l'Agence européenne poursuit sa mission avec notamment l'élaboration de supports d'information utiles et pratiques afin de soutenir les activités menées dans le cadre des campagnes sur des lieux de travail sains.
Pour 2012-2013, c'est le thème « Améliorer la santé et la sécurité au travail grâce à la prévention » qui a été sélectionné.
La campagne 2014-15 quant à elle déclinera le thème : « Des solutions pratiques pour les risques psychosociaux».

Par ailleurs, l'OSHA souhaite améliorer la mise en œuvre de l'évaluation des risques dans les micros et petites entreprises en renforçant la sensibilisation concernant la nécessité de réaliser une évaluation des risques et la façon de procéder à cette évaluation.


Pour en savoir plus :
Programme 2012

Brésil : Polémique autour des biocombustibles en Europe

Publié le 13 février 2012

Source: Green et Vert, 11 février 2012

[En ligne]: http://www.greenetvert.fr/2012/02/11/polemique-autour-des-biocombustibles-en-europe/46322

 

L'Union Européenne cherche à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% d'ici à 2020. Elle souhaite que 10% des combustibles utilisés dans le transport proviennent de sources renouvelables. Des voix se lèvent contre cet objectif. Il pourrait causer plus de mal que de bien en ouvrant le marché à des combustibles qui ne sont pas si 'propres'. Le débat prend une tournure officielle.

Connie Hedegaard, commissaire de l'Union Européenne en charge du climat, s'inquiète de la croissance de la consommation de biocombustibles.

    ''C'est très bien de voir le potentiel des nouvelles technologies. Mais nous devons faire attention à ne pas favoriser un nouveau secteur, pour se dire quelques temps après: ceci n'est pas bon.''

Actuellement, l'utilisation de biocombustibles en Europe représente 4,7% de la demande totale.

Connie explique qu'à l'époque où a été élaborée la politique de soutien aux biocombustibles, la connaissance et la science n'étaient pas aussi avancées. Aujourd'hui, réussir à déterminer les facteurs d'impact indirects sur l'utilisation de la terre est devenu un enjeu polémique majeur. La Commission Européenne finalise d'ailleurs une évaluation sur les effets négatifs potentiels des biocarburants sur le climat. La publication est prévue pour le premier semestre 2012.

Une empreinte carbone supérieure aux combustibles fossiles

Certaines conclusions ont déjà filtré et indiquent que l'empreinte carbone des biocombustibles provenant de l'huile de palme, du soja et du colza peuvent dépasser celles de combustibles fossiles. L'extension de ces cultures étant cause de déforestation.

Pour comparaison, le pétrole retiré des sables bitumineux libère 107 grammes d'équivalent CO2 par mégajoule de combustible, l'huile de palme en libère 105g, le soja 103g, le colza 95g et le tournesol 86g. L'impact de la canne-à-sucre serait bien inférieur, avec environ 36g.

Un coût économique élevé

D'après deux rapports des ONG Friends of the Earth (FOE) et ActionAid, l'objectif de 10% de renouvelables dans les transports engendrera un surplus de coût du combustible estimé entre 94 entre 126  milliards € d'ici 2020.

    ''Les consommateurs et les contribuables payent plus cher pour une politique peu bénéfique pour l'environnement, en plus de générer de la faim et de la pauvreté.''

commente Robbie Blake, activiste de FOE Europe. Il ajoute:

    ''L'Europe doit abandonner cet objectif et arrêter ses subventions aux biocombustibles. Il faut les remplacer par des politiques plus efficaces, qui réduisent réellement les émissions des transports et ne détruisent pas l'environnement.''

Une production qui affame les populations

Deux rapports sur la faim dans le monde (dont un de la FAO), rendus publics en octobre 2011, accusent la production agricole des biocombustibles d'être un facteur de l'instabilité internationale du prix des aliments, entrainant des famines, notamment en Éthiopie et en Somalie.

Une solution serait de certifier les producteurs, comme cela a été fait pour les pesticides. L'Union Européenne a approuvé, en juillet 2011, sept projets de certification des biocarburants. Pour être éligible, ils devraient émettre 35% de gaz à effet de serre en moins que le pétrole, puis 60% en 2018.

La certification au secours des biocarburants


Parmi ces certifications, 'Bonsucro' et 'Greenergy' sont spécialisées sur les biocombustibles de canne-à-sucre du Brésil. 'RTRS EU RED' concerne les combustibles à base de soja d'Argentine et du Brésil. Des producteurs brésiliens travaillent déjà sur ces certifications afin de démontrer que leur combustible respecte les normes sociales et environnementales.

L'Institut brésilien, Inmetro, développe le 'Programme Brésilien de Certification des Biocombustibles'. Basé sur des critères techniques préétablis, il évalue la qualité intrinsèque du produit et l'impact socio-environnemental du processus de production.

Via le Programme National de Production et Utilisation du Biodiesel (PNPB), le Ministère de l'Agriculture accorde le label 'Combustible Social'. Les industriels sont obligés d'acheter un pourcentage minimum de leur matière-première auprès de structures d'agriculture familiale. En contrepartie le producteur de biodiesel bénéficie d'exonérations d'impôts, d'une participation assurée aux appels d'offre publics et de facilité de crédit auprès des banques.

Un secteur en pleine croissance au Brésil


D'après les estimations de l'Association des producteurs de biodiesel brésiliens, le Brésil a été en 2011 le premier consommateur mondial, devant l'Allemagne.  Produisant et consommant 2,8 milliards de litres de biodiesel, soit 17% de plus qu'en 2010 et 200 millions de litres de plus qu'en Allemagne.

Avec les perspectives de croissance de la production et l'obligation de sécurité environnementale et énergétique, des innovations commerciales et technologiques sont fondamentales pour le secteur. Afin d'être réellement une alternative pour une économie plus propre.

Comment les entreprises tentent de devenir "gay friendly"

Publié le 13 février 2012

Source: Yahoo Actualité, 11 février 2012

Par: Sandra Laffont

[En ligne]: http://fr-ca.actualites.yahoo.com/les-entreprises-tentent-devenir-gay-friendly-133444891.html

 

Comment permettre à ses salariés d'assumer leur identité sexuelle au travail ? Les entreprises françaises s'emparent timidement du sujet avec un mot d'ordre: "parler, parler, parler" pour dépasser le malaise et les préjugés.

"L'entreprise est encore un milieu essentiellement masculin, macho et hétérocentré", estime Christophe Falcoz, professeur à l'IAE de Lyon, spécialiste de l'homophobie.

Il y a les discussions à la machine à café où l'on parle des "pédés", les entretiens d'embauche où un "homo" est recalé parce qu'il "ne passera jamais auprès des clients" ou le "plafond de roses", le plafond de verre des gays, qui freine leur ascension professionnelle: l'association L'Autre Cercle pose le décor dans une série de vidéos sur son site.

Selon les estimations, les LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) représentent entre 5 et 10% des salariés. Or une grande majorité (67%) ne souhaitent pas être visibles au travail "par crainte de conséquences négatives" pour leur carrière, selon une récente enquête de L'Autre Cercle.

Devant ce constat, certaines entreprises prennent des initiatives. Pas seulement pour lutter contre les discriminations, mais aussi parce que "le temps qu'un employé perd à dissimuler son orientation sexuelle, c'est du temps de travail perdu", confiait Jean-Louis Carvès, responsable diversité chez IBM, lors d'un débat sur le sujet organisé jeudi à Paris par IMS-Entreprendre pour la Cité.

La première étape est donc d'en parler car "le simple fait de prendre la parole fait que le sujet est dépassionné", note Laurent Depond, directeur de la diversité chez Orange.

Accompagner les employés en transition sexuelle

Mais ce n'est pas chose aisée car, sur ce sujet-là, tout le monde est gêné, à commencer par les syndicats, confie Mansour Zoberi, directeur de la promotion de la diversité chez Casino.

Alors les directeurs diversité misent sur la communication en diffusant des témoignages d'employés LGBT via des vidéos, le journal interne ou des newsletters.

A ce titre, la campagne de publicité de Mc Donald's en 2009 - "Venez comme vous êtes" - a fait beaucoup de bien, remarque Jean-Michel Monnot, directeur de la diversité du groupe de restauration collective Sodexo.

Passé ce cap, les entreprises misent ensuite sur la formation, des managers notamment, afin de les sensibiliser à l'homophobie, répréhensible pénalement au même titre que le racisme ou l'antisémitisme.

Certaines, comme Orange ou IBM, rédigent également des codes de communication "responsable" à l'intention de l'entreprise comme des clients.

L'américaine IBM, qui s'est emparée du problème il y a 25 ans déjà, tente même d'accompagner ses employés en transition sexuelle. "Un salarié, qui commençait un traitement hormonal pour devenir une femme ne souhaitait plus être en contact avec la clientèle pendant sa transformation physique. Il a donc fallu lui trouver un job de transition. Aujourd'hui, elle a repris son ancien poste", rapporte M. Carvès.

Aider les personnes en transition à continuer à travailler est important, insiste Jérôme Beaugé, du collectif Homoboulot, car "bien souvent ils partent en maladie, pour dépression".

Sur ces sujets les entreprises françaises ont beaucoup de retard. Sodexo s'en est saisi il y a cinq ans, Casino en 2005. Nombreuses sont les entreprises, dont beaucoup de PME, qui ne font rien.

Pourtant, se doter d'une image "gay friendly" est utile, pour vendre et recruter. "En Afrique, où l'homosexualité est très mal considérée, on mise sur le +gay friendly+ pour attirer des talents LGBT", explique-t-on chez Orange, très présent sur le continent africain.

Quelle proportion du salaire verse-t-on en avantages sociaux ?

Publié le 13 février 2012

Source: La Presse.ca, 11 février 2012

Par: Martine Letarte

[En ligne]: http://blogues.cyberpresse.ca/lapresseaffaires/cv/2012/02/11/quelle-proportion-du-salaire-verse-t-on-en-avantages-sociaux/

Question d'un lecteur

«J'aimerais savoir s'il existe des statistiques concernant la proportion du salaire qui est versée sous la forme d'avantages sociaux par les employeurs, notamment en ingénierie.» - Jérôme

La Banque de développement du Canada (BDC) indique que les avantages accordés aux employés, tous domaines confondus, représentent habituellement un ajout de 25 à 40% aux coûts de main-d'œuvre. Cela tient compte des retenues obligatoires pour l'assurance-emploi, la RRQ, l'impôt sur le revenu, ainsi que des retenues pour les assurances, le régime de retraite privé et les vacances payées.

Le Réseau des ingénieurs du Québec (RéseauIQ) fait chaque année une enquête sur la rémunération. On n'y trouve pas précisément la proportion du salaire versée en avantages sociaux, mais vous y trouverez de nombreuses informations que le RéseauIQ a accepté de partager avec les lecteurs de La Presse : http://www.myvirtualpaper.com/doc/datamark/enquete-rapport-2011/2011050901/

Par exemple, dans l'industrie des communications, télécommunications et de l'informatique, le salaire de base annuel moyen chez les ingénieurs comptant entre 16 et 22 ans d'expérience était de 108 000 $ en 2011. Ils avaient 20,4 jours de vacances en moyenne.

Regardons maintenant les assurances pour les soins médicaux et paramédicaux. Dans le même secteur d'activités, 88,9% des ingénieurs à l'emploi de firmes comptant entre 1 et 100 employés participaient au programme. Dans les firmes de 501 à 1000 employés, on atteint le 100%.

Prenons le secteur manufacturier maintenant. Le salaire de base annuel moyen chez les ingénieurs comptant entre 16 et 22 ans d'expérience était de 98 000 $. Ils avaient 20,3 jours de vacances en moyenne.

Pour ce qui est des assurances pour les soins médicaux et paramédicaux, dans le même secteur d'activités, 85,2% des ingénieurs à l'emploi de firmes comptant entre 1 et 100 employés participaient au programme. Dans les firmes de 501 à 1000 employés, on atteint 97,7%.

Usine d'éthanol produit par déchets: Le gouvernement doit exiger l'étiquetage de l'éthanol et favoriser les meilleures filières!

Publié le 8 février 2012

Source: Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, 7 février 2012

[En ligne]: http://aqlpa.com/actualites/communiques/339-usine-dethanol-produit-par-dechets-etiquetage-de-lethanol-et-les-meilleures-filieres.html

 

Saint-Léon-de-Standon, le 7 février 2012.  L'annonce par le gouvernement du Québec d'un investissement de 27 millions $ pour la création d'une usine de production d'éthanol à partir de déchets non-recyclables soulève davantage de questions que de réponses. Si l'éthanol n'est pas étiqueté, l'Association québécoise de lutte contre pollution atmosphérique (AQLPA) craint que cet éthanol issu de déchets ne serve d'écran de fumée pour imposer l'éthanol maïs-grain à la population québécoise.  "L'éthanol doit être étiqueté parce que personne ne veut consommer d'éthanol maïs-grain au Québec dans leurs automobiles" mentionne Kim Cornelissen, vice-présidente de l'AQLPA. Rappelons que l'un des deux promoteurs du projet, Greenfield Ethanol, recevra du gouvernement fédéral près de 80 millions $ en sept ans pour agrandir l'usine de production d'éthanol maïs-grain, soit une subvention presque trois plus importante. L'AQLPA rappelle que le gouvernement du Québec « [...] ne souhaite pas recourir à la production d'éthanol à partir du maïs-grain » .


Par ailleurs, l'AQLPA réitère sa demande au gouvernement de s'assurer que les déchets putrescibles (incluant les matières cellulosiques résiduelles non homogènes) soient réservés aux usines municipales de biométhanisation - pour lesquelles nous investissons collectivement 650 millions $ (incluant 31 millions $ dans un partenariat public-privé dont Greenfield Ethanol fait partie4 ) ou pour la gazéification. L'AQLPA rappelle que le rendement énergétique du biométhane est de loin plus intéressant que celui de l'éthanol. De plus, le nouveau projet d'usine d'éthanol ne peut pas avoir pour effet de la diminution des efforts des écocentres municipaux visant la réduction et la valorisation des résidus de construction, de rénovation et de démolition ou encore de projets municipaux d'utilisation de biomasse de faible envergure.  

Enfin, l'AQLPA s'interroge sur les méthodes de calcul de la réduction de CO2 de ce type de production d'éthanol. Est-ce que les calculs tiennent compte du fait que le méthane des sites d'enfouissement pourrait être capté et utilisé comme biométhane ou en dernier recours brulé par une torchère (donc émis sous forme de CO2)? Comme mentionné dans une récente étude américaine, la valorisation du biogaz ou même le torchage dans les sites d'enfouissement - deux pratiques qui se développent actuellement un peu partout au Québec - seraient plus efficaces en réduction des émissions de gaz à effet de serre que la conversion de déchets municipaux en éthanol5 ."Est-on en train de subventionner une initiative questionnable alors que d'autres approches seraient plus environnementales et surtout moins coûteuses?" déclare André Bélisle, président. Finalement, l'AQLPA s'inquiète du fait que le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs ne semble pas impliqué dans l'évaluation de la pertinence environnementale de ce projet en regard des autres options existantes.

La productivité, la bouée de sauvetage

Publié le 8 février 2012

Source: Le Soleil, 8 février 2012 

Par: Gilbert Leduc

[En ligne]: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/actualite-economique/201202/07/01-4493608-la-productivite-la-bouee-de-sauvetage.php

(Québec) Déclin démographique. Vieillissement des travailleurs. Rareté de main-d'oeuvre spécialisée. Dans un tel contexte de turbulence, le marché du travail québécois n'est pas sorti du bois. Pas moins de 1,4 million de postes seront à pourvoir au sein des entreprises d'ici 2020, dont 1,1 million pour remplacer tous les départs à la retraite. Pour le président de la Commission des partenaires du marché du travail, Jean-Luc Trahan, le défi est périlleux, mais «le Québec est prêt à faire face à la musique.»

«Par ailleurs, c'est clair que si l'on veut maintenir notre niveau de vie au Québec, il faudra que la productivité augmente au sein des organisations», constate M. Trahan. «Je ne dis pas que les salariés québécois ne travaillent pas suffisamment d'heures au cours d'une semaine comparativement à leurs collègues des autres provinces. Je dis tout simplement qu'il va falloir s'organiser mieux pour être plus productif.»

«S'organiser mieux», pour celui qui préside la destinée de l'instance nationale de concertation qui rassemble tous les acteurs (employeurs, travailleurs, établissements d'enseignement, organismes communautaires et gouvernementaux) préoccupés par l'amélioration du fonctionnement du marché du travail, ça veut surtout dire miser sur la formation des travailleurs. Le gouvernement du Québec a annoncé, lundi, la création du programme Accompagnement des entreprises pour la relance de l'emploi, qui ajoutera 55 millions$ à l'enveloppe de 214 millions$ consacrée aux besoins de formation des entreprises.

Un investissement pas une dépense

«Il faut cesser de considérer la formation des travailleurs comme une dépense, mais plutôt comme un investissement», insiste Jean-Luc Trahan au cours d'un entretien accordé au Soleil. «Quand une entreprise achète un nouvel équipement pour se donner un avantage concurrentiel sur les marchés nationaux et internationaux, on considère cette démarche comme un investissement. Ce n'est pas le cas lors de l'implantation, par exemple, d'un programme de formation visant à améliorer la productivité des travailleurs. Dans ce cas-là, c'est une dépense», expose-t-il, en disant espérer que son message sera entendu par les autorités des institutions bancaires afin qu'elles accordent de «meilleures conditions» de financement aux entreprises qui prennent le virage de la productivité et de l'amélioration des compétences de leurs salariés.

Les grandes entreprises et les PME

Si les grandes entreprises ont généralement les ressources nécessaires pour mener des projets d'amélioration de la productivité et de formation continue de leur main-d'oeuvre, il en va autrement pour les PME qui, bien souvent, n'ont personne pour veiller aux fonctions de gestion des ressources humaines. Jean-Luc Trahan estime que les grandes entreprises ont un rôle d'«accompagnateur» à jouer auprès des PME, notamment auprès de leurs fournisseurs. «À mon avis, les grands donneurs d'ordres qui se donnent les moyens pour devenir des entreprises de classe mondiale doivent montrer le chemin à leurs fournisseurs pour que ces derniers deviennent des PME de classe mondiale», indique M. Trahan.

Le président de la Commission des partenaires du marché du travail ne fait pas de cauchemars en pensant aux 1,3 million de postes qu'il faudra pourvoir d'ici 2020.

«Le défi sera d'assurer la juste adéquation entre la formation et les emplois disponibles. Pour cela, il faudra être plus imaginatif dans nos façons de faire, notamment pour guider les jeunes vers les secteurs pour lesquels les besoins de relève sont plus élevés.» Le site Tout pour réussir (www.toutpourreussir.com) - un portail d'information sur les métiers qui demandent une formation professionnelle ou une formation technique et qui offrent d'excellentes perspectives d'emploi - représente, aux yeux de M. Trahan, un recueil d'information qui plaît aux jeunes et qui répond aux questions des parents.

Vigilance

En conclusion, Jean-Luc Trahan croit que le Québec est «mieux équipé que jamais» pour affronter les prochains bouleversements sur le marché du travail, bien que la vigilance devra être de mise. «De 40 % au début des années 90, le pourcentage de Québécois ne possédant pas de diplôme a chuté à 16 %. Et le pourcentage de ceux qui ont effectué des études postsecondaires a grimpé de 37 % à 65 %.»

Prix Employeur engagé - Reconnaître l'engagement des entreprises envers les personnes handicapées

Publié le 8 février 2012

Source: Portail Québec, 7 février 2012

[En ligne]: http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Fevrier2012/07/c2171.html

 

QUÉBEC, le 7 févr. 2012 /CNW Telbec/ - Afin de souligner la contribution exceptionnelle d'un employeur à l'intégration et au maintien en emploi de personnes handicapées, le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale invite les employeurs à poser leur candidature au prix Employeur engagé, qui sera décerné en juin 2012.

La période de mise en candidature se déroule jusqu'au 31 mars 2012. Ainsi, les entreprises qui ont réalisé des efforts particuliers en matière d'embauche, de formation ou de maintien en emploi de personnes handicapées sont invitées à soumettre leur candidature en se procurant le formulaire de participation disponible sur le site www.mess.gouv.qc.ca/prix-employeur-engage/.

Avec ce prix, le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale veut reconnaître les employeurs qui ont agi en faveur de la main-d'œuvre handicapée et souhaite que les entreprises participantes soient une source d'inspiration pour l'ensemble des employeurs du Québec.

Le prix Employeur engagé s'inscrit dans la Stratégie nationale pour l'intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées. Cette stratégie a pour objectif de réduire de 50 %, d'ici 2018, l'écart entre le taux d'emploi des personnes handicapées et celui des personnes sans incapacité.

Le gouvernement du Québec a été le premier au Canada à se fixer un objectif aussi ambitieux en matière d'intégration et de maintien en emploi des personnes handicapées. Le prix Employeur engagé est une des nombreuses actions mises en place dans toutes les régions du Québec afin d'encourager les employeurs à intégrer en emploi des personnes handicapées.

On peut obtenir plus d'information à propos du prix Employeur engagé au numéro 1 888 643-4721.

Secteur manufacturier québécois: du sable dans l'engrenage, mais pas de panne

Publié le 8 février 2012

Source: La Presse, 8 février 2012

Par: Hélène Baril

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201202/08/01-4493688-secteur-manufacturier-quebecois-du-sable-dans-lengrenage-mais-pas-de-panne.php


(Montréal) Après 10 années de déclin, la déprime a pris le dessus dans le secteur manufacturier québécois. Les patrons sont démoralisés, les employés se sentent condamnés. Au moment où le Québec vient d'apprendre qu'il perdra bientôt son dernier fabricant d'appareils électroménagers, la firme Deloitte publie un portrait intime d'un secteur de la fabrication, moins mal en point qu'il n'en a l'air, et ouvre des pistes de solution.

Louis Duhamel, 22 années comme consultant derrière la cravate, a encore la faculté de s'indigner. Il n'en revient pas de voir à quel point le secteur manufacturier est dévalorisé. À tort, selon lui.

«Il n'y a rien qu'on ne peut pas faire au Québec, s'exclame-t-il. On a fait le Yankee Stadium!», précise-t-il à propos du contrat décroché par le Groupe Canam de Saint-Georges, en Beauce.

Le consultant publie cette semaine un portrait en gros plan de ce secteur mal-aimé, un exercice qui lui a permis de faire certaines constatations intéressantes.

La première, c'est que le déclin du secteur manufacturier québécois est relatif. «Quand on se compare, on se console», commente-t-il lors d'une entrevue à son bureau de la Place Ville-Marie.

La fabrication compte encore pour 16,5% du produit intérieur brut du Québec. C'est moins que l'Allemagne ou le Japon, mais plus que la Grande-Bretagne ou les États-Unis, qui sont autour de 10%. Il note au passage que les pays qui ont conservé le plus d'emplois manufacturiers sont ceux dont le gouvernement ne se gêne pas pour intervenir dans l'économie.

Autre constatation, on croit à tort que la «vieille économie» est condamnée à brève et moyenne échéance et que l'avenir est dans «la nouvelle économie».

«Il y a des champions dans le textile et des «poches» en haute technologie», soutient-il.

Ce qu'il retient surtout de son exercice au long cours, c'est qu'un pays a besoin de tous ses secteurs économiques pour prospérer. «Une économie, c'est un portefeuille qu'il faut gérer. On a besoin de tout. Des ressources naturelles, des usines et des services, comme dans nos finances personnelles.»

Les États-Unis, à cause de leur parti pris en faveur de la libre entreprise, n'ont rien fait pour empêcher la délocalisation de leurs entreprises manufacturières. Ils le regrettent aujourd'hui et tentent de renverser le mouvement.

«Le président Obama a prononcé 15 fois le mot manufacturier dans son discours sur l'état de l'Union, le mois dernier», a calculé Louis Duhamel devant sa télé.

Dans une Grande-Bretagne en récession, le gouvernement Cameron se pose des questions sur l'héritage de Margaret Thatcher, qui a laissé l'économie à la merci d'un seul secteur, la finance.

Si les États-Unis décident de rapatrier des activités manufacturières, le Québec pourrait-il en souffrir? C'est ce qu'on peut penser après ce qui est arrivé avec Electrolux, attirée au Tennessee à grand renfort de subventions. C'est ce qui va se passer avec le fabricant d'électroménagers Mabe, un fournisseur de GE qui veut rapatrier une partie de la fabrication dans ses usines américaines.

Louis Duhamel, lui, dit tant mieux. «S'il y a un retour du manufacturier en Amérique du Nord, on va en profiter», dit-il. Malgré le taux de change. «On a nos forces qui ne sont pas les mêmes que celles des Américains.»

Ce qu'il faut conclure de ce qui se passe ailleurs, selon lui, c'est que des efforts s'imposent ici pour garder ce qui reste du secteur de la fabrication.

La fabrication soutient en effet plus d'emplois que n'importe quelle autre activité économique. Ses salaires sont 35% plus élevés que la moyenne.

Pour prospérer, elle a besoin de recherche et développement (R et D) et d'innovations qui profitent à toute la société. L'autre impact positif d'un secteur manufacturier en santé, c'est qu'il maintient une classe moyenne forte et contribue à réduire les inégalités.

«C'est un secteur qu'on ne peut pas perdre», résume-t-il. Or, au Québec, si la tendance se maintient, la part de la fabrication dans l'économie pourrait continuer de baisser, pour passer de 16,3 à 13,5% en 2015.

Un plan

Tous ceux qui s'intéressent à l'avenir du secteur manufacturier - ils sont nombreux - estiment qu'il y a un plan de match pour le Québec. Le dernier date de 2007 et aurait grand besoin d'être actualisé.

Le problème, c'est qu'un plan ne suffit pas. «Le gouvernement n'est pas la solution», estime Louis Duhamel. Les solutions proposées dans son étude font appel à tout le monde. Elles parlent d'améliorer l'environnement fiscal, mais aussi de changer d'attitude. «Est-ce que les manufacturiers ont encore le goût de prendre des risques? questionne-t-il. Est-ce que les employés veulent se déplacer vers les endroits où les emplois existent?»

Dans son étude, Louis Duhamel a répertorié 24 organismes de soutien aux manufacturiers. C'est trop? Peut-être et peut-être pas, répond-il, mais il manque certainement un arrimage quelque part.

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Penser au coût total

Même si les salaires manufacturiers en Chine ont augmenté de 117% entre 2003 et 2008, les entreprises québécoises ne pourront jamais concurrencer les produits chinois sur la seule base des coûts de production.

Mais avant de décider de délocaliser sa production, il faut penser au coût total de possession, souligne la firme Deloitte dans son étude sur le secteur manufacturier.

Le coût total de possession est la somme des coûts de fabrication d'un produit, incluant le taux de change, le coût de transport, le coût environnemental et le coût des intermédiaires.

Par exemple, un produit fabriqué au Québec pour 16,95$ peut l'être en Chine pour 8,75$. Cette différence de 48% peut être réduite à seulement 6% en tenant compte du coût total de possession.

«Les coûts de main-d'oeuvre et la devise vont déterminer de moins en moins le succès manufacturier de demain», estime Deloitte.

L'avantage chinois des coûts de main-d'oeuvre peut aussi être compensé par l'existence d'une main-d'oeuvre compétente et une meilleure productivité.

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Tabler sur les champions

Si vous conduisez une Porsche ou une Audi, vous ne connaissez peut-être pas Ressorts Liberté, mais vous profitez de ses produits, les ressorts haut de gamme vendus aux plus grands constructeurs automobiles.

L'entreprise de Montmagny est un exemple de champion que l'économie québécoise doit appuyer, selon le consultant Louis Duhamel.

Moins de 15% des PME québécoises exportent leurs produits, souligne-t-il. Les gros canons du secteur manufacturier, au Québec, se comptent sur les doigts de la main.

Il propose de concentrer l'aide sur les entreprises les plus performantes dans des secteurs déterminés, pour les faire grossir plus rapidement. «On pourrait par exemple soutenir le développement de 25 entreprises pour qu'elles atteignent un chiffre d'affaires de 200 millions dans un horizon de temps donné».

L'aéronautique, le transport sur rail, les énergies propres et la forêt sont des secteurs où le Québec a déjà un potentiel à améliorer.

Ressorts Liberté a quatre usines dans trois pays, et 350 employés. Ses ressorts équipent un véhicule sur deux produit chaque année dans le monde. Son plus gros défi, selon ses dirigeants, est d'attirer et de garder des employés qualifiés.

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Miser sur la marque

Ceux qui pensent que les pays riches pourront continuer longtemps de concevoir des produits et de les faire fabriquer en Chine ou ailleurs se trompent.

Tôt ou tard, la R et D suivra la fabrication, croit Louis Duhamel. «Les pays comme la Chine et l'Inde ne se contenteront pas toujours d'être l'usine du monde. Ils voudront eux aussi les emplois qu'on aimerait garder.»

La simple logique veut aussi qu'il soit plus efficace de rapprocher les activités de R et D de la fabrication. «La situation actuelle est temporaire et dangereuse.»

Les consommateurs accordent une valeur à la provenance des biens qu'ils achètent. Ainsi, «Fabriqué en Allemagne» est synonyme de qualité et «Fait au Japon» veut dire innovation.

C'est la raison pour laquelle les entreprises les plus prestigieuses, comme IKEA ou Apple, tentent de jouer sur les deux tableaux. Les iPhone, iPod et iPad portent tous l'inscription «Designed by Apple in California. Assembled in China», pour éviter la connotation négative du «Made in China».

Le consultant estime qu'il ne sera pas possible d'avoir indéfiniment le meilleur des deux mondes. «On est en terrain glissant», estime-t-il.

Comme le Canada et le Québec ne peuvent concurrencer les économies émergentes sur les prix des produits, ils ne peuvent que miser sur la qualité et le prestige de l'étiquette.

On ne part pas de zéro, souligne le consultant. Il y a des dizaines de raisons d'être fiers de ce qui est fabriqué au Québec, dit-il, en donnant l'exemple de Velan, qui fabrique des robinets pour un des clients les plus difficiles au monde, la US Navy.

Au Canada, la règle est qu'au moins 51% des coûts directs d'un produit doivent être canadiens pour pouvoir afficher le «Fabriqué au Canada».

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En chiffres

> Au Québec, 493 000 emplois directs sont liés au secteur manufacturier.

> Les salaires manufacturiers sont 35% plus élevés que le salaire moyen au Québec.

> Le Québec exporte 56% de tout ce qu'il produit, le Japon, seulement 21%.

Rencontre des partenaires du marché du travail - Plus d'argent sera consacré à la formation de la main-d'oeuvre

Publié le 7 février 2012

Source: Le Devoir, 7 février 2012

Par: Éric Desrosiers

[En ligne]: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/341984/rencontre-des-partenaires-du-marche-du-travail-plus-d-argent-sera-consacre-a-la-formation-de-la-main-d-oeuvre

 

Le gouvernement du Québec et ses «partenaires du marché de l'emploi» lancent une nouvelle initiative visant à encourager les entreprises à investir dans la formation de leurs employés.

Appelée Investissement-Compétences, l'initiative englobera l'ensemble des budgets déjà consacrés à cette mission, auxquels seront ajoutés 55,5 millions supplémentaires pour un total de 361 millions en trois ans. Destinée notamment aux PME, elle offrira un éventail de programmes de formation et décernera un «certificat» aux entreprises qui s'engageront à «intégrer la formation continue dans leurs valeurs et leurs pratiques d'affaires».

«La formation continue de la main-d'oeuvre sera un facteur essentiel de la future croissance économique du Québec», a déclaré en point de presse le premier ministre québécois, Jean Charest, au sortir d'une réunion avec les représentants gouvernementaux, patronaux, syndicaux, scolaires et communautaires membres du Conseil des partenaires économiques et de la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT). «L'incertitude du contexte économique extérieur [et] le problème de pénurie de main-d'oeuvre nous obligent à faire plus, à faire mieux en la matière.»

Pourrait faire mieux


La «loi sur les compétences» oblige déjà, depuis plusieurs années, les entreprises, dont la masse salariale dépasse 1 million, d'en consacrer au moins 1 % à la formation de leurs employés ou de verser cet argent aux fonds administrés par la CPMT. Des représentants du monde des affaires admettaient volontiers hier que ses résultats ont été mitigés en partie à cause de la crainte des chefs d'entreprise de voir leurs employés passer à un concurrent aussitôt leur nouvelle formation acquise.

«Il est impératif que les entreprises prennent conscience des enjeux actuels et qu'elles réalisent l'impact économique de ces enjeux sur leurs activités à court, moyen et long termes», a déclaré hier le président de la CPMT, Jean-Luc Trahan. Le développement des compétences et la formation ne doivent plus être considérés comme des dépenses, mais bien comme un investissement.»

On espère atteindre ainsi 20 000 entreprises. On vise particulièrement les PME, 93 % des entreprises de 100 employés et plus ayant offert de la formation à leurs employés en 2009 contre 75 % pour celles de 20 à 99 employés, et 43 % pour celles de 5 à 19 employés. Au total, environ 23 % des Québécois de 25 à 64 ans ont eu droit à de la formation liée à l'emploi en 2008, alors que la moyenne canadienne dépasse les 30 %.

ISO-formation

La certification offerte aux entreprises participantes se voudra une forme de reconnaissance et de promotion. «C'est un peu un "ISO-formation" ou comment peut-on faire la promotion de la culture de la formation continue au Québec, tant pour les entreprises [...] que pour les travailleurs», a expliqué la ministre de l'Emploi, Julie Boulet.

L'initiative devrait aussi aider les «travailleurs expérimentés» à avoir «le choix» de retarder leur retraite de quelques années ou pas, à l'heure où l'on parle de pénurie de main-d'oeuvre et de manque d'épargne-retraite, a souligné Jean Charest.

L'initiative a été relativement bien reçue par les syndicats. «Oui, on est satisfaits, mais on veut toujours plus, hein, a déclaré le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer. Ça va relativement bien au Québec, on ne fera pas de cachette. [...] Toutefois, il y a des efforts à faire, parce qu'il y a des signes qui ne trompent pas, dans le secteur manufacturier et dans le secteur de la forêt. [...] Investissement-Compétences est une partie de la grande solution globale.»

Le premier ministre a tenu à préciser que l'économie québécoise continuait malgré tout de se porter relativement mieux que presque partout ailleurs. Les dernières statistiques, rapportant la création de presque 17 000 emplois en janvier au Québec, sont venues corriger la fausse impression donnée par trois mois de hausse des chiffres du chômage alors que «tous les autres indicateurs économiques étaient au vert».

Le Québec ne peut pas, toutefois, faire abstraction du contexte économique extérieur, alors que la moitié de son économie dépend de son commerce avec les pays étrangers ou les autres provinces canadiennes. Or, comme chacun sait, l'Europe se porte mal, les États-Unis se relèvent de la crise avec difficulté et la croissance ralentit dans les économies émergentes. 

Vers des indicateurs annuels de SST

Publié le 7 février 2012

Source: IRSST, 6 février 2012

[En ligne]: http://www.irsst.qc.ca/-communique-vers-des-indicateurs-annuels-de-sst-2012-02-06.html

 

Montréal, le 6 février 2012 - La production d'indicateurs de lésions professionnelles sur une base annuelle est envisageable tant pour l'ensemble des lésions, que pour les lésions spécifiques à un champ de recherche. C'est la conclusion à laquelle en arrive une étude de faisabilité réalisée par l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST).

Décalage

Depuis plus de 25 ans, l'IRSST produit tous les cinq ans des indicateurs quinquennaux de fréquence et de gravité des lésions professionnelles à l'aide des données d'indemnisation de la CSST et de statistiques provenant du recensement de la population canadienne. Or, « si ces indicateurs quinquennaux sont très utiles pour établir des portraits du risque et de la gravité des lésions selon l'activité économique, les professions, le genre et l'âge, ils se révèlent peu pertinents pour détecter les fluctuations à court terme et les tendances à moyen terme en raison du décalage de quatre ans entre la survenue des lésions et la publication des indicateurs quinquennaux », explique le démographe Patrice Duguay, auteur principal de l'étude.

Maturité des données

Une des contraintes liées à la production des indicateurs annuels réside dans la maturité des données, soit la période entre la survenue de la lésion et la date de la dernière mise à jour des données. Après avoir utilisé diverses méthodes de validation, les chercheurs estiment que la durée moyenne de maturité doit être de 18 mois; si elle est inférieure, les indicateurs produits pour une problématique spécifique sont moins fiables, ce qui n'est pas nécessairement le cas des indicateurs généraux. En raison de certaines limites, les indicateurs annuels ne pourraient cependant pas être produits en tenant compte à la fois de la catégorie professionnelle et de l'activité économique, comme c'est le cas pour les indicateurs quinquennaux. « Malgré cette lacune, les indicateurs annuels permettraient néanmoins de détecter les fluctuations à court terme et les tendances à moyen terme à l'échelle des secteurs d'activités économiques », conclu l'auteur Patrice Duguay. Pour consulter l'étude : http://www.irsst.qc.ca/ 

Enerkem: un fleuron québécois en Bourse

Publié le 7 février 2012

Source: La Presse, 7 février 2012

Par: Philippe Mercure

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/technologie/201202/07/01-4493298-enerkem-un-fleuron-quebecois-en-bourse.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS4

(Montréal) Après avoir recueilli les ordures des citoyens pour les transformer en carburant, Enerkem veut maintenant récolter leurs épargnes. L'entreprise québécoise prépare une entrée en Bourse sur le NASDAQ et le TSX d'une valeur de plus de 100 millions de dollars.

Enerkem a déposé les documents nécessaires à son premier appel à l'épargne vendredi dernier. Si le nombre d'actions qui seront mises en circulation et leur prix ne sont pas encore connus, le prospectus donne toutefois un indice de l'ampleur qu'aurait ce nouveau visage québécois en Bourse: les frais d'inscription sont basés sur une transaction d'une valeur maximale de 125 millions de dollars.

L'entreprise n'a pas voulu commenter le processus, hier, invoquant les considérations légales qui l'entourent. On sait toutefois que les actions de la nouvelle venue s'échangeront sous les symboles «NRKM» aux États-Unis et «NKM» au Canada.

Née des laboratoires de l'Université de Sherbrooke, Enerkem dit pouvoir transformer les ordures ménagères - des vieux sofas aux pelures d'orange en passant par le plastique non recyclable - en éthanol pouvant faire rouler les voitures.

L'entreprise a commencé à attirer l'attention il y a quelques années en annonçant coup sur coup plusieurs financements de dizaines de millions de dollars chacun. Le ministère américain de l'Énergie et Cycle Capital Management, fonds québécois consacré aux technologies propres, ont été parmi les premiers à miser sur la jeune entreprise. Les grands fonds de capital-risque américains ont bientôt suivi. Sans avoir fait un cent de profit, Enerkem est rapidement devenue l'entreprise en démarrage attirant le plus de capitaux de tout le Canada.

Après avoir testé sa technologie dans une usine de démonstration à Westbury, en Estrie, Enerkem construit actuellement sa première usine commerciale à Edmonton. D'autres usines au Mississippi et à Varennes (voir article ci-bas) sont aussi dans les cartons.

Si une poignée entreprises québécoises de technologies propres comme 5NPlus ou PyroGenesis sont déjà inscrites à la Bourse croissance de Toronto, c'est la première fois que l'une d'elles frappe à la porte du NASDAQ, Bourse américaine fétiche des technos.

«C'est une entrée par la grande porte», souligne Denis Leclerc, président d'Écotech Québec, grappe des technologies propres de la province.

Pour M. Leclerc, le cas d'Enerkem montre que le Québec est capable de prendre une technologie universitaire, de la financer et la faire fleurir en entreprise pour l'amener jusqu'en Bourse, tout en gardant l'expertise au Québec.

«C'est le genre de chose qu'on doit répéter plus souvent», dit-il.

Des risques considérables

Ceux qui décideront d'acheter des actions d'Enerkem doivent toutefois savoir qu'ils miseront sur une société en développement, avec tous les risques que cela comporte.

L'entreprise, qui a cumulé des pertes de 19 millions l'an dernier, n'a pas encore généré de revenus provenant de la vente d'éthanol. De plus, son usine-pilote de Westbury produit pour l'instant principalement du méthanol. Ce méthanol devra ensuite être transformé en éthanol avant d'être vendu.

Dans son prospectus d'émission, Enerkem avertit que «la conversion du méthanol en éthanol à l'échelle commerciale pourrait s'avérer plus difficile que prévu». Le prospectus mentionne aussi des risques liés aux coûts de construction et d'entretien des usines, ainsi qu'à l'approvisionnement en déchets et à la réglementation environnementale.

L'an dernier, le magazine Fast Company a placé Enerkem parmi les 50 entreprises les plus innovantes du monde, aux côtés d'acteurs comme Google, Cisco et Samsung. La technologie de transformation des déchets d'Enerkem a été mise au point par le chercheur Esteban Chornet. Son fils Vincent a pris les rênes de l'entreprise au début des années 2000.

Usine à Varennes: du carburant produit avec des déchets

Publié le 7 février 2012

Source: La Presse, 7 février 2012

Par: Hélène Baril

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/technologie/201202/07/01-4493299-usine-a-varennes-du-carburant-produit-avec-des-dechets.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS5

(Montréal) Enerkem et Éthanol GreenField ont concrétisé hier un projet très attendu, celui de remplacer le maïs par les déchets solides dans la production commerciale de biocarburant.

Leur coentreprise investira quelque 90 millions dans une usine qui sera construite à côté de celle d'Éthanol GreenField à Varennes. Le projet est généreusement appuyé par le gouvernement du Québec, qui s'est engagé à y verser 27 millions, et par le gouvernement fédéral qui donnera un soutien financier équivalent.

L'usine devrait commencer sa production en 2014 et employer 40 personnes.

C'est la première fois que la production d'éthanol de première génération, faite à partir de maïs, cohabitera avec l'éthanol cellulosique, dite de seconde génération.

Déchets de construction

«C'est le début de notre transition vers une bioraffinerie intégrée à Varennes», s'est réjoui Jean Roberge, directeur général de l'usine québécoise d'Éthanol GreenField.

L'entreprise ontarienne travaille depuis un certain temps sur l'utilisation d'autres types de biomasse pour en faire du carburant.

Depuis 2007, Éthanol GreenField produit 150 millions de litres d'éthanol à son usine de Varennes. L'usine québécoise dévore pour ce faire 300 000 tonnes de maïs par année.

L'éthanol produit à partir de maïs suscite depuis longtemps beaucoup de critiques, parce qu'il détourne vers le transport des grains utilisés dans l'alimentation et que la production de maïs nécessite beaucoup d'énergie et d'engrais.

La technologie mise au point par Enerkem permet de produire de l'éthanol à partir de matières non recyclables comme les déchets de construction et d'autres résidus solides qui aboutissent normalement dans les terrains d'enfouissement.

Le partenariat à parts égales entre Enerkem et Éthanol GreenField permettra de produire 38 millions de litres de biocarburant à partir de déchets.

«C'est un nouveau secteur énergétique qui permet la gestion durable de nos matières résiduelles», a dit de son côté Vincent Chornet, président et chef de la direction d'Enerkem, qui a conçu la technologie.

Enerkem mène de front trois projets de production commerciale d'éthanol cellulosique. En plus du projet de Varennes, une usine est en construction à Edmonton, en Alberta, et une autre doit voir le jour à Pontotoc, au Mississippi. L'entreprise vient de faire connaître son intention de s'inscrire à la Bourse (voir texte ci-haut).

Québec participe

Le gouvernement du Québec, qui a aidé Éthanol GreenField à s'établir au Québec, accorde une aide financière de 18 millions au projet annoncé hier, ainsi qu'un prêt de 9 millions. Québec estime que le coup de pouce donné à cette nouvelle usine l'aidera à atteindre son objectif de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020. Enerkem et Éthanol GreenField estiment que leur projet permettra de réduire les émissions de GES de 110 000 tonnes par année. Vue d'un autre angle, la production d'éthanol cellulosique permettra de réduire les importations d'essence de 33 millions de litres par année.

Des commentaires favorables ont accueilli l'annonce d'hier, notamment de la part d'Équiterre. «Il s'agit d'un bel exemple de développement technologique qui nous permettra de réduire la quantité de déchets envoyés au dépotoir et de les transformer en carburant, tout en réduisant notre dépendance au pétrole et nos émissions de GES», a dit le porte-parole de l'organisation, Steven Guilbeault.

Québec va mettre plus d'argent dans la formation de la main-d'oeuvre

Publié le 6 février 2012

Source: La Presse.ca, 6 février 2012

Par: Lia Lévesque

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/quebec/201202/06/01-4493130-quebec-va-mettre-plus-dargent-dans-la-formation-de-la-main-doeuvre.php?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

La rencontre sur l'emploi, lundi à Montréal, a permis aux participants d'accoucher d'une mesure destinée à favoriser la formation de la main-d'oeuvre et baptisée Investissement-compétences. Mais il faudra plus, notamment pour le secteur manufacturier, préviennent certains de ces partenaires.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, et trois de ses ministres ont participé lundi avant-midi à une rencontre sur la situation de l'emploi au Québec, en compagnie des principales associations patronales et des organisations syndicales de la province.

À l'issue des discussions, les participants à la Commission des partenaires du marché du travail ont annoncé que 55 millions supplémentaires seront injectés dans la formation de la main-d'oeuvre sur trois ans. Au total, une somme de 360 millions y sera donc consacrée.

La mesure, appelée Investissement-compétences, est en fait un regroupement de différents programmes visant la formation de la main-d'oeuvre et s'adressant tant aux entreprises qu'aux travailleurs qui veulent se requalifier ou développer d'autres compétences.

Le numéro deux de la principale centrale syndicale du Québec, Daniel Boyer, de la FTQ, voit un pas en avant dans cette mesure touchant la formation, mais croit qu'il faudra davantage pour soutenir l'industrie manufacturière.

Le premier ministre Charest a toutefois dit estimer que son gouvernement avait déjà fait beaucoup en la matière.

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