Vos employés sont-ils malades?

Publié le 13 mars 2012

Source: La Presse, 12 mars 2012

Par: Mae Drolet-Giroux, collaboration spéciale

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/portfolio/sante-au-travail/201203/12/01-4504605-vos-employes-sont-ils-malades.php

Plus de la moitié des travailleurs québécois se présentent malades au travail, selon une récente enquête.

Le présentéisme, la présence au travail malgré un problème de santé, peut entraîner de lourdes conséquences. Quelque 40% des travailleurs québécois font du présentéisme de courte durée (de 1 à 10 jours par année), et près de 15% font du présentéisme de longue durée (pendant plus de 10 jours).

«Bien des employeurs sont dans le déni», soutient le Dr Michel Vézina, médecin-conseil à l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). «Il est essentiel de les sensibiliser en diffusant les résultats d'enquête», insiste-t-il.

Détresse psychologique

Les résultats de l'Enquête québécoise sur des conditions de travail, d'emploi et de santé et de sécurité du travail (EQCOTESST) démontrent que le présentéisme de longue durée est beaucoup plus associé à une détresse psychologique élevée qu'à une détresse modérée. Chez les personnes sondées ayant des symptômes dépressifs, le taux de présentéisme de longue durée se situe à plus de 40%.

Employés non syndiqués

Curieusement, le taux de présentéisme est particulièrement faible chez les non-syndiqués. Il est probable que la baisse de production liée à un problème de santé entraîne plus facilement une perte d'emploi parmi eux que chez les autres salariés.

«Si un employé souffrant de dépression ou d'épuisement professionnel est mis à pied, différentes raisons administratives peuvent être invoquées. On justifiera le congédiement par des contraintes budgétaires, par exemple, pour mettre fin au contrat de l'employé», déplore le Dr Vézina.

Risques

Le présentéisme de longue durée touche davantage les travailleurs autonomes, les travailleurs en insécurité d'emploi et ceux qui travaillent 50 heures ou plus par semaine.

«Des rapports d'études réalisées en Angleterre démontrent que 30% des travailleurs qui ne s'absentaient jamais du travail étaient deux fois plus à risque que les autres de subir un accident coronarien. Quant à ceux qui travaillent 50 heures ou plus par semaine, le risque de dépression majeure était de deux à trois fois plus élevé», affirme le Dr Vézina.

Le présentéisme de longue durée caractérise aussi les travailleurs exposés à des contraintes organisationnelles ou physiques reconnues comme étant pathogènes.

«Les entreprises doivent notamment valoriser l'esprit d'équipe et reconnaître le travail de leurs employés. Il y a moyen d'accroître la productivité d'un employé sans qu'il y ait d'effet négatif sur sa santé», soutient Michel Vézina.

Quelle est la productivité réelle des Québécois?

Publié le 12 mars 2012

Source: Les Affaires, 12 mars 2012

Par: Olivier Schmouker

[En ligne]: http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/quelle-est-la-productivite-reelle-des-quebecois/542038/1

La productivité du travail a été en moyenne de 1,2% par an au Québec au cours de la période de 14 années allant de 1997 à 2010. C'est un dixième de point inférieur à la moyenne du Canada, d'après Statistique Canada.

L'intensité du capital, c'est-à-dire l'investissement dans les usines, les machines et le matériel, a été le facteur le plus important de la croissance. Il a crû en moyenne de 0,8% par an au Québec (1% au Canada). Les deux autres facteurs - le capital humain (montant des investissements dans la main-d'oeuvre pour obtenir des travailleurs plus scolarisés ou plus qualifiés) et la productivité multifactorielle (terme qui désigne les hausses découlant de l'innovation technologique et des changements organisationnels au sein des entreprises) - ont, eux, progressé de 0,2% (au Canada, de respectivement 0,3% et 0%)

Des facteurs de croissance disparates

Ces 14 dernières années, l'investissement dans le capital physique a été le facteur le plus important de la croissance de la productivité du travail dans toutes les provinces canadiennes, sauf à Terre-Neuve-et-Labrador. Deux provinces de l'Ouest se sont nettement démarquées à ce sujet, soit l'Alberta (+2,6%) et la Saskatchewan (+2,7%).

Toutefois, en Alberta, la productivité du travail a crû de 0,6%, soit moins de la moitié de la moyenne nationale de 1,3%, en dépit de l'augmentation de l'intensité du capital. Cette situation s'est produite en raison du repli de la productivité multifactorielle à un taux moyen annuel de 2,2% en Alberta. Comment expliquer ce repli majeur? Par la transition vers l'extraction de ressources non classiques, comme les sables bitumineux, qui ont affiché de plus faibles niveaux de productivité que la production classique de pétrole, d'après les analystes de Statistique Canada.

Du côté de Terre-Neuve-et-Labrador, la croissance rapide de la productivité du travail, à hauteur de 3,9% en rythme annuel, a résulté de la progression de 2,9% de la productivité multifactorielle. La raison principale de ce bond? La transition vers des activités de production de pétrole dont la productivité est relativement élevée.

Quant à l'investissement dans le capital humain, qui donne lieu à une main-d'oeuvre plus scolarisée et qualifiée, il a contribué à la croissance de la productivité du travail dans toutes les provinces, sauf la Colombie-Britannique. Cette dernière a, en effet, investi trois fois moins que les autres provinces dans la formation de sa main-d'œuvre durant la période considérée...

L'insuffisance du secteur des services au Québec

De 1997 à 2010, le secteur des services a été à l'origine de la majorité de la croissance de la productivité du travail dans toutes les provinces, sauf à Terre-Neuve-et-Labrador et au Québec. L'apport de ce secteur est allé d'un sommet de 1,4% par an en moyenne au Nouveau-Brunswick à un creux de 0,6% par an au Québec.

En fait, le secteur des biens a été la principale source de productivité du travail à Terre-Neuve-et-Labrador et au Québec, en raison du secteur de l'extraction minière, pétrolière et gazière pour le premier et du secteur de la fabrication pour le second.

Neptune technologies: Québec investit dans l'huile de krill

Publié le 12 mars 2012

Source: TVA Nouvelles, 9 mars 2012

Par Marie-Pier Cornellier

[En ligne]: http://tvanouvelles.ca/lcn/economie/archives/2012/03/20120309-151305.html

Une entreprise spécialisée dans l'extraction de l'huile de krill vient de recevoir une aide financière non remboursable de gouvernement provincial de 3 millions $.

Le premier ministre Jean Charest a annoncé à Sherbrooke vendredi que Neptune technologies et Bioressources, dont le siège social est à Laval et l'usine de production à Sherbrooke, a obtenu cet appui pour la réalisation d'un projet d'expansion évalué au total à 20 millions $. Selon M. Charest, l'entreprise œuvre dans un créneau peu exploité au Québec et produit un nutriment santé innovateur et riche en potentiel commercial.

«Notre appui permettra à l'entreprise de maintenir sa position concurrentielle sur le marché canadien et international, en plus de consolider la présence du Québec dans ce secteur. Il est primordial pour mon gouvernement de soutenir des projets porteurs qui contribuent à favoriser l'innovation et l'exportation, des avenues de choix pour répondre adéquatement aux défis de la mondialisation», a affirmé Jean Charest.

L'entreprise triplera sa production grâce à la construction d'un nouvel édifice sur deux étages de 40 000 pieds carrés. Le chantier de la nouvelle usine, qui se fera en deux phases, est commencé.

«Concrètement, vous allez voir une nouvelle bâtisse avec de nouveaux équipements, qui graduellement vont s'insérer à même cette nouvelle bâtisse», affirmait Michel Chartrand, le chef des opérations de Neptune.

Neptune a breveté un procédé pour extraire l'huile de krill, des petites crevettes d'eau froide, qu'elle vend en baril. Cette huile est riche en oméga-3 et en antioxydants qui sont recherchés par les industries agroalimentaire, nutraceutique, cosmétique et pharmaceutique.

Le projet, qui sera réalisé sur une période de trois ans, ajoutera 40 nouveaux emplois aux 65 postes déjà existants.

La production de Neptune est destinée à 95% aux marchés européens, asiatiques, australiens et américains.

Selon, Michel Chartrand, le marché au Canada ne tardera pas à se développer davantage. «Il nous manquait un partenaire efficace, on l'a trouvé : Jamieson, qui est le distributeur numéro un au Canada. Donc on est bien confiant de pouvoir oser nos parts de marché au Canada.»

Cette aide financière a été attribuée dans le cadre du programme ESSOR du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation.

Patrons: les 7 erreurs à éviter

Publié le 12 mars 2012

Source: La Presse, 8 mars 2012

Par: Annie Bourque, collaboration spéciale

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/cv/201203/08/01-4503716-patrons-les-7-erreurs-a-eviter.php

Aux prises avec un horaire surchargé, misant sur la performance et le rendement, le patron oublie de prendre soin de ses employés. Dans le jargon des spécialistes des ressources humaines, «l'expertise relationnelle» est un incontournable pour un bon gestionnaire. Quelles erreurs doit-il éviter de commettre dans le quotidien? La psychologue organisationnelle et spécialiste en conflits, Ghislaine Labelle du Groupe conseil SCO et Manon Daigneault, conférencière et coach au Réseau DOF ont aidé à préparer cette liste.

1. L'autruche indifférente

Le patron estime que cela ne fait pas partie de ses responsabilités de gérer un conflit entre les membres de son équipe. Il feint même l'indifférence. Il croit que les gens sont assez matures pour gérer eux-mêmes leurs difficultés. Le pire? Il pense que le temps va arranger les choses. «Plus on tarde à trouver des solutions, plus la situation se détériore et cela a un effet néfaste sur le climat de travail», constate Ghislaine Labelle, psychologue organisationnelle.

Conseil

Il intervient rapidement et demande aux protagonistes de trouver une solution. Sinon, il tranche en faveur de l'une ou l'autre des parties. Autrement dit, il fait preuve de leadership.

2. Le patron confiné dans son bureau

Beaucoup de gestionnaires n'aiment pas s'adresser à leur équipe. Ils sont plus à l'aise dans l'échange interpersonnel. Les employés lui rapportent certains problèmes. «Il n'y a pas de vision d'équipe. C'est chacun pour soi. Personne n'est porté à l'entraide», déplore Ghislaine Labelle. «Si le patron rencontre uniquement les gens un par un ou communique par courriel, il ne se crée pas de synergie entre les membres», observe Manon Daigneault.

Conseil

Chaque semaine, il planifie une courte réunion de 15 minutes avec eux. «C'est une bonne façon de faire connaître les objectifs et de déterminer comment les atteindre ensemble», ajoute Mme Labelle.

3. Il a des «chouchous»

Le patron a des «chouchous» dans son équipe. Cela peut être des employés performants et volontaires avec qui il se lie plus facilement. Le problème? Il se met à dos les autres qui perdent ainsi leur motivation. L'amitié est fortement déconseillée. «Une gestionnaire, nouvellement promue à son poste, a continué de manger en tête-à-tête avec son amie qui travaille au sein de l'équipe. Malheureusement, elle a perdu la confiance de son personnel», raconte la psychologue organisationnelle Ghislaine Labelle.

Conseil

Il faut garder une certaine distance avec les subalternes. Sans exception.

4. Tolérer l'inacceptable

Le patron tolère pendant trop longtemps des comportements inacceptables. «Lors d'une réunion, par exemple, un collègue accuse, juge ou en méprise un autre. Cela demande une intervention immédiate en raison de l'impact sur le climat du travail», estime le coach Manon Daigneault. De plus, la tendance à l'ère des médias sociaux, c'est d'émettre sur Facebook ou Twitter des commentaires désobligeants à l'égard de confrères ou de l'entreprise. «Ils expriment leurs frustrations de façon anonyme», dit Mme Labelle.

Conseils

Les chefs d'entreprise doivent faire preuve d'intolérance à l'égard de comportements nuisibles. «Il faut parler de nos valeurs et clarifier les attentes quant aux comportements acceptables ou inacceptables», note Manon Daigneault.

5. Peu ou pas de feedback

Il est peu réceptif à donner du feedback ou de la rétroaction. Il le fait surtout pour des commentaires négatifs.

Conseil

«Je suggère souvent aux patrons de s'entraîner à donner du feedback positif au quotidien. Il peut remercier et dire par exemple: j'ai confiance en tes idées, tes opinions, ton expertise», affirme Manon Daigneault.

6. Manque de leadership

Sa porte est toujours ouverte. Il écoute tacitement les employés sans prendre position. Il n'ose pas intervenir devant les difficultés de quelqu'un qui vit une situation difficile dans sa vie personnelle.

Conseils

«Face à une plainte d'un employé contre un autre, il faut lui poser la question: en as-tu parlé à cette personne? Si tu ne règles pas la situation, je devrai agir», affirme Ghislaine Labelle.

7. Pas solidaire avec l'équipe

L'employeur impose un changement et il mise uniquement sur le temps afin que les choses se placent. Il est surpris devant le peu de collaboration de ses troupes.

Conseils

Faire preuve d'écoute et reconnaître la légitimité de la résistance. Le gestionnaire prend le temps d'expliquer l'impact des modifications d'une procédure.

«En un mot, le patron doit faire équipe avec ses employés. Quand on répond à leurs attentes, cela produit des miracles. J'ai entendu quelqu' un dire de son ancien boss: j'aurais donné mon 150 % pour lui alors qu'avec le nouveau, je ne fais que mon travail. C'est une question de crédibilité et de pouvoir d'influence», résume Manon Daigneault du Réseau DOF.

Aide aux entreprises - Un plan pour le Sud!

Publié le 12 mars 2012

Source: Le Devoir, 12 mars 2012

Par: Jean-Robert Sansfaçon 

[En ligne]: http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/344805/aide-aux-entreprises-un-plan-pour-le-sud

Depuis 2000, le Québec a perdu 150 000 emplois dans le secteur manufacturier, souvent au profit de l'Asie et du Mexique, mais aussi d'États américains prêts à consentir mer et monde pour courtiser des entreprises. Malgré le fait que le Québec soit la province qui consacre le plus d'argent à ce chapitre, le nombre d'emplois manufacturiers a diminué autant qu'en Ontario, toutes proportions gardées. Un plan pour le Nord, c'est bien, mais un plan pour le Sud, ce serait mieux.

Ottawa et à Queen's Park, les gouvernements ont annoncé qu'ils procéderaient à des réformes en profondeur de leurs programmes de soutien à l'entreprise, notamment de ces fameux crédits d'impôt à la recherche dont les études ont montré qu'ils étaient aussi coûteux qu'inefficaces.

Au Québec, province très généreuse en la matière, les ministères à vocation économique ont déjà entrepris de faire le ménage en fusionnant l'ancienne SGF et Investissement Québec, en éliminant certains programmes désuets et en en regroupant d'autres pour offrir des services intégrés.

Lancé dans la foulée du retour à l'équilibre budgétaire en 2013-2014, l'exercice devrait aussi permettre d'économiser 300 millions $ par année, estime le Conseil du trésor. Ce qui assez peu, quand on sait que le Québec consent chaque année plus de 3,3 milliards $ sous forme de crédits d'impôt, près d'un milliard en subventions, prêts et garanties de prêts et sûrement autant en rabais d'électricité aux entreprises les plus énergivores.

C'est dire que le gouvernement québécois accorde, chaque année, davantage à quelques milliers d'entreprises - souvent les mêmes - que les 4 milliards $ qu'il perçoit chez l'ensemble des sociétés en impôts sur leurs profits.

Cela dit, il est entendu qu'un petit pays comme le Québec doit soutenir ses entreprises comme le font tous les gouvernements de la planète. Reste à savoir comment et lesquelles.

Dans le cadre du Plan Nord, ce sont des centaines de millions, voire des milliards, de dollars en fonds publics qui seront injectés pour favoriser l'exploitation des ressources. Selon une projection modélisée publiée récemment par SECOR, cet ex-employeur de l'actuel ministre des Finances, les 28 milliards d'investissements miniers projetés dans le cadre du Plan Nord créeraient ou maintiendraient l'équivalent de 37 000 emplois au cours des 25 prochaines années. Ce qui exclut Hydro-Québec, dont les 47 milliards $ d'investissements seront effectués de toute façon, Plan Nord ou pas!

37 000 emplois maintenus, ce n'est pas rien! Mais ce n'est pas non plus la panacée, quand on sait que le Québec doit créer, chaque année, au moins deux fois ce nombre de nouveaux emplois et les maintenir par la suite pour faire face aux besoins. Sur 25 ans, nous aurons donc besoin d'au moins un million de nouveaux emplois permanents!

L'exploitation minière étant cyclique, nous ferions preuve d'aveuglement en misant surtout sur les mines et la forêt pour l'avenir. Si les ressources ont toujours occupé une place importante, leur apport ne peut pas se substituer à une économie de transformation, de fabrication et de services de pointe. Comme cela s'est fait par le passé, le gouvernement québécois doit innover dans sa façon d'inciter les entreprises qui le méritent, et seulement celles-là, à créer et commercialiser des biens et services à valeur ajoutée. Pour y parvenir, une révision stratégique et scientifique des programmes d'aide s'impose, au lieu de l'exercice technocratique à huis clos auquel les sous-ministres se sont livrés depuis deux ans. 

L'emploi se dégrade chez les jeunes

Publié le 12 mars 2012

Source: La Presse, 10 mars 2012

Par: Rudy Le Cours

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/canada/201203/09/01-4504109-lemploi-se-degrade-chez-les-jeunes.php


Si le marché du travail canadien est en panne depuis plusieurs mois, il ne cesse de se dégrader chez les jeunes.

En février, la cohorte des 15-24 ans a perdu 26 800 emplois, d'un océan à l'autre dont 200 au Québec, révèle Statistique Canada.

Depuis un an, la saignée s'élève à 68 700 à travers le Canada, dont 32 200 dans sa société distincte.

À l'échelle canadienne, le taux de chômage des jeunes a grimpé de deux dixièmes à 14,7 %. La détérioration a été contenue par un décrochage de 25 000 jeunes de la population active.

Pour l'ensemble des demandeurs et chercheurs d'emploi canadiens cependant, le taux de chômage a reculé de deux dixièmes à 7,4 %, malgré la perte de 2800 emplois, concentrées dans le secteur des services.

Le recul du chômage est uniquement affaire de décrochage, concentré dans le reste du Canada. Pas moins de 37 900 personnes ont déserté les rangs de la population active, le mois dernier. Il s'agit du pire abandon depuis janvier 2009, alors que la récession faisait rage.

Au Québec où il n'y guère eu de variation dans le nombre de personnes détentrices ou chercheuses d'emploi en février, le taux de chômage est resté stable à 8,4 %. L'ajout net de 200 emplois est non significatif, bien qu'on doive souligner une légère hausse des heures travaillées, la première depuis octobre.

Chez les 15-24 ans en revanche où la cohorte de la population active a grossi de 5300 personnes, le taux des demandeurs d'emploi a bondi de huit dixièmes. Il atteint désormais 15,3 % dans cette catégorie de travailleurs où se concentrent aussi beaucoup d'étudiants qui travaillent à temps partiel.

«La jeunesse est peut-être un temps béni, mais elle se transforme en une malédiction, si on cherche du travail», note Emanuella Enenajor, économiste chez CIBC.

Les jeunes ont bien des raisons de se sentir découragés devant de sombres perspectives d'emploi ou la cherté relative grandissante des droits de scolarité qui assombrissent leur avenir.

L'économie canadienne a récupéré tous les emplois perdus par la récession. Dans son ensemble, le marché du travail est en expansion, ce qui contraste avec la situation des travailleurs américains.

Chez les Canadiens de 15-24 ans, l'histoire est tout autre. Des quelque 430 000 emplois supprimés par la récession, 324 500 ont frappé les jeunes, fait remarquer Francis Fong, économiste chez TD. En février il en manquait encore 275 000 pour revenir au sommet d'avant la récession de cette cohorte. En 2008, le taux de chômage des jeunes s'élevait à 11,6 %.

Si le marché du travail québécois a été moins décimé par la récession, la cohorte des jeunes a eu plus que son lot de malheurs. La récession a supprimé 63 000 emplois dans la Belle Province dont 42 000 parmi les 15-24 ans. Plus de deux ans et demi après le début de la reprise, le Québec compte 86 000 emplois de plus qu'avant la récession, mais les jeunes accusent encore un déficit de 39 000 jobs.

«Plusieurs études démontrent que ceux qui diplôment pendant une récession encaissent une perte de revenus initiaux qui durera des années, explique M. Fong dans une étude toute récente intitulée Le lot des jeunes travailleurs. Le chômage qui fait suite au diplôme écorne les compétences et l'avantage compétitif. Résultat, moins de perspectives d'embauche et beaucoup de sous-emploi durant les premières années critiques d'une carrière.»

Concurrence générationnelle

Ce qui vient compliquer les choses cette fois-ci, c'est que les jeunes sont maintenant en concurrence avec les 55 ans et plus, surtout dans la quête d'emplois à temps partiel. C'est comme si les employeurs préféraient la longue expérience à la fougue.

Le chômage élevé chez les jeunes, avec mais surtout sans diplôme, est d'autant plus préoccupant qu'on retrouve des pénuries de main-d'oeuvre dans plusieurs industries où des compétences pointues sont requises.

Depuis plusieurs trimestres, les entreprises investissent en machinerie et équipement pour accroître leur productivité et composer avec une monnaie appelée à rester forte à court et moyen termes.

Les résultats commencent à paraître: pour un deuxième trimestre d'affilée, les entreprises canadiennes ont enregistré de bons gains de productivité, cet automne, avec un gain annualisé de 2,8 %. «C'est comme si les reprises canadienne et américaine étaient en train de changer de rôle, observe Douglas Porter, économiste en chef délégué chez BMO Marchés des capitaux. Le Canada abandonne le tandem beaucoup d'emplois-faible productivité alors que les États-Unis largue celui de faible création d'emplois-forte productivité.»

Encore faut-il pouvoir acquérir les compétences pour occuper des emplois à productivité élevée...

Québec : plus de travailleurs à temps plein

Publié le 9 mars 2012

Source: Les Affaires, 9 mars 2012

Par: Matthieu Lavallée

[En ligne]: http://www.lesaffaires.com/bourse/nouvelles-economiques/quebec--plus-de-travailleurs-a-temps-plein/541989

 

Le taux de chômage est resté au beau fixe en février au Québec, selon les plus récentes données de Statistique Canada. Mais la province a échangé 15 500 travailleurs à temps partiel pour le même nombre de travailleurs à temps plein entre janvier et février.

Si le total de travailleurs net ne change pas, cela veut tout de même dire en principe que les heures travaillées ont augmenté.

Le Québec reste cependant avec un déficit de presque 49 000 emplois par rapport à février 2011, soit 1,2 % de travailleurs en moins sur une période de 12 mois.

Au Canada, le taux de chômage a glissé de 0,2 point de pourcentage, à 7,4 %, essentiellement à cause d'un repli de 38 000 personnes qui ont cessé de chercher du travail. L'ensemble du pays a encaissé la disparition de 12 000 postes à temps partiel et l'ajout de 9 100 postes à temps plein, pour un total net de 2 800 emplois perdus.

Sur une période de 12 mois, l'emploi a progressé de 0,7 %, avec la création de 121 000 emplois.

Les secteurs du commerce de détail et de gros, du transport et de l'entreposage, des soins de santé et de l'assistance sociale ainsi que de l'administration publique ont subi des pertes d'emploi.

Pendant ce temps, les rangs des travailleurs ont été gonflés dans la finance, les assurances, l'immobilier et la location, l'enseignement, les services aux entreprises, les services relatifs aux bâtiments et les autres services de soutien.

Toray investit dans la fibre de carbone

Publié le 9 mars 2012

Source: L'usine nouvelle, 9 mars 2012

Par: Rémy Maucourt

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/toray-investit-dans-la-fibre-de-carbone.N170366

 

Le groupe chimique japonais annonce vendredi le déblocage de fonds importants : 417 millions d'euros pour augmenter d'un tiers sa production de fibres de carbone.

Toray compte renforcer "quatre bases mondiales pour augmenter la production annuelle de 6 000 tonnes". La production sur ces nouvelles lignes doit débuter entre 2014 et 2015.

Les quatres pays qui acccueilleront l'investissement sont la France, le Japon, les Etats-Unis et la Corée du Sud. Cette annonce vient contredire des informations de presse qui assuraient qur tout serait investi dans le seul site de Lacq (Pyrénées-Atlantiques).

En France, Toray Carbon Fibers Europe va acheter 160 000 mètres carrés de terrain à Total. Un nouveau site de production y sera construit, au coeur de la zone industrielle de Lacq. Cette usine produira du polyacrylonitrile (PAN), une résine synthétique utilisée pour fabriquer des fibres de carbone.

Air Liquide se renforce dans le biométhane

Publié le 9 mars 2012

Source: L'usine nouvelle, 9 mars 2012

Par: Rémy Maucourt

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/air-liquide-se-renforce-dans-le-biomethane.N170368

 

Le groupe français annonce jeudi l'acquisition de l'activité de Biométhane de la société américaine Georecover.

On appelle cette technologie le "gaz renouvelable", elle permet d'extraire du méthane de déchets en décomposition.

Georecover est spécialisé dans ce processus, et possède notamment une usine de retraitement à Conley, près d'Atlanta.

Ce site utilise déjà une technologie de membranes d'Air Liquide pour tous les gaz émanant d'une décharge proche. On y produit quotidiennement jusqu'à 1 500 MWh de biogaz.

Air Liquide précise qu'il existe actuellement une vingtaine de décharges permettant la production de gaz recyclé aux Etats-Unis. "La plupart de celles établies depuis 2006" utilisent une technologie Air Liquide.

Arkema promeut le "made in France"

Publié le 8 mars 2012

Source: L'usine nouvelle, 8 mars 2012

Par: Olivier James

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/arkema-promeut-le-made-in-france.N170316

 

La croissance du groupe est de plus en plus tirée par l'Asie. Mais à l'occasion de la présentation de ses résultats, son patron, Thierry Le Hénaff, a tenu à rappeler l'importance de la France.

Comme pour la plupart des grands acteurs européens de la chimie, les bons résultats d'Arkema s'expliquent en grande partie par la croissance des émergents, Chine en tête. Là où les produits chimiques sont encore consommés en masse. Pour le premier chimiste français, les voyants sont au vert.

Le chiffre d'affaires s'établit en 2011 à 5,9 milliards d'euros (+21%), l'Ebitda à 1,034 milliards d'euros (+28%) et le résultat net à 574 millions d'euros (+33%). Son objectif étant de devenir l'un des leaders mondiaux de la chimie de spécialités (à destination de marchés de niches, contrairement à la chimie de commodités), Arkema ambitionne de faire progresser ses ventes en Asie.

Les ventes en Asie représentent aujourd'hui 26% du chiffre d'affaires, contre 40% pour l'Europe, le reste des ventes s'effectuant aux Etats-Unis. Pour 2016, le groupe envisage de monter ses ventes en Asie à 30%, celles en Europe devraient ainsi se tasser à 35%.

Un objectif qui s'appuie sur les nombreux investissements d'Arkema dans cette région du monde. Le chimiste va procéder à son plus gros investissement depuis sa création en 2005 : une plateforme de production de thiochimie (chimie du soufre) en Malaisie destinée notamment à fournir le marché de l'alimentation animale. L'investissement mené avec une société sud-coréenne dépasse les 400 millions d'euros.

En Chine, Arkema possède son plus grand site industriel, à Changshu, au nord de Shangaï. Et entre les acquisitions, les augmentations de capacités et la création d'un centre de R&D, le pays semble être la cible privilégiée qui engloutit le plus gros des investissements.

Ancrage en France

Mais face à ce constat, et alors que la désindustrialisation en France reste l'un des thèmes forts de la campagne pour l'élection présidentielle, Thierry Le Hénaff a tenu à rassurer ses troupes : Arkema compte bien maintenir son ancrage dans le pays. "La France n'est pas le parent pauvre du groupe", affirme-t-il.

Il faut dire que l'actualité récente d'Arkema en France inquiète nombre de salariés. Entre la cession en cours des activités vinyliques en France à la société Klesch et le projet de développement de polymères fluorés Kynar, qui concernent les sites de Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence) et de Pierre-Bénite (Rhône), les syndicats redoutent des suppressions d'emplois. Les discussions sont en cours.

Il est vrai que les effectifs du groupe ont fondu en France : "Il y a avait 11 000 salariés en France au moment de notre création et ils ont baissé de 30% les trois premières années", chiffre Thierry Le Hénaff. Une tendance identique à l'échelle du groupe, passé de 20 000 à 14 000 salariés sur cette même période. Depuis, les effectifs sont à peu près stables. "Nous avons embauché 400 personnes en France en 2011", précise même un dirigeant du groupe.

Mais pour calmer les esprits, Thierry Le Hénaff a rappelé que la France avait représenté 55% du total des investissements depuis la naissance de l'entreprise, soit 1,2 milliard d'euros. En 2011, 59% de la production s'est effectuée en France, alors que seulement 13% des ventes y sont réalisées, ce qui démontre selon son PDG le caractère fortement exportateur d'Arkema. Et de revenir également sur les investissements menés ou à venir sur les sites de Carling (Moselle), de Lacq (Pyrénées-Atlantiques) et de Jarrie (Isère).

Le maintien de ces activités en France est-il assuré ? "La recherche en France est très compétitive grâce au crédit d'impôt recherche et aux investissements d'avenir", se félicite Thierry Le Hénaff. Pour ce qui est de la partie industrielle, la situation est plus contrastée. "La France est en retard par rapport à la zone Allemagne-Belgique-Hollande en matière d'infrastructures, de pipelines et d'accès aux ports", regrette le patron d'Arkema.

Les charges "qui pèsent sur les salaires en France" et l'exploitation du gaz du schiste, "un sujet enterré avant d'être ouvert", sont deux autres sujets de préoccupation qui risquent à l'avenir de diminuer la compétitivité de la France.

Air Product inaugure une station d'hydrogène solaire

Publié le 7 mars 2012

Source: Industrie et technologies, 6 mars 2012

Par: Hugo Leroux

[En ligne]: http://www.industrie.com/it/air-product-inaugure-une-station-d-hydrogene-solaire.12856

 

Inaugurée le 2 mars en Allemagne, cette station service utilise de l'électricité photovoltaïque pour produire, compresser et distribuer l'hydrogène sur place. Une première allemande née de la collaboration entre l'Institut Fraunhofer, l'industriel Air Product et le fabricant d'électrolyseurs Proton OnSite.

L'hydrogène est un vecteur énergétique envisagé à moyen ou long terme pour propulser les voitures. Mais comment produire cet hydrogène sans passer par la voie fossile du reformage de gaz naturel ? Pionnière européenne de la mobilité hdyrogène - avec notamment son programme de développement industriel H2 mobility - l'Allemagne vient d'accueillir dans l'état de Baden Württemberg une station d'hydrogène ... solaire.

Baptisée SmartFuel, Cette initiative combine plusieurs technologies-clés. Air Products a conçu le système permettant, à l'instar des stations à hydrogène classiques, de stocker puis dispenser l'hydrogène entre 350 et 700 bars. L'autre brique technologique est l'électrolyseur Hogen fourni par la société Proton OnSite. Le principe de l'électrolyse est de décomposer de l'eau pour former de l'hydrogène et de l'oxygène. En l'occurrence, l'appareil utilise l'électricité générée par des cellules photovoltaïques pour produire de l'hydrogène, assurant ainsi une production énergétique totalement décarbonée. Au total, la station délivre jusqu'à 6 mètres cubes d'hydrogène par heure.

Développée avec l'Institut de recherche technologique ISE Fraunhofer, cette station a été conçue dans le souci de délivrer un plein en trois minutes et d'alimenter une diversité de véhicules. « Cette nouvelle station service représente à la fois une plate-forme de recherche pour des champs technologiques majeurs dans le futur et une étape sur le chemin du développement d'une infrastructure hydrogène directement  utilisable par les consommateurs », estime le Dr Christopher Hebling, Chef du Département Technologie Hydrogène à l'ISE Fraunhofer.

Les mécanismes moléculaires des supercondensateurs élucidés

Publié le 7 mars 2012

Source: Industrie et technologies, 6 mars 2012

Par: Hugo Leroux

[En ligne]: http://www.industrie.com/it/les-mecanismes-moleculaires-des-supercondensateurs-elucides.12860

Le mécanisme de stockage d'énergie des supercondensateurs a été élucidé à l'échelle moléculaire par une équipe de chercheurs français. Pour la première fois, une image quantitative de ce processus a été fournie grâce à des simulations numériques. Ces travaux vont permettre d'envisager la conception de supercondensateurs aux capacités accrues.

Les supercondensateurs sont des systèmes de stockage de l'énergie électrique complémentaires des batteries. Ne mobilisant pas de réaction chimique, ils offrent des profils de charge/décharge rapides intéressants dans de nombreuses applications, comme la récupération de l'énergie de freinage dans certaines voitures. Revers de la médaille : leur densité énergétique demeure bien inférieure à celles des batteries.

Des travaux publiés par des chercheurs du Laboratoire de physicochimie des électrolytes (UPMC/CNRS/ESPCI) dans la revue Nature Materials pourraient ouvrir la voie à des systèmes alliant la densité des batteries à la puissance des supercondensateurs. Pour comprendre intimement les mécanismes des supercondensateurs, ils ont fait appel à la modélisation numérique. « L'outil numérique nous a permis de simuler des interactions à l'échelle moléculaire, qu'il était impossible d'observer par des technqiues expérimentales », explique Benjamin Rotenberg, co-auteur de la publication.

Moyennant un minutieux travail de modélisation, les chercheurs ont pu comparer la transmission des charges électriques sur différents types d'électrodes, et comprendre pourquoi les condensateurs dotés d'électrodes en carbone nanoporeux sont plus efficaces. Les pores semblent en effet casser le phénomène de ''surécrantage'' - la superposition des couches ioniques - qui nuit aux échanges de charges électriques sur des surfaces plus planes comme le graphite.

Forts de ces résultats, les chercheurs s'attachent à présent à sélectionner les structures de nanopores et les mélanges ioniques les plus appropriées.

Arkema renforce sa position sur le marché des polymères d'origine renouvelable

Publié le 6 mars 2012

Source: L'usine nouvelle, 27 février 2012

Par: Astrid Gouzik

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/arkema-renforce-sa-position-sur-le-marche-des-polymeres-d-origine-renouvelable.N169590

 

Le groupe chimique français a noué un partenariat avec l'américain Elevance Renewable, indique-t-il ce 27 février;

"Notre partenariat avec Elevance assure à Arkema une opportunité stratégique d'élargir nos sources d'approvisionnement de matières premières bio-ressourcée", se réjouit Jean-Luc Dubois, directeur scientifique chez Arkema, dans un communiqué publié lundi 27 février.

En effet, les deux sociétés vont collaborer dans le développement et la production de polymères de spécialité bio-sourcés. De quoi assurer à Arkema "de renforcer notre position de leader sur ce marché des polymères d'origine renouvelable en pleine expansion, grâce à un accroissement de capacités de production envers nos clients du monde entier", ajoute-t-il.

L'opportunité était attirante aussi pour Elevance Renewable. "La position d'Arkema en tant que producteur de polymères techniques bio-ressourcés de haute performance et notre gamme unique de spécialités chimiques nous ont amenés tout naturellement à cette collaboration," souligne Andy Shafer, directeur ventes et développement des marchés chez Elevance. Ainsi les deux partenaires vont développer une filière intégrée pour ces nouveaux polymères. 

BASF et Petronas créent une coentreprise en Malaisie

Publié le 6 mars 2012

Source: L'usine nouvelle, 6 mars 2012

Par: Rémy Maucourt

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/basf-et-petronas-creent-une-coentreprise-en-malaisie.N170087

Les deux géants annoncent mardi la fondation d'une entreprise commune, dans le but de produire des composés chimiques pour la zone Asie-Pacifique.

BASF, numéro un modial de la chimie, s'allie au géant énergétique malaisien Petronas pour renforcer son implantation dans le pays. Leur coentreprise sera détenue à 60% par BASF et à 40% par Petronas, les installations seront construites entre 2015 et 2018.

L'usine en projet fabriquera des produits chimiques destinés à l'industrie des détergents, à celle du textile et du cuir, mais également des plastifiants pour le secteur du bâtiment et de l'automobile.

Ce projet s'inscrit dans le cadre d'un programme d'investissement commun d'un milliard d'euros en Malaisie. Ce programme a été annoncé fin 2010 mais n'avait pas été détaillé jusqu'ici.

BASF cherche avec ces projets à améliorer son offre à destination de la région Asie-Pacifique. Martin Brudermüller, directeur Asie-Pacifique de BASF, précise que la production sera axée sur "des produits de chimie de spécialité qui aideront à couvrir les besoins d'une population en rapide augmentation, surtout en Asie du Sud-Est".

Un composite auto-renforcé

Publié le 6 mars 2012

Source: Industrie et technologies, 27 février 2012

Par: Ludovic Fery

[En ligne]: http://www.industrie.com/it/un-composite-auto-renforce.12799

 

Une nouvelle génération de composites se positionne entre les thermoplastiques et les thermodurcissables. Il est constitué de fibres de polypropylène incluses dans une matrice du même matériau.

Du polypropylène cinq fois plus résistant et dur que du... polypropylène. Telle est la nature du matériau auto-renforcé Curv, du fabricant Propex.

Comme un thermoplastique, il est facilement recyclable mais ses propriétés mécaniques, renforcées grâce à l'ajout de fibres de polypropylène, le rapprochent davantage d'un composite de haute performance à base de fibres de verre, de carbone ou d'aramide. Curv est doté d'une bonne résistance à l'impact, y compris à des températures aussi basses que - 189°C.   

Les applications de ce matériau sont nombreuses : équipements de sport, revêtements automobiles ou protections pare-balles. On le retrouve notamment dans les valises souples Cosmolites de Samsonite.

Le matériau Curv sera présenté sur le stand de Propex lors du prochain Jec Show, du 27 au 29 mars 2012 à Paris.

Pour en savoir plus : www.curvonline.com

Manipulation de nanomatériaux dans les laboratoires : Comment prévenir les risques

Publié le 6 mars 2012

Source: Industrie et technologies, 29 février 2012

Par: Jean-François Preveraud

[En ligne]: http://www.industrie.com/it/manipulation-de-nanomateriaux-dans-les-laboratoires-comment-prevenir-les-risques.12834

 

L'Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS), associé au CNRS, vient de publier une brochure destinée à prévenir les risques liés à la manipulation de nanomatériaux dans les laboratoires. Ce guide fait un point sur les dangers des nanomatériaux pour la santé et la sécurité et émet des conseils de prévention visant à réduire l'exposition des opérateurs. Ce document, qui s'adresse aux responsables, aux préventeurs et à toute personne amenée au sein d'un laboratoire à fabriquer, utiliser ou caractériser des nanomatériaux, est téléchargeable sur www.inrs.fr.

Les nanomatériaux représentent aujourd'hui un enjeu économique majeur et suscitent des interrogations. La dimension nanométrique fait apparaître des propriétés bien souvent inédites riches de multiples applications (vectorisation de médicaments, bétons autonettoyants, vêtements anti-bactériens, etc.).

Les budgets alloués à la recherche et au développement ne cessent de croître et les laboratoires, qu'ils soient privés ou publics, sont ainsi particulièrement concernés par l'augmentation du nombre de travaux sur ces technologies de l'infiniment petit.

Or, les connaissances sur la toxicité des nanomatériaux demeurent parcellaires et il n'existe pas actuellement de méthode de mesure qui fasse l'objet d'un consensus pour caractériser l'exposition professionnelle lors d'opérations les mettant en oeuvre. Il convient donc, dans tous les laboratoires manipulant des nanomatériaux (laboratoires de recherche et développement, de contrôle...) et tout au long du cycle de vie des produits (depuis la fabrication des matières premières jusqu'au traitement des déchets), de développer de bonnes pratiques de travail et d'instaurer des procédures de prévention des risques adaptées.

Afin d'aider les laboratoires dans cette démarche, l'INRS, en collaboration avec le CNRS, a édité la brochure « Manipulation de nanomatériaux. Prévention des risques dans les laboratoires » (ED 6115). Ce document propose une aide à l'évaluation des risques liés aux nanomatériaux quel que soit le domaine d'activité du laboratoire : chimie, physique, mécanique, biologie, toxicologie, etc. Il donne les informations nécessaires au choix des procédés, des méthodes et des pratiques de travail propres à réduire les risques, en maitrisant en particulier les émissions ou dégagements de nanomatériaux. Il permet, enfin, la définition des mesures de prévention collective et individuelle les mieux adaptées à la protection des operateurs, mais également des règles de protection des personnes amenées à intervenir dans les laboratoires plus ponctuellement (personnel de nettoyage, agents de maintenance, etc.).

Les solutions présentées dans ce guide doivent être ajustées, combinées ou adaptées en fonction de chaque situation particulière.

Pour télécharger la brochure : http://www.inrs.fr/accueil/produits/mediatheque/doc/publications.html?refINRS=ED%206115n

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