L'accès à la formation pour les adultes : une responsabilité collective

Publié le 23 mars 2012

Source: Communiqué de presse de la Fédération des CÉGEPS, 23 mars 2012

[En ligne]: http://www.lescegeps.com/nouvelles/2012-03-23_lacces_a_la_formation_pour_les_adultes_une_responsabilite_collective?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

MONTRÉAL, le 23 mars 2012  - À l'occasion de la 10e Semaine québécoise des adultes en formation, qui se tiendra du 24 mars au 1er avril 2012, la Fédération des cégeps se joint à l'Institut de coopération pour l'éducation des adultes (ICÉA), organisateur de l'événement, pour souligner l'importance de favoriser l'accès à l'éducation tout au long de la vie pour l'ensemble des adultes québécois.

« Les effets combinés de la décroissance démographique et des pénuries de main-d'œuvre qualifiée qui touchent plusieurs secteurs du marché du travail ne nous laissent vraiment pas le choix : tous les adultes doivent avoir la possibilité d'accéder à la formation collégiale s'ils le veulent. Il en va de leur avenir et de celui de la société québécoise dans son ensemble. C'est donc une responsabilité collective que de leur ouvrir toutes grandes les portes de nos établissements d'enseignement », a indiqué le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Jean Beauchesne.

Des obstacles persistants


Des 316 000 nouveaux emplois qui seront créés d'ici 2020, 77 % exigeront une formation postsecondaire, selon Emploi-Québec. Encourager un plus grand nombre d'adultes à se former, à se recycler et à se perfectionner, comme le fait la Semaine québécoise des adultes en formation de l'ICÉA ou encore la campagne Mon retour au cégep (www.monretouraucegep.com) menée par les directions de la formation continue et des services aux entreprises des 48 cégeps, constitue, dans un tel contexte, un geste significatif en vue de former la main-d'œuvre essentielle à la vitalité socioéconomique du Québec.

Cependant, alors que les besoins sont de plus en plus criants et que des entreprises connaissent des difficultés en matière de recrutement de personnel, les cégeps doivent paradoxalement composer avec des contraintes persistantes qui les empêchent toujours d'agir pleinement face à une situation urgente et d'arrimer davantage leur offre de services à la réalité des adultes et des entreprises.

Un financement ouvert pour une plus grande flexibilité

En tête de liste des obstacles qui nuisent à l'évolution de la formation continue et la privent de la souplesse voulue pour répondre à la diversité des besoins figure la question du financement. Accorder aux cégeps une enveloppe budgétaire basée sur le nombre d'inscriptions, comme ils le réclament depuis de nombreuses années, leur permettrait d'offrir une plus grande diversité de programmes techniques courts à temps plein et à temps partiel, et d'ouvrir plus largement l'accès aux cours « hors programme ». Ils pourraient également accroître leur offre en matière de services de reconnaissance des acquis et des compétences et de formation manquante pour tous les adultes qui souhaitent faire reconnaître leur bagage scolaire et professionnel pour intégrer le marché du travail. Une réalité qui touche en particulier les personnes immigrantes, que les cégeps veulent aussi pouvoir accueillir en plus grand nombre dans leurs programmes de francisation.

Par ailleurs, des services d'accueil, de référence et d'accompagnement doivent être offerts dans tous les cégeps, de manière que les adultes et les entreprises puissent bénéficier d'un soutien pour cerner leurs besoins et ainsi se voir offrir des services encore mieux arrimés à leur réalité.

Enfin, les cégeps attendent toujours du prochain plan d'action de la Politique gouvernementale d'éducation des adultes et de formation continue qu'il reconnaisse clairement leur contribution en matière de formation continue et de services aux entreprises.

« Les services offerts aux adultes dans les cégeps doivent être adaptés aux besoins et c'est particulièrement vrai dans le contexte actuel. Il est temps qu'on donne aux cégeps toute la souplesse nécessaire dans leur réponse aux adultes et aux entreprises », a indiqué M. Beauchesne.

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d'affaires étudiantes, de formation continue, de financement, de ressources humaines, d'évaluation de la scolarité, d'affaires juridiques, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives. www.fedecegeps.qc.ca

Airbus étudie la production de carburants à base d'eucalyptus !

Publié le 23 mars 2012

Source: Enerzine, 23 mars 2012

[En ligne]: http://www.enerzine.com/6/13703+airbus-etudie-la-production-de-carburants-a-base-deucalyptus+.html

 

En vue d'étudier une nouvelle piste pour la production de carburants 'alternatifs' pour le secteur aéronautique, Airbus a annoncé mercredi avoir rejoint un consortium constitué notamment de Virgin Australia.

Cet accord de partenariat a pour but de développer une chaîne complète pour la production durable de biocarburants aéronautiques en Australie en utilisant uniquement des ressources durables. Il s'inscrit dans l'objectif d'Airbus de mettre en place une chaîne de valeur sur chaque continent en 2012.

Le biocarburant en question possède la particularité d'être fabriqué à partir du mallee, une espèce d'eucalyptus cultivé dans la 'wheat belt' (ceinture de blé) de l'Australie occidentale. Il est récolté durablement et transformé en matière première qui est ensuite raffinée pour produire un carburant alternatif pour l'aéronautique grâce à un processus dénommé 'pyrolyse'.

La culture du mallee, - un arbre indigène de l'Australie, qui s'adapte bien à l'environnement - permet par ailleurs aux sols affectés par le sel de redevenir productifs. Le mallee peut être planté sur les terres agricoles aux côtés de différentes cultures et offre de nombreux avantages environnementaux en contribuant à la durabilité opérationnelle à long terme d'une exploitation agricole.

Concernant le processus de conversion thermique par pyrolyse, il doit encore être reconnu par les autorités de normalisation des carburants au niveau mondial. L'un des rôles d'Airbus sera de soutenir le processus d'approbation et de certification afin que les carburants obtenus par pyrolyse puissent être utilisés pour la première fois dans l'aviation civile.

Le consortium comprend également Future Farm Industries CRC, qui développe des systèmes durables d'exploitation agricole dans le cadre du programme CRC (Cooperative Research Centres) du gouvernement australien. L'objectif du projet est d'établir un centre pilote pour la production de carburants alternatifs, qui sera opérationnel en Australie au cours de l'année prochaine.

L'analyse de la durabilité est gérée par le CRC, Airbus et la Manchester Metropolitan University du Royaume-Uni.

"Les carburants alternatifs, qui sont un élément essentiel de la feuille de route pour une aviation durable, nous permettront d'atteindre nos ambitieux objectifs de réduction du CO2. C'est un privilège pour nous de collaborer avec nos partenaires australiens sur ce projet passionnant de chaîne de valeur", a déclaré Tom Enders, Président et CEO d'Airbus.

"Pour produire un biocarburant qui pourra être utilisé durablement sur nos avions actuels, il est important que des membres de tous les segments de la chaîne d'approvisionnement soient impliqués. Airbus apportera au consortium sa vaste expertise d'avionneur et nous sommes très heureux qu'une société d'une telle taille se joigne à ce projet prometteur lancé en Australie" a ajouté Sean Donohue, Responsable des opérations pour la compagnie Virgin Australia.

Mexique : Ecoplant recycle le CO2 des usines

Publié le 22 mars 2012

Source: Green et Vert, 22 mars 2012

[En ligne]: http://www.greenetvert.fr/2012/03/22/ecoplant-recycle-le-co2-des-usines/49495

 

Une entreprise mexicaine propose un système capable d'isoler le dioxyde de carbone présent dans les fumées polluantes pour le transformer en carbonates. Les composés obtenus sont revendus pour fabriquer du ciment, des batteries, ou encore des textiles.

Les efforts consentis par les entreprises pour préserver l'environnement ne se traduisent pas nécessairement par des dépenses. La technologie mise au point par l'entreprise Ecoplant en témoigne. Elle permet de lutter efficacement contre le réchauffement climatique tout en faisant des bénéfices.

Le procédé consiste à transformer les émissions gazeuses des usines en carbonates de sodium, de calcium, de baryum, de magnésium et de lithium, destinés à divers secteurs industriels. Le processus chimique a lieu à l'intérieur de modules directement installés sur les cheminées.

Une opération financièrement intéressante


À en croire Tomás Miklos, président d'Ecoplant, les entreprises peuvent diminuer de manière significative l'impact de leurs activités sur l'environnement, tout en dégageant des marges intéressantes grâce à la revente des produits obtenus. Les rejets atmosphériques industriels contiennent en moyenne 16% de dioxyde de carbone et constituent une formidable source de matière première. Selon Ecoplant, chaque module nécessite un investissement de 615 0000 dollars (470 000 €) et génère 20 millions de dollars (15 millions d'euros) sur 10 ans. Pour obtenir des bénéfices intéressants, l'entreprise doit produire au minimum 10 mètres cubes de gaz à l'heure.

Tomás Miklo souligne l'importance des débouchés pour les produits fabriqués. Au Mexique, sur les 1,2 millions de tonnes de carbonate de sodium consommées chaque année, seules 300 000 sont fabriquées sur place, le reste étant importé. Quant au carbonate de lithium, il entre dans la composition des batteries des téléphones portables et des ordinateurs, et devrait constituer un élément essentiel au développement des véhicules électriques.

Actuellement, les modules de capture et de transformation des fumées sont brevetés au Mexique, mais ils devraient bientôt bénéficier d'un brevet international. Pour Ecoplant, le prochain défi consiste à transformer les gaz produits par l'industrie pétrolière, afin de purifier l'air des villes tout en fabriquant d'autres types de matières premières.

Pipe-Lines Montréal: projet de station de pompage suspendu

Publié le 22 mars 2012

Source: La Presse, 21 mars 2012

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/energie-et-ressources/201203/21/01-4507950-pipe-lines-montreal-projet-de-station-de-pompage-suspendu.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS11

 

L'entreprise Pipe-Lines Montréal (MPLL) a décidé de ne pas en appeler d'une décision de la Cour du Québec qui bloque la construction d'une station de pompage à Dunham, au Québec.

Le jugement de la Cour du Québec maintenait une décision antérieure rendue par le Tribunal administratif du Québec. Celle-ci ordonnait le renvoi du dossier devant la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) afin que l'organisme gouvernemental puisse obtenir davantage d'informations concernant la localisation de la station de pompage envisagée.

Le projet, mis de l'avant en 2008, vise à faciliter l'inversion du débit d'un oléoduc pour assurer le transport de pétrole entre Montréal et la ville de Portland, dans le Maine. La station de pompage permettrait de faire passer le pétrole par-dessus les monts Sutton.

«À ce moment, le projet n'est pas actif en raison des conditions économiques et du marché», a déclaré mercredi le président de MPLL, Larry Wilson, dans un communiqué. Le dirigeant a refusé de parler aux médias.

La station de pompage s'inscrit dans le cadre du projet Trailbreaker du géant canadien Enbridge (T.ENB), qui prévoyait le transport entre Montréal et Portland de 200 000 barils par jour de pétrole brut provenant des sables bitumineux de l'Alberta. Un citoyen de Dunham et le groupe écologiste Équiterre s'étaient toutefois opposés au projet devant la justice, invoquant des préoccupations environnementales.

Enbridge a annoncé plus tôt ce mois-ci l'abandon du projet Trailbreaker. L'entreprise préfère se concentrer sur l'inversion du débit de l'oléoduc reliant les villes ontariennes de Sarnia et de North Wastover. Équiterre reste toutefois méfiant et estime que le projet Trailbreaker est encore «bien vivant».

«Équiterre suivra de près les actions de la compagnie et poursuivra son travail avec d'autres organismes pour bloquer le passage des sables bitumineux au Québec», a affirmé mercredi le porte-parole d'Équiterre, Steven Guilbeault.

MPLL a d'ailleurs indiqué mercredi que si les circonstances le justifient, elle communiquera ultérieurement avec la CPTAQ pour «discuter des procédures et échéanciers» du projet de station de pompage.

Des gestionnaires d'embauche relatent les erreurs les plus mémorables en entrevue dans un sondage de CareerBuilder.ca

Publié le 22 mars 2012

Source: Communiqué de presse CNW de Careerbuiler, 21 mars 2012

[En ligne]: http://www.newswire.ca/fr/story/941709/des-gestionnaires-d-embauche-relatent-les-erreurs-les-plus-memorables-en-entrevue-dans-un-sondage-de-careerbuilder-ca

TORONTO, le 21 mars 2012 /CNW/ - Dans un marché du travail où une seule ouverture de poste peut inciter des dizaines, voire des centaines de candidats optimistes à envoyer leur curriculum vitae, le simple fait d'être convoqué à l'entrevue est un accomplissement en soi pour bon nombre de chercheurs d'emploi. Mais une fois rendu à l'étape inaccessible de l'entrevue, quelles sont les façons immanquables de faire une mauvaise impression?

Dans un récent sondage annuel mené au Canada par Harris Interactive© pour CareerBuilder.ca auprès de plus de 600 travailleurs entre le 9 novembre et le 5 décembre 2011, on a demandé à plus de 280 gestionnaires d'embauche et aux responsables des ressources humaines d'évaluer les plus graves erreurs commises par les candidats en entrevue et de partager avec nous les souvenirs les plus insolites qu'ils ont accumulés dans le cadre de leurs fonctions.

Les erreurs courantes les plus coûteuses

Voici les erreurs les plus nuisibles à votre performance en entrevue, telles que rapportées par les gestionnaires d'embauche interrogés :

    Montrer de l'arrogance : 74 pour cent
    Répondre au cellulaire ou envoyer des messages textes : 73 pour cent
    Parler négativement de son employeur actuel ou de ses anciens employeurs : 73 pour cent
    Montrer de l'indifférence : 71 pour cent
    Mâcher de la gomme : 64 pour cent
    S'habiller de façon inappropriée : 59 pour cent

Les entrevues les plus inusitées

Des centaines de gestionnaires d'embauche ont raconté leurs expériences les plus marquantes ou les plus inédites en entrevue. En voici quelques-unes :

    Le candidat a bâillé et s'est mis à piquer du nez.
    Le candidat a admis qu'il était difficile de travailler avec lui et qu'il faisait preuve d'entêtement face à l'autorité.
    Le candidat est arrivé en retard et semblait sortir tout droit d'une boîte de nuit.
    Le candidat a fourni une référence, mais a demandé à ce qu'on ne contacte pas la personne parce qu'elle n'aurait rien de bon à dire au sujet de son travail.
    Le candidat a ouvert un sac de croustilles et en a mangées durant l'entrevue.
    Le candidat a parlé de ses mandats d'arrestation non exécutés.
    Le candidat a avoué n'avoir postulé pour l'emploi qu'à la demande de ses parents.
    Le candidat a amené sa mère avec lui à l'entrevue.
    Le candidat a dit ne pas vouloir travailler trop fort.
    Le candidat est arrivé à l'entrevue en pantalon d'entraînement.
    Le candidat s'est levé et a quitté l'entrevue sans donner d'explications.

« Il peut sembler étrange de penser que des candidats puissent répondre à leur cellulaire pendant une entrevue, ou porter un short, mais lorsque vous parlez à un gestionnaire d'embauche, ces histoires incroyables reviennent constamment », affirme Rosemary Haefner, vice-présidente des ressources humaines chez CareerBuilder. « Cependant, pour la majorité des chercheurs d'emploi, le problème n'est pas d'éviter de commettre une grosse erreur - il s'agit plutôt de se démarquer. En effet, une entrevue réussie est une présentation qui allie la personnalité et l'expérience professionnelle du candidat aux besoins du gestionnaire d'embauche et à ceux de l'entreprise. Il peut être difficile de le faire adéquatement, mais avec une bonne préparation et de la pratique, les candidats peuvent grandement améliorer leurs techniques d'entrevue. »

Voici d'ailleurs les conseils donnés par Mme Haefner :

    Faites vos recherches : Avant l'entrevue, renseignez-vous sur l'entreprise en consultant en ligne sa salle de presse pour les plus récentes nouvelles, sa section « À propos de nous » pour des informations sur la culture de la compagnie, ainsi que sa liste de produits et services de manière à vous familiariser avec tout ce que fait l'entreprise. Ces renseignements vous permettront de répondre facilement aux questions qui vous seront posées durant l'entrevue.
    Restez positif : Il peut être plus difficile qu'à l'habitude pour beaucoup de chercheurs d'emploi de trouver un emploi en cette période économique. Tout au long de l'entrevue, demeurez positif, mettez l'accent sur les leçons tirées de la situation et évitez de parler en mal de vos anciens employeurs.
    Préparez des exemples et des idées : Donnez vie à votre curriculum vitae en préparant des anecdotes précises qui mettront en évidence vos réalisations et la façon dont vous avez relevé les différents défis posés par vos anciennes fonctions. Soyez prêt à partager des idées sur ce que pourriez apporter de différent au poste. Ainsi, vous montrerez au gestionnaire d'embauche que vous pensez déjà de manière stratégique.

Méthodologie du sondage

Mené au Canada par la firme Harris Interactive© pour le compte de CareerBuilder.ca, le présent sondage a été réalisé en ligne auprès de 697 travailleuses et travailleurs canadiens (employés à temps plein; n'étant pas à leur compte ni à l'emploi du gouvernement) âgés de 18 ans et plus, entre le 9 novembre et le 5 décembre 2011 (les pourcentages pour certaines questions sont déterminés par un sous-ensemble de travailleurs canadiens en fonction de leurs réponses à certaines questions). Sur la simple base d'un échantillon probabiliste de 697, on peut estimer avec une fiabilité de 95 pour cent que les résultats globaux présentent une marge d'erreur d'échantillonnage de +/- 3,71 points de pourcentage. La marge d'erreur d'échantillonnage pour les données des sous-échantillons est plus importante et variable. 

Budget Bachand - Les immigrants passent à la caisse

Publié le 22 mars 2012

Source: Le Devoir, 22 mars 2012

Par: La Presse Canadienne

[En ligne]: http://www.ledevoir.com/politique/quebec/345655/budget-bachand-les-immigrants-passent-a-la-caisse

 

Après avoir mis les citoyens à contribution, voilà que le gouvernement Charest fait passer les immigrants à la caisse. Québec a décidé d'appliquer aux nouveaux arrivants le principe de la «juste part» payée par chacun en leur imposant une hausse tarifaire de 85 %.

Le 1er avril, les travailleurs qualifiés qui veulent s'établir au Québec verront le coût de leur demande de certificat de sélection pratiquement doubler: il passera de 406 $ à 750 $. La mesure a été annoncée discrètement dans le budget déposé mardi par le ministre des Finances, Raymond Bachand.

La somme de 750 $ sera par la suite indexée annuellement. Elle s'ajoute aux 550 $ qu'exige le gouvernement fédéral pour sa portion de l'étude des dossiers.

Dans les documents budgétaires, le gouvernement explique que la hausse permettra de mieux refléter le «coût réel» du traitement des demandes et de «financer l'embauche d'employés supplémentaires par le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles».

Il faudra voir si l'arrivée des nouveaux fonctionnaires permettra de réduire de façon significative le nombre imposant de demandes qui s'est accumulé au cours des dernières années. Selon le président de l'Association québécoise des avocats en droit de l'immigration, Dan Bohbot, on compte aujourd'hui pas moins de 85 000 dossiers en attente, soit l'équivalent de quatre ans de travail.

Critères resserrés

Le bond du nombre de demandes s'explique principalement par la décision du gouvernement fédéral de resserrer les critères d'immigration en privilégiant 29 professions. Certains des candidats exclus par Ottawa tentent leur chance au Québec, où les règles sont différentes. L'Associated Press rapportait plus tôt cette semaine que des Chinois apprennent le français dans l'espoir d'obtenir un certificat de sélection du Québec, quitte à déménager ailleurs au Canada par après.

Me Bohbot ne croit pas que la hausse des frais affaiblira substantiellement l'engouement pour l'immigration au Québec. «On s'attend déjà à ce que [les nouveaux arrivants] aient un minimum d'argent quand ils viennent au Canada pour vivre pendant un certain temps sur leurs économies, alors à mon avis, ça n'aura pas un impact énorme, a-t-il souligné. Ce n'est pas ça qui va vraiment empêcher des gens de vouloir immigrer au Canada ou au Québec.»

L'avocat avance même que le gouvernement québécois pourrait avoir intérêt à imiter Ottawa et à resserrer ses critères d'admission afin de réduire le nombre de nouvelles demandes.

Pour l'instant, la politique du gouvernement vise à augmenter le nombre de travailleurs qualifiés formés à l'extérieur du Québec et à faciliter leur intégration par divers programmes. Le but, qui est loin d'être toujours atteint, est de faire en sorte que les nouveaux arrivants puissent travailler dans leur domaine, s'ils réussissent à s'adapter aux normes et pratiques définies par les ordres professionnels québécois.

Cette année, entre 31 000 et 41 000 personnes devraient recevoir un certificat de sélection dans la catégorie des travailleurs qualifiés. La plupart d'entre eux seront par la suite admis au Québec. 

L'industrie pétrolière et gazière récompense l'excellence en performance environnementale, sociale et en sécurité au travail

Publié le 22 mars 2012

Source: Communiqué de presse CNW de l'Association canadienne des producteurs pétroliers, 21 mars 2012

[En ligne]: http://www.newswire.ca/fr/story/942019/l-industrie-petroliere-et-gaziere-recompense-l-excellence-en-performance-environnementale-sociale-et-en-securite-au-travail

 

CALGARY, le 21 mars 2012 /CNW/ - L'Association canadienne des producteurs pétroliers a remis des prix d'excellence ce soir à six sociétés pétrolières et gazières en amont. Ces prix soulignent leurs projets novateurs qui font preuve d'une grande performance environnementale, sociale, en santé et sécurité au travail.

« Les prix remis dans le cadre du programme Énergie canadienne responsable (ÉCR) servent à honorer le leadership de certains de nos membres en performance environnementale, sociale, en santé et sécurité » a affirmé Dave Collyer, président de l'ACPP. « Ces récompenses mettent en lumière la réussite des projets et les gens qui ont contribué grandement à leur réalisation, et démontrent et encouragent l'amélioration continue du rendement. »

Les Prix ÉCR 2012 ont reçu 29 candidatures de projets et récompensent six sociétés dans cinq catégories :

- Prix en santé et sécurité
Shell Canada Limitée - L'initiative tripartite Scotford de leadership en sécurité
Suncor Énergie inc. - Mener les paramètres

- Prix de performance sociale
Devon Canada Corporation - Conklin obtient une école secondaire

- Prix de performance environnementale
Statoil Canada - Des chiens reniflent de nouvelles réponses à la performance environnementale des sables bitumineux.

- Prix du Président
Canadian Natural Resources Limited - L'électrification de Septimus
Horizon Oil Sands - Le système de gestion de la faune

- Prix du Président du Conseil des gouverneurs de l'ACPP
Quicksilver Resources Canada Inc. - L'utilisation du bois d'œuvre dans le nord-est de la Colombie-Britannique

ÉCR est un programme de l'ACPP conçu pour évaluer et rendre compte du rendement environnemental, social et en sécurité au travail de l'industrie canadienne pétrolière et gazière. ÉCR est également un mécanisme qui permet à l'industrie d'identifier et de partager les meilleures pratiques et de récompenser des projets précis obtenant des résultats tangibles et mesurables.

« Les 29 projets retenus sont tous des exemples de réalisations exceptionnelles » selon M. Collyer. « La combinaison de meilleures technologie et innovation, incluant la créativité et la persévérance de ces individus et de ces équipes, contribue à rehausser le rendement de toute l'industrie. »

Les prix ÉCR sont sélectionnés à partir des projets choisis par le groupe consultatif d'ÉCR. Celui-ci est composé de propriétaires fonciers, d'investisseurs, d'employés, d'environnementalistes, de gens d'affaires et des gens du milieu universitaire. Plus de 600 personnes assistaient ce soir à la remise des prix où une allocution a été prononcée par la Première ministre albertaine, Alison Redford.

Le programme Énergie canadienne responsable de l'ACPP évalue et publie un compte-rendu de la performance environnementale, sociale, en santé et sécurité de l'industrie canadienne pétrolière et gazière dans un rapport annuel.

Pour en savoir plus, consultez le site www.capp.ca/rce.

L'Association canadienne des producteurs de pétrole (ACPP) représente les sociétés, petites et grandes, qui exploitent, développement et produisent du gaz naturel et du pétrole brut dans l'ensemble du Canada. Ses entreprises membres produisent plus de 90 % du gaz naturel et du pétrole brut. Quant à ses membres associés, ils offrent une large gamme de services qui servent l'industrie dans ses travaux d'exploitation. Ensemble, nos membres et les membres associés contribuent de façon importante aux 100 milliards de dollars générés chaque année par l'industrie. L'ACPP a pour mission d'améliorer la durabilité économique de l'industrie canadienne pétrolière d'exploration et d'exploitation de manière sécuritaire et respectueuse de l'environnement et de la société, grâce à une communication et un engagement constructifs avec les gouvernements, le grand public et les parties prenantes des collectivités au sein desquelles nous œuvrons.

Énergie canadienne responsable - Prix 2012

Prix en santé publique et sécurité
Suncor Énergie inc. et Shell Canada Limitée

Shell - L'initiative tripartite de leadership en sécurité de Scotford

L'initiative tripartite de leadership en sécurité de Scotford est une collaboration non traditionnelle chez Shell de leaders représentant le personnel, les entrepreneurs et des gens des métiers de la construction qui travaillent au site Scotford à Fort Saskatchewan. Ce programme de collaboration met à profit l'expérience et l'expertise de chacun des groupes pour développer une solide culture de la sécurité pour tous les employés de Scotford. Ces rencontres de groupe, qui ont permis d'élaborer des actions pour atteindre progressivement cette culture idéale de sécurité, ont fait en sorte que cette initiative a effectivement amélioré la sécurité au travail des employés et des entrepreneurs oeuvrant à Scotford. Ce programme est une autre façon pour Shell de tendre ses efforts en sécurité pour atteindre son objectif zéro, n'avoir aucun accident. Le leadership sur tous les plans des opérations joue un rôle crucial dans le développement et la mise en œuvre des changements nécessaires à cette nouvelle façon de travailler. Le programme a influencé positivement le site Scotford et a contribué à une réduction globale d'accidents sur le site en 2011.

Suncor - Mener les paramètres

Définir les paramètres requis pour des opérations industrielles sûres. Poser cette question à n'importe quel gestionnaire et la réponse la plus probable fera sans soute référence aux taux de fréquences des accidents - une mesure dépassée grandement utilisée en sécurité au sein de la profession. Les taux d'absence et la gravité des blessures peuvent aussi être admis. C'est une lutte sans merci pour les professionnels de la sécurité. Le succès des opérations qu'ils appuient est plus souvent déterminé par ces mesures dépassées qui révèlent « à quel point ils n'ont pas beaucoup failli à la tâche » sur une période de 12 mois. L'industrie doit modifier son objectif vers des mesures d'efforts proactifs mises en œuvre sur le terrain qui, à son tour, prévient les indicateurs d'événements de se produire en premier lieu. Chez Suncor Énergie, le secteur Forage, conditionnement et logistique in situ (DCL) a commencé à utiliser deux nouvelles mesures en 2009 pour aider à gérer de façon sécuritaire les opérations et commencer à limiter le besoin de se baser sur des mesures dépassées comme les indicateurs de réussite. Ces deux principales mesures se nomment l'Index des indicateurs avancés en sécurité (LISI) et le Ratio des principaux contacts de sécurité (LSC®). Le LISI fournit un indicateur quantitatif des efforts proactif pour la sécurité sur le terrain en relation aux heures d'exposition, alors que le (LSC®) fournit une référence à l'étendue du soutien que la gestion apporte aux opérations sur le terrain dans l'achèvement de ces efforts de sécurité. Les trois dernières années, ces deux principaux paramètres ont joué un rôle essentiel dans le succès de la gestion en sécurité du programme DCL in situ.

Prix de performance sociale
Devon Canada Corporation

Conklin obtient une école secondaire

N'ayant pas accès à une école secondaire à Conklin en Alberta, des élèves devaient être relogés, vivre en pension et suivre leurs cours à Fort McMurray, situé à deux heures de route au nord. Privée ainsi de leur environnement familial et des mécanismes d'appui associatif, la majorité des étudiants connaissait des difficultés pour atteindre le succès. Sensible à ce problème, Devon a réuni des partenaires de la communauté - Northlands School Division, le programme Sunchild E-Learning (qui offre un modèle innovant d'enseignement en ligne), le conseil scolaire de l'école Conklin et les leaders de la collectivité - et a fourni les ressources financières et humaines ainsi qu'un appui direct à la fondation d'une école secondaire dans la communauté. L'école Conklin a ouvert ses portes en 2010 et a accueilli ses 11 premiers étudiants en septembre. Un an et demi plus tard, la majorité des étudiants suivent encore le programme. Sans cette école secondaire, aucun étudiant ne poursuivrait ses études pour l'obtention d'un diplôme, mais aujourd'hui la communauté peut penser à diplômer sa première classe en 2015.

Prix de performance environnementale
Statoil Canada

Des chiens reniflent de nouvelles réponses à la performance environnementale des sables bitumineux.

Statoil a entrepris des recherches pour développer un système de surveillance unique qui peut guider la gestion des ressources et atténuer les impacts sur la faune. Les perturbations naturelles et l'augmentation de l'utilisation des terres occasionnent un stress sur les populations locales de caribous. On croit que le nombre de caribous dans le secteur des sables bitumineux en Alberta est en déclin depuis la dernière décennie. Dans un effort d'apprendre, de partager et de contribuer à une meilleure connaissance des effets du stress sur les populations fauniques, Statoil a fait appel pendant trois hivers à un programme de dépistage ayant recours à des chiens pour trouver et regrouper les caribous, les orignaux et les loups. La recherche a servi à évaluer les caractéristiques des habitats comme la végétation, l'utilisation et le relief du terrain; l'alimentation et des mesures basées par l'ADN de l'abondance de la population de même que des mesures hormonales de la santé psychologique, reproductrice et nutritionnelle. L'étude a permis aux chercheurs de conseiller de nouvelles façons de traiter l'environnement des sables bitumineux et de présenter des méthodes innovatrices et non intrusives pour contrôler efficacement les interactions complexes entre les humains et la faune.

Prix du Président
Canadian Natural Resources Limited

L'électrification de Septimus

Canadian Natural Resources Limited a confié un mandat à l'usine de traitement du gaz Septimus dans le deuxième quart de 2010. Travaillant de pair avec B.C. Hydro, l'entreprise a installé une ligne de transmission à haut voltage sur le site pour alimenter le moteur des compresseurs de l'usine. Les compresseurs sont équipés d'une fréquence variable qui réduit davantage l'utilisation d'énergie et leur permet de tourner à un moindre régime que grande vitesse quand cela est possible. Ce projet réduit les émissions de dioxydes de carbone, de méthane et d'oxydes d'azote à l'intérieur du périmètre du projet en utilisant le réseau électrique pour faire fonctionner les moteurs des compresseurs électriques comme un substitut à des machines alimentées au gaz naturel. Grâce à l'électrification de l'usine Septimus, des émissions équivalant à 31 542 tonnes de dioxyde de carbone et à 77 tonnes d'oxyde d'azote ont été évitées dans la première année d'opération.

Le système de gestion de la faune d'Horizon Oil Sands.

Depuis 2009, Horizon Oil Sands a établi un programme dissuasif pour les oiseaux afin d'éviter des mortalités liées à ses bassins de décantation. Le Merlin Detect et le système Deter ont été déployés aux bassins d'Horizon; on se sert de cette technologie qui, à l'origine, a été développée par l'aviation pour la prévention du risque aviaire, la collision avec les oiseaux. Des dispositifs acoustiques de longue portée controlés par radars et des lasers préviennent les oiseaux la nuit et lors de visibilité réduite. Le Merlin Detect et le système Deter ont démontré une efficacité de 97,5 pour cent à l'approche des oiseaux du bassin de décantation. L'accès de la faune au bassin est limité par le retrait de l'habitat, une clôture autour du périmètre, une surveillance accrue de la faune et le retrait de la faune sauvage. Le système a prouvé son efficacité n'ayant connu aucune mortalité d'oiseau en 2010 et 2011.

Prix du Président du Conseil des gouverneurs de l'ACPP
Quicksilver Resources Canada Inc.

L'utilisation du bois d'oeuvre dans le nord-est de la Colombie-Britannique

Alors que l'utilisation du bois d'œuvre chez Quicksilver évolue depuis plusieurs années, depuis la fin de l'année 2011 Quicksilver, ses intervenants et les Premières nations de Fort Nelson, Fort Liard et des régions environnantes du nord-est de la Colombie-Britannique ont tissé des liens qui maintenant incluent des ententes d'affaires, de soutien éducatif et de recyclage et de protection de l'environnement. Les engagements continus de Quicksilver d'écouter et de parler avec ces intervenants qui appuient les initiatives de recyclage du bois d'œuvre qui, pour eux, sont sensées, fait en sorte de garantir la pertinence et la cohérence des projets. Les initiatives incluent des projets pour des plateformes de bois modulaire, de matériaux de construction de pipeline pour le comblement des fossés/compactage, la réparation et la construction de cabines dans la région, et un programme commandité par Quicksilver qui offre des classes de menuiserie dans une école locale. Les parties prenantes impliquées jusqu'à présent sont Trans North Timber, les Premières nations Acho Dene Koe, Fort Nelson Forestry Roundtable, et l'école Echo Dene. Ces intervenants représentent en tout des centaines d'individus et membres de la communauté.

Shell signe un accord d'extraction de gaz de schiste en Chine

Publié le 22 mars 2012

Source: Les Affaires, 21 mars 2012

Par: AGF

[En ligne]: http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/energie/shell-signe-un-accord-d-extraction-de-gaz-de-schiste-en-chine-/542401

 

Le groupe anglo-néerlandais Shell a signé avec le chinois CNPC le premier accord d'exploration, de développement et de production de gaz de schiste en Chine, selon un communiqué.

Ce contrat, pour lequel aucun détail financier n'a été rendu public, concerne une région de 3.500 km2 dans le bassin du Sichuan (sud-ouest de la Chine).

"Nous sommes ravis de franchir cette nouvelle étape dans notre coopération stratégique avec CNPC", a déclaré Peter Voser, le PDG de la Royal Dutch Shell, à l'occasion de la signature du contrat mardi.

"La Chine a un énorme potentiel dans les gaz de schiste et nous nous sommes engagés à contribuer à transformer ce potentiel en réalité", a poursuivi M. Voser.

Aucun responsable de CNPC ni de Shell en Chine n'était joignable dans l'immédiat.

Le PDG du groupe français Total, Christophe de Margerie, avait pour sa part indiqué le week-end dernier au Wall Street Journal qu'il discutait avec Sinopec, le concurrent de CNPC en Chine, de la création d'une coentreprise d'exploration et de production de gaz de schiste.

L'exploitation des gisements de schiste, formations rocheuses riches en hydrocarbures, est montée en puissance ces dernières années grâce au forage à l'horizontale et à la fracturation hydraulique, cette dernière technologie étant accusée par les défenseurs de l'environnement de polluer les nappes phréatiques et l'air.

Le bassin du Sichuan est une région à très forte densité de population.

Une colle cellulaire universelle en guise de pansement

Publié le 22 mars 2012

Source: Futura-Sciences, 22 mars 2012

Par: Janlou Chaput

[En ligne]: http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/une-colle-cellulaire-universelle-en-guise-de-pansement_37610/#xtor=AL-26-1[ACTU]-37610[une_colle_cellulaire_universelle_en_guise_de_pansement]

 

En inversant les charges des composants des membranes plasmiques, des chercheurs ont mis au point une colle cellulaire universelle réversible, qui pourrait servir de pansement et même délivrer des médicaments dans certains tissus pour lesquels elle a une affinité particulière. Explications.

Dans les cellules eucaryotes, les membranes plasmiques sont très majoritairement constituées de molécules appelées phospholipides. Elles permettent à la cellule de délimiter le cytoplasme du compartiment extracellulaire, et donc de conserver son uniformité. Parmi ces phospholipides, l'un des plus courants est la phosphatidylcholine (PC).

Des chercheurs de l'université de Colombie britannique (Vancouver, Canada) ont eu l'idée de placer sur un long polymère des molécules de choline phosphate (CP), dotées d'une polarisation inverse à celle de la PC. Leurs résultats, publiés dans Nature Materials, montrent que ces CP peuvent se lier par des forces électrostatiques aux PC d'une grande variété de membranes cellulaires, y compris à celles d'organites cellulaires. La force de la liaison dépend de la densité de groupements CP.

Donald Brooks, l'auteur qui a supervisé l'étude, prétend que l'on pourrait utiliser cette technologie comme pansement. Il affirme qu'un film recouvert de molécules avec des motifs CP pourrait arrêter une hémorragie en agglomérant les cellules sanguines en contact avec le pansement.

Une colle cellulaire parfaitement réversible

Autre application possible en médecine selon les chercheurs : délivrer des médicaments dans des organes spécifiques. Ils ont remarqué à l'aide d'un marquage fluorescent que les cellules dotées d'une membrane riche en PC, comme on en retrouve dans certains tissus, internalisent rapidement les polymères bien fournis en CP. Ainsi, un principe actif pourrait être distribué directement au niveau cellulaire, évitant ainsi les dommages de certaines thérapies non ciblées qui n'épargnent pas des cellules saines.

Cette colle n'a en plus rien d'irréversible, puisqu'en ajoutant au polymère des PC, l'interaction électrostatique diminue jusqu'à ce que les deux composés se séparent.

Cette étude reste encore très théorique et toutes ses éventuelles applications n'ont pas encore été testées. Cependant, elle ouvre des perspectives nouvelles dans un domaine encore assez confidentiel.

Mapei choisit Saint-Vulbas pour sa troisième usine française

Publié le 22 mars 2012

Source: L'usine nouvelle, 22 mars 2012

Par: Vincent Charbonnier

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/mapei-choisit-saint-vulbas-pour-sa-troisieme-usine-francaise.N171099

Le leader mondial des colles à carrelage va ouvrir une troisième usine en France à Saint-Vulbas (Ain), où le groupe a racheté un entrepôt à la société Feu Vert.

La nouvelle usine de Mapei, à Saint-Vulbas, dans la Plaine de l'Ain, aura une capacité de production de 45 tonnes par heure, soit un volume annuel de 150 000 tonnes de poudre pour colles à carrelage. Elle sera opérationnelle au second semestre 2012 et emploiera une quarantaine de personnes.
Elle viendra compléter les deux autres unités de production installées à Saint-Hilaire en Picardie et à Saint-Alban, près de Toulouse, d'une capacité de 100 000 tonnes chacune, en voie de saturation.

Mapei emploie 285 personnes dans ses deux usines françaises et son laboratoire de recherche-développement et a réalisé un chiffre d'affaires de 93 millions d'euros en 2011, au lieu de 78,58 millions en 2010. Le groupe enregistre une croissance supérieure à 10 % depuis six ans.

Pour compenser la baisse de commandes dans le bâtiment, l'entreprise qui produit des colles pour la pose de carrelage et de parquet, des mortiers et des adjuvants pour le béton, veut diversifier sa gamme, spécifiquement pour les sols industriels, et accroître ses parts de marché dans les sols souples, les parquets et les adjuvants.
Fondé en 1937 à Milan, le groupe Mapei dispose de 63 filiales et de 59 sites de production dans le monde.

Danone signe un partenariat avec Aventium

Publié le 22 mars 2012

Source: L'usine nouvelle, 22 mars 2012

Par: Rémy Maucourt

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/danone-signe-un-partenariat-avec-aventium.N171241

 

Les deux groupes annoncent jeudi leur collaboration visant à développer des bouteilles en plastique biologique.

Danone est le numéro deux mondial de l'eau en bouteille, Aventium est une société spécialisée dans la biochimie. Ensemble, ils prévoient de développer l'utilisation du plastique bio.

Avantium a breveté une technologie (dite YXY) pour fabriquer un plastique bio, le PEF. La matière utilisée actuellement pour les bouteilles est le PET, un dérivé du pétrole.

Avantium assure que le PEF est plus protecteur et plus léger que le PET. Son empreinte carbone serait 50% à 60% plus basse, il est fabriqué à partir de "produits de base renouvelables non concurrents pour l'alimentation", comme des plantes, des déchets de papier ou des résidus agricoles.

Outre Danone, Avantium a conclu l'an dernier un partenariat avec Coca Cola. La société discute également avec d'autres marques pour développer la production du PEF.

La chimie appelle à relancer le débat sur le gaz de schiste

Publié le 21 mars 2012

Source: L'Usine Nouvelle, 20 mars 2012

Par: Olivier James

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/la-chimie-appelle-a-relancer-le-debat-sur-le-gaz-de-schiste.N171015

L'Union des Industries Chimiques (UIC) s'est félicitée d'une reprise certaine de la production chimique en France ce 20 mars.

Le président de l'Union des industries chimiques (UIC), Olivier Homolle, a expliqué, à Paris, que "la croissance du secteur de la chimie avait retrouvé son niveau d'avant crise". La croissance de 5,9% en 2010 en volumes devrait être suivie d'une croissance de 1,8% en 2012. Un rythme de croisière jugé "satisfaisant" après le "trou" de croissance de -11% en 2009. Mais combien de temps se maintiendra-t-il ?

Si le secteur de la chimie retrouve quelques couleurs, une inquiétude sur le long terme plane : le manque de compétitivité de la France concernant les ressources en matières premières.  "J'appelle les pouvoirs publics à relancer le débat sur l'exploitation des gaz de schiste, a affirmé Olivier Homolle. Un débat doit être ouvert sur des bases scientifiques avec l'ensemble des parties prenantes autour de la table".

Ces gaz non conventionnels permettent en effet de produire une large gamme de plastiques et de produits chimiques, ce qui en fait un substitut de choix au pétrole.  "Les investissements dans la pétrochimie se concentre au Moyen-Orient alors qu'ils diminuent en Europe, a rappelé Olivier Homolle. Aux Etats-Unis, la pétrochimie se développe très vite et une vingtaine de projets de vapocrackeurs sont en cours de réalisation".

Différentiel de compétitivité


L'industrie chimique française redoute donc un différentiel de compétitivité qui risque de se creuser. "Il serait fâcheux que la Pologne, qui possède avec la France les plus grandes réserves de gaz de schiste en Europe, développe cette ressource et que l'on continue de l'interdire en France tout en parlant de désindustrialisation", s'est indigné Jean Pelin, directeur général de l'UIC.

L'UIC se félicite de la compétitivité française en matière de coût de l'électricité, alors que celle-ci représente près du tiers de la consommation électrique industrielle. Dans le même temps, l'UIC redoute des hausses de tarifs au cours des prochaines années. "Ce qui nous préoccupe, c'est la possibilité évoqué de voir le tarif passé de 42 euros le MWh aujourd'hui à 70 euros dans quelques années, a expliqué Jean Pelin. Nous atteindrions les tarifs pratiqués en Italie".

Les incertitudes concernant l'exploitation des gaz de schiste sont d'autant plus vives que la branche française qui accuse le plus faible taux de croissance en 2011 (-1,3%) est celle de la chimie organique (plastiques, solvants...), également la plus dépendante au regard de la volatilité des cours du pétrole. La branche qui tire la croissance du secteur (+10,1% en 2011), celle des parfums, des cosmétiques et des produits d'entretiens, ne subit quasiment aucun impact de la hausse du cours du Brent.

L'UIC voit dans l'exploitation des gaz non conventionnels la possibilité de relancer les activités les plus à la peine. Et de maintenir à flot l'industrie chimique française, qui reste avec un chiffre d'affaires de 86,7 milliards d'euros au cinquième rang mondial - ex aequo avec le Brésil et la Corée du Sud-, derrière la Chine, les Etats-Unis, le Japon et l'Allemagne. Le secteur demeure aussi l'un des plus exportateurs en France, avec un solde commercial positif : les exportations s'élèvent à 53,7 milliards d'euros en 2011 et les importations à 49,3 milliards d'euros.

Bien plus que du recyclage!

Publié le 21 mars 2012

Source: La Presse, 19 mars 2012

Par: Kathy Noël, collaboration spéciale

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/cv/201203/19/01-4506950-bien-plus-que-du-recyclage.php

Les spécialistes en environnement seront de plus en plus recherchés dans les prochaines années. Le Plan Nord et les politiques de développement durable qui se multiplient dans les entreprises offriront des opportunités de carrière alléchantes. Pénuries à l'horizon...

«Les gens associent souvent l'environnement au recyclage alors qu'il y a plus de 100 métiers liés à ce domaine!», dit Jessica Trépanier, porte-parole d'EnviroCompétences, le comité sectoriel de main d'oeuvre de l'environnement du Québec.

Du technicien en restauration après sinistre, au biologiste, en passant par les experts en efficacité énergétique et en géothermie, la filière des métiers de l'environnement est en sans doute l'une des plus élargies et des plus en croissance.

«L'environnement s'intègre maintenant dans tous les secteurs d'activités. On peut être conseiller en développement durable dans une banque autant que technicien en environnement dans une usine», fait remarquer Jessica Trépanier.

Selon EnviroCompétences, entre 2010 et 2011, le nombre de travailleurs de cette filière au Québec a augmenté de plus de 9%, passant de 155 500 à 169 000. Dans tout le Canada, on dénombre quelque 682 000 personnes dont la profession est directement liée à l'environnement et plus deux millions qui y travaillent indirectement.

Nouveaux emplois, nouvelles valeurs

«Plusieurs métiers traditionnels doivent être mis à niveau pour inclure dorénavant des notions sur l'environnement», explique la porte-parole d'EnviroCompétences, qui a commencé à offrir des programmes de formation en milieu de travail (PAMT) pour former des travailleurs notamment dans les entreprises de restauration après sinistre.

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à adopter des politiques de développement durable, qui incluent l'environnement dans leurs priorités. Plusieurs projets, comme celui des bourses du carbone et des étiquettes carbone, laissent entrevoir des possibilités d'emploi dans les années à venir. Des pénuries pointent déjà, selon Jessica Trépanier. «Le Plan Nord créera aussi une demande importante pour des spécialistes en gestion de sites miniers, en hydrogéologie et en efficacité énergétique».

Selon le conseil sectoriel du gouvernement fédéral, ECO Canada, un employeur sur deux prévoit engager des employés spécialisés en environnement au cours des deux prochaines années. Le quart des travailleurs en environnement ont moins de 30 ans. Ce secteur est très «vendeur» auprès des jeunes, constate Jessica Trépanier. «Quand je vais dans des foires d'emploi, j'ai l'un des kiosques les plus populaires! Les jeunes veulent de plus en plus allier leurs valeurs avec leur travail...»

STATISTIQUES

27,5%

progression de l'emploi en environnement entre 2007 et 2010

318 000

nombre d'employeurs en environnement au Canada

25%

proportion qui se trouve au Québec

9 sur 10

nombre d'employés qui sont multidisciplinaires

36%

nombre de professionnels avec diplôme d'études supérieures

Émilie Allen, experte en énergie

Publié le 21 mars 2012

Source: La Presse, 21 mars 2012

Par: Kathy Noël, collaboration spéciale

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/cv/201203/19/01-4506985-emilie-allen-experte-en-energie.php

Si vous débarquez à l'improviste chez Émilie Allen, ne vous étonnez pas de la voir la tête dans son foyer. Elle cherche comment récupérer la chaleur de la cheminée. Son métier d'experte en efficacité énergétique la suit partout!

La jeune femme est directrice corporative, Énergie, chez Cascades. Son travail? Optimiser chaque watt d'énergie utilisé par ce fabricant de pâtes et papiers. Avec, comme résultat, une réduction considérable de ses coûts et de ses impacts sur l'environnement.

À seulement 34 ans, Émilie Allen dirige un groupe de 20 ingénieurs qui implantent des projets d'efficacité énergétique dans la centaine d'usines de Cascades.

La jeune Beauceronne a étudié en génie chimique à l'Université Laval avant de faire un stage en efficacité énergétique chez Ultramar, à Lévis. «Rendre de gros équipements plus efficaces et moins polluants apporte une dimension noble à mon travail et c'est ce qui me plaît».

Cascades l'a engagée en 2002 en tant que chargée de projet à temps partiel, et elle a ensuite gravi un à un les échelons. Même si elle a la chance de travailler dans une entreprise sensible aux questions environnementales, elle doit quand même se battre pour ses projets.

«Il faut parfois être prêt à prendre son bâton de pèlerin, car nos dossiers se retrouveront en dessous de la pile!», dit-elle. Elle peut compter sur les programmes de subventions qui existent dans le domaine de l'efficacité énergétique pour convaincre ses patrons.

Les formations en efficacité énergétique sont peu nombreuses. Cascades collabore d'ailleurs avec certains Collèges pour développer des attestations d'études collégiales. Il existe aussi un certificat en efficacité énergétique à l'Université du Québec à Trois-Rivières.

«Je reçois souvent des appels d'entreprises qui veulent établir des programmes d'efficacité énergétique et apprendre à se structurer», dit la jeune femme. Veulent-ils aussi l'embaucher? Car pour l'instant, elle est la seule à occuper un poste de ce genre au Québec...

Pétrole et gaz: la SOQUIP renaît, les permis aux enchères

Publié le 21 mars 2012

Source: La Presse, 21 mars 2012

Par: Hélène Baril

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/dossiers/budget-quebec-2012/201203/21/01-4507647-petrole-et-gaz-la-soquip-renait-les-permis-aux-encheres.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS17

(Ottawa) La Société québécoise d'initiatives pétrolières (SOQUIP), profondément endormie depuis des années dans le deuxième sous-sol d'Investissement Québec, reprendra vie en même temps qu'un nouveau régime de redevances pétrolières et gazières.

«On va rebâtir l'expertise sur les hydrocarbures», a annoncé hier le ministre des Finances Raymond Bachand.

Il ne s'agit pas d'une volte-face du gouvernement, selon lui, mais d'une adaptation à une situation qui a changé. «À une autre époque, il n'y avait pas d'hydrocarbures rentables au Québec, a-t-il plaidé. Aujourd'hui, avec le prix et les technologies beaucoup plus poussées, il y en a en Gaspésie et à Anticosti».

Ce nouvel environnement force le gouvernement à moderniser son régime pétrolier et gazier, dont les derniers ajustements remontent à 1980. Le gouvernement veut ainsi augmenter sa part des bénéfices, mais aussi «favoriser le démarrage de l'industrie pétrolière au Québec».

Le principal changement est la vente aux enchères plutôt qu'à prix fixe des permis d'exploration. Mais comme 80% du territoire intéressant pour l'industrie pétrolière et gazière est déjà sous permis, rien ne devrait changer à moyen terme.

Le gouvernement espère toutefois qu'avec les dépenses supplémentaires qu'il exigera des entreprises pour conserver leurs droits, de plus en plus de permis seront mis sur le marché des enchères.

Les entreprises qui détiennent les permis pour l'exploration pétrolière et gazière devront payer plus pour les conserver. Ces permis augmenteront graduellement pour rapporter 5 millions en 2014-2015, comparativement à 1 million actuellement.

D'autres permis délivrés gratuitement seront tarifés. Par exemple, il faudra payer 2000$ pour obtenir l'autorisation de fermer un puits, gratuite actuellement.

L'ancien régime prévoyait des redevances de 5 à 12,5% de la valeur au puits des hydrocarbures tirés du sol. Le nouveau prévoit un taux de 5% à 40% basé sur la valeur brute de la production. C'est le type de régime en vigueur en Saskatchewan et en Alberta, deux des principales provinces productrices du Canada.

Avec ces modifications, le coût de produire du pétrole au Québec ne sera plus le plus bas au Canada. Il se situera plutôt au même niveau qu'à Terre-Neuve, soit plus élevé qu'en Colombie-Britannique, mais moins qu'en Alberta.

Du gaz naturel au Nord

Publié le 21 mars 2012

Source: La Presse, 21 mars 2012

Par: Marie Tison

[En ligne]:
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/dossiers/budget-quebec-2012/201203/21/01-4507670-du-gaz-naturel-au-nord.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS22

(Ottawa) Tout comme l'électricité et les trains, le gaz naturel pourrait également prendre le chemin du Nord.

M. Bachand a annoncé que Gaz Métro entreprendra des études de faisabilité sur l'approvisionnement de la Côte-Nord en gaz naturel.

«La disponibilité de gaz naturel serait un facteur d'attraction et de développement supplémentaire, sans compter que l'utilisation du gaz naturel, dans les grandes usines existantes fonctionnant au mazout lourd, réduirait leurs émissions de gaz à effet de serre d'environ 30%.»

Le gouvernement québécois estime que les coûts des études et des travaux de construction d'un gazoduc atteindraient 750 millions de dollars.

M. Bachand a précisé que Québec assumera 75% des 40 premiers millions de dollars des études.

«Si la faisabilité du projet est démontrée, le gouvernement le soutiendra, a-t-il ajouté. Notre apport sera temporaire et remboursable et le projet sera financé par Gaz Métro.»

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