Les pétroliers pourraient être privés de subventions aux Etats-Unis

Publié le 27 mars 2012

Source: L'Usine Nouvelle, 27 mars 2012

Par: Barbara Leblanc

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/les-petroliers-pourraient-etre-prives-de-subventions-aux-etats-unis.N171444

Un projet de loi doit être examiné prochainement au Sénat américain suite à un vote procédural le 26 mars.

Le projet vise à supprimer les subventions américaines aux grandes compagnies pétrolières. Un sujet qui est sensible quelques mois seulement avant des échéances électorales en novembre et en plein débat sur les prix élevés de l'essence dans le pays.

"Il est temps pour nous de cesser de gaspiller l'argent des contribuables dans des subventions pétrolières et d'utiliser cet argent dans l'énergie propre, les emplois, et la réduction du déficit", a estimé le sénateur démocrate Robert Menendez, l'un des principaux auteurs du projet de loi devant le Sénat.

Du côté du gouvernement, il a été précisé par communiqué qu'il soutenait le projet de loi. Le texte vise principalement les grandes compagnies pétrolières des Etats-Unis, à savoir Exxon Mobil, Shell, BP, Chevron et Conoco Phillips.

Les compagnies recevaient jusque-là des subventions fédérales sous forme d'avantages fiscaux. Au total, la mise à mal de ce système permettrait de dégager quelque 20 milliards de dollars sur dix ans. Une manière pour les Etats-Unis de réduire leur déficit.

Selon les démocrates partisans de la suppression des avantages fiscaux des grandes compagnies pétrolières, les cinq grandes compagnies pétrolières ont engrangé près de 1 000 milliards de dollars de profits et des dizaines de milliards de dollars de subventions.

Les sénateurs républicains sont opposés à ce texte et disposent d'une minorité de blocage. "Nous allons utiliser cette occasion pour expliquer à quel point les démocrates sont coupés de la réalité sur les prix de l'essence", a dit le chef de la minorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, lundi.

UPM lance un bio-composite à base de cellulose

Publié le 27 mars 2012

Source: Industrie et technologies, 27 mars 2012

Par: Jean-François Preveraud

[En ligne]: http://www.industrie.com/it/exclusif-upm-lance-un-bio-composite-a-base-de-cellulose.12989

 

En avant première du JEC Europe Composites Show, Stephan Fors du groupe finlandais UPM nous a présenté en exclusivité le ForMi, un bio-composite à base de polypropylène renforcé de 20 à 60 % de fibres de cellulose, issues des usines de pâte à papier du groupe. Un produit qui veut concurrencer les plastiques injectés traditionnels.
 
Le groupe finlandais UPM est actif dans trois domaines : l'énergie et la pate à papier ; la fabrication du papier ; les matériaux évolués à base de papier ou de bois.

C'est au sein de cette dernière activité qu'est né en 2007 le bio composite ProFi qui mélange des fibres de bois, issues de déchets recyclés de fabrication d'étiquettes, avec du polypropylène qu'elles viennent renforcer et qui a trouvé depuis, de nombreuses applications en construction extérieure, par exemple dans les lames de terrasses.

« Cette année au JEC Europe Composites Show nous allons plus loin en présentant un bio-composite technique qui utilise non plus des produits recyclés mais directement des fibres de cellulose issues de notre processus de fabrication de pâte à papier. C'est le ForMi, qui est un mélange de 20 à 60 % de fibres de cellulose avec du polypropylène, destiné au moulage par injection de pièces techniques en bio-plastique », explique Stephan Fors, directeur de la nouvelle activité ForMi chez UPM.

Si quelques laboratoires ou petites structures s'étaient déjà lancés dans cette aventure, il semble que ce soit la première fois qu'un grand groupe industriel se lance dans une opération de grande envergure avec des objectifs ambitieux. « Nous ne divulguons pas de chiffres pour le moment, mais nous voulons être visibles dans le groupe (8,9 B€ en 2010) d'ici un à deux ans ».

Garantir la qualité

L'utilisation d'une cellulose de ''première main'' garantit une qualité constante du produit, ce qui est indispensable sur le marché des plastiques techniques que compte bien attaquer UPM. De plus, cette fibre de cellulose est issue de bois provenant de forêts gérées durablement par UPM et certifiées, tandis que son process de fabrication dans l'usine finlandaise de Lahti fait largement appel aux énergies renouvelable (biomasse), ce qui en fait un matériau bio-sourcé à très basse empreinte carbone. Alors qu'un ABS a une empreinte de 3 941 kg CO2eq./tonne et un polypropylène de 2 219 kg CO2eq./tonne, le ForMi se situe entre 1 187 et 1 875 kg CO2eq./tonne suivant le taux de fibres de cellulose.

Le ForMi est utilisable sur des machines d'injection conventionnelles jusqu'à 200°C, sans modification car il ne contient pas de particules abrasives. De plus, sa facilité de moulage autorise une grande finesse de détails. « Nous sommes aussi entrain de tester dans nos laboratoires ainsi qu'avec quelques grands transformateurs d'autres procédés de fabrication tels que l'extrusion ; le roto-moulage ; le thermoformage ; etc. Ce qui devrait conduire à d'autres nuance de produits dans les mois à venir », confie Stephan Fors.

Côté caractéristiques mécaniques, un ForMi à 40 % de fibres de cellulose présente une résistance à la traction double de celle du polypropylène seul et de 30 % supérieure à celle d'un ABS. Tandis que sa résistance aux chocs est de 25 % supérieure à celle du polypropylène, mais moitié de celle d'un ABS. Notons aussi que le ForMi est moins flexible que le polypropylène et casse plus brusquement.

Des caractéristiques originales

« De plus, les essais que nous avons menés montrent que le ForMi est un très bon isolant à la fois contre la chaleur et le froid, mais aussi contre le bruit et les vibrations. Par exemple, un fabricant de haut-parleurs haut de gamme est entrain de le tester pour fabriquer ses armatures, car il le qualifie d'acoustiquement ''mort'', ce qui est idéal dans ce type d'utilisation ».

Sans odeur et non toxique, le ForMi est agréable au toucher. Il est teintable dans la masse en n'importe quelle couleur et il peut être peint après moulage. Enfin, il est recyclable ou valorisable sous forme d'énergie en fin de vie.

« Question prix, le ForMi est pour le moment légèrement plus cher que polypropylène, mais avec l'augmentation rapide du prix des matières premières issues du pétrole nous allons devenir rapidement très compétitif, tout en étant beaucoup plus écologique », conclut Stephan Fors.

Asie: la fin du cheap labor se profile

Publié le 27 mars 2012

Source: La Presse, 26 mars 2012

Par: Richard Dupaul

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/richard-dupaul/201203/26/01-4509286-asie-la-fin-du-cheap-labor-se-profile.php

Le 1er avril, la Thaïlande va octroyer une hausse spectaculaire du salaire minimum aux travailleurs des sept provinces les plus riches du pays, dont Bangkok.

Conformément à une promesse faite durant la dernière campagne électorale, le gouvernement a décrété que le salaire journalier de base grimpera de 40% pour atteindre 300 bahts, soit environ 10$ CAN.

Loin d'être un cas isolé, cette décision des Thaïlandais s'inscrit dans un mouvement qui se généralise en Asie.

Des planchers salariaux ont été instaurés ou le seront bientôt en Indonésie, en Malaisie et aux Philippines. D'ailleurs, les autorités de ces pays poussent ouvertement les entreprises à augmenter la rémunération globale et, du coup, le pouvoir d'achat des ouvriers.

Évidemment, les employeurs visés ont sorti leur vieux boulier pour calculer l'impact sur leurs coûts de production. Et plusieurs s'arrachent les cheveux.

À Kuala Lumpur, la Fédération des employeurs malaisiens soutenait, il y a quelques jours, que 200 000 PME du pays pourraient ne pas survivre à la mise en place, au printemps prochain, d'un salaire minimum mensuel variant, selon les régions, de 800 ringgits (270$CAN) à 1000 ringgits (320$CAN).

N'en déplaise aux patrons, cette vague est aussi irréversible qu'un tsunami. Même la très libérale Hong Kong va implanter, à partir du mois de mai, un plancher pour les salaires.

«Désormais, dans la région [asiatique], seule Singapour n'en dispose pas», note John Ritchotte, un expert de l'Organisation internationale du travail (ILO).

Or, pour cet économiste qui commentait la situation récemment sur le web, cette poussée des salaires touchera l'ensemble de la population de la région.

La Chine mène le bal

D'où vient cette soudaine générosité envers la main- d'oeuvre asiatique, pourtant réputée malléable? De la Chine principalement, où le mouvement à la hausse des salaires est déjà bien amorcé et inspire les travailleurs du continent.

Alors que le salaire moyen annuel dans l'empire du Milieu équivalait à 1050$ US, au début des années 2000, il se situait à 5500$US en 2010, selon la banque française Crédit Agricole. D'autres sources laissent croire qu'il frôlerait maintenant les 6200$US. Et ça grimpe toujours.

Selon les experts, deux grands facteurs gonflent les salaires chinois.

D'une part, l'offre et la demande: les employeurs chinois ont de plus en plus de problèmes à recruter du personnel, selon des rapports financiers, si bien que les travailleurs disponibles veulent plus d'argent.

D'autre part, les pressions ouvrières se multiplient alors que les jeunes travailleurs, non rompus à l'idéologie maoïste de leurs parents, refusent les conditions de travail inadéquates.

Les soulèvements des employés de l'équipementier électronique Foxconn et du fabricant de voitures japonaises Honda, notamment, ont été bien documentés en Occident l'an dernier.

Or, la colère ne se limite pas à la Chine. Le mois dernier, le Cambodge a été ébranlé par un rassemblement d'ouvriers qui réclamaient de meilleures conditions de travail, manifestation qui a dégénéré et fait plusieurs blessés.

Une usine travaillant pour le géant Puma a été touchée par les incidents. L'équipementier sportif allemand a compris le message.

Il y a quelques jours, le patron de Puma, Franz Koch, s'est dit prêt à «prendre l'initiative» de discussions pour augmenter les salaires des employés de la compagnie dans toute la région asiatique.

Quelque 90% de la production de Puma provient d'Asie. Ses concurrents Adidas et Nike sont tout aussi dépendants de la main-d'oeuvre asiatique.

Vite les valises?

Pour le moment, rien n'indique que les investisseurs et les entreprises étrangères songent à quitter massivement l'Asie dans ce contexte.

Toutefois, certains commencent à revoir leur présence: le fabricant américain de sacs Coach a récemment indiqué qu'il réduira la part de sa production en Chine de 85% à moins de 50%.

Des groupes transfèrent aussi des activités à faible valeur ajoutée, comme le textile et le vêtement, au Vietnam ou au Bangladesh où les salaires sont toujours inférieurs.

Reste que l'infrastructure industrielle chinoise demeure imposante et peut compenser les hausses salariales par une productivité accrue, affirment des analystes.

Mais on comprend mieux pourquoi le premier ministre chinois Wen Jiabao a lancé un vibrant appel, le mois dernier, en faveur d'une révision complète du modèle économique de son pays.

Désormais, deux avenues s'imposent: une hausse de la consommation domestique et une montée en gamme de la production. Les travailleurs ont livré un message clair: l'Asie doit changer.

Haro sur les retraites forcées

Publié le 27 mars 2012

Source: Le Devoir, 27 mars 2012

Par: La Presse Canadienne

[En ligne]: http://www.ledevoir.com/politique/canada/346012/en-bref-haro-sur-les-retraites-forcees

 

La Commission canadienne des droits de la personne fait une mise en garde aux employeurs, leur rappelant qu'ils n'ont pas le droit de forcer les travailleurs âgés à prendre leur retraite. Cette mise en garde survient après que le gouvernement fédéral eut modifié les dispositions de la loi qui permettaient aux employeurs sous juridiction fédérale d'imposer la retraite dans certaines circonstances.

Une période de transition d'un an était cependant prévue avant que l'article de la loi soit abrogé. Or, il semble que certains employeurs profitent de cette période de transition pour insister auprès d'employés âgés afin de les forcer à prendre leur retraite, rapporte la Commission des droits de la personne dans un communiqué diffusé hier. 

Les métiers dans le domaine de la gestion

Publié le 26 mars 2012

Source: La Presse, 26 mars 2012

Par: Martine Letarte, collaboration spéciale

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/cv/201203/26/01-4509375-les-metiers-dans-le-domaine-de-la-gestion.php

Tous les départements de toutes les entreprises, du secteur public comme du secteur privé ont besoin de bons gestionnaires. Les postes à pourvoir sont nombreux dans le domaine.

«Nous avons tout de même vu une diminution des offres d'emplois destinées à nos finissants en 2009 et en 2010 en raison de la crise économique, mais depuis septembre 2011, ça reprend», affirme Pierre Francq, directeur du service de gestion de carrière à HEC Montréal.

Très souvent, pour les postes de gestionnaire, de directeur, ou de cadre supérieur, un diplôme universitaire est exigé.

Est-ce toujours le MBA (Master of Business Administration) qui a la cote?

«Le MBA n'a plus la même notoriété qu'il y a 25 ans et c'est tant mieux, affirme M. Francq. Le MBA était tellement prestigieux à l'époque que les diplômés arrivaient souvent dans les entreprises en pensant devenir président en deux ans. C'était très difficile pour les employeurs de satisfaire leurs attentes. Aujourd'hui, les choses se sont rééquilibrées, puisque les gens titulaires de MBA sont beaucoup plus nombreux sur le marché.»

Le taux de placement des diplômés avec un MBA demeure tout de même très élevé.

«À HEC, en 2010, six mois après la fin de leurs études, 91% des titulaires d'un MBA étaient en emploi. Ce sont toutefois les maîtrises spécialisées qui ont les meilleurs taux de placement chez nous avec 98%. Le baccalauréat en administration des affaires est aussi excellent avec 93% de diplômés en emploi après six mois», indique M. Franqc.

Il ne faut toutefois pas mettre tous les programmes du domaine de l'administration dans le même panier.

Le MBA et le baccalauréat forment des généralistes. Bien des étudiants au MBA proviennent d'un autre secteur d'activité que l'administration des affaires.

«Plus de 80% des gens qui font un MBA chez nous souhaitent se réorienter. Ils visent souvent des postes de cadre supérieur. L'augmentation moyenne du revenu des gens qui terminent un MBA chez nous est de 35%. Un jeune finissant du baccalauréat ira plutôt vers des postes d'entrée», affirme M. Franqc.

La maîtrise spécialisée forme des spécialistes d'un aspect de l'administration des affaires comme la finance ou la gestion des opérations. Le type de poste occupé est très différent de celui du généraliste.

- Directeur des ventes, du marketing, de la publicité, des relations publiques : 30000

- Directeur de banque/service-conseil aux entreprises : 13000

- Directeur financier : 15000

- Directeur des ressources humaines : 10000

- Directeur commerce de détail : 71000

- Directeur de la fabrication: 19000

- Directeur de la production primaire (sauf agriculture) : 1000

- Exploitant et gestionnaire d'exploitations agricoles : 24000

- Administrateur enseignement postsecondaire et formation professionnelle: 2000

- Cadre supérieur administration publique: 7000

- Directeur services administratifs : 9000

- Cadre supérieur commerce, radiotélédiffusion et autres services : 17000

- Directeur édition, cinéma, radiotélédiffusion et arts de la scène: 1500

- Directeur bibliothèque, archives, musée, galerie d'art : 700

- Cadre supérieur production de biens, services d'utilité publique, transport et construction: 16000

- Directeur construction: 12000

- Entrepreneur et contremaître des équipes de construction lourde : 4500

- Directeur des services de génie : 3500

- Cadre supérieur santé, enseignement, services communautaires/sociaux et associations mutuelles : 4500

- Cadre supérieur services financiers, communications, autres services aux entreprises : 14000

- Directeur services aux entreprises : 1500

- Officiers de direction des services de police : 800

- Chefs et officiers supérieurs des services d'incendie : 300

- Gestionnaires de systèmes informatiques : 10000

Source : Information sur le marché du travail, Emploi-Québec.

La course au biocarburant pour l'aviation s'accélère

Publié le 26 mars 2012

Source: La Presse, 26 mars 2012

Par: Patrick Rahir

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/transports/201203/26/01-4509335-la-course-au-biocarburant-pour-laviation-saccelere.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS4


Face à la hausse des prix du pétrole, agronomes, chimistes, ingénieurs du monde entier accélèrent leur quête d'un bio-carburant rentable pour l'aviation qui puisse remplacer le kérosène, un enjeu tellement important que les principaux constructeurs aéronautiques unissent leurs forces.

Les trois premiers d'entre eux, l'européen Airbus, l'américain Boeing et le brésilien Embraer, concurrents acharnés, se sont alliés jeudi pour promouvoir la recherche.

«Il y a un temps pour la compétition et un temps pour la coopération», a déclaré Jim Albaugh, président de Boeing. Deux des principales menaces qui pèsent sur notre industrie sont le prix du pétrole et l'impact du transport aérien commercial sur notre environnement».

En dix ans le trafic aérien a augmenté de 45%, la consommation de 3% seulement, souligne Tom Enders, le patron d'Airbus. Mais elle augmente tout de même et avec elle les émissions de gaz carbonique nuisibles à l'environnement.

Les avionneurs allègent les appareils en utilisant des matériaux composites, les motoristes inventent des réacteurs plus frugaux, mais pour vraiment réduire les émissions de gaz à effet de serre, ils ont besoin des biocarburants.

Les carburants fossiles dégagent dans l'atmosphère un C02 enfoui dans le sol depuis des millénaires. Les biocarburants en revanche ne font que rendre à l'atmosphère le CO2 que les plantes ou les algues dont ils sont extraits y ont capté.

Les chercheurs ont presque surmonté les obstacles technologiques, restent les défis économiques.

Les biokérosènes existent déjà. Les compagnies aériennes ont effectué des centaines de vols avec des mélanges de carburant biologique et de kérosène. Des essais de carburant totalement biologique approchent, d'après Airbus.

Mais dix fois plus chers que le kérosène, ils sont encore loin d'être compétitifs, et pour passer à l'échelle industrielle, il faut avoir la matière première organique. «L'enjeu numéro un des biocarburants c'est vraiment la production de biomasse dans des conditions durables», dit Philippe Novelli, du centre français de la recherche aérospatiale, l'Onera.

L'Organisation internationale de l'aviation civile (OACI), basée à Montréal, a recensé au moins 300 projets dans le monde pour produire de la biomasse durable, sans empiéter sur les cultures vivrières ou les forêts, comme l'ont fait les premiers biocarburants, extraits de canne à sucre ou de tournesol.

Du Brésil à l'Australie, de la Roumanie au Qatar, et d'Espagne au Mexique, les chercheurs ont entrepris de produire de la biomasse à partir de plantes qui poussent sur des sols ingrats, comme la jatropha ou la caméline, d'eucalyptus, ou d'algues, la source qui semble la plus prometteuse.

Encore faut-il que les nouveaux carburants soient reconnus comme durables.

Si, dans les différentes régions du globe, ce ne sont pas les mêmes critères de durabilité qui sont reconnus, cela crée un facteur de risque pour les investisseurs, explique M. Novelli. «L'accord Airbus-Boeing-Embraer ne peut être que positif pour faciliter une harmonisation internationale des standards de durabilité», estime-t-il.

Enfin, pour attirer les investisseurs, il faut garantir la demande.

Aux États-Unis, l'US Air Force, qui consomme autant qu'une grande compagnie aérienne, a fait savoir aux industriels l'été dernier qu'elle aussi était prête à voler au biokérosène, faisant des tests sur pratiquement tous ses modèles d'avions.

En Europe, la Commission européenne et l'industrie se sont fixé pour objectif de produire deux millions de tonnes de biokérosène d'ici 2020, soit 3% à 3,5% de la consommation totale par an. La commission doit encore adopter des mesures incitatives pour la production.

C'est que l'aéronautique est engagée dans une course avec les transports terrestres et maritimes, et à terme avec l'industrie chimique, eux aussi avides de carburants alternatifs qui suppléeront au pétrole.

L'Oréal développe un programme "d'achats solidaires"

Publié le 26 mars 2012

Source: L'Usine Nouvelle, 2 mars 2012

Par: Adrien Cahuzac

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/l-oreal-developpe-un-programme-d-achats-solidaires.N169965

 

Le numéro un mondial des cosmétiques vient d'adopter une charte pour des achats "éthiques et responsables". Désormais, tous les acheteurs du groupe doivent intégrer de nouveaux critères. 120 projets de "sourcing solidaire" ont déjà été mis en place...

Le rachat de l'enseigne The Body Shop en 2006 n'a pas donné que des soucis à L'Oréal ! Le groupe développe depuis peu une démarche de "solidarity sourcing", directement inspiré du système de "community trade" du distributeur de produits naturels. Pour la première fois, la démarche est inscrite cette année dans les objectifs des 600 acheteurs du leader mondial des cosmétiques.

Le projet de "Solidarity sourcing" a commencé il y a exactement deux ans. "Jean-Paul Agon (NDLR : le PDG de L'Oréal) m'a proposé de développer un système inspiré de celui de Body Shop", explique Chéa Lun.

Arrivée dans le groupe de cosmétiques en 1991, cette ingénieur chimiste et Docteur en Pharmacie dispose d'un profil polyvalent et international. Elle est passée par la direction industrielle de La-Roche-Posay en France, avant de prendre la tête des opérations du groupe en Asie, et de participer la construction de la première usine Maybelline en Chine.

De retour en France, elle prend les rênes du nouveau projet pour mettre en place un système de "sourcing solidaire". "On a imaginé un système de lutte contre les exclusions mais qui ne soit pas que sur l'axe mondial Nord-Sud", explique Chéa Lun. "C'est de notre responsabilité en tant que grand groupe d'avoir une politique d'achats éthique, responsable et maintenant solidaire", affirme-t-elle pour justifier le projet.

Sept critères à prendre en compte

Pendant plus de six mois, elle travaille à l'élaboration d'une charte, baptisée "Score Card". 10 principes sont fixés avec 7 critères pour tous les partenaires candidats. "Ce n'est pas de la philanthropie, il faut que les achats solidaires soient d'abord liés à nos activités, qu'il y ait de véritables liens commerciaux, que cela puisse maintenir ou créer des emplois, et que les projets soient pérennes et réplicables", ajoute la responsable du solidarity sourcing.

Un système de bonus malus est instauré pour arriver à une note finale sur 10. En dessous de 4, le projet est rejeté, entre 4 à 8, il est à compléter ou à améliorer avec les équipes et à partir de 8, le projet est validé.

"Je travaille seule, souligne Chéa Lun, car il n'y a pas de volonté d'en faire un métier à part entière. Ces valeurs doivent être toutes intégrées progressivement aux achats". Et pour la première fois cette année, le "solidarity sourcing" est inscrit dans les objectifs des acheteurs du groupe.

En fonction des six grands secteurs d'achats de L'Oréal (conditionnement, matières premières, co-manufacturing, immobilier, investissements, achats industriels indirects et publicités sur les lieux de vente) et les 5 zones géographiques du groupe, le nombre de projets est adapté. "Il est plus facile de développer les achats solidaires dans certains domaines, comme la publicité sur les lieux de vente, où il y aura donc un objectif plus important de projets à mettre en place sur que les matières premières par exemple", précise Chéa Lun.

120 projets employant 14 000 personnes

Aujourd'hui, 120 projets de "solidarity sourcing" ont été mis en place par L'Oréal dans 47 pays, employant 14 000 personnes au total, avec des budgets allant de 35 000 euros à 3 millions d'euros.

"On travaille avec des entreprises d'insertion sociales, des travailleurs handicapés et des très petites entreprises (TPE)", souligne Chéa Lun. Ainsi, en France, à Chevilly-la-Rue, douze personnes personnes sont employées par le biais d'une association d'insertion sociale, pour devenir des assistants de laboratoire dans le centre de recherche. D'autres programmes sont également mis en place en Chine pour intégrer des travailleurs handicapées ou en Afrique pour la récolte du beurre de karité.

Prochaine étape : "convaincre et motiver les fournisseurs traditionnels d'entrer dans la démarche", affirme Chéa Lun. En attendant, la responsable du programme préfère rester modeste. Et ne pas donner d'objectifs quant au nombre de projets solidaires pour les années à venir...

Technip décroche son plus gros contrat en mer du Nord

Publié le 26 mars 2012

Source: L'Usine Nouvelle, 26 mars 2012

Par: Barbara Leblanc

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/technip-decroche-son-plus-gros-contrat-en-mer-du-nord.N171392

 

Le groupe français va développer avec BP et ses partenaires l'infrastructure sous-marine d'un projet en mer du Nord. Le tout pour 600 millions d'euros environ

Technip va participer au projet Quad 204, situé à l'ouest des îles Shetland. Ce projet est porté par BP qui détient 36,3% à égalité avec Shell, Hess (12,9%), Statoil (4,84%), OMV (4,84%) et Murphy Petroleum (4,84%).

Le projet porte sur le remplacement de l'actuelle unité flottant de production, stockage et transfert d'une nouvelle infrastructure sous-marine. Le groupe français participera aussi à son installation. Technip confie que c'est son contrat le plus important jamais remporté en mer du Nord britannique. "Preuve que la mer du Nord reste une source d'opportunités majeure pour des développements importants et technologiques", selon son vice-président exécutif, Frédéric Delormel

Au total, le projet Quad 204 doit permettre l'extraction potentielle de 450 millions de barils additionnels et l'extension de la production jusqu'en 2035.

Une nouvelle découverte de gaz pour ENI au Mozambique

Publié le 26 mars 2012

Source: L'Usine Nouvelle, 26 mars 2012

Par: Barbara Leblanc

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/une-nouvelle-decouverte-de-gaz-pour-eni-au-mozambique.N171397

 

Le groupe italien estime que sa trouvaille augmente le potentiel global de la zone 4 de l'offshore mozambicain.

Le groupe italien ENI a effectué une nouvelle découverte "géante" de gaz au large du Mozambique, selon un communiqué du 26 mars.

Le nouveau puits est situé dans le bloc Mamba Nord Est 1, à 50 kilomètres au large des côtes du Mozambique. Il se situe à 15 kilomètres au nord-est du bloc Mamba Sud 1 et à 12 kilomètres au sud-est de Mamba Nord 1, où le groupe avait effectué ses précédentes découvertes.

En effet, ENI avait déjà fait de telles découvertes en octobre et février dernier. Au total, il a évalué à au moins 1 133 milliards de mètres cube de gaz ses découvertes totales de gaz dans le pays. Le Mozambique est l'un des nouveaux pays des hydrocarbures, selon ENI.

En 2012, ENI prévoit de forer au moins quatre autres puits dans la Zone 4.

Travaux et interventions en hauteur

Publié le 26 mars 2012

Source: Veille IRSST, 21 mars 2012

[En ligne]: http://comm.irsst.qc.ca/blogs/protection/archive/2012/03/21/4570.aspx

 

Prévenir les risques de chutes

La prévention des risques de chutes de hauteur ne concerne pas que le BTP. Même si ce secteur continue de représenter les risques les plus significatifs d'un point de vue statistique, les travaux sur charpentes, toits, pylônes, échafaudages, passerelles, escaliers... représentent autant d'activités à risques.

Les chutes avec dénivellation constituent en effet la seconde cause d'accidents du travail mortels, après ceux liés à la circulation routière. Si le BTP et le secteur des travaux neufs restent très exposés, de nombreux autres secteurs sont également concernés à travers les activités de "fonctionnement" : interventions d'usage, maintenance, travaux de nettoyage, etc.

Pour être le plus efficace possible, la prévention des risques de chutes doit faire l'objet d'une analyse a priori lors de la conception des lieux et situations de travail, ainsi que d'une analyse des postes et des modes opératoires pour les travaux neufs et d'installation, comme pour les travaux de fonctionnement ou de maintenance.

Source : http://www.inrs.fr/accueil/produits/mediatheque/doc/publications.html?refINRS=TS725page20

Relation entre exposition professionnelle, anomalies de la fertilité et troubles de l'appareil reproducteur

Publié le 26 mars 2012

Source: Veille IRSST, 20 mars 2012

[En ligne]: http://comm.irsst.qc.ca/blogs/contaminants/archive/2012/03/20/4555.aspx

 

Revue de la littérature récente

Une revue de la littérature des études publiées depuis janvier 2000 concernant la relation entre l'exposition professionnelle masculine ou féminine et la survenue d'anomalies de la fertilité ou de troubles de l'appareil reproducteur a été réalisée.

Ces études rapportent des associations avec les expositions professionnelles masculines ou féminines au plomb et au cadmium à des niveaux d'exposition interne jusque-là considérés comme dépourvus d'effets. Concernant l'exposition aux solvants et aux pesticides, les résultats suggèrent des associations qu'il conviendrait à l'avenir de préciser par des analyses par familles chimiques, notamment pour l'allongement du délai nécessaire à concevoir. Pour d'autres agents, les études sont peu nombreuses et leurs résultats souvent divergents, rendant les conclusions difficiles.

Concernant les malformations génitales, le travail des parents comme agriculteurs a été associé à une augmentation du risque d'hypospade dans une méta-analyse. Une matrice emplois-expositions relative aux substances suspectées d'être des perturbateurs endocriniens a été appliquée dans huit études avec des résultats divergents.

Il est primordial d'améliorer les connaissances sur l'impact des expositions professionnelles sur la fertilité et les anomalies de l'appareil reproducteur de l'enfant à naître. La mise en place d'études prospectives avec une évaluation objective des expositions professionnelles à l'aide de biomarqueurs d'exposition devrait être encouragée.

Source :   BEH - Bulletin épidémiologique hebdomadaire. 2012. n°7-8-9, p. 119-124.
http://www.invs.sante.fr/content/download/30507/155609/version/6/file/beh_7_8_9_2012.pdf

Emploi: Bachand favorise les aînés plutôt que les jeunes

Publié le 23 mars 2012

Source: La Presse, 23 mars 2012

Par: Rudy Le Cours

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/dossiers/budget-quebec-2012/201203/23/01-4508485-emploi-bachand-favorise-les-aines-plutot-que-les-jeunes.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=lapresseaffaires_LA5_nouvelles_98718_accueil_POS10

Analyse. Les nouvelles mesures annoncées dans le dernier budget du ministre Raymond Bachand pour favoriser l'embauche ou la rétention de travailleurs expérimentés ont tout pour accroître la concurrence entre ces travailleurs et les jeunes de 15-24 ans, pourtant beaucoup plus frappés par le chômage.

La cohorte des travailleurs de 55 ans et plus est celle qui accapare le plus grand nombre de nouveaux emplois depuis l'été 2008, veille de la récession. À l'opposé, celle des plus jeunes est loin d'être aussi nombreuse qu'avant à en détenir un.

Entre octobre 2008 et juillet 2009, période qui correspond à la dernière récession, 63 000 emplois ont été perdus au Québec, selon les données de l'Enquête sur la population active de Statistique Canada, dont 42 000 parmi les 15-24 ans.

À l'inverse, l'emploi chez les travailleurs de 55 ans et plus a augmenté de 53 000 durant la même période.

Depuis, le Québec a non seulement récupéré la totalité des emplois perdus, mais il en comptait 86 000 de plus.

Ce total cache cependant un net clivage entre les cohortes de 15-24 ans et de 55 ans et plus.

Pour la première, on remarque un déficit de 39 000 emplois. Pour la seconde, un gain de 59 000 emplois.

Le mois dernier, le taux de chômage s'élevait à 15,3% chez les jeunes, mais à 7,3% seulement chez leurs aînés.

Au sortir de la plupart des récessions, on observe une remontée de l'emploi plus lente chez les jeunes que chez les autres travailleurs.

Ce qui distingue des précédentes celle dont nous venons d'émerger, c'est la nouvelle concurrence sur le marché du travail entre jeunes et aînés qu'on était trop heureux de pousser à la retraite autrefois.

Face au vieillissement de la population qui devrait entraîner une lente diminution de la population en âge de travailler dès 2014, Québec a pris des mesures adéquates l'an dernier pour inciter les travailleurs à retarder le moment de leur retraite qu'ils prennent en moyenne un an plus tôt que dans le reste du Canada.

Le crédit d'impôt non remboursable sur les premiers 10 000$ de revenu du travail et la réduction accrue des prestations du Régime des rentes pour les retraites prises avant 65 ans en sont de bons exemples.

Les initiatives annoncées cette fois-ci paraissent mal ciblées, à court terme du moins.

Pourquoi donner de l'argent aux entreprises pour qu'elles embauchent des travailleurs plus âgés alors que c'est ce qu'elles font depuis au moins quatre ans déjà?

Pourquoi faut-il débloquer 84 millions de dollars d'ici trois ans pour favoriser l'embauche de travailleurs de la cohorte de travailleurs la moins frappée par la récession et la reprise?

À quoi serviront les 50 millions destinés à la réduction de la taxe sur la masse salariale pour favoriser l'emploi des 65 et plus, sinon à gonfler les bénéfices des embaucheurs?

A-t-on l'assurance que les impôts et les taxes des plus jeunes ne seront pas transférés à des entreprises qui n'en ont pas besoin?

Un bel exemple

L'enfer est parfois pavé de bonnes intentions. En voici un bel exemple.

Le budget prévoit aussi qu'un travailleur d'expérience (lire 50 et plus), retraité ou non, puisse obtenir une garantie de prêt pouvant atteindre 50 000$ pendant cinq ans pour lancer une entreprise.

Ainsi, supposons qu'un journaliste dans la mi-cinquantaine à l'emploi d'une grande entreprise de presse décide de chercher des contrats de traduction pour s'offrir du superflu.

Il peut désormais obtenir une garantie de prêt de 50 000$ pendant cinq ans. L'argent pourra servir à rénover et rééquiper le bureau familial. Pour se bâtir une clientèle, il pourra embaucher un collègue expérimenté en chômage, mettons du défunt Rue Frontenac. Ce faisant, il bénéficiera d'une réduction de 1000$ sur la taxe sur la masse salariale.

Ironiquement, merci, monsieur le ministre, de penser à mon avenir, tandis que plus de 100 000 jeunes s'inquiètent du leur.

Aqualon s'agrandit sur son site d'Alizay

Publié le 23 mars 2012

Source: L'Usine Nouvelle, 23 mars 2012

Par: Olivier James

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/aqualon-s-agrandit-sur-son-site-d-alizay.N171313

 

La filiale du groupe américain Ashland va investir 26 millions d'euros sur son site normand. De quoi renforcer ses capacités de production et augmenter ses effectifs.

Aqualon va prendre de l'envergure ! Filiale du groupe américain de chimie de spécialités Ashland, Aqualon s'apprête à bénéficier d'un investissement de 26 millions d'euros à Alizay (Eure). L'enveloppe prévoit la construction d'une nouvelle ligne de production ainsi que le renforcement des équipements existants, nécessaire en raison d'un accroissement d'activité.

L'investissement s'étalera sur deux ou trois ans et devrait engendrer la création de 25 emplois. Ils viendront s'ajouter à la centaine de salariés qui travaillent déjà sur le site. A l'avenir, l'industriel compte bien faire gonfler ses ventes, alors que son chiffre d'affaires en 2010 s'est établi à 45 millions d'euros.

Aqualon produit des dérivés cellulosiques qui entrent dans la composition de gélifiants. Ils sont ensuite employés dans des secteurs aussi variés que l'alimentaire, les cosmétiques ou bien encore les produits pharmaceutiques.

Le groupe Ashland est présent en France depuis 1966. Outre son site d'Alizay, il possède une autre installation industrielle à Sauveterre (Gard) où il produit et commercialise des résines polyesters insaturées, des revêtements et de nombreux autres produits de spécialités (peintures, colle, mastic...).

Les 5 qualités qui séduisent les recruteurs

Publié le 23 mars 2012

Source: Cadreemploi.fr, 17 mars 2012

Par: Sylvie Laidet

[En ligne]: http://www.cadremploi.fr/editorial/conseils/conseils-candidature/entretien-embauche/detail/article/les-5-qualites-qui-seduisent-les-recruteurs.html

 

Selon la culture du recruteur, il vous demandera vos « trois qualités essentielles », « vos meilleurs atouts », vos « points forts »... Bref, pour marquer des points en entretien, vous allez devoir vous dévoiler sous votre meilleur jour. Voici les 5 qualités particulièrement appréciées des recruteurs.

1 - L'optimisme

En ces périodes de troubles économiques, dites que vous voyez les choses du bon côté, que s'il y a des problèmes, ils sont toujours marginaux et qu'il y a toujours une solution. « Cela montre que le candidat est capable d'avoir un effet de levier constructif sur les choses, qu'il est capable de s'automotiver», souligne Catherine de Verdière, administrateur du Syntec conseil en recrutement et dirigeante de Bonnel Conseils Associés.

2 - L'adaptabilité


« Dans les entreprises, les changements de stratégie et d'organisation sont permanents. Donc la capacité d'un candidat à saisir un changement comme une opportunité intéressante sur le plan intellectuel est un atout majeur », argumente-t-elle. Rien de pire qu'un collaborateur qui reste crispé sur son vécu. La souplesse d'esprit est recommandée sans pour autant y perdre son âme. Comment un recruteur apprécie cette adaptabilité ? « On lui demande de parler d'un changement récent dans son entreprise. Selon qu'il l'évoque de façon intéressée ou désespérée, nous apprécions sa résistance au changement », ajoute cet expert en recrutement.

3 - La curiosité

Cette qualité là montre que vous savez élargir votre horizon et que vous êtes en capacité d'apprentissage. Une aubaine pour les employeurs qui recherchent des collaborateurs susceptibles d'évoluer au gré des réorganisations.

4 - Un bon relationnel

Sans dire que vous êtes l'amuseur de la place (là, ce serait un défaut), précisez que vous savez créer des liens avec les autres, que vous êtes à l'aise lors des rassemblements. « C'est une qualité idéale pour travailler en mode projet, pour fédérer une équipe autour de soi, pour aller à la pêche aux informations », observe Catherine de Verdière. Pour tester cet atout, le recruteur appréciera d'abord votre amabilité lors d'une situation stressante, l'entretien d'embauche. Et puis, il peut également vous demander : « à votre avis, comment êtes-vous perçu par les autres ? ». « S'il est bien perçu, il dira d'emblée qu'on le trouve facile d'accès. Quand ils évoquent leurs projets récents, les candidats à l'aise citent spontanément le reste de l'équipe, collaborateurs et managers », observe-t-elle.

5 - La conviction

Un convaincu est convainquant : « pour mettre en avant cet atout, le candidat doit montrer qu'il aime ce qu'il fait mais surtout ce qu'il va faire dans l'entreprise. Recruter, c'est prendre un risque, l'employeur a donc besoin d'être rassuré », répète Coralie Costa, consultant au sein du cabinet ConvictionsRH. Attention, n'est convaincant que celui qui reste naturel et vrai. On ne surjoue pas son attrait pour le poste. Car là, cela relèverait de l'esbroufe. Pas vraiment une qualité !

L'appel des 5 : "Mobiliser la société face au pic pétrolier"

Publié le 23 mars 2012

Source: Enerzine, 23 mars 2012

[En ligne]: http://www.enerzine.com/10/13702+lappel-des-5---mobiliser-la-societe-face-au-pic-petrolier+.html

 

Après plus d'un siècle d'augmentation importante de la production et de la consommation de pétrole, la Terre s'essouffle et la notion de "pic de production", autrefois ignorée, s'impose comme une réalité inéluctable.

Cette tension se manifeste d'ores et déjà à travers le déploiement de techniques d'extraction demandant toujours plus d'investissements, d'énergie et de matériaux. En effet, lorsque des réserves sont limitées, le rythme de leur exploitation suit une courbe croissante, puis elle plafonne à son maximum en formant un plateau, avant de décroître. C'est le cas du pétrole facilement accessible et bon marché dont la plupart des experts, y compris, désormais, l'Agence internationale de l'énergie, admettent qu'il a atteint son pic de production mondial il y a quelques années.

Malgré les découvertes de gisements récemment médiatisées, le monde continue de consommer beaucoup plus de pétrole qu'il n'en trouve par l'exploration. L'extraction du pétrole difficile, appelé non-conventionnel (sables asphaltiques, pétrole de roche-mère, grands fonds marins...) sera beaucoup plus coûteuse et surtout beaucoup plus lente. Elle ne permettra donc pas d'éviter la baisse de la production mondiale après un plateau qui ne devrait durer que jusqu'en 2015-2020. Les énergies alternatives, même si elles sont développées à un rythme soutenu, ne pourront pas compenser le déclin de la production de pétrole, que ce soit en quantité ou en coût de production. Aucune solution de substitution aux carburants liquides n'est disponible à l'échelle de la demande, actuelle ou future.

A l'avenir, nous disposerons fatalement de moins d'énergie et de ressources alors que nous sommes de plus en plus nombreux sur Terre et que les pays émergents sont en phase d'industrialisation rapide. Par ailleurs, les pays exportateurs consomment une part toujours plus importante de leur production pour alimenter leur développement.

Or force est de constater que le fonctionnement de notre société dépend aujourd'hui d'une croissance économique soutenue qui va de pair avec une consommation toujours plus importante d'énergie et de ressources. L'urgence apparaît donc d'anticiper une inexorable descente énergétique. Les limites physiques devraient déclencher une réelle transition de la société vers une diminution majeure de notre dépendance aux ressources non renouvelables, par un changement profond des comportements, de l'organisation du territoire et de notre économie. Si cette transition n'est pas anticipée, elle sera subie de manière chaotique et provoquera des conséquences économiques désastreuses, à l'image de la crise des subprimes. Les fondements de la démocratie et la paix pourraient donc être menacés.

Dans ce contexte, il est indispensable que les responsables politiques, mais aussi l'ensemble des acteurs sociaux et économiques ainsi que les citoyens français, prennent conscience de cet enjeu et fassent preuve d'anticipation, car nous sommes face à un péril réel pour la cohésion sociale et le fonctionnement de l'ensemble des secteurs vitaux de notre collectivité. Les signataires de cet appel invitent tous les candidats à l'élection présidentielle à tenir compte de cette situation urgente. Ils leur demandent de prendre position sur cette question, dans le cadre de débats et de propositions politiques concrètes. Celles-ci devront être compatibles avec la réalité physique de l'extraction des ressources et permettre de faire face à la décrue énergétique de notre société.

USA : Enquête publique sur les gaz de schistes dans le Colorado

Publié le 23 mars 2012

Source: Green et Vert, 23 mars 2012

[En ligne]: http://www.greenetvert.fr/2012/03/23/enquete-publique-sur-les-gaz-de-schistes-dans-le-colorado/49503

 

Le gouvernement fédéral tient une série d'audiences publiques pour discuter des projets de forage et de leur impact environnemental. Des milliers d'hectares de zones dites «écologiquement sensibles» dans trois états de l'Ouest - l'Utah, le Wyoming et le Colorado - sont en jeu.

Forage en vue dans trois états de l'Ouest des États-Unis


Selon la proposition, les premières explorations visent uniquement à stimuler les recherches sur la façon de produire du pétrole à partir du gaz de schiste dans ces états.

Près de 2 millions d'acres (809 372 hectares) ont été rendus disponibles par l'administration Bush pour l'extraction de gaz de schiste, ainsi que 174 420 hectares pour l'exploitation potentielle de sables bitumineux. Depuis, les représentants fédéraux ont pris de nouvelles dispositions après que des groupes de protection de la nature aient intenté un procès en 2009 contre le gouvernement. Ils les accusent de ne pas avoir entièrement évalué les impacts environnementaux du projet.

Nouvelle proposition du gouvernement

Un communiqué sur l'impact environnemental a été publié en 2012. Il annonce la révision du plan d'extraction du gaz de schiste sur 14 200 hectares dans le Colorado, 101 172 hectares dans l'Utah et plus de 70 415 hectares dans le Wyoming. 36 850 hectares dans l'Est de l'Utah sont également disponibles pour les activités liées à la recherche sur les sables bitumineux. Le public a jusqu'au 4 mai 2012 pour s'exprimer sur la proposition du gouvernement.

L'administration du président Barack Obama déclare continuer à encourager la recherche.

Le directeur du bureau of land management, Bob Abbey, indique dans un communiqué que si l'huile de schiste est commercialement viable, le gouvernement fédéral doit faire preuve de bon sens. Il faut d'abord encourager la recherche et le développement afin d'éviter des dégâts environnementaux

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