Total s'engage dans 4 projets d'Instituts de recherche

Publié le 21 mars 2012

Source: Enerzine, 20 mars 2012

[En ligne]: http://www.enerzine.com/10/13679+total-sengage-dans-4-projets-dinstituts-de-recherche+.html

 

Après l'électricien EDF, c'est au tour du pétrolier Total d'annoncer des partenariats dans 4 projets d'Instituts de recherche sélectionnés par le programme « Investissements d'avenir » du Gouvernement français.

Ces projets s'appuient sur des partenariats public-privé permettant d'associer les moyens des mondes académiques et industriels en France afin de préparer le futur énergétique.

- Dans le domaine du solaire photovoltaïque, Total sera l'un des pilotes du projet IPVF (Institut Photovoltaïque d'Ile-de-France) dont l'objectif est de créer l'un des cinq plus grands centres de recherche mondiaux sur les dispositifs solaires photovoltaïques de nouvelle génération ;

- Dans le domaine des géotechniques, le projet geodenergies a pour objectif de valoriser l'exploitation et la gestion des ressources du sous-sol à travers trois procédés : le stockage de CO2, le stockage d'énergie et la géothermie ;

- Dans le domaine des biocarburants, le projet Greenstars vise à développer une nouvelle génération de biocarburants et de produits à partir des micro-algues ;

- Dans le domaine de l'efficacité énergétique, le projet PS2E (Paris Saclay Efficacité Energétique) vise à créer un Institut de recherche, de formation et de développement pour répondre aux enjeux d'efficacité énergétique des infrastructures industrielles intégrées aux zones urbaines.

Le Groupe Total précise qu'il a renforcé son investissement dans la R&D de 37 %, ces cinq dernières années et prévoit d'investir 6 milliards d'euros dans les cinq prochaines années.

"Les partenariats public-privé mobilisent à la fois plusieurs entreprises et plusieurs laboratoires publics. Ils nous permettent de démultiplier nos efforts en mutualisant nos compétences, et de diversifier nos axes de recherche dans des domaines parfois très différents de ceux de Total", a expliqué Jean-François Minster, directeur Scientifique de Total. "Cette approche est particulièrement bien adaptée dans des domaines où le foisonnement technologique est important. Avec ces partenariats, nous intégrons plus rapidement les nouvelles connaissances dans nos produits et nos procédés industriels."

Retraite: rester plus longtemps au travail

Publié le 21 mars 2012

Source:La Presse, 21 mars 2012

Par: Stéphanie Grammond

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/dossiers/budget-quebec-2012/201203/21/01-4507648-retraite-rester-plus-longtemps-au-travail.php

(Ottawa) L'an dernier, Québec avait instauré un crédit d'impôt pour encourager les gens à travailler après 65 ans. Le gouvernement en rajoute, cette année, avec des investissements de 84 millions sur trois ans pour de valoriser la retraite tardive.

Au Québec, seulement 47 % des personnes de 55 à 69 ans sont encore sur le marché du travail, bien moins que dans le reste du Canada où plus de la moitié (55 %) sont encore au boulot.

Pour convaincre les employeurs de maintenir leurs travailleurs plus âgés dans leurs rangs, Québec réduira la taxe sur la masse salariale des entreprises qui emploient des travailleurs expérimentés, une mesure de 50 millions de dollars.

Le gouvernement prévoit aussi la mise en place d'un programme de soutien à l'embauche de travailleurs plus âgés qui ont perdu leur emploi. Il prévoit aussi des mesures pour aider les travailleurs expérimentés à démarrer leur entreprise.

Immigration: 27 millions pour l'aide à l'emploi

Publié le 21 mars 2012

Source: Le Devoir, 21 mars 2012

[En ligne]: http://www.ledevoir.com/politique/quebec/345549/en-bref-immigration-27-millions-pour-l-aide-a-l-emploi

 

Le thème budgétaire «Pour une économie forte» est appliqué aux nouveaux arrivants qui peinent à s'intégrer au marché du travail. Avec le constat que le taux de chômage approche les 20 % chez les nouveaux arrivants (ici depuis moins de cinq ans), le gouvernement a décidé de réserver 27 millions au cours des trois prochaines années pour la mise en place de mesures d'aide à l'emploi.

Les mesures seront inspirées de l'expérience menée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Ces projets sont financés à même le transfert du gouvernement fédéral dans le cadre de l'Accord Canada-Québec pour l'intégration des immigrants et des réfugiés. Cette année, l'indexation de la compensation atteint 25 millions. 

L'huile de Jatropha, Biocarburant de demain ?

Publié le 20 mars 2012

Source: Enerzine, 20 mars 2012

[En ligne]: http://www.enerzine.com/6/13674+lhuile-de-jatropha-biocarburant-de-demain+.html

 

Les biocarburants occupent une place de plus en plus significative sur le marché, mais sont aussi l'objet de polémiques du fait de la concurrence avec l'alimentaire, de l'occupation de terres arables et de la remise en cause de leur neutralité environnementale.

Dans ce contexte, Alcimed, société de conseil et d'aide à la décision, propose de dresser l'état des lieux, d'une huile qui attire de plus en plus l'attention : l'huile de Jatropha.

Le Jatropha est une plante d'origine latino-américaine qui pousse à l'état sauvage dans de nombreuses zones tropicales arides et semi-arides telles que l'Inde, l'Amérique Latine, l'Afrique centrale... Non comestible pour l'homme et le bétail, elle est traditionnellement utilisée dans ces pays comme haies vives. L'huile issue de la pression des graines est également utilisée localement, pour s'éclairer, cuire des aliments ou produire du savon. Enfin le tourteau (lui aussi non comestible pour les animaux) est un engrais organique très performant. On dénombre plus de 160 espèces de Jatropha, qui ont toutes la caractéristique de produire des graines oléagineuses ayant un très bon rendement en huile (35% en moyenne juste derrière l'huile de palme).

Une plante aux propriétés très intéressantes

La culture du Jatropha présente de nombreux avantages par rapport aux critiques souvent faites aux biocarburants. Pouvant en théorie pousser sur des sols pauvres, en zones arides ou semi-arides, le Jatropha ne devrait ainsi pas rentrer en concurrence avec les cultures alimentaires en accaparant des terres arables.

L'huile présente des propriétés très proches de celles du diesel (densité, viscosité et pouvoir calorifique) et peut ainsi se substituer entièrement au diesel classique contrairement à d'autres huiles végétales dont la présence dans le moteur ne peut dépasser un faible pourcentage. De plus, aucune modification du moteur diesel n'est nécessaire pour son utilisation.

Un carburant destiné à l'aviation peut également être produit à partir de Jatropha, mais cette fois en le mélangeant avec du kérosène (fossile) à hauteur de 50%. L'huile de Jatropha doit alors subir une hydrogénation (cela rend le produit final plus stable, et les produits de la réaction sont essentiellement des alcanes, ce qui permet d'obtenir des indices de cétane élevés, proches d'un gazole). Elle est particulièrement intéressante pour l'aviation civile ou militaire car contrairement à des biocarburants à base d'éthanol, ce mélange ne gèle pas à très basse température.

Dans les années 90 des projets de culture de Jatropha à grande échelle ont été lancés à des fins énergétiques. Pour une très grande majorité, ces projets se sont contentés d'utiliser les plantes existantes dans le milieu naturel sans amélioration ni recherche agronomique particulière. Des coûts d'entretien élevés et des rendements insuffisants (inférieurs aux 1900 litres/ha/an attendus) ont alors souvent conduit à leur abandon[1].

Les compagnies aériennes intéressées au premier plan

Malgré ces échecs, des centres de recherche ont poursuivi leurs études sur la plante et ont ainsi permis de sélectionner les espèces les plus résistantes et présentant les meilleurs rendements en huile. Les recherches ont aussi mis en évidence qu'un entretien identique à l'ensemble des autres cultures à grande échelle était nécessaire pour assurer un bon rendement : engrais, arrosage, traitement...

Ces progrès ont entrainé un regain d'intérêt dans l'aviation notamment : De nombreuses compagnies aériennes telles qu'Air New Zealand, Continental, British Airways, SAS, Gulf Air, Cathay Pacific, Japan Airlines, TAM, KLM, Virgin Atlantic ou Interjet avec Airbus ont réalisé plusieurs vols expérimentaux avec un mélange huile de Jatropha et kérosène.

« Boeing a financé récemment une étude de l'Université de Yale sur le cycle de vie de l'huile de Jatropha. Cette étude conclut que l'utilisation de carburant à base de Jatropha dans l'aviation baisserait de 60% les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux carburants fossiles. Il faut néanmoins relativiser car plus l'huile est transportée sur de grandes distances avant d'être consommée, plus le bilan carbone se dégrade », explique Antoine Bordet, Consultant chez Alcimed.

En pleine phase de développement, la filière de la culture du Jatropha doit encore se structurer, car pour l'instant, la majorité des volumes d'huiles produits est directement utilisée par les porteurs de projets eux-mêmes (SunBiofuels, GEM Biofuels, Jatoil Limited...).

Deux acteurs majeurs vendent néanmoins de l'huile de Jatropha sur le marché libre, bien que les volumes restent encore très limités: D1Oils et Mission New Energy, à un prix de vente moyen proche de 1 000$ la tonne FOB. Ces volumes destinés au marché libre devraient ainsi s'accroitre fortement dans les années à venir. En effet, Biozio[2] estime, en se basant sur les projets de culture de Jatropha, qu'en 2015 la production annuelle d'huile pourrait atteindre 10 millions de tonnes (soit 20% du biodiesel mondial).

L'enjeu est important, puisque tant que la production ne sera pas stable et disponible en quantité, les industriels seront peu nombreux à utiliser le Jatropha à grande échelle et régulièrement. Mais le marché semble prêt comme le montre l'inauguration en juillet 2011, par Lufthansa, du premier « vol régulier bio » à base de Jatropha, entre Francfort et Hambourg.

« Du fait de ces propriétés techniques très intéressantes et de la non compétition avec l'alimentaire, l'huile de Jatropha connait un engouement légitime. Il faudra s'assurer toutefois qu'une course à la productivité n'entraine pas les mêmes erreurs que celles qui ont été faites pour l'huile de Palme, avec des déforestations massives, par exemple », conclut Cécile Pairin, responsable de missions chez Alcimed.

Attirer et retenir les travailleurs âges

Publié le 19 mars 2012

Source: Veille IRSST, 16 mars 2012

[En ligne]: http://comm.irsst.qc.ca/blogs/contexte/archive/2012/03/16/4548.aspx


Le rôle de la flexibilité

Le prolongement de la vie active des travailleurs âgés constitue un défi de taille pour les politiques publiques dans un contexte de vieillissement de la population et de sortie fragile d'une récession. Bien que le Québec émerge relativement bien de la récession, il demeure que le phénomène de retraite précoce (avant l'âge de 60 ans) demeure alarmant. L'approche moins coercitive adoptée par le Québec, qui consiste à instaurer la retraite progressive et à introduire des incitatifs pour dissuader la retraite anticipée, ne pourrait donner les résultats escomptés que si les individus sont motivés à demeurer actifs sur le marché du travail et, surtout, si les employeurs sont capables de les attirer et les retenir. Or nous avons constaté une divergence entre les aspirations des travailleurs âgés et les stratégies poursuivies par les entreprises. Il apert que les employeurs, pris avec un déséquilibre démographique de leur effectif en faveur des travailleurs âgés, ont tendance à recourir à des stratégies de flexibilisation pour contenir leur masse salariale. Le recours à la rémunération variable (basée sur la performance individuelle ou collective) et le recours à la flexibilité numérique (temps partiel et contrat à durée déterminée) sont des exemples de stratégies poursuivies par les entreprises. Ces deux tendances coïncidaient avec un vieillissement de la main-d'œuvre, une intensification de la concurrence étrangère ainsi qu'une féminisation et une tertiarisation du marché du travail. Bien que le travail à temps partiel puisse répondre au besoin de flexibilité des travailleurs âgés, il ne répond que partiellement aux attentes de ces derniers. Une meilleure qualité de travail (intéressant, moins stressant ou moins demandant physiquement) et une flexibilité des conditions de travail qui permettraient de concilier le travail et la vie personnelle, sont des facteurs aussi importants que le travail à temps partiel dans la décision de demeurer sur le marché du travail. Par ailleurs, bien que le recours à la flexibilité numérique puisse être une voie prometteuse pour attirer et retenir une main-d'œuvre vieillissante, elle présente des risques à long terme. En effet, le recours accru à cette flexibilité pourrait générer, à long terme, un sous investissement dans la formation et un manque d'accès aux avantages sociaux, particulièrement les régimes de retraite. Alors que le problème d'accès aux régimes de retraite fait partie des préoccupations récentes des politiques publiques, celui de l'accès à la formation n'a pas eu la même attention. Sachant que les travailleurs âgés seront appelés à changer d'employeur, de profession et même de secteur d'activité s'ils veulent demeurer actifs, l'acquisition et la mise à jour des compétences sont une condition sine qua non à la réussite des stratégies qui visent le prolongement de la vie active des travailleurs âgés.

Source : http://www.cirano.qc.ca/pdf/publication/2012RP-02.pdf

Total renforce sa présence en Chine avec Sinopec

Publié le 19 mars 2012

Source: L'usine nouvelle, 19 mars 2012

Par: Astrid Gouzik

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/total-renforce-sa-presence-en-chine-avec-sinopec.N170913

Dans une interview au Wall Street Journal, Christophe de Margerie a affirmé être en discussion avec le groupe pétrolier public chinois. Le pré-accord concernerait l'exploitation des gaz de schiste.

Après le Qatar, ce pourrait donc bien être le tour de la Chine de monter au capital du groupe pétrolier français. Le directeur général de Total, cité dans le Wall Street Journal dimanche 18 mars, n'a pas écarté cette possibilité. Le pays détient déjà 2%, Christophe de Margerie s'est dit ouvert à une montée au capital.

Mais les discussions porteraient plus particulièrement sur la création d'une coentreprise avec Sinopec pour l'exploration et la production de gaz de schiste en Chine. Ainsi le français se place sur un marché à fort potentiel de développement puisque la production annuelle chinoise de gaz de schiste pourrait s'envoler de quasi nulle à 6.5 milliards de mètres cubes en 2015 puis à entre 60 et 100 milliards de mètres cubes d'ici 2020.

Par ailleurs, Christophe de Margerie se serait montré favorable à d'autres investissements du pays, notamment du CIC, le fonds souverain chinois. "Si CIC veut prendre plus, nous n'avons aucun problème", a-t-il expliqué au quotidien.

Selon le Wall Street Journal, le patron du groupe a également confirmé une information sur le Qatar, qui avait filtré la semaine précédente.  Le pays détient bien 2% du groupe pétrolier. Le Qatar devient donc un des principaux actionnaires de la première capitalisation boursière française, à égalité avec la Chine, mais derrière les salariés et le milliardaire belge Albert Frère.

Aguerri à l'exercice, Christophe de Margerie a devancé les diverses attaques en justifiant : "c'est bien pour un groupe d'avoir un partenaire historique présent dans votre capital". 

Greenstar : regrouper la filière de valorisation des micro-algues

Publié le 19 mars 2012

Source: Enerzine, 16 mars 2012

[En ligne]: http://www.enerzine.com/6/13656+greenstar---regrouper-la-filiere-de-valorisation-des-micro-algues+.html

GreenStars, lauréat de l'appel à projet Investissements d'Avenir « Instituts d'Excellence sur les Énergies Décarbonées » (IEED), est un ensemble de plateformes collaboratives regroupant des acteurs hexagonaux de la filière de valorisation des micro-algues.

Objectif premier : développer à l'horizon 2020, des composés d'intérêts dont notamment des biocarburants performants et des molécules à haute valeur ajoutée grâce à des micro-algues utilisant les émissions de CO2 et les substances issues des rejets des activités humaines.

Porté par l'INRA et rassemblant 45 partenaires (organismes de recherche publique, entreprises, collectivités territoriales, pôles de compétitivité), GreenStars a également pour ambition de se positionner, d'ici cinq à dix ans, parmi les centres d'excellence mondiaux dans le domaine de la bio-raffinerie des micro-algues. Un budget de 160 ME sur 10 ans est initialement prévu dont près de 20% d'aide publique.

Les micro-algues offrent un potentiel d'innovation pour les secteurs de l'énergie, de la chimie, de la nutrition humaine et animale et de la cosmétique de par leur richesse intrinsèque. En effet, les micro-algues sont reconnues pour "leur extraordinaire composition" : notamment en protéines, lipides, fibres, vitamines, minéraux et pigments. Elles offrent encore un champ d'exploration pour développer des produits innovants, naturels et fonctionnels.

Face à des enjeux stratégiques mondiaux relatifs au développement des bioénergies et des produits biosourcés, les micro-algues apparaissent aujourd'hui comme une solution porteuse d'avenir et de développements économiques majeurs à un horizon d'une dizaine d'années. Les recherches et les investissements dans la filière des micro-algues à des fins énergétiques se sont récemment considérablement développés : plus de $ 2 Mds d'investissements et plus de 200 projets de recherche et développement ont été recensés, en majorité aux Etats-Unis.

Sans utiliser de terres arables, cette filière offre la possibilité de produire des biocarburants de troisième génération à partir de CO2 d'origine industrielle et de substrats issus d'eaux recyclées. Elle s'inscrit ainsi dans une stratégie de recyclage et de valorisation des rejets issus de l'activité humaine. Par ailleurs, les micro-algues peuvent accumuler jusqu'à la moitié de leur poids en lipides, l'une des matières premières des biocarburants, d'où une productivité qui peut atteindre des valeurs élevées.

Un Institut d'Excellence sur les énergies décarbonées retenu au titre des Investissements d'Avenir

L'IEED GreenStars a été conçu afin de permettre à la France d'avoir une vision industrielle de l'ensemble de la chaîne de production et d'être un acteur majeur doté d'un rayonnement international. Pour y parvenir, ce nouveau réseau national de plateformes collaboratives intègre les expertises et les technologies des meilleures équipes de la recherche publique française sur tous les fronts scientifiques concernés, des PME innovantes sur la totalité des produits valorisables et des grands groupes fortement intéressés pour prendre des positions de choix sur les marchés à l'international.

GreenStars dispose de trois grands atouts : il rassemble des capacités d'innovation réelles, sera équipé d'infrastructures de qualité dotées de moyens technologiques conséquents et il fédèrera enfin des acteurs très représentatifs. Toutes les compétences de la filière y sont en effet représentées : de la physiologie et la génétique des micro-algues à l'optimisation des conditions de culture, en passant par l'extraction des produits d'intérêt, sans oublier la prise en compte de l'écoconception de la filière, de la modélisation et de la simulation numériques, de l'acceptabilité sociale et de l'analyse économique.

A terme et suivant les résultats obtenus, des emplois et de nouveaux débouchés dans de nombreux secteurs industriels pourraient être générés. GreenStars participera également à la formation des compétences en ingénierie qui seront nécessaires demain pour qu'une filière solide se structure durablement sur ces thématiques. Dès 2015, GreenStars sera doté de démonstrateurs industriels basés sur des technologies de pointe qui permettront de construire un modèle économique et environnemental viable.

Produire des plastiques et textiles à partir de déchets biomasses

Publié le 19 mars 2012

Source: Enerzine, 19 mars 2012

[En ligne]: http://www.enerzine.com/6/13668+produire-des-plastiques-et-textiles-a-partir-de-dechets-biomasses+.html

De nouvelles méthodes en biotechnologie et chimie pourraient faciliter la production de produits chimiques, de matériaux et de combustibles à partir de ressources naturelles renouvelables.

Le centre d'excellence de l'Académie de Finlande (CoE) en biotechnologie blanche se concentre sur la découverte et le développement de cellules microbiennes, ou d'usines cellulaires capables de produire de nouveaux composés utiles à partir des sucres de la biomasse végétale. Ces composés peuvent être utilisés, par exemple, dans la fabrication de bio-plastiques ou dans des applications médicales.

"Par le biais de la technologie génétique, on peut modifier le métabolisme microbien et ainsi produire des acides organiques pour un large éventail d'applications industrielles. Ils peuvent être utilisés, entre autres choses, pour la fabrication de plastique et de nouveaux matériaux textiles, voire dans les technologies d'emballage", a expliqué Merja Penttilä, professeur de recherche et directeur du Centre d'excellence.

Les nouvelles méthodes jouent un rôle clé lorsque diverses industries développent des processus de production "respectueux de l'environnement et économes en énergie". L'utilisation de ressources naturelles renouvelables, telles que les déchets agricoles ou industriels, pourront rendre les industries moins dépendantes des matières premières issues du pétrole et, par conséquent, participer à la réduction des émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

Le CoE développe également des méthodes de mesure très sensibles et étudie les fonctions des cellules microbiennes au niveau moléculaire. "Nous avons besoin de ces informations pour être en mesure de développer des procédés efficaces pour l'avenir. Par exemple, nous construisons de nouveaux instruments micro et nanoscopiques pour mesurer et contrôler la productivité microbienne dans des bioréacteurs en cours de production."

Le métabolisme des microbes est modifié de sorte qu'ils convertissent les sucres de la biomasse végétale en acides de sucre et leurs dérivés. Ces composés peuvent servir de matières premières pour de nouveaux types de polyesters, dont les propriétés - telles que la solubilité de l'eau et la dégradation extrêmement rapide en substances naturelles - peuvent être utilisées, par exemple, en médecine. En modifiant les acides de sucre, il est également possible de produire des composés qui peuvent remplacer les acides aromatiques à base d'huile dans la fabrication de matières plastiques thermodurcissables et les textiles.

"Les acides de sucre peuvent être utilisés pour produire des plastiques biodégradables, comme les polyamides, ou des composants fonctionnels qui augmentent la capacité de la cellulose à absorber l'eau. De nouveaux matériaux pourraient remplacer les composants absorbants non biodégradables actuellement disponibles dans des produits d'hygiène. Les acides de sucre sont également une source d'hydroxy-acides, telle que l'acide glycolique, dont la barrière à l'oxygène le rend approprié pour l'emballage alimentaire," a expliqué le professeur Ali Harlin.

Afin d'être en mesure de remplacer, à l'avenir, la production industrielle en grande partie pétrochimique avec de nouveaux procédés basés sur la biomasse des déchets, ces nouveaux processus se doivent d'être extrêmement efficaces. "Un défi majeur consiste à savoir comment rendre optimal la production d'organismes des bioprocédés, que sont les microbes, afin d'utiliser les sucres de la biomasse et de les convertir en composés voulus de la manière la plus efficace. Ce travail de développement appelle à des compétences pluridisciplinaires allant des biosciences à l'ingénierie."

Pic pétrolier ? Quel pic pétrolier ?

Publié le 16 mars 2012

Source: Les Affaires, 15 mars 2012

Par: René Vézina

[En ligne]: http://www.lesaffaires.com/blogues/rene-vezina/pic-petrolier--quel-pic-petrolier-/542229

 

Une autre théorie apocalyptique (comme dans fin du monde) est en train de prendre le bord. Celle du pic pétrolier.

Nous serions ces années-ci à un sommet dans la production pétrolière mondiale, condamnée à décliner du fait de l'épuisement des réserves alors même que la consommation internationale explose. Les prix risquent alors de grimper, ce qui va inévitablement accélérer le recours à d'autres options énergétiques. Les écologistes purs et durs en salivent.

Désolé, mais ça ne tient pas... du moins, pas encore.

A la mi-mars, à la veille de la Saint-Patrick, on apprenait que l'Irlande venait à son tour de découvrir de l'or noir au large de ses côtes. Cette découverte fait suite à d'autres du genre au large du Brésil, de la Guyane et ailleurs (du Québec, un jour ?)

C'est vrai que les gisements conventionnels se fatiguent. Mais le pétrole est tout sauf conventionnel. La production américaine vient de rebondir alors que le Dakota du Nord connaît une véritable ruée maintenant qu'on a appris à exploiter le pétrole de schiste. Les Etats-Unis peuvent maintenant rêver à l'indépendance énergétique (même temporaire), eux qui demeurent les premiers importateurs de pétrole au monde.

C'est sans compter les gisements de pétrole lourd de l'Orenoque, au Venezuela, qui lui permettent de surpasser l'Arabie saoudite en termes de réserve, puis ceux du nord de l'Alberta, et tous ceux qui n'ont été qu'entrevus... Nous ne sommes pas à la veille de manquer de pétrole. Il risque de coûter plus cher à exploiter, mais il y en a encore pour des générations à venir.

La véritable question devient : voulons-nous encore nous en servir ? Elle est nettement plus légitime que l'autre, qui demandait ce que nous devons faire à l'heure où il était théoriquement en train de disparaître.

Au moins, tant qu'à discuter des mérites et des torts du pétrole, reconnaissons les faits et arrêtons de prendre les gens pour des imbéciles en leur faisant peur. Nous pouvons collectivement décider de passer à une autre vitesse en toute connaissance de cause, décider que l'omniprésence du pétrole sert de moins en moins nos intérêts, ou décider qu'il demeure une sourde d'énergie efficace si bien utilisé, mais mieux faudrait arrêter d'agiter des épouvantails en parlant à tort et à travers de pic pétrolier.

Chevron suspend temporairement sa production au Brésil

Publié le 16 mars 2012

Source: L'usine Nouvelle, 16 mars 2012

Par: Barbara Leblanc

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/chevron-suspend-temporairement-sa-production-au-bresil.N170862

 

Le géant pétrolier américain est victime d'une nouvelle fuite de pétroler sur ses installations au large de Rio.

Dans un communiqué publié le 16 mars, le groupe américain indique avoir demandé l'autorisation à l'Agence nationale de pétrole (ANP) de suspendre provisoirement son activité dans le champ pétrolifère de Frade. C'est sur ce site qu'une fuite de 3 000 barils avait déjà eu lieu en  novembre 2011. Elle avait alors entraîné la suspension de toute activité de forage de Chevron Brésil en territoire national jusqu'à ce que les causes et les responsabilités pour la fuite de brut aient été identifiées et que les conditions de sécurité dans la zone aient été rétablies.

Cette fois-ci, une petite nappe de pétrole de cinq litres a été repérée le 4 mars. Mais la fuite a été détectée seulement le 13 au soir. "L'endroit a été identifié à trois kilomètres à l'est de l'endroit de la première fuite, à près de 1.300 m de profondeur", a indiqué Mauro Pagan, ingénieur des installations de Chevron au Brésil.

Chevron signale qu'une dispersion mécanique de la nappe de brut a été opérée et qu'aucune tâche n'est visible en surface. Le groupe annonce qu'il va entreprendre des recherches pour comprendre la raison de la nouvelle fuite. Ce site permet la production de 60 000 barils par jour.

Chevron exploite 3,6% du pétrole produit au Brésil (80.425 barils par jour) et 1% du gaz naturel, selon des chiffres officiels. Le géant américain a entamé ses activités dans le bassin de Campos, près de Rio, en 1997, quand le Brésil a ouvert les portes du secteur pétrolier aux investissements étrangers.

Cancers professionnels

Publié le 16 mars 2012

Source: Veille IRSST, 16 mars 2012

[En ligne]: http://comm.irsst.qc.ca/blogs/contaminants/archive/2012/03/16/4553.aspx

L'Institut National du Cancer (INCa) publie une fiche thématique sur les cancers professionnels. Elle présente un état des lieux des connaissances actuelles sur les cancers liés au travail : facteurs de risques, épidémiologie, réglementation... Le document dresse également l'inventaire des actions de prévention destinées à lutter contre ces maladies professionnelles.

Source : http://kiosque.inrs.fr/lettre/go.php?l=2275&p=2

Le nouveau propriétaire d'Agro-100 voit grand

Publié le 15 mars 2012

Source: La Presse, 15 mars 2012

Par: Martine Letarte, collaboration spéciale

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/portfolio/developpement-economique-regional-2012/portrait-2012-lanaudiere/201203/15/01-4505719-le-nouveau-proprietaire-dagro-100-voit-grand.php

Lors de son entrevue d'embauche en 2000 chez Agro-100, entreprise d'intrants agricoles, Stéphane Beaucage a indiqué qu'il comptait posséder son entreprise dans les cinq prochaines années. Son rêve est devenu réalité à la fin de 2010 alors qu'il a terminé l'acquisition d'Agro-100. Depuis, les projets se multiplient.

«Nous venons d'envoyer notre premier conteneur de fertilisant liquide au Mexique», affirme Stéphane Beaucage, président-directeur général d'Agro-100.

L'aventure mexicaine pourrait avoir d'autres débouchés.

«Notre grossiste a des points de vente partout dans le monde. Je souhaite également organiser une mission commerciale en Argentine cette année», ajoute M. Beaucage.

Il souhaite toutefois conquérir les marchés une bouchée à la fois.

«Pour l'ensemble de notre personnel, la priorité est le service à la clientèle. Nous voulons prendre le temps de bien faire les choses avec chaque nouveau client», dit M. Beaucage. Il voit également du potentiel dans la revalorisation de matières résiduelles fertilisantes.

«On récupère des résidus de la fabrication de ciment qui ont des propriétés fertilisantes. Nous avons une usine près de Toronto et un circuit de distribution en Ontario. Maintenant, nous reproduisons le modèle à Albany», indique-t-il.

Les projets sont nombreux, mais Stéphane Beaucage, 38 ans, affirme que la continuité est importante. L'ancien propriétaire d'Agro-100, Jean-Marc Harnois, est d'ailleurs toujours président du conseil d'administration.

«La continuité, c'est le progrès, affirme Stéphane Beaucage. Lorsque je suis arrivé dans l'entreprise comme représentant technique, j'ai vu qu'il y avait un souci d'amélioration. J'ai voulu faire progresser l'entreprise dès mon arrivée. Je continue aujourd'hui.»

Le financement


Pour acquérir l'entreprise, Stéphane Beaucage a investi ses commissions de ventes et ses dividendes dans l'achat d'actions. Jean-Marc Harnois a aussi aidé le jeune entrepreneur à trouver du financement.

«Il m'a lui-même prêté de l'argent et grâce à sa très bonne réputation, il a influencé d'autres personnes. J'ai obtenu 10% de l'entreprise en 2003», raconte Stéphane Beaucage.

En 2008, des institutions financières sont entrées dans le bal. «Elles croyaient en moi parce qu'elles voyaient que je pouvais livrer la marchandise. J'ai ainsi obtenu 50% de l'entreprise.»

L'autre moitié a été acquise à la fin 2010. «Le Fonds de solidarité FTQ, la SADC et Jean-Marc Harnois m'ont prêté ce qu'il fallait», raconte M. Beaucage.

Le financement a été un grand défi pour le jeune entrepreneur.

«Il y a des années où la performance est plus grande que d'autres. Comme je n'avais pas un sou, j'avais besoin des dividendes pour rembourser mes créanciers. C'était stressant», reconnaît-il.

Aussi, comme il investissait énormément d'énergie dans les opérations quotidiennes de l'entreprise, il avait peu de relations avec des banquiers.

«J'aurais dû y investir plus de temps, affirme-t-il avec le recul. Pour investir dans une entreprise, une banque doit avoir confiance en son gestionnaire. Sinon, il ne peut pas y avoir de confiance.»

Bien s'entourer

Pour s'assurer des bons choix pour son entreprise, Stéphane Beaucage a créé un comité consultatif il y a deux ans.

«Ce sont de gens très expérimentés sans actions dans l'entreprise. Ils donnent leurs conseils. Ils sont venus s'ajouter à un conseil d'administration fort et particulièrement, à la grande volonté de Jean-Marc», explique-t-il.

Le succès d'Agro-100 s'explique aussi par son équipe à l'interne.

Agro-100 compte une trentaine d'employés dans Lanaudière et en Mauricie.

Les horaires flexibles, facteur de rétention

Publié le 14 mars 2012

Source: La Presse, 14 mars 2012

Par: Iris Gagnon-Paradis, collaboration spéciale

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/cv/201203/14/01-4505424-les-horaires-flexibles-facteur-de-retention.php


(Montréal) Accenture, entreprise de conseil en gestion, a rendu publique la semaine dernière une recherche menée auprès de milliers de travailleurs à travers le monde. On y apprend que même si près de 60% de ceux-ci sont insatisfaits de leur emploi, les deux tiers ne songent pas à démissionner. Le plus gros facteur de rétention: les horaires flexibles.

À la lumière de cette enquête menée en ligne par Accenture dans 31 pays auprès de 3900 cadres supérieurs de moyennes et grandes organisations, force est de constater que malgré une insatisfaction élevée reliée à leur travail (57% des femmes et 59% des hommes se disent insatisfaits), les travailleurs n'ont pas l'intention, à 69%, de quitter leur emploi.

Lorsqu'interrogés sur les raisons qui les poussent à demeurer chez leur employeur actuel, 64% des répondants (répartis également entre hommes et femmes et entre membres des générations boomers, X et Y) mentionnent les modalités de travail flexibles. Ainsi, 59% affirment avoir une certaine flexibilité dans leur emploi, que ce soit un horaire flexible (32%), une semaine compressée (13%) ou via le télétravail (13%)... et 44% d'entre eux utilisent ces modalités depuis plus de trois ans.

Un must!

Serait-ce à dire que les horaires flexibles et autres arrangements du même type sont devenus des incontournables dans le monde du travail? Absolument, croit Bachira Belloulou, gestionnaire senior pour Accenture Montréal. «Il y a un besoin réel chez les travailleurs, et cela justifie que les modalités de travail flexible restent un élément important dans la décision de demeurer à son emploi actuel.»

Si l'importance de l'enjeu équilibre vie-famille semble avoir été compris par les entreprises, il n'en est pas de même pour ce qui concerne l'épanouissement professionnel au sein d'une compagnie, note Mme Belloulou. En effet, les répondants citent deux fois plus (42%) des raisons liées à l'employeur (manque de possibilités d'avancement ou de parcours professionnel défini) qu'aux responsabilités familiales (20%) lorsqu'on leur demande d'identifier les principaux obstacles à l'avancement de leur carrière. 32% disent n'avoir aucun obstacle.

«Les compagnies offrent désormais des outils sur le plan personnel pour accompagner leurs employés, mais sur le plan professionnel, il y a encore des manques, déplore la gestionnaire. Il y a un travail à faire pour développer ses employés, leur donner un parcours professionnel défini et la formation qui va avec, mais aussi les développer en tant que leaders.»

Une approche personnalisée

Malgré que la majorité des travailleurs ne songent pas à quitter leur emploi, les entreprises doivent s'inquiéter de ce haut taux d'insatisfaction, avertit Mme Belloulou. «Je ne crois pas que ce soit une situation acceptable pour une compagnie de tête, car cette insatisfaction aura des répercussions négatives sur la productivité, les clients, etc.».

Proactifs, les travailleurs tentent de leur côté de prendre les moyens pour atteindre leurs objectifs, souligne l'étude: 58% disent accepter différents rôles et responsabilités, 46% reçoivent plus de formation et 36% font plus d'heures de travail. «Ces employés insatisfaits ont des aspirations. Il faut leur offrir la possibilité de le faire en créant des outils appropriés et en les accompagnant, via le coaching par exemple», croit Mme Belloulou.

Parallèlement, l'enquête montre que la définition du succès est désormais personnelle, chacun le modulant à sa façon. Les attributs les plus souvent cités favorisant le développement personnel sont la confiance en soi (28%), les habiletés interpersonnelles (25%) et le travail acharné (23%).

Au final, les entreprises doivent identifier le manque à combler et déterminer comment susciter l'engagement chez chacun de ses employés, selon ses besoins particuliers, conclut Mme Belloulou. «Peu importe le type de boulot qu'on fait, dans les différentes étapes de la vie, les besoins changent. C'est là le défi pour les entreprises: de pouvoir répondre aux besoins autant personnels que professionnels de leurs employés, et ce, à tout moment de leur carrière, pour leur permettre d'être toujours productifs et engagés.»

Total va créer un projet intégré de raffinage-pétrochimie en Chine

Publié le 14 mars 2012

Source: Enerzine, 14 mars 2012

[En ligne]: http://www.enerzine.com/10/13643+total-va-creer-un-projet-integre-de-raffinage-petrochimie-en-chine+.html

Le pétrolier Total a signé mardi un protocole d'accord avec Kuwait Petroleum International (KPI) et Petrochemicals Industries Company (PIC), filiales de Kuwait Petroleum Corporation, en vue d'une prise de participation dans le projet de Zhanjiang en Chine.

Ce projet consiste à développer, en partenariat avec Sinopec, une plateforme comprenant une raffinerie de grande taille, d'une capacité de production de 300.000 barils par jour, intégrée avec un complexe pétrochimique, ainsi que des activités de marketing.

Selon Total, la plateforme de raffinage-pétrochimie, qui traitera du brut koweitien, fournira des produits raffinés et des bases pétrochimiques de très haute qualité.

"KPC est satisfait de voir sa collaboration avec Total se renforcer", a déclaré Farouk Al Zanki, PDG de KPC. "Fort de sa longue expérience dans l'aval pétrolier en Chine et de son savoir-faire en matière de raffinage-pétrochimie, Total contribuera à valoriser ce projet en Chine. De plus, Total et KPC poursuivent des objectifs stratégiques très similaires dans la province chinoise du Guangdong", a-t-il ajouté.

"Total se félicite d'avoir été choisi en tant que partenaire de choix par Kuwait Petroleum Corporation pour prendre part à ce projet de développement d'une plateforme de raffinage-pétrochimie particulièrement performante, conduit avec Sinopec en Chine. Ce protocole d'accord constitue la base d'un partenariat industriel à long terme avec KPC", a déclaré Christophe de Margerie, PDG de Total. "Ce projet s'inscrit dans notre stratégie de développement sur les marchés en croissance en s'appuyant sur quelques plateformes intégrées et hautement compétitives", a-t-il conclu.

Accord entre les parties :

Le protocole d'accord signé par KPI, PIC et Total donnera naissance à un consortium, qui devrait devenir partenaire de deux joint-ventures avec Sinopec. Cet accord définit les grandes lignes de l'alliance qui va être mise en place entre KPI, PIC et Total pour mener à bien le développement du projet avec Sinopec.

KPI est la branche internationale Raffinage et Marketing de Kuwait Petroleum Corporation.
PIC est la branche Pétrochimie de Kuwait Petroleum Corporation.

À la recherche de travailleurs immigrants: cap sur la métropole

Publié le 14 mars 2012

Source: Le Soleil, 14 mars 2012

Par: Gilbert Leduc

[En ligne]: http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/societe/201203/13/01-4505208-a-la-recherche-de-travailleurs-immigrants-cap-sur-la-metropole.php

(Québec) La France. La Belgique. Le Brésil. Il n'y a plus de frontières pour les entreprises de la région de Québec qui, évoluant dans un marché qui frise le plein emploi, sont perpétuellement à la recherche de talents.

Depuis 2008, elles y ont recruté un peu plus de 500 travailleurs qualifiés. Un immigrant se pointant rarement seul dans sa nouvelle terre d'adoption, le recrutement international a permis à la région de s'enrichir de plus de 1250 nouveaux arrivants en moins de cinq ans, révèlent les statistiques de l'agence de développement économique Québec International qui prépare une nouvelle mission qui mettra le cap sur Paris et Bruxelles du 30 mai au 6 juin.

Pour plusieurs entreprises, les campagnes de recrutement à l'autre bout du monde ne suffisent pas à pourvoir tous les postes. Alors, pourquoi ne pas aller voir à Montréal? Selon le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, 76,8 % des immigrants admis au Québec de 1999 à 2008 résidaient, en janvier 2010, dans la région métropolitaine de Montréal qui englobe l'île de Montréal, Laval et Longueuil.

Des 53 985 immigrants accueillis au Québec en 2010, à peine 2544 (4,7 %) ont atterri dans la région administrative de la Capitale-Nationale. Ce nombre est toutefois en progression constante depuis 2006 alors que la région n'avait accueilli que 1762 immigrants.

Depuis maintenant cinq ans, le Service d'orientation et d'intégration des immigrants au travail (SOIIT) organise des missions de recrutement à Montréal.

Initiative payante

En collaboration avec des partenaires locaux, le SOIIT fait la promotion des emplois à Québec aux immigrants installés à Montréal. Il organise des séances d'information auxquelles participent régulièrement des entreprises de Québec. Et l'initiative rapporte, affirme le directeur général du SOIIT, Babakar-Pierre Touré, en signalant que le mot circule dans les rangs des personnes immigrantes habitant la métropole à savoir que la capitale a besoin de travailleurs et qu'elle est plus ouverte que jamais à l'embauche de personnes qui ne sont pas des «pures laines».

«Le programme régional d'intégration a contribué à l'établissement à Québec de 717 personnes immigrantes parmi lesquelles 359 ont été placées en emploi dans les entreprises de la région. La grande majorité des emplois sont occupés dans le secteur de l'informatique et le salaire moyen versé à ses travailleurs est de 45 000 $», explique M. Touré en signalant que le taux de rétention est «excellent».

En effet, 95 % des immigrants recrutés à Montréal demeurent encore dans la capitale.

Le secret, selon M. Touré, est de cibler des immigrants qui viennent à peine de débarquer à Montréal. «Pour eux, Montréal, Québec ou Trois-Rivières, ça n'a pas d'importance. Ils n'ont pas encore eu le temps de se créer des réseaux. Ils sont prêts à se déplacer.»

Babakar-Pierre Touré signale que la majorité des nouveaux arrivants admis au Québec - 69 % des cas en 2010 - proviennent de l'immigration économique. Ils sont des travailleurs qualifiés ou des gens d'affaires. «Ils arrivent ici avec leurs économies et ils n'ont pas droit au soutien de l'État. Il est facile de comprendre que ce qu'ils recherchent d'abord et avant tout, c'est un emploi. S'ils n'arrivent pas à en dénicher un rapidement, ils partiront vers l'Ontario ou l'Alberta. Voilà pourquoi il est important de leur parler rapidement de Québec au moment de leur arrivée à Montréal.»

Avant d'aller à l'autre bout de la 20, le SOIIT cherche évidemment à dénicher des emplois aux immigrants qui choisissent de venir s'installer dans la capitale en leur proposant des sessions de recherche d'emploi, du mentorat, de l'arrimage culturel pour bien comprendre le marché du travail et du suivi en emploi. Aux employeurs, l'organisme qui existe depuis 1985 offre de la formation sur la gestion de la diversité en entreprise.

L'an dernier, le SOIIT, qui reçoit une partie de son financement d'Emploi Québec et du ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles, a fourni des services à 751 personnes venant de 70 pays différents. Plus de 70 % des nouveaux arrivants sont des diplômés.

Selon Babakar-Pierre Touré, la personne immigrante doit compter au moins trois ans avant de pouvoir espérer trouver un boulot lui permettant d'atteindre le niveau de vie souhaité.

Chercheur d'emploi

À Sherbrooke, Louis Gautry trouve le temps long. De temps à autre, il communique avec Le Soleil pour faire part de ses démarches de chercheur d'emploi en sol québécois.

Arrivé de la Côte-d'Ivoire en 2007, il cherche toujours un emploi permanent. Au début, les employeurs lui disaient que sa licence en administration ne valait pas grand-chose. Il est allé chercher un baccalauréat en administration des affaires. Aujourd'hui, on lui dit qu'il n'a pas d'expérience professionnelle valable au Québec.

«Nous, les immigrants, nous devons mener plusieurs batailles à la fois pour nous intégrer culturellement, socialement et professionnellement à notre nouvel environnement», témoigne M. Gautry, qui n'abandonne pas la partie - il a envoyé plus de 200 demandes d'emploi - et qui se dit prêt à scruter le marché de l'emploi à Québec.

«Quand on a parcouru des dizaines de milliers de kilomètres pour venir s'établir, ce n'est rien de se déplacer de quelques centaines de kilomètres pour gagner sa vie.»

Immigrants admis au Québec en 2010 désirant s'établir dans la région administrative de la Capitale-Nationale : 2544 personnes

Catégorie d'immigration

63,1 % Immigration économique (travailleurs qualifiés, entrepreneurs, travailleurs autonomes et investisseurs)

19,3 % Réfugiés

16,4 % Regroupement familial (conjoints, enfants, adoption internationale, parents ou grands-parents)

Un plastique à base de CO2

Publié le 13 mars 2012

Source: Techniques de l'ingénieur, 13 mars 2012

[En ligne]: http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/environnement-securite-energie-thematique_191/un-plastique-a-base-de-co2-article_71149/

 

L'institut de recherche indépendant sur les polymères industriels Norner a développé un procédé permettant d'utiliser le CO2 comme matière première dans la conception d'un plastique. La technologie a pu être développée grâce au programme Gassmaks géré par le Conseil Norvégien de la Recherche.

L'objectif est aujourd'hui la construction de la première usine pilote au monde à Herøya, au Sud-ouest d'Oslo, qui aurait un coût estimé à 53 millions de couronnes norvégiennes (environ 7,1 millions d'euros). Innovasjon Norge (instrument du gouvernement norvégien pour l'innovation) et SkatteFUNN (outil du Conseil Norvégien de la Recherche) ont d'ores et déjà apporté 15 millions de couronnes norvégiennes (environ 2 millions d'euros). "Il nous faut maintenant trouver un partenaire financier, de préférence norvégien, pour concrétiser l'industrialisation du processus.

Une lettre d'intention a été signée par une grande société pétrochimique internationale, nous espérons que cet accord sera officialisé avant Pâques.", déclare Tine Rorvik, Directrice Générale de Norner. "Le centre de production pilote aura pour objectif de développer des processus, pas des produits. Notre seule source lucrative sera la vente de brevets à des sociétés souhaitant produire du plastique avec du CO2 comme première.", ajoute-t-elle. Il est prévu que l'usine soit opérationnelle avant 2014, suivant l'avancée des négociations avec les investisseurs.

Il aura fallu quatre ans de recherche au laboratoire pour arriver à des résultats. "Il y a un vrai enjeu à trouver de nouvelles chaines de valeur dans l'industrie du plastique. Le CO2 en tant que "déchet industriel", comme le méthane produit par les déchets alimentaires, ou encore le bois, représentent aujourd'hui des pistes potentielles extrêmement intéressantes.", dit Morten Lundquist, Directeur de la recherche sur les polymères à Norner. "Les tests que nous avons effectué jusqu'à présent montrent que le plastique mis au point est particulièrement imperméable à l'oxygène.

Il pourrait donc être adapté pour le conditionnement de produits alimentaires ou encore pour des peintures ou autres substances protégeant de la corrosion. Le produit final, à la pointe de la technologie propre, représente un potentiel commercial énorme, en plus d'être une solution d'importance aux problématiques environnementales.", ajoute-t-il.

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