Biomasse : Aelred fournira du matériel génétique amélioré

Publié le 29 mars 2012

Source: Enerzine, 29 mars 2012

[En ligne]: http://www.enerzine.com/6/13737+biomasse---aelred--fournira-du-materiel-genetique-ameliore+.html

 

Le projet Biomasse pour le futur (BFF) a pour objectif de produire des plastiques végétaux, des agro-matériaux et des biocarburants à partir de variétés améliorées de plantes non-alimentaires (miscanthus et sorgho).

Lauréat du programme Investissements d'avenir "Biotechnologies et bioressources", le projet mené par l'Institut JeanPierre Bourgin (Inra) est doté de 10 ME d'euros. Il implique plusieurs partenaires dont la société Aelred, labellisée Genopole® , qui fournira du matériel génétique et pilotera des essais de culture du miscanthus.

Pour répondre à la raréfaction des matières premières fossiles, le projet Biomasse pour le futur va mettre au point de nouvelles variétés de miscanthus et de sorgho, plantes non alimentaires, sources de carbone renouvelables qui entreront dans la composition de plastiques végétaux, d'agro-matériaux et des biocarburants de deuxième génération.

Aelred, société installée dans la pépinière Genopole® à Evry (Essonne), spécialisée dans l'amélioration ciblée des plantes (technologie non OGM), jouera également un rôle moteur dans la conduite du projet. Elle pilotera 12 essais de culture de miscanthus à Lisses (Essonne), dans le sud de la Seine-et-Marne, à l'est et à l'ouest de Paris dans les communautés d'agglomération de Marne-et-Gondoire et des 2 Rives de Seine, ainsi qu'en région Centre, afin de tester le matériel génétique amélioré et adapté aux besoins industriels.

Aelred fera le lien entre les cultivateurs et les industriels : PSA Peugeot-Citroën pour la fabrication de pièces automobiles en plastique végétal, le cimentier Calcia pour la production d'agro-matériaux, dotés de qualités isolantes, plus légers que les matériaux classiques et plus faciles à recycler.

Biomasse pour le futur a aussi pour objectif de valoriser des terres marginales (friches industrielle, terres de carrières...) et environnementales (zone de captage d'eau, bassins versants...) qui ne rentrent pas en compétition avec les terres de culture alimentaire. Sur le plan économique, il participe à l'émergence d'une nouvelle économie verte locale et de nouveaux marchés, avec le soutien de trois pôles de compétitivité : IAR (Industrie agro-ressources), Mov'eo (R&D automobile) et Advancity (Eco-technologies urbaines)

"Aelred fournira une partie du matériel génétique amélioré, mettra en place les essais agronomiques et les opérations de pré-conditionnement de la matière première selon des normes de qualité et des calibrages à définir pour répondre aux besoins des industriels. L'objectif est de concourir au déploiement de véritables économies vertes locales et durables, répondant aux besoins de la société tout en respectant l'environnement", a expliqué Pierre Malvoisin, docteur ingénieur agronome et président fondateur d'Aelred.

Ottawa veut évaluer les compétences des immigrants avant leur arrivée

Publié le 29 mars 2012

Source: La Presse, 28 mars 2012

Par: La Presse Canadienne

[En ligne]: http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201203/28/01-4510284-ottawa-veut-evaluer-les-competences-des-immigrants-avant-leur-arrivee.php

 

La qualification professionnelle de certains immigrants pourrait être vérifiée avant même leur arrivée au Canada, selon de nouvelles règles proposées par le ministre fédéral de l'Immigration, Jason Kenney.

Ces changements signifient que les personnes qui cherchent à venir au Canada en tant que travailleurs qualifiés sauraient, avant d'arriver, s'ils peuvent espérer trouver du travail dans leur domaine.

La question de l'évaluation de la formation reçue à l'étranger pose problème depuis longtemps en matière d'immigration.

M. Kenney estime qu'une évaluation précoce de la qualification fournirait aux immigrants une comparaison avec les normes canadiennes et une compréhension de la manière dont les employeurs canadiens risquent de percevoir leur scolarité et leur formation. Ce processus aiderait aussi à repérer ceux dont les compétences sont insatisfaisantes.

Immigration Canada explique que ces changements visent à régler le problème des immigrés qui ne parviennent pas à trouver du travail dans leur domaine au Canada.

Le Ministère précise toutefois que cette évaluation précoce ne se traduira pas par une garantie d'emploi et qu'elle n'assurera pas le droit d'exercer une profession réglementée, comme celle de médecin. Ceux qui voudraient pratiquer une telle profession au Canada devront se soumettre à un examen plus approfondi de leurs compétences par les autorités provinciales.

Le gouvernement dispose déjà d'employés qui examinent les compétences des immigrés et suggèrent des méthodes pour combler l'écart avec les normes canadiennes.

Depuis des années, on dit que des titulaires de doctorat sont contraints de conduire un taxi parce que leurs diplômes ne sont pas reconnus au Canada ou ne seraient pas à la hauteur des normes canadiennes. M. Kenney dit qu'une évaluation de ces personnes avant leur arrivée au Canada les aiderait.

«Nous voulons être transparents. Nous leur disons que ce n'est pas la peione de venir au Canada s'ils n'ont aucune chance que leur formation et leurs compétences soient reconnues, a dit le ministre aux journalistes, mercredi. Et je pense que nous leur rendons service et que nous rendons service au Canada. On ne manque pas de gens qui veulent immigrer. Alors invitons ceux qui ont les meilleures chances de succès.»

L'heure juste sur les retraites

Publié le 29 mars 2012

Source: La Presse, 29 mars 2012

Par: Joël-Denis Bellavance

[En ligne]: http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/canada/201203/29/01-4510439-lheure-juste-sur-les-retraites.php


(Ottawa) Les Canadiens auront enfin l'heure juste aujourd'hui quant aux intentions du gouvernement Harper en matière de réforme des régimes de pension au pays.

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, profitera de son budget pour expliquer les grandes lignes des changements que compte apporter le gouvernement fédéral au programme de la Sécurité de la vieillesse.

Le premier ministre Stephen Harper a signifié son intention en janvier, à l'occasion d'un discours à Davos, en Suisse, de réformer ce programme afin d'en limiter la hausse des coûts résultant du vieillissement de la population canadienne.

Toutefois, M. Harper et ses ministres se sont gardés de donner des détails de la réforme envisagée, provoquant du coup une tempête politique à Ottawa et semant l'inquiétude chez les personnes âgées.

Pas avant 67 ans?

À l'heure actuelle, le Canada compte l'équivalent de quatre travailleurs pour un retraité. Mais d'ici à 2030, il restera deux travailleurs pour un retraité.

Le gouvernement fédéral a versé 36 milliards en prestations de la Sécurité de la vieillesse en 2010. On s'attend à ce que la facture explose à 108 milliards en 2030, à mesure que la population vieillit. L'une des options envisagées, mais non confirmées par le gouvernement Harper, est de faire passer l'âge d'admissibilité à ce programme de 65 ans à 67 ans. Aucun changement n'est prévu au Régime de pensions du Canada, qui est suffisamment capitalisé.

Le ministre Flaherty a indiqué que les changements entreraient en vigueur dans un horizon de 10 ou 15 ans. Les conservateurs n'ont rien dit sur cette réforme durant la campagne électorale de l'an dernier.

Total investit 50 millions d'euros à Gonfreville-l'Orcher

Publié le 29 mars 2012

Source: L'usine nouvelle, 28 mars 2012

Par: Patrick Bottois

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/total-investit-50-millions-d-euros-a-gonfreville-l-orcher.N171566

Une station de purification de gaz hydrogéné construite sur la plate-forme pétrochimique Total Petrochemicals alimentera une unité de désulfuration de gazole de la raffinerie Total de Normandie, située à proximité.

A l'avenir, le gaz hydrogéné récupéré de l'unité styrène et du vapocraqueur de la plate-forme chimique Total Petrochemicals, à Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime), sera compressé dans une station de purification, puis envoyé à la raffinerie Total de Normandie, située à proximité, vers une unité de désulfuration de gazole d'une capacité de 3 800 tonnes par jour.

La station disposera d'une capacité de production d'hydrogène de 36 tonnes par jour. "Ce qui permettra de désulfurer quotidiennement environ 3 300 tonnes de gazole", annonce la direction de Total Raffinerie de Normandie.

Cet investissement de 50 millions sera opérationnel pour la fin de l'année. La station couvrira 86 % des besoins en hydrogène de l'unité de désulfuration de gazole

"Par rapport à une unité classique de production d'hydrogène, nous allons diminuer quotidiennement de 335 tonnes le rejet de CO2, soit une diminution annuelle de 122 000 tonnes", précise la direction de Total Raffinerie de Normandie.

La raffinerie Total de Normandie, qui emploie 1 200 salariés, dispose d'une capacité de raffinage de 12 millions de tonnes de pétrole brut par an.

Chili : Du biocarburant dans un vol commercial

Publié le 29 mars 2012

Source: Green et Vert, 29 mars 2012

[En ligne]: http://www.greenetvert.fr/2012/03/29/du-biocarburant-dans-un-vol-commercial/49843

 

Pour la première fois, un avion de ligne sud-américain réalise un vol en alimentant ses réacteurs grâce à un combustible provenant d'huile végétale raffinée. D'ici 2015, 1% du carburant aérien mondial devra être fabriqué à partir de végétaux.

Après le Mexique en 2011, c'est au tour du Chili de tenter de verdir l'image du transport aérien, considéré comme l'un des plus polluants, notamment en termes d'émissions de CO2.

LAN Chile a effectué, pour la première fois, un vol commercial en substituant du biocarburant au kérosène. Un Airbus A320 équipé de moteurs CFM56-5B a rallié la capitale à la ville de Concepción, distante de 500 km, grâce à un combustible provenant de résidus d'huile végétale raffinée. Selon la compagnie, ses caractéristiques sont en tous points identiques à celles d'un carburant conventionnel et sont conformes aux standards les plus stricts.

Ignacio Cueto, le président de LAN, explique que son entreprise fait appel à des matières premières faciles à produire en grande quantité et de manière durable sur place, en Amérique du Sud.

    ''Les biocarburants utilisés pour ce type de vol peuvent être obtenus à partir de plantes comme les algues, la jatropha, les halophytes et la caméline, ou de résidus organiques comme les huiles végétales. Elles peuvent être traitées, brûlées directement ou être transformées par processus chimiques pour en faire des combustibles de haute qualité.''

Un bilan carbone équilibré

Les biocarburants de seconde génération n'entrent pas en compétition avec les matières premières alimentaires ou avec les ressources de base destinées à leur production, mais ils restent plus chers que les carburants traditionnels. Leur principal avantage par rapport aux dérivés du pétrole provient de leur bilan carbone. Les quantités de CO2 libérées lors de leur combustion sont quasiment identiques à celles absorbées par les plantes lors de leur croissance.

L'Association internationale du transport aérien (IATA) cherche à encourager le développement des biocarburants. Elle s'est fixé pour objectif que ceux-ci représentent 1% du carburant utilisé par l'aviation civile dès 2015, et 5% en 2020.

Le plus grand centre mondial de recherche capillaire de L'Oréal ouvre en France

Publié le 29 mars 2012

Source: L'usine nouvelle, 28 mars 2012

Par: Adrien Cahuzac

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/le-plus-grand-centre-mondial-de-recherche-capillaire-de-l-oreal-ouvre-en-france.N171581

 

Le numéro un mondial des cosmétiques a inauguré mercredi 28 mars son centre de recherche sur les métiers du capillaire à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). 500 chercheurs y sont réunis avec de nouvelles technologies de modélisation et d'évaluation

"C'est notre plus grand centre de recherche mondial et le plus grand centre d'expertise sur le cheveu au monde", a expliqué Jean-Paul Agon, le PDG de L'Oréal, mercredi 28 mars, lors de l'inauguration officielle du centre de recherche du groupe sur les métiers du capillaire à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

L'Oréal a investi 100 millions dans ce bâtiment labellisé Haute qualité environnementale (HQE). 500 chercheurs (chimistes, opticiens, rhéologues, métrologues, informaticiens, statisticiens...) sont regroupés sur 65 000 m², dont 13 000 m² de laboratoires, pour travailler dans trois activités : la recherche appliquée, le développement de formules et l'évaluation. Le centre concerne trois métiers du capillaire : la coloration, le soin (shampoing et après-shampoing) et le coiffage (laques, gels, cires). "Nous sommes déjà numéro un mondial des colorations, mais pas encore numéro un dans le soin capillaire. Ce centre nous permettra d'atteindre cet objectif", a annoncé Jean-Paul Agon.

Nouvelles technologies

Le nouveau centre qui regroupe plusieurs anciens sites, à effectif équivalent, permet au groupe de déployer de nouvelles technologies d'automatisation, de modélisation et d'évaluation sensorielle. Ceci, afin notamment de "raccourcir le processus d'innovation", selon Jean-Paul Agon. C'est le cas d'un robot baptisé "Moove Hair". Ce système que le groupe présente comme "unique au monde" mime les mouvements des cheveux en fonction de leurs spécificités et des produits utilisés. L'Oréal utilise également depuis quelques semaines un robot de pesée automatique de dernière génération pour peser les colorants utilisés dans les colorations. L'appareil devrait être rejoint prochainement par un robot qui permettra de peser les formulations.

Le budget de recherche et développement du groupe L'Oréal a atteint 721 millions d'euros en 2011, soit une progression "1,4 fois plus vite que le chiffre d'affaires depuis dix ans", a souligné Jean-Paul Agon.

L'Oréal emploie 3 000 personnes en Seine-Saint-Denis répartis sur quatre sites, dont deux consacrés à la recherche : à Saint-Ouen et Aulnay-sous-Bois, dédié à la recherche avancée (recherche fondamentale).

L'Oréal investit aussi en France dans la recherche

Publié le 29 mars 2012

Source: L'usine nouvelle, 28 mars 2012

Par: Adrien Cahuzac

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/l-oreal-investit-aussi-en-france-dans-la-recherche.N171580

Malgré de nombreuses ouvertures prévues cette année dans les pays émergents, le numéro un mondial des cosmétiques ne quitte pas la France. Il vient de réaliser le plus gros investissement de son histoire en recherche.

"L'ouverture du centre de Saint-Ouen est le symbole d'une mondialisation intelligente", a insisté Jean-Paul Agon, le PDG de L'Oréal, lors de l'inauguration du centre de recherche capillaire le 28 mars. Une manière de désamorcer une polémique possible sur le désintérêt de L'Oréal à développer ses activités en France par rapport aux pays émergents.

Lancé en 2007, le centre a nécessité un  "investissement record" de 100 millions d'euros, soit le plus important dans l'histoire du groupe. Parallèlement, L'Oréal inaugurera cette année un centre de recherche en Inde, de 150 chercheurs, qui a nécessité 25 millions d'euros, et des usines en Egypte, au Mexique et en Indonésie. Et un nouveau centre de R&D au Brésil en 2013.

Le PDG de L'Oréal s'est dit décidé à "poursuivre les investissements à la fois en France et dans le reste du monde". Plus des deux tiers des 3 670 personnes employées dans la recherche du groupe sont en France et deux tiers des dépenses de recherche y sont réalisées, a-t-il ajouté.

Coordonnateur de six pôles

Pour Laurent Attal, le directeur général de la recherche et innovation de L'Oréal, "le centre de Saint-Ouen, constitue un levier important pour atteindre l'objectif que s'est fixé le groupe de conquérir d'ici à dix ans un milliard de consommateurs supplémentaires".  "On crée des laboratoires relais dans les grands continents pour être plus près des consommateurs, mais on a besoin d'un centre nerveux puissant et compétent qui va coordonner, animer, orchestrer et stimuler l'ensemble du réseau", a précisé Jean-Paul Agon.

Le centre de Saint-Ouen servira de "tête de pont" à six pôles régionaux dédiés au capillaire, situés au Japon, en Chine, aux Etats-Unis, au Brésil, à Saint-Ouen pour l'Europe et prochainement en Inde.  "Chaque région devra adapter les stratégies d'innovation du Centre mondial de Saint-Ouen, aux spécificités de leur marché et inventer de nouveaux produits qui répondent aux attentes des consommateurs locaux", a poursuivi Laurent Attal. Pour Jean-Marc Ascione, le responsable mondial de la recherche capillaire de L'Oréal, "ces innovations locales pourront être internationalisées par un processus de déploiement mondial dit de reverse innovation".

Le centre de Saint-Ouen réunit 500 personnes d'une trentaine de disciplines, sur  25 000 m2, entièrement dédié aux métiers du capillaire : coloration, soin et coiffage.

L'industrie chimique positive

Publié le 28 mars 2012

Source: Edito Hebdo, 26 mars 2012

Par: Sylvie Latieule

[En ligne]: http://www.industrie.com/chimie/l-industrie-chimique-positive,42991

 

L'industrie chimique en France a connu une bonne activité en 2011, renouant enfin avec ses niveaux de production d'avant la crise. En un an, ses volumes ont encore progressé de 5,9 %, après une hausse de 8,9 % en 2010 qui faisait suite à une chute de 9,5 % en 2009. Son chiffre d'affaires global s'est établi à 86,7 milliards d'euros, dépassant son record de 2008, selon les derniers résultats publiés par l'Union des Industries Chimiques (UIC). L'activité a été soutenue au premier semestre grâce à la poursuite du redressement de l'industrie en général. La dégradation du climat économique sur la deuxième partie de l'année n'a eu qu'un impact modéré. Ces chiffres globaux dissimulent toutefois des disparités entre les différents segments. Les savons, parfums et produits d'entretien continuent de tirer la croissance avec des volumes en hausse de 10,1 %. En revanche, la chimie organique, qui intègre les produits pétrochimiques et les grandes matières plastiques, recule de 1,3 %. La chimie minérale affiche une hausse de 6,4 %, mais elle est elle-même partagée entre les gaz industriels en croissance et les engrais en retrait en fin d'année. Le segment des spécialités progresse, quant à lui, de 5,1 % en volume.

La chimie est dans une bonne dynamique, malgré un environnement incertain.

Pour 2012, les perspectives restent bonnes. L'UIC annonce une croissance de 1,8 %, légèrement supérieure à celle de la chimie européenne qui est attendue à 1,5 %. « La sortie de la crise est passée, il n'y a plus de raison d'avoir de forts taux de croissance. Ces prévisions 2012 traduisent une stabilisation qui est attendue dans tous les secteurs », a déclaré Olivier Homolle, président de l'UIC, qui estime que la chimie en France est inscrite dans une tendance positive, malgré un environnement incertain tant économique que réglementaire. A 3,5 Mrds € (4,1 % du CA), l'investissement industriel a recouvré en 2011 son niveau des années 2000. L'effort de R&D reste soutenu. Au plus fort de la crise en 2009, il s'est maintenu à 2,2 % du chiffre d'affaires. Et si la balance commerciale continue de s'effriter (4,4 Mrds € en 2011, contre 5,1 Mrds € en 2010), elle reste largement positive et n°4 dans la hiérarchie de l'industrie française. Olivier Homolle estime d'ailleurs que l'industrie chimique a repris en main son destin. « La branche est dynamique et les industriels ont des projets. Si nous poursuivons dans cette voie, la courbe devrait s'infléchir », a-t-il ajouté. Déjà la profession est au cœur des quatre programmes Pivert, Indeed, Ifmas, et Greenstars, qui ont reçu un label d'IEED, dans le cadre du Grand emprunt. Elle s'est également mobilisée pour établir une feuille de route pour les années à venir, assortie de 50 propositions présentées le 12 mars à Eric Besson, ministre de l'Industrie. Parmi les mesures phares figurent l'aide aux entreprises de taille intermédiaire et le développement de clusters industriels. Le territoire en compte six : Lyon, Gonfreville, Dunkerque, Carling, Fos-Berre-Lavéra, Lacq-Mourenx auxquels s'ajoutent des projets de bioraffineries. L'idée est de rendre ces plateformes plus attractives pour attirer de nouveaux investissements.

Enfin, en plein débat électoral sur la désindustrialisation, la chimie peut se targuer de ne pas être de ces industries qui ont massivement délocalisé. « Nous n'avons eu qu'une faible attrition de notre indice de production industrielle depuis les années 2000, comparé à l'industrie manufacturière », assure Jean Pelin, directeur général de l'UIC. Finalement, la chimie ne manque pas d'atouts. C'est une industrie qui gagnerait à être connue.

Un matériau à base de porphyrines pour réduire l'effet de serre

Publié le 28 mars 2012

Source: Techniques de l'ingénier, 22 mars 2012

Par: Alexandra Chavarot

[En ligne]: http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/materiaux-thematique_6342/un-materiau-a-base-de-porphyrines-pour-reduire-l-effet-de-serre-article_71489/


Une équipe de chercheurs de la Faculté de Sciences et Technologie de l'Université de Coimbra (Portugal) veut développer de nouvelles molécules capables d'adsorber le dioxyde de carbone et le méthane.

Une équipe de chercheurs de la Faculté de Sciences et Technologie de l'Université de Coimbra (Portugal) veut développer de nouvelles molécules capables d'adsorber le dioxyde de carbone et le méthane.

En effet, réduire les émissions de ces deux gaz, qui figurent parmi les principaux acteurs du réchauffement climatique, est un enjeu majeur. Toutefois, si la solution la plus médiatisée consiste à stocker le CO2 dans des réservoirs géologiques, le professeur Abilio Sobral pense que le défi n'est plus aujourd'hui d'isoler ces gaz mais de les transformer en produits à valeur ajoutée.

C'est dans cette optique qu'il s'est intéressé aux porphyrines, des molécules organiques très répandues dans le monde vivant, que l'on retrouve au cœur de l'hémoglobine et sous forme de chlorophylles.

Entre les mains des scientifiques ces porphyrines pourraient devenir les constituants de nouveaux matériaux multiporeux qui, placés à la sortie des cheminées industrielles, piègeraient les gaz à effet de serre. Ces derniers seraient alors transformés en méthanol (utilisable pour la production de biocarburant), en acide formique (destiné à la fabrication de teintures, insecticides, additifs alimentaires), en  formaldéhyde (à usage de désinfectant, fixateur ou conservateur)...

C'est la structure du matériau qui va rendre possibles ces mécanismes de piégeage et de conversion. En effet, les porphyrines seront liées à deux métaux, l'un permettant l'assemblage des molécules entre elles, l'autre assurant la fonction de catalyse. Les vides créés entre les blocs poprhyrine-métal emprisonneront les gaz de telle façon qu'ils soient amenés à subir les réactions chimiques nécessaires à leurs transformations.
Mais comment construire de tels matériaux ?

Pour répondre à cette question, l'équipe du professeur Sobral veut tout d'abord créer de nouvelles porphyrines, plus robustes et faciles à synthétiser. Et c'est justement dans la définition de ces voies de synthèse que se situe le principal challenge du projet.

«Nous pouvons créer toutes sortes de porphyrines » commente A. Sobral « mais le problème ici est de parvenir au bon équilibre entre efficacité et coût de production, car notre solution doit s'inscrire dans une réalité industrielle».

Il existe alors deux possibilités pour fabriquer de nouvelles porphyrines : partir de zéro ou bien d'une molécule naturelle, qui subira des modifications. « Je pense que nous arriverons à une solution mêlant ces deux options » affirme A . Sobral. « La décision sera probablement prise d'ici la fin de l'année. Pour y parvenir, nous allons commencer par travailler sur des porphyrines symétriques, ce qui implique un procédé assez simple (en un ou deux temps), puis sur des porphyrines non symétriques, une démarche plus complexe qui peut exiger jusqu'à 20 étapes ».

Les chercheurs de Coimbra sont au commencement d'une démarche expérimentale qui pourrait amener un bouleversement des pratiques de lutte contre le réchauffement climatique, en ajoutant à la capture des gaz à effet de serre la possibilité de les recycler et de leur donner de la valeur.

Un bouchon de bouteille « UV », purificateur d'eau ?

Publié le 28 mars 2012

Source: Techniques de l'ingénieur, 23 mars 2012

Par: Rahman Moonzur

[En ligne]: http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/environnement-securite-energie-thematique_191/un-bouchon-de-bouteille-uv-purificateur-d-eau-article_71238/

 

L'entreprise américaine CamelBak a mis au point une bouteille censée pouvoir purifier toute eau pour la rendre potable grâce aux ultraviolets, et ce en une minute. Mais ce dispositif est-il aussi sûr que l'annoncent les concepteurs ?

Lors d'une randonnée plus ou moins longue et plus ou moins éprouvante, il semble raisonnable de voyager léger plutôt que de s'encombrer avec toutes sortes de gadgets pas toujours pratiques. Il est par contre difficile de se passer d'eau potable...

Deux solutions s'imposent lorsqu'on ne peut en trouver au cours de la randonnée : partir avec une assez grande quantité d'eau, ou emmener un dispositif de purification. C'est tout du moins l'argument avancé par les concepteurs d'un purificateur d'eau niché à l'intérieur même du bouchon d'une bouteille, sous la forme d'une ampoule à ultraviolets. La bouteille « All Clear » de la jeune société américaine CamelBak s'occuperait donc de tout, une fois remplie d'eau, rebouchée et allumée.

L'écran LCD se trouvant sur le dessus du couvercle guide l'utilisateur pas à pas, assurant le décompte des soixante secondes nécessaires selon les concepteurs à purifier l'eau, et donne des informations sur l'état de charge de la batterie. Il suffirait alors de retourner et de secouer plusieurs fois la bouteille pendant le processus de purification, pour permettre à l'ampoule UV de traiter le maximum d'eau possible et ainsi détruire la plus grosse partie des bactéries, virus et protozoaires, mis à part 0,1 % de chacune de ces catégories, pour 75 centilitres d'eau, toujours d'après les statistiques avancées par les concepteurs.
Un procédé pas encore 100 % efficace

La durée de vie de l'ampoule est estimée à une dizaine de milliers de cycles, permettant de purifier environ trois litres d'eau par jour, et ce pendant plus de sept ans. La bouteille de CamelBak aurait déjà du être commercialisée en 2009, mais les Américains avaient alors décidé de retarder sa mise sur le marché, jugeant que leur produit n'était pas assez efficace. Le processus de purification est désormais plus rapide, l'ampoule dure plus longtemps et la batterie est intégrée de manière plus « douce » à l'ensemble. Le prix a également été revu à la baisse, 99 dollars pour le kit contenant une bouteille, le bouchon purificateur, un bouchon standard permettant de boire aisément, un étui de protection et un câble USB pour recharger le dispositif. Un tamis au maillage de 100 microns est par ailleurs fourni pour 15 dollars supplémentaires.

Pourtant, malgré les déclarations rassurantes, la qualité de l'eau ne semble pas à 100 % avérée. En effet, certains agents infectieux (et pas des moindres) ne disparaissent pas après une minute d'exposition à un rayonnement ultraviolet. Une période d'obscurité d'une vingtaine de minutes est parfois nécessaire, pour contrer les effets de la photolyase, enzyme réparant certains dégâts causés dans l'ADN des agents infectieux par les ultraviolets, réaction déclenchée par la simple exposition à la lumière.

Les polluants chimiques tels que le chlore et les métaux lourds ne sont pas détruits par simple exposition aux ultraviolets. Quant aux microbes eucaryotes, il faut plus de temps pour s'en débarrasser car leur processus de réplication est plus long. La bouteille « All Clear » est donc un produit à suivre, mais avec précautions pour le moment.

"Les porphyrines sont vraiment des molécules enthousiasmantes"

Publié le 28 mars 2012

Source: Techniques de l'ingénieur, 26 mars 2012

Par: Alexandra Chavarot

[En ligne]: http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/materiaux-thematique_6342/les-porphyrines-sont-vraiment-des-molecules-enthousiasmantes-article_71591/

Des chercheurs de l'Indian Association for the Cultivation of Science (Calcutta) travaillent à l'élaboration de matériaux à base de porphyrines. Plus précisément, ils ont synthétisé des polymères organiques poreux contenant du fer. Ce nouveau matériau a montré une excellente capacité de capture du CO2. Interview du professeur Asim Bhaumik.

Des chercheurs de l'Indian Association for the Cultivation of Science (Calcutta) travaillent à l'élaboration de matériaux à base de porphyrines. Plus précisément, ils ont synthétisé des polymères organiques poreux contenant du fer et présentant une surface spécifique très importante, avec des micropores de grand diamètre. Ce nouveau matériau a montré une excellente capacité de capture du CO2. Interview du professeur Asim Bhaumik  :

En quoi consiste votre projet et quels en sont les principaux objectifs ?

Nous développons de nouvelles stratégies pour la conception de polymères organiques, micro et mésoporeux, et nous explorons leurs applications potentielles pour la recherche sur les énergies et l'environnement (stockage du dihydrogène, capture du dioxyde de carbone, dépollution de l'eau, etc.).

Dans quel but développez-vous des polymères contenant du fer ?

Nous avons tenté de développer des polymères organiques poreux contenant d'autres métaux ou n'en contenant pas du tout, mais leurs surfaces spécifiques étaient beaucoup plus faibles. Par ailleurs, le fer(III) peut lier les sites donneurs d'azote de façon très efficace et stabiliser la nanostructure du matériau.

Pourquoi avez-vous choisi d'utiliser des porphyrines pour ce projet ?

Les porphyrines sont vraiment des molécules enthousiasmantes pour les chercheurs en chimie organique synthétique. Mais concevoir des matériaux organiques poreux à base de porphyrines et de fer, à partir de sa brique élémentaire - le pyrrole - et d'une substitution aromatique avec des molécules de para-dialdéhyde, est une première.

Qu'est-ce qui rend les porphyrines intéressantes pour l'adsorption du CO2 ?

Les porphyrines sont des molécules très riches en azote. Or, les sites azotés sont des bases de Lewis et le CO2 est un acide de Lewis. Nous nous attendions donc à ce que des matériaux poreux à base de porphyrines, avec d'importantes surfaces spécifiques, présentent un excellent potentiel de capture du CO2. Et c'est justement ce que nous avons découvert avec ce projet.

Quelles propriétés espériez-vous que ces nouveaux matériaux possèdent ?

Les sites azotés basiques peuvent être utilisés pour catalyser des réactions, tandis que les sites contenant du fer peuvent être exploités pour des réactions d'oxydation partielle en phase liquide. Ces matériaux pourront donc avoir de multiples fonctions et applications, notamment dans les domaines de l'énergie et de la recherche environnementale.

Axens inaugure un atelier de catalyseurs à Salindres dans le Gard

Publié le 28 mars 2012

Source: L'Usine Nouvelle, 27 mars 2012

Par: Sylvie Brouillet

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/axens-inaugure-un-atelier-de-catalyseurs-a-salindres-dans-le-gard.N171471

 

Filiale du groupe IFP Énergies Nouvelles, l'industriel a inauguré le 23 mars un nouvel atelier de malaxage-extrusion sur son site de Salindres, spécialisé dans la fabrication de catalyseurs et adsorbants pour le raffinage, la pétrochimie et le traitement du gaz.

Fournisseur de catalyseurs, d'adsorbants (agents déshydratants utilisés en particulier pour la purification ou le séchage des gaz) et de services aux industriels du raffinage, de la pétrochimie et du gaz, Axens a inauguré après un chantier de deux ans son nouvel atelier de malaxage et extrusion à Salindres, près d'Alès (Gard), où l'entreprise emploie 340 salariés.

Baptisé Hector, il a nécessité 400 tonnes d'acier, 30 000 boulons et 50 kilomètres de câbles électriques, et emploiera dix personnes à pleine capacité. Cet investissement de 18 millions d'euros permet au site gardois certifié ISO 9001, ISO 14001 et OHSAS 18001 (sécurité au travail) d'augmenter "significativement la capacité de production de toute la gamme de catalyseurs extrudés".

Un autre atelier, prénommé Isabel, achevé début 2013, permettra le lancement d'une nouvelle génération de catalyseurs d'hydrotraitement (diminuant la teneur en soufre des carburants). L'addition des deux opérations atteint 25 millions d'euros. Axens affirme avoir injecté en dix ans 100 millions d'euros à Salindres.

Si le site industriel gardois remonte à 1855, Axens est né en juin 2001 de la fusion de Procatalyse (ex-pôle alumines et catalyseurs de Rhodia Chimie) et de la direction industrielle de l'Institut Français du Pétrole. Présidée par Jean Sentenac, la filiale du groupe IFP Énergies nouvelles a quatre autres unités de production, trois aux États-Unis et une au Canada.

L'industriel, qui travaille aussi sur les carburants alternatifs, affiche un chiffre d'affaires "proche de 500 millions d'euros en 2011", après 332 millions en 2010. Un millier de salariés y travaillent, dont 800 en France (le siège se trouve à Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine).

Axens a annoncé le 13 mars la création d'une filiale commerciale et d'assistance technique, Axens South Asia Sdn Bhd, basée à Kuala Lumpur en Malaisie, pour couvrir l'Asie du sud-est, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.

Selon Eric Besson, "la France serait favorable pour puiser dans les réserves de pétrole"

Publié le 28 mars 2012

Source: L'Usine Nouvelle, 28 mars 2012

Par: Barbara Leblanc

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/selon-eric-besson-la-france-serait-favorable-pour-puiser-dans-les-reserves-de-petrole.N171535

 

Le ministre de l'Industrie évoque ce 28 mars une mesure permettant de faire baisser les prix, qui sont actuellement en plein débat et qui pénalisent les ménages.

La France est "favorable à puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole, assure Eric Besson à la sortie du Conseil des ministres. Ce sont les Etats-Unis qui l'ont demandé, la France a accueilli favorablement cette hypothèse, on attend maintenant les conclusions de l'Agence internationale de l'énergie".

La France possédait début octobre 17 millions de tonnes de pétrole brut et de produits pétroliers dans ses stocks stratégiques. Ce qui représentait 98,5 jours de consommation.  Ils sont gérés par le Comité français des stocks stratégiques pétroliers (qui en contrôle 12,5 Mt), et par les opérateurs pétroliers qui en conservent une partie dans leurs dépôts pétroliers. Théoriquement, les stocks stratégiques de pétrole doivent être utilisés seulement en cas de crise internationale.

L'objectif est selon lui de lutter contre la hausse des cours du brut. Cette déclaration intervient alors que le Monde révélait le 27 mars que le président sortant et candidat UMP envisagerait de puiser dans les stocks stratégiques de pétrole. Il aurait même pris des contacts en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis pour mener une action concertée. Mais une telle action suppose un feu vert de l'AIE.

Sujet de campagne

"L'utilisation des réserves géostratégiques peut se justifier car elle est liée à une tension d'ordre géopolitique, explique-t-on à l'Elysée", selon le blog du Monde. Mais on précise que dans ce cas, il s'agit "plutôt une affaire de semaines que de jours".
Les prix de l'essence sans plomb en France ont atteint des records la semaine dernière à 1,6506 euro pour le litre de SP 95 et à 1,6929 euro pour le SP98.

Le prix de l'essence est un sujet au coeur de la campagne électorale. Le 27 mars, Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande, s'est inquiété de la flambée des prix de l'essence et a accusé le président de ne rien faire.

"Combien d'annonces hebdomadaires de la hausse du prix de l'essence faudra-t-il pour que Nicolas Sarkozy daigne porter son attention sur cette question si sensible pour le pouvoir d'achat des Français ?, a souligné Bruno Le Roux dans un communiqué intitulé "il est urgent d'agir". Non seulement Nicolas Sarkozy a abandonné face à la hausse du prix de l'essence mais, en plus, il s'appuie sur cette hausse pour accroître les recettes de l'Etat, à travers la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (TIPP)".

Le candidat socialiste propose de son côté de ralentir la hausse à travers un blocage des prix sur une durée de trois mois permettant l'introduction d'une TIPP flottante.

Deux projets viennent concurrencer Keystone XL

Publié le 28 mars 2012

Source: Les Affaires, 27 mars 2012

Par: AFP

[En ligne]: http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/energie/deux-projets-viennent-concurrencer-keystone-xl/542622

Le leader canadien du transport d'hydrocarbures Enbridge a annoncé mardi des investissements de près de quatre milliards de dollars afin d'augmenter la capacité de son réseau d'oléoducs en direction du sud des États-Unis.

Le groupe de Calgary, la métropole de la province pétrolière de l'Alberta (ouest), augmentera le diamètre de son oléoduc Flanagan South, entre l'Illinois et l'Oklahoma, actuellement en cours de construction, pour porter sa capacité à 585 000 barils par jour à la mi-2014.

La facture du projet Flanagan South passera désormais à 2,8 milliards de dollars américains, plutôt que 1,9 milliard initialement prévu, a précisé la société dans un communiqué. Cet oléoduc sera construit en parallèle à un autre pipeline du groupe sur le même axe.

Enbridge doublera par ailleurs en partenariat avec le groupe Enterprise sa ligne d'approvisionnement Seaway entre Cushing, carrefour des pipelines dans l'Oklahoma, et le Golfe du Mexique, pour porter sa capacité à 850 000 bpj vers la mi-2014, un investissement d'un milliard de dollars, a ajouté le groupe canadien.

La construction de ce nouveau tronçon doit permettre de désengorger les dépôts de pétrole de la petite ville de Cushing, dans l'Oklahoma, qui ne peuvent acheminer autant de brut que souhaité vers les raffineries du Texas, en raison de la faible capacité des oléoducs existants, alors que la production d'or noir est en forte hausse dans les États américains voisins.

Ces deux investissements doivent aussi permettre au groupe canadien d'augmenter sa capacité de transport entre les sables bitumineux de l'Alberta -- troisième réserve mondiale d'or noir derrière l'Arabie saoudite et le Venezuela --, et le Golfe du Mexique en passant par l'Illinois.

La construction d'un autre oléoduc a aussi été annoncée par l'entreprise américaine Enterprise Products Patrners LP, de Houston. Comme celui Enbridge, il permettra de transporter le pétrole extrait des sables bitumineux du Canada vers les États-Unis. À eux deux, ces projets pourront acheminer d'ici 2014 850 000 barils de pétrole par jour vers les raffineries installées aux abords du Golfe du Mexique.

Ces annonces surviennent alors que le projet Keystone XL de l'entreprise canadienne Transcanada a été retardé sous la pression de groupes environnementalistes.

A la Bourse de Toronto, l'action d'Enbridge était stable (+0,58%) après ces annonces.

Quel est le secret du bonheur au travail

Publié le 27 mars 2012

Source: Les Affaires, 27 mars 2012

Par:  Olivier Schmouker

[En ligne]: http://www.lesaffaires.com/blogues/olivier-schmouker/quel-est-le-secret-du-bonheur-au-travail/542590/1

 

BLOGUE. Le bonheur au travail est le Graal du management. C'est l'objet de toutes les convoitises du monde moderne. C'est le fantasme de tous les consultants d'entreprise et autres coaches personnels. Bref, c'est quelque chose dont on rêve, mais que l'on n'atteindra jamais. Et pourtant...

Oui, et pourtant, il y a peut-être moyen de s'en approcher. Tout près. Si, si,... Et ce - tenez-vous bien -, grâce à une étude parue dans le Scandinavian Journal of Psychology, intitulée Be yourself, believe in yourself, and be happy : Self-efficacy as a mediator between personality factors and subjective well-being. Celle-ci est signée par deux professeurs de la Technische Universität München School of Management, à Munich (Allemagne), Maria Strobel et Andranik Tumasjan, et un autre de l'University of Applied Management d'Erding (Allemagne), Matthias Spörrle. Elle montre qu'il y a moyen, pour chacun d'entre nous, d'être plus heureux au travail...

Ainsi, les trois chercheurs ont noté qu'une flopée d'études publiées durant la dernière décennie tendaient à indiquer que certains traits de notre personnalité avaient une grande influence sur ce qu'on appelle en psychologie le «bien-être subjectif» (BES), soit l'impression que l'on a d'être plus ou moins heureux dans la vie. Les principaux traits concernés sont au nombre de 5, d'après les travaux de McCrae et Costa :

> Neuroticisme. C'est la tendance à ressentir des émotions négatives, pour ne pas dire de l'anxiété.

> Extraversion. C'est notre faculté à nous intéresser à tout ce qui vient de l'extérieur, bien souvent à la nouveauté.

> Agréabilité. C'est la qualité qui nous permet de plaire à autrui.

> Ouverture. C'est la faculté de s'ouvrir aux idées et aux expériences inédites pour nous.

> Conscience. C'est ce qui nous permet de savoir que nous sommes en vie, en train de faire quelque chose d'important (en bien comme en mal...). Et par suite, c'est ce qui favorise l'autodiscipline, le respect des obligations et l'orientation vers des buts précis.

Par exemple, plus notre agréabilité est élevée, plus il y a de chances que notre BES soit, lui aussi, élevé. Idem avec les autres, à l'exception du neuroticisme, pour lequel la corrélation est négative, puisque plus on a tendance à être anxieux, plus notre BES a de risques de diminuer.

Fait intéressant à souligner : plusieurs études récentes ont mis au jour le fait que deux traits de la personnalité ont une influence supérieure aux autres sur le BES. Il s'agit du neuroticisme et de l'extraversion.

Par ailleurs, les trois chercheurs de Bavière ont noté que le BES ne dépendait pas exclusivement de notre profil psychologiques tel qu'il est conçu par McCrae et Costa. Interviennent d'autres facteurs, à l'image de ce qu'on appelle l'auto-efficacité.

L'auto-efficacité? C'est un concept élaboré par Albert Bandura, qui veut que l'être humain dispose d'une certaine croyance en sa capabilité, c'est-à-dire en sa capacité réelle à se fixer un objectif et à l'atteindre. Plus grand est le sentiment d'auto-efficacité, plus élevés sont les objectifs que s'impose la personne et l'engagement dans leur poursuite. C'est bien simple, si jamais nous ne croyons pas être en mesure d'atteindre un but, il y a bien peu de raisons pour que nous agissions et persévérions face aux inévitables difficultés rencontrées en chemin...

L'auto-efficacité puise sa force à quatre sources distinctes, si l'on en croit Bandura :

> Maîtrise. On parvient à bâtir une solide croyance en son efficacité personnelle à mesure qu'on engrange les succès. Inversement, on la mine à chaque échec. Toutefois, la maîtrise peut s'accroître avec l'expérience, si bien que certains échecs dont on tire des enseignements peuvent contribuer à augmenter notre maîtrise.

> Modelage. On apprend aussi des autres. Du coup, on se modèle soi-même en fonction des modèles que l'on admire.

> Encouragement. On se sent plus efficace si l'on sait qu'on a le soutien des autres, du moins de personnes qui comptent à nos yeux.

> Stress. Pour être efficace, nous avons besoin d'une certaine pression sur nos épaules. Sans quoi, le défi à relever ne nous motive guère. Bien entendu, tout est question de dosage : le stress est une bonne chose, une chose même nécessaire pour briller, mais point trop n'en faut, car alors il nous écrase sans pitié...

Maintenant, les trois chercheurs se sont demandés s'il y avait des liens entre les traits de notre personnalité et l'auto-efficacité. Et si oui, lesquels. Et enfin, si ceux-ci jouaient un rôle dans notre BES au travail. Vaste programme, me direz-vous. Eh bien, pas tant que ça. Une expérience a suffi pour en avoir une idée assez précise...

Ils ont demandé à 180 personnes de participer à une expérience. Il leur fallait remplir un questionnaire spécifique, permettant de déceler toute corrélation entre les notions en question. Résultats? Les voici, pour l'essentiel :

> Traits de personnalité. Comme dans nombre d'études précédentes, le neuroticisme et l'extraversion sont les plus fortement corrélés au BES. En revanche, l'agréabilité et l'ouverture lui sont les moins corrélés.

> Auto-efficacité. Elle aussi est corrélée au BES, ce qu'avaient déjà montré d'autres études avant celle-ci.

> Auto-efficacité & traits de personnalité. L'auto-efficacité est corrélée à tous les traits de personnalité, hormis l'agréabilité.

Que conclure de tout cela? Que notre BES au travail dépend beaucoup de nos traits de personnalité. Plus précisément, il dépend surtout de deux de nos traits de personnalité, soit notre neuroticisme et de notre extraversion, et donc à la fois de notre degré d'anxiété et de notre niveau de curiosité sur le plan professionnel. Moins nous sommes anxieux et plus nous sommes allumés par notre travail, et plus nous sommes heureux au boulot.

Ce n'est pas tout! Notre BES au travail varie aussi fortement en fonction de notre auto-efficacité, laquelle est directement influencée par quatre de nos traits de personnalité, dont - une fois de plus! -, le neuroticisme et l'extraversion. Pourquoi ceux-ci en particulier? «Probablement parce que ce sont les deux traits qui sont les plus liés aux émotions», avancent les trois chercheurs de Bavière.

Bref, pour être encore plus heureux que vous ne l'êtes déjà au travail, il suffit de :

> Réduire votre anxiété. Pour cela, mille et un trucs peuvent être imaginés, comme faire davantage de sport (notamment durant la pause de midi), faire de la méditation, manger équilibré, rigoler avec les collègues, ou encore installer des plantes vertes auprès de votre bureau.

> Accroître votre curiosité. Dans ce cas-là, vous pouvez, entre autres, tenter de sortir de vos habitudes, remettre en cause certaines de vos convictions, poser des questions a priori puériles, ou bien vous intéresser davantage aux autres et à leur façon de voir la vie.

C'est aussi simple que ça, le bonheur...

En passant, le dramaturge du 17e siècle Pierre Corneille aimait à dire : «Dans le bonheur d'autrui, je cherche mon bonheur»...

Chine : Les grandes manœuvres dans le gaz de schiste

Publié le 27 mars 2012

Source: Green et Vert, 27 mars 2012

[En ligne]: http://www.greenetvert.fr/2012/03/27/les-grandes-manoeuvres-dans-le-gaz-de-schiste/49789


Début mars 2012, les autorités ont publié un plan de développement de la production de gaz de schiste. Qualifié d'irréaliste par les multinationales de l'énergie, le plan aiguise les appétits: Shell vient de signer le premier contrat, et Total pourrait suivre.

Le 16 mars 2012, le bureau national de l'énergie a publié un document attendu par les professionnels de l'énergie: le programme de développement du gaz de schiste pour le douzième plan quinquennal. La Chine envisage de produire 6,5 milliards de mètres cubes par an via l'exploitation de ses gisements de gaz de schiste d'ici 2015. La capacité de production doit passer à 100 milliards de mètres cubes dès 2020.

Sans un mot sur les problèmes environnementaux possibles, la Chine confirme son ambition d'exploiter ses énormes réserves et d'imiter les États-Unis. Une volonté qui n'est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, les autorités répètent qu'elles misent gros sur leurs réserves de 26 000 milliards de mètres cubes. Pour diminuer sa dépendance au charbon qui constitue 70% du mix énergétique national, la Chine souhaite faire passer la part du gaz naturel de 5 à 10% en 2020. Mais ces grandioses projets butent sur le même problème depuis longtemps: le manque d'expertise des géants de l'énergie locaux dans le domaine.

Des partenariats internationaux

Pour y recourir, les deux mastodontes du pétrole Sinopec et Petrochina, jettent des milliards pour participer à l'exploitation des bassins de gaz de schiste au Canada et aux États-Unis. Le gouvernement incite les majors occidentales à rentrer sur le marché chinois pour apporter leur expérience.

Le 20 mars, Shell a signé le premier contrat de partage de production de gaz de schiste avec Petrochina, pour une réserve étendue sur 3 500 kilomètres carrés dans la province du Sichuan. BP et Chevron ont déjà annoncé courant 2009 des accords de principe avec des sociétés chinoises pour répondre en commun à des appels d'offre chinois. Tout comme Total, qui déclare via son PDG Christophe de Margerie, que la société avait passé un préaccord avec Sinopec pour la recherche et l'exploitation de gaz de schistes.

Alors que les impacts sur l'environnement de ce type de source d'énergie ont poussé l'État français à reculer sur le sujet, rien de tout cela en Chine. Le gaz de schiste est attendu comme le messie pour sauver la donne énergétique du géant chinois.

© 2019 Coeffiscience. Tous droits réservés. Conception & réalisation du site par HPJ.