Une forte demande pour des travailleurs en métiers spécialisés se traduit par des occasions de carrière fort intéressantes pour les chercheurs d'emploi

Publié le 10 avril 2012

Source: Randstad Canada, 10 avril 2012

[En ligne]: http://www.newswire.ca/fr/story/952229/une-forte-demande-pour-des-travailleurs-en-metiers-specialises-se-traduit-par-des-occasions-de-carriere-fort-interessantes-pour-les-chercheurs-d-emplo

MONTRÉAL, le 10 avril 2012 /CNW Telbec/ - Alors que le marché de l'emploi au Québec se resserre, les travailleurs qualifiés en métiers spécialisés sont de plus en plus recherchés. Selon Randstad Canada, chef de file canadien en placement de personnel, recrutement et solutions RH, les perspectives d'emploi sont excellentes dans ce secteur.

Le Conference Board du Canada estime que, d'ici 2020, le Canada aura besoin d'un million de travailleurs1. Dans le secteur manufacturier, on aura besoin de 400 000 travailleurs, pour remplacer le nombre important d'employés qui prendront leur retraite au cours des 15 prochaines années2. Selon les prévisions d'Emploi-Québec, il y aura plus de 730 000 emplois professionnels et techniques à pourvoir d'ici 2014.

Dans le dernier budget fédéral, le gouvernement a annoncé qu'il investirait 50 millions de plus au cours des deux prochaines années dans la formation des jeunes, pour les aider à acquérir des compétences et de l'expérience concrète. Mais il y a beaucoup de préjugés entourant les emplois dans le secteur des métiers spécialisés, ce qui rend difficile l'attraction des jeunes travailleurs dans ce domaine.

« Beaucoup de candidats croient que les emplois sont seulement temporaires ou saisonniers, que les salaires ne sont pas élevés ou que les conditions sont difficiles, etc. En réalité, les métiers spécialisés offrent de bons niveaux de salaire. Par exemple, un machiniste ou un électromécanicien peut rapidement gagner entre 40 000 et 50 000$ par année », souligne Marc-Étienne Julien, président, Recrutement, Randstad Canada. « Puisque les compagnies utilisent maintenant de l'équipement de plus en plus sophistiqué et des technologies de pointe, les employeurs ont besoin de travailleurs qui ont des compétences très pointues, ce qui se traduit par des salaires plus élevés et des postes permanents », ajoute Julien.

Randstad Canada observe une importante demande dans un grand nombre de rôles : machinistes, électromécaniciens, mécaniciens industriels, soudeurs, et superviseurs en gestion industrielle.

« Au Québec, nous avons doublé le nombre d'équipes dédiées au recrutement de travailleurs en métiers spécialisés au cours des deux ou trois dernières années, ce qui reflète la hausse de la demande dans ce secteur. Cette tendance continuera de s'accentuer, les chercheurs d'emploi qualifiés pourront donc bénéficier de très belles occasions de carrière », ajoute Julien.

Sources :
1 Conference Board of Canada, Canadian Outlook: Long-Term Forecast, 2000
2 Canadian Manufacturers and Exporters [Hon. Perrin Beatty], Ensuring the Future of Canadian Manufacturing, February 2005 

Ennesys produit de la biomasse sur la facade des bâtiments

Publié le 10 avril 2012

Source: Industrie et technologies, 10 avril 2012

Par: Hugo Leroux

[En ligne]: http://www.industrie.com/it/ennesys-produit-de-la-biomasse-sur-la-facade-des-batiments.13005

La start-up développe de petites centrales de traitement des eaux usées à partir d'algues. Cette biomasse peut ensuite être valorisée pour la production locale d'énergie. Ennesys souhaite mettre en œuvre son procédé sous forme de panneaux intégrés aux bâtiments. Explications.
 
Du soleil, du CO2 et des eaux usées. Voilà tout ce dont a besoin Ennesys pour produire de l'énergie. Comment ? Grâce à la photosynthèse : « Les eaux usées sont chargées en polluants organiques. Or, ces éléments fournissent un engrais idéal pour les micro-algues qui, en présence de lumière, s'en nourrissent et prolifèrent », explique Pierre Tauzinat, président d'Ennesys. Riches en lipides - jusqu'à 50 % en masse sèche -, ces algues fournissent une biomasse énergétique qui peut être soit brulée dans une chaudière, soit être purifiée en huile pour la production de biodiesel.

L'idée n'est certes pas neuve. Beaucoup de société planchent sur les micro-algues pour produire des biocarburants dits de ''troisième génération''. Mais Ennesys se distingue par une approche locale : elle ambitionne d'opérer la réaction dans des panneaux transparents intégrés en façades des bâtiments. Récupérant les eaux sanitaires usées, ces panneaux produisent des micro-algues, lesquelles sont extraites et brûlées directement en chaudière.  « Notre marché cible, c'est le bâtiment à énergie positive. A l'horizon 2020, la règlementation dite RT2020 imposera à tout bâtiment neuf de produire plus d'énergie qu'il n'en consomme », explique Pierre Tauzinat.

Un démonstrateur attendu

Des algues en façade : l'idée peut sembler étrange. « Qui dit intégré en façade dit règles esthétiques strictes. Nous concevons nos panneaux pour qu'ils soient invisibles », rassure Pierre Tauzinat. La société entretient une collaboration régulière avec un fournisseur du BTP. Pour épouser le style architectural des bâtiments, divers revêtements transparents pourraient ainsi se superposer aux panneaux.

Côté production d'algues, la start-up s'appuie sur une technologie développée par Origin Oil. Cette société américaine est spécialisée dans la mise en contact puis la séparation des nutriments et des micro-algues. D'après les tests effectués sur son pilote de quarante litres, dans ses laboratoires d'Orsay (91), elle estime pouvoir atteindre une production énergétique annuelle de 44 kWh par mètre carré de façade et par an.

Reste à prouver le concept en grandeur nature. Dans quelques semaines, Un ensemble de panneaux de 600 m² utilisant la technologie d'Ennesys équipera un bâtiment du quartier de la Défense, à Puteau (92). L'inauguration est prévue mi-juin. La société attend beaucoup de ce démonstrateur, qui devrait produire jusqu'à 1,6 MWh par an. Ses clients potentiels également : « nous entretenons des discussions avec une quinzaine d'industriels du BTP », révéle Pierre Tauzinat. Dans la foulée, la jeune start-up compte également lancer un premier tour de table pour industrialiser ses panneaux.

Les panneaux photovoltaïques n'ont qu'à bien se tenir !

Sabic continue de s'étendre en Chine

Publié le 10 avril 2012

Source: Industrie et technologies, 10 avril 2012

Par: Julien Cottineau

[En ligne]: http://www.industrie.com/chimie/sabic-continue-de-s-etendre-en-chine,43119

 

La première pierre est posée, les travaux démarrent. A Tianjin, au sud de Pékin (Chine), Sinopec Sabic Tianjin Petrochemical Company (SSTPC) concrétise son second projet. Et avec les moyens. La coentreprise à parts égales entre les géants pétrochimiques chinois et saoudien va investir un total de 11 milliards de yuans (1,3 Mrds €) dans ce futur complexe de polycarbonate d'une capacité de 260 000 tonnes par an, prévu pour démarrer ses productions en 2015. Il sera composé de deux unités de capacités similaires de 130 000 t/an et utilisera un procédé de production sans phosgène moins énergivore et moins polluant. Quatre grands grades de polycarbonate (optique, extrusion, injection et polyvalent) seront produits. De quoi répondre à la formidable demande du marché chinois en polycarbonate, en premier lieu dans des domaines en pleine croissance comme ceux de l'électronique, de l'automobile, des moyens de communication, ou encore des matériaux de construction. Selon Sabic et Sinopec, la production chinoise de polycarbonate est encore loin de pouvoir s'aligner avec la demande locale. En 2010, elle n'avait atteint que 220 000 t pour une demande de 1,13 Mt. Grâce à une croissance entrevue de 10 % par an, les deux partenaires tablent sur une demande de 1,78 Mt en 2015. De quoi conforter leur décision d'investir.

Annoncé il y a un an, confirmé cet hiver avec l'approbation des autorités chinoises, ce projet est la seconde phase d'extension de SSTPC. La première avait permis à Sabic et Sinopec de mettre en service en 2010 leur complexe pétrochimique de Tianjin d'une capacité d'éthylène de 1 Mt/an. Confortablement installés dans le top 5 de la chimie mondiale, avec des chiffres d'affaires 2011 d'environ 67 Mrds $ pour Sinopec et de 50,64 Mrds $ pour Sabic, les deux partenaires ont les reins plus que solides et semblent apprécier leurs collaborations. En début d'année, ils n'ont d'ailleurs pas hésité à affirmer que d'autres projets en commun étaient particulièrement envisageables et souhaités.

« Une croissance à deux chiffres depuis 1980 »

L'appui et les bonnes relations de Sabic avec un acteur local aussi important que Sinopec est certainement un gage de sérénité pour le pétrochimiste saoudien et ses ambitions en Chine. Pays où il bénéficie d'une forte croissance à deux chiffres depuis 1980, clame-t-il. En parallèle de la pose de la première pierre du complexe de polycarbonate à Tianjin, Sabic en a donc profité pour assurer la bonne avancée de son projet d'unité de compounding de thermoplastiques qui sera construite sur le parc high-tech de Chongqing, en Chine, et qui devrait être opérationnelle l'an prochain. Le groupe a également annoncé une série de projets dans le domaine de la R&D. Ce mois-ci, Sabic posera la première pierre de son centre technologique de Shanghai, lequel représente un investissement de 100 M$. En 2013, ce centre accueillera 400 salariés du groupe, et regroupera une équipe de 200 scientifiques et ingénieurs dont les travaux se concentreront sur les matériaux plastiques avancés et leurs applications dans les marchés de l'automobile, des énergies alternatives, des outils informatiques et électroniques, ou encore de la construction. Enfin, le géant saoudien a signé un accord de coopération et de recherche d'une durée de 10 ans avec l'Institut chinois de la chimie de Dalian. L'objectif est de collaborer sur le développement de procédés innovants pour les matières pétrochimiques. L'avenir chinois de Sabic semble sur une bonne voie.

Accord de coopération dans la chimie verte pour Technip

Publié le 5 avril 2012

Source: Enerzine, 5 avril 2012

[En ligne]: http://www.enerzine.com/6/13775+accord-de-cooperation-dans-la-chimie-verte-pour-technip+.html

 

L'industriel français Technip a annoncé mercredi avoir signé un contrat de coopération dans le domaine de la chimie verte avec la Compagnie Industrielle de la Matière Végétale (CIMV) afin d'industrialiser le procédé de CIMV.

Dans une phase de collaboration active, Technip a apporté à CIMV son savoir-faire technologique en matière d'ingénierie et de construction, lui permettant ainsi de passer du stade d'unité pilote à celui d'unité industrielle. De son côté, le procédé CIMV a été identifié par Technip comme étant une technologie de rupture dans le domaine de la chimie verte.

Selon Technip, "cette technologie est aujourd'hui la seule capable de convertir de la biomasse solide en hydrocarbures pouvant être utilisés comme matière première par l'industrie pétrochimique."

Fort de constat, Technip a mis en place récemment une force commerciale pour la promotion (hors de France), du procédé CIMV ainsi que le panel d'applications "biosourcées" qu'il offre aux industriels.

Cette collaboration a d'ailleurs été officialisée par la signature d'un contrat de coopération commerciale et industrielle.

« Nous sommes ravis de ce partenariat avec CIMV qui va nous permettre de nous développer et d'aller plus loin sur un marché qui représente des perspectives de croissance indéniables et est d'importance stratégique pour nos clients. Nous serons également à même de mieux répondre à de futurs appels d'offre pour des bio-raffineries partout dans le monde, » a expliqué Stéphane His, Vice-Président Biocarburants et Energies renouvelables de Technip.

« Cet accord va permettre à notre start-up de lancer son projet industriel. Désormais, CIMV, soutenue par Technip, est en mesure de proposer une offre cohérente et solide à l'ensemble des industriels désireux de développer de nouvelles applications biosourcées et d'anticiper les futures règlementations » a conclu Thiery Scholastique, Président du Directoire de CIMV.

Du bioéthanol à partir de paille de blé

La société CIMV a transformé, dans son installation pilote (Pomacle, Marne), de la paille de blé en cellulose, hémicellulose et lignine, les trois composants majeurs de la biomasse non-alimentaire.

La cellulose a ensuite été transformée en sirop de glucose par la société DSM. Le procédé de transformation repose sur une fermentation utilisant des enzymes thermostables développées et brevetées par DSM. Enfin, l'étape de distillation a permis la production d'une centaine de litres d'éthanol, actuellement utilisés par la société Arkema S.A. pour produire un précurseur du bio PVC à savoir l'éthylène.

"Le XXI siècle sera marqué par la fin du tout pétrole" affirment les fondateurs de la start-UP, Thiery Scholastique & Michel Delmas.

"Ce bouleversement va engendrer une révolution sociale et industrielle, dont nous pouvons d'ores et déjà voir les signes, tant cette matière première est un des piliers de notre société."

"La consommation mondiale de pétrole est évaluée à 3,5 milliards de tonnes par an, relâchant plus d'une dizaine de milliards de tonnes de CO2 dans notre atmosphère."

"Dans le monde, l'agriculture produit annuellement près de 4 à 5 milliards de tonnes de résidus végétaux (pailles; bagasse; etc.) associés aux productions alimentaires, renouvelables, donc neutres sur le plan de l'émission de carbone, qui sont, dans leur immense majorité, peu ou mal valorisés."

"L'exploitation de ces coproduits permet de faire coexister les productions alimentaires et non alimentaires issues de la même filière agricole, en préservant les surfaces cultivables (land use). Produire plus à partir de végétaux ne pourra se faire au détriment des filières qui nourrissent les hommes (le grain)."

"La valorisation de cette biomasse, disponible sans délai, est devenue un défi et un enjeu planétaire, puisqu'elle peut être, compte tenu des chiffres qui précèdent, une alternative crédible au pétrole dans toutes ses applications."

"Aujourd'hui, le concept de raffinerie végétale mis au point par CIMV (Compagnie Industrielle de la Matière Végétale) est la seule technologie au monde qui permette de valoriser proprement les trois composantes de ces matières végétales, répondant ainsi, pour sa part, aux défis posés par la fin du tout pétrole."

Génération Y, génération spontanée ?

Publié le 5 avril 2012

Source: Le journal du net, 4 avril 2012

Par: Xavier Tedeschi

[En ligne]: http://www.journaldunet.com/management/expert/51273/generation-y--generation-spontanee.shtml

Confronté à la génération Y, le manager de proximité fait parfois face à des difficultés et au malaise. Voici les cinq questions qu'il convient de se poser pour les comprendre et mieux les appréhender.

1. Qui constitue la génération Y ?

Né entre 1979 et 1995, c'est un groupe de 13 millions de personnes, qui représente 20% de la population française et demeure plus importante en quantité que la génération précédente, la "génération X". Elle a donc aujourd'hui entre 18 et 30 ans. Elle est en entreprise ou aspire à y entrer.

2. En quoi son management diffère car nous avons tous eu étant jeune, un chef parfois difficile à supporter ?

J'observe chez mes clients une difficulté plus du côté du manager que du jeune managé ! Les premiers rencontrent de vraies difficultés de décodage ou de calage. Il n'est pas rare d'attendre des choses pas très agréables de la part des managers les concernant : ils sont qualifiés de « pas très gros bosseurs, privilégiant leur vie privée », « pas très loyaux », « versatile, si leur besoin n'est pas immédiatement satisfaits ». La réalité est évidemment différente.

Prenons un exemple vécu, j'ai rencontré un manager dubitatif. Un de ses jeunes techniciens, ne trouvant pas la solution technique à un problème client, s'en ouvre le soir chez lui, sur un réseau social. Il explique aux techniciens connectés, d'horizons divers dont certains appartiennent probablement à la concurrence, le contexte client, le système installé et le problème. Dans ces échanges, il trouve la solution, la met en œuvre dès le lendemain, cela fonctionne, le client loue ses compétences et sa réactivité à son manager.  Tous sont contents, sauf le manager qui s'interroge sur la loyauté de son collaborateur pour s'être ouvert à des inconnus du problème. Vous imaginez le malentendu !

3. Ce n'est pas un peu stéréotypé cette « opposition de génération », le choc des anciens et des modernes ?

Sur le fond c'est vrai, à ceci près que la génération Y est une génération de rupture. Elle est née avec un PC dans son berceau, internet dans la cour d'école et les réseaux sociaux ont animé son entrée dans l'âge adulte. Elle n'est donc pas dans la continuité de la précédente  comme celle de la génération X  (née entre 1962 et 1978) et les papy-boomer.

4. Comment les décrypter en entreprise ?

Le jeune adulte est un anxieux pragmatique

    Il a vécu  dans l'insécurité permanente  (divorce des parents, famille recomposée, sida, intégration difficile sur le marché du travail,...). Cette insécurité, il l'a domptée pour en faire une alliée qui lui permet d'être plus mobile, plus souple et apte aux changements rapides et permanents
    il prône la coopération et le travail en équipe tout en étant en compétition avec tout le monde
    il est indépendant et fonceur
    il exige des explications à ce qu'il fait et une gratification immédiate : autant dire que les entretiens annuels d'évaluation sont à une échéance beaucoup trop lointaine et en prime, étant né avec une télécommande dans les mains, il est habitué à ce qu'en appuyant sur un bouton, il obtienne ce qu'il veut
    c'est un découvreur : l'information récoltée grâce aux NTIC fait de lui quelqu'un plutôt brillant quel que soit la strate professionnelle
    il propose souvent des alternatives aux tâches répétitives qui bouleversent les modèles d'organisation (délégation, transversalité, synergie, mise en commun, dépassé les frontières de l'entreprise)
    pour lui les compétences passent avant la hiérarchie, il réagit fortement aux « X »qui revendiquent ancienneté et expérience. Attention la  route de ses études a été longue  avec des difficultés à la quitter (via les difficultés d'intégration au marché de travail), enrichie de sa capacité à collecter l'information sur le net, il considère que cela a autant de poids que l'expérience
    il est sensible et réceptif à la diversité et à la globalisation : pour lui la tolérance est une évidence alors face à l'autorité aveugle (sans explication), il refuse, rejette et part.

5. Et son manager, c'est la solitude du gardien de but devant le penalty ?

Non les règles sont simples. C'est apporter la réponse à une question primordiale pour lui : « cher manager, voilà ce que je vous apporte et vous qu'avez-vous à m'offrir ? ».
Face à ce registre, voici mes conseils au manager :

1.Ne jouez pas les gros bras : ils sont peu timides, très à l'aise devant l'autorité.
2.Pour favoriser son intégration demandez-lui un rapport d'étonnement, il appréciera, mais attention cela risque de décoiffer !
3.Donnez-lui des défis, il sera le 1er à les relever. Il adore être partenaire et partager les 1ères loges. Ce que la génération « X » a du mal à admettre, elle qui a attendu si longtemps que les « baby-boomers » partent, pour accéder aux 1ères loges...
* à des projets à enjeux,
* à des collaborations en mode horizontale où la compétence prime la hiérarchie,
* à une valorisation rapide de sa contribution,
* à associer son nom au vôtre,
* à une invitation à co-présenter  les travaux devant l'autorité supérieure,

4.  Managez au résultat et non au contrôle.
5. Démultipliez les points d'avancement, des rencontres informelles rapides,  c'est aussi la génération « google », elle a l'habitude d'obtenir des réponses instantanées, alors la prise de rendez-vous par la secrétaire qui va regarder dans votre agenda vos disponibilité dans les 15 prochains jours...
6. Expliquez les décisions, sinon, il cherchera par lui-même et n'avancera pas.
7. Demandez-lui souvent son opinion, il acceptera que vous ne la suivez pas mais pas que vous ne lui demandiez pas.
8. Respectez son projet de vie : étant par nature un connecté, sa vie professionnelle et sa vie privée sont imbriquées, et c'est une erreur de croire qu'il privilégie la 2nde au détriment de la 1ère. Ils préféreront de la flexibilité, des horaires variables ou à la carte en fonction de l'organisation de l'entreprise.
9. Accompagnez son développement professionnel : ce sera une marque de confiance d'aborder les questions difficiles de l'évolution, la formation, l'employabilité,...
10. Pouvoir s'appuyer sur vous, le sécurise, il a besoin d'être encadré, mais plus par un coach, un leader qu'un chef à l'ancienne.

C'est ainsi que la légitimité du chef se gagne, car pour lui la hiérarchie se mérite, il considère ridicule de l'obtenir par l'ancienneté, le titre ou la place dans l'organigramme.
* le chef c'est celui qui est compétent, qui est capable d'animer un réseau de professionnels et différentes sources d'informations internes et externes (et non qui les retiennent).
* Évitez toute projection ou réplication, ce sont des situations du passé.

Finalement, j'adresse un conseil aux « Managers de la génération « X » en dépit de vos grades et titres, il faudra désormais gagner vos galons ». Pour tous ceux qui se demandent « Pourquoi je devrais m'adapter à cette jeunesse, alors qu'étant jeune, c'est moi qui ai dû faire  cet effort ? », vous les mettez en garde, l'impasse n'est pas loin et le  « turn over » de l'équipe va s'accélérer.

Bioraffineries : le mode d'emploi

Publié le 4 avril 2012

Source: Industrie et technologies, 3 avril 2012

Par: Hugo Leroux

[En ligne]: http://www.industrie.com/it/bioraffineries-le-mode-d-emploi.13021

 

Le 27 mars s'est tenu le colloque "Bioraffinerie des sous-produits de l'industrie et de l'environnement", au parc scientifique Biocitech. Divers acteurs des biotechnologies ont échangé autour du concept de bioraffinerie, exemples de réalisations à la clé. Compte rendu.

La bioraffinerie était à l'honneur ce mardi 27 mars 2012 mars au parc scientifique Biocitech de Romainville (93), dédié aux biotechnologies. Académiques et industriels du secteur s'étaient donné rendez-vous pour partager leurs expériences autour de la bioraffinerie comme voie de valorisation des sous-produits industriels. On comptait entre autre la Pôle de compétitivité Industrie Agro-Ressources (IAR), la structure de recherche privée Agro-industrie Recherches et Développements (ARD), Véolia Environnement (VERI), l'Université de technologies de Compiègne (UTC), ou encore l'Académie des technologies.

Valoriser l'intégralité de la plante

Que se cache-t-il derrière ce concept de bioraffinerie ? Une manière efficiente de recycler les sous-produits et déchets organiques à l'échelle d'un territoire. Dans cette approche interdisciplinaire, les biotechnologies et la chimie verte occupent un rôle prépondérant. « Un enjeu clé sera de développer des procédés flexibles, capables de valoriser l'intégralité des constituants de la plante », a ainsi souligné Daniel Thomas, président du Pôle Industrie Agro-Ressource. De fait, l'industrie bute encore sur le traitement de certains polymères végétaux comme la lignocellulose, présente dans nombre de déchets agricoles.

Autre impératif pointé par les intervenants: une plus forte intégration des procédés industriels au sein d'un territoire. « Chaque sous-produit ou déchet doit être conçu comme la matière première d'un autre procédé », a insisté Daniel Thomas. Pour faire émerger ces synergies, une véritable collaboration est nécessaire. Consultant et chercheur à l'Université de Lausanne, Suren Erkman, défend l'idée d'organiser les territoires comme de véritables "métabolismes industriels".

L'exemple de Bazancourt Pomacle

Figure de proue de ce colloque, le Complexe industriel des Sohettes, à Bazancourt Pomacle (51), fait figure d'exemple. Niché au cœur d'un grand bassin agricole, il fédère le glucosier Chamtor, les silos de blé Champagne Céréales, la sucrerie Cristal Union, et quelque Start up spécialisées dans les biotechnologies comme Soliance ou BioAmber. Ces différents acteurs ont mis l'intégration au cœur de leurs relations. D'abord par la co-innovation : le complexe abrite un centre d'excellence en biotechnologies blanches, le pilote de production de biomolécules BioDemo ou encore le démonstrateur collaboratif Futurol. Ce dernier vise à la production d'éthanol de seconde génération, à partir de sous-produits céréaliers.

Au-delà de cette R&D, les partenaires ont développé plusieurs synergies. Par le cycle de l'eau : les industries récupèrent l'eau extraite de la transformation des betteraves en glucose. Un réseau de vapeur été développé pour mutualiser les chaudières mises à contribution dans les procédés sucriers. Les effluents sont également mis et commun et traités selon une approche cohérente. Enfin, la récupération des sous-produits se développe sur plusieurs fronts.

Foultitude de projets

La journée fut aussi l'occasion pour de nombreux industriels de présenter leurs bioprocédés.

Véolia Environnement étudie des stations d'épuration génératrices de valeur ajoutée. La biomasse issue des boues d'épuration (boues de Step) peut ainsi être décomposée par fermentation. Le processus peut donner lieu à un classique procédé de méthanisation. « Il peut être plus judicieux de stopper le procédé de fermentation avant l'étape de production de méthane pour reformer des biopolymères d'intérêt en pharmacologiques ou chimiques », précise Maria Albuquerque, chercheuse chez Véolia Environnement.

De son côté, GDF Suez planche sur le procédé de gazéification GAYA, en partenariat avec le Centre Technique du Papier (CTP). La gazéification consiste à décomposer de la biomasse en gaz de synthèse par un traitement thermochimique. Mélange d'hydrogène (H2) et de monoxyde de carbone (CO), ce gaz de synthèse fournit des "briques de construction" pour reformer des molécules longues. En l'occurrence, GDF souhaite reformer du méthane apte à être réinjecté dans le réseau. De son côté, le centre technique du papier réfléchit à un traitement préalable de la biomasse, avant son entrée dans le procédé de gazéification, pour augmenter l'efficience économique globale du procédé. Grâce à une extraction à la vapeur, le centre technique souhaite ainsi arracher certaines molécules d'intérêt en chimie fine.

Palme de l'originalité, la société Valagro travaille à transformer de vieux vêtements en ... sorbitol. Par traitement chimique, les déchets textiles cellulosiques sont réduits en glucose. Lequel fournit, par hydrogénation, le sorbitol. Pas un hasard : cette molécule est identifiée comme un intermédiaire d'intérêt grandissant pour la chimie fine.

La start up Ennesys a présenté la valorisation énergétique des eaux usées à partir de microalgues. Particularité : elle compte mettre en œuvre ce procédé dans des panneaux intégrés au bâtiment. Soliance, basée à Bazanourt,  a présenté ses additifs cosmétiques. Ceux-ci sont biosourcés dans la matière végétale.

Guère en reste, les organismes de recherche comme l'Inra et l'Ifremer nourrissent foultitude de projets sur l'amont de la biomasse, respectivement agricole et maritime. Ils étudient les gisements de déchets et de sous-produits, la possibilité de les utiliser, et leur pertinence environnementale.

Comme quoi les projets et les idées ne manquent pas

Phostech Lithium : une nouvelle usine à grand renfort de subventions

Publié le 4 avril 2012

Source: Les Affaires, 3 avril 2012

Par: Martin Jolicoeur

[En ligne]: http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/energie/phostech-lithium--une-nouvelle-usine-a-grand-renfort-de-subventions/542901

La société Phostech Lithium, qui vient d'ouvrir de nouvelles installations à Candiac, a profité de plus de 12 millions de dollars (M$) de subventions pour construire une usine et créer un peu plus d'une quarantaine d'emplois en Montérégie.

C'est ce que nous avons appris lors de l'inauguration officielle du bâtiment de 4 000 mètres carrés construit au montant de 78M$ en banlieue de Montréal. L'événement s'est déroulé en présence de représentants de la société suisse Clariant et de sa filiale allemande Süd-Chemie, qui a acquis Phostech Lithium en 2008.

La construction de cette deuxième usine au Québec -elle en possède une autre à Saint-Bruno-de-Montarville- a reçu une subvention de 7,4 M $ du gouvernement du Québec par le biais d'Investissement Québec. Du palier fédéral, l'entreprise a aussi reçu une subvention de 4,7 M$ du programme Technologies du développement durable Canada.

« C'est maintenant que doivent être saisies les occasions d'affaires qui permettront au Québec de se démarquer dans le secteur des véhicule électriques, un secteur appelé à connaître une forte croissance au cours des prochaines années», a di le ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Clément Gignac, en conférence de presse.

En plus de ces deux subventions, d'un montant global de 12,1M$, Phostech a profité d'un prêt sans intérêt  de 1 M$ de l'Agence de développement économique du Canada et d'un autre prêt 250 000 $ d'Emploi-Québec pour la formation des travailleurs. L'entreprise emploie une cinquantaine de personnes à Saint-Bruno et un peu plus d'une quarantaine à Candiac.

Phostech Lithium fabrique du phosphate de fer lithié avec dépôt de carbone (C-LiFePO4), un produit chimique utilisé dans la fabrication des batteries destinées, entre autres, aux véhicules et outils électriques.

Cette nouvelle usine de Candiac permettra à l'entreprise de produire un volume annuel de 2 500 tonnes métriques de phosphate de fer lithié, soit suffisamment pour fabriquer 50 000 batteries de voitures électriques ou jusqu'à 500 000 batteries de voitures hybrides.

Modernisation du régime de santé et de sécurité du travail - Une avancée majeure pour la santé et la sécurité des travailleurs

Publié le 4 avril 2012

Source: Portail Québec, 3 avril 2012

[En ligne]: http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Avril2012/03/c2894.html

 

QUÉBEC, le 3 avril 2012 /CNW Telbec/ - La ministre du Travail, Mme Lise Thériault, a présenté aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, le projet de loi no 60, Loi visant principalement la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail et son application aux domestiques.

« Après 30 ans, le temps est venu de faire évoluer notre régime de santé et de sécurité du travail en tenant compte des réalités économiques, technologiques et sociales du Québec d'aujourd'hui », a déclaré la ministre Thériault. Le projet de loi comporte quatre volets : l'élargissement de la portée d'application des mécanismes de prévention, la bonification des services aux accidentés, la gouvernance de la CSST et la protection des travailleurs domestiques. Les changements proposés s'inspirent en grande partie des recommandations des parties patronale et syndicale présentes au conseil d'administration de la CSST.

Deux millions de travailleurs additionnels seraient touchés

Le projet de loi vise notamment à élargir la portée d'application des mécanismes de prévention à l'ensemble des six groupes prioritaires établis en 1980. Depuis la mise en œuvre du régime, seuls deux groupes ont été assujettis aux mécanismes de prévention. Concrètement, ce sont 14 000 entreprises additionnelles qui devraient se doter d'un programme de prévention comportant un volet sur la santé ainsi qu'un comité de santé et de sécurité au travail. Ces entreprises emploient plus de deux millions de travailleurs.

Les parties syndicale et patronale ont déjà convenu de propositions réglementaires qui faciliteraient la vie des entreprises visées par ces nouvelles exigences. On permettrait, par exemple, des programmes de prévention et de comité de santé multiétablissement, tout en limitant ces nouvelles exigences aux entreprises de vingt travailleurs et plus.

Bonification des services aux accidentés

Prenant appui sur les nouvelles connaissances médicales et scientifiques, le projet de loi vise à diriger les travailleurs vers les services les mieux appropriés pour faciliter leur retour au travail. Il prévoit, entre autres, des dispositions pour la mise en place d'une nouvelle offre de services pour le soutien du retour au travail des travailleurs présentant des risques d'incapacité prolongée, notamment en collaboration avec les centres de réadaptation du Québec. Le projet de loi vise aussi à mieux encadrer les services que recevront les travailleurs, tout en respectant l'opinion du médecin traitant qui demeure au cœur du régime.

Pour ce qui est des travailleurs qui ne peuvent réintégrer l'emploi qu'ils occupaient avant d'être victimes d'une lésion professionnelle, ils pourraient bénéficier de soutien pour la recherche d'emploi. L'ensemble de ces dispositions permettrait d'orienter les ressources financières sur la finalité, soit un retour au travail sécuritaire, prompt et durable dans le respect des besoins des travailleurs et des préoccupations des employeurs.

Gouvernance améliorée

Le projet propose également des améliorations à la gouvernance de la CSST. Il prévoit, entre autres, l'ajout de deux administrateurs indépendants au sein de son conseil d'administration, l'introduction d'une clause exigeant un examen des lois tous les cinq ans et une évaluation de la performance de la CSST à la même fréquence. Ces mesures visent à assurer les plus hauts standards d'éthique dans la gestion, la plus grande efficience possible de l'organisation ainsi qu'une prise de décision efficace.

Industrie de la construction

Bien que la CSST multiplie les constats d'infraction à l'endroit des employeurs négligents, l'industrie de la construction demeure encore le secteur le plus touché par les accidents du travail. Il convient donc de poser des gestes concrets pour punir plus sévèrement les employeurs qui s'entêtent à ne pas respecter pas la Loi sur la santé et la sécurité du travail.

Ainsi, des modifications seront apportées aux règles de confidentialité des renseignements détenus par la CSST pour lui permettre de partager cette information avec la Régie du bâtiment du Québec (RBQ). À la suite de tels échanges, les employeurs récalcitrants pourraient voir leur licence être suspendue ou annulée par la RBQ.

Protection des travailleurs domestiques

Le projet de loi vise finalement à protéger les travailleuses et les travailleurs domestiques, une initiative réclamée depuis longtemps par différentes associations. Le concept de travailleurs domestiques inclut tout travailleur de maison oeuvrant comme aide-ménager, jardinier, chauffeur ou encore comme gardien de personnes, à l'exception de ceux qui exécutent un travail sporadique ou de courte durée. En proposant une protection pour ces travailleurs, le gouvernement du Québec se conforme du même coup à une convention de l'Organisation internationale du travail.

«  Au cours des douze dernières années, nous avons réduit de 37 % le nombre de lésions professionnelles. Nous avons toutefois le devoir de poursuivre nos efforts pour mieux protéger la grande richesse collective que constituent nos travailleurs. J'ai la conviction que les mesures proposées répondent à cet objectif et qu'elles constituent une avancée majeure pour améliorer la santé et la sécurité dans tous nos milieux de travail », a conclu la ministre Thériault. 

Dow Chemical ferme des usines en Amérique et en Europe

Publié le 3 avril 2012

Source: Les Affaires, 2 avril 2012

Par: AFP

[En ligne]: http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/transport-et-produits-industriels/dow-chemical-ferme-des-usines-en-amerique-et-en-europe/542844

Le groupe américain de chimie Dow Chemical a annoncé lundi qu'il allait fermer des usines en Amérique du Nord et du Sud ainsi qu'en Europe à cause de "la faiblesse persistante de l'économie" du Vieux Continent et qu'il allait supprimer au total 900 emplois.

Cela représente 1,7% de ses effectifs mondiaux, qui s'élèvent à quelque 52 000 personnes.

Dow Chemical "met en place des réductions de coûts en relation avec ses promesses de gérer activement son portefeuille [d'activités] et en réponse à une faiblesse persistante de l'économie en Europe", indique le groupe dans un communiqué.

"Ces mesures vont inclure la fermeture de certaines usines en Europe, en Amérique du Nord et en Amérique latine, de même que l'annulation de certains projets d'investissements et des licenciements", ajoute Dow Chemical.

"Dow anticipe des économies annuelles d'environ 250 millions de dollars par an de ces mesures. Les économies s'ajouteront à 500 millions de dollars de flux de trésorerie que Dow a déjà réalisées en 2011".

Le groupe prévoit de supprimer environ 900 postes, et va enregistrer au premier trimestre une charge exceptionnelle de 350 millions de dollars pour prendre en compte les indemnités de départ, les dépréciations et autres coûts liés aux mesures annoncées lundi.

Dow va fermer trois usines qui produisent la mousse isolante Styrofoam à Estarreja, au Portugal, à Balatonfuzfo, en Hongrie, et à Charleston, dans l'Illinois (nord des Etats-Unis). L'usine de Terneuzen, aux Pays-Bas, va être mise à l'arrêt pour une durée non précisée dans le communiqué.

Dow va également fermer l'usine fabriquant du diisocyanate de toluène, un composé organique considéré comme toxique, qui sert notamment à fabriquer des mousses de polyuréthane, des adhésifs et des peintures.

"Enfin, Dow Chemical va consolider certains actifs liés à ses activités de polyurethanes et epoxy" sur les deux années à venir, conclut le groupe.

Le groupe avait déçu avec ses résultats 2011, pâtissant notamment d'un recul des ventes du segment des matières plastiques.

L'action du groupe gagnait 0,46% à 34,80 dollars à la mi-séance.

Avec Avon, Coty veut donner naissance à un leader mondial des cosmétiques

Publié le 3 avril 2012

Source: L'Usine Nouvelle, 2 avril 2012

Par: Astrid Gouzik

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/avec-avon-coty-veut-donner-naissance-a-un-leader-mondial-des-cosmetiques.N171917

Le parfumeur américain a offert 10 milliards de dollars pour racheter Avon. Aussitôt, le groupe de cosmétiques a rejeté l'offre.

"Notre objectif est d'engager des discussions avec Avon et un processus de due diligence (vérifications sur l'entreprise) de telle manière que nous et Avon puissions déterminer s'il y a une base pour une transaction", a indiqué dans un communiqué le PDG de Coty, Bart Becht.

Il précise aussi qu'il ne s'agit pas d'une offre hostile. Coty propose 23,25 dollars par action, soit une hausse de 27% par rapport au cours de bourse d'Avon sur les trois derniers mois.

Une proposition "insuffisante", aussitôt rejetée par le géant des cosmétiques. Pourtant les deux groupes pourraient tirer bénéfice d'une telle opération, argumoty dans son communiqué.

Baet Becht s'est même dit prêt à relever son offre pour permettre la naissance d'un "leader mondial" dans le domaine de l'industrie des cosmétiques, si les vérifications opérées dans le cadre du processus de "due diligence" le justifiaient.

À Montpellier, tout est bon pour le biogaz

Publié le 2 avril 2012

Source: L'Usine Nouvelle, 2 avril 2012

Par: Olivier Cognasse

[En ligne]: http://www.usinenouvelle.com/article/a-montpellier-tout-est-bon-pour-le-biogaz.N171661

La semaine du développement durable a débuté le 1er avril. L'occasion pour L'Usine Nouvelle de revenir sur certains pans de cette filière. Le plus grand site français de méthanisation de déchets organiques installé à Montpellier doit servir de référence. Il va enfin pouvoir donner sa pleine mesure.

Une légère brise rafraîchit le parc industriel Garosud, à Montpellier (Hérault). Après les querelles qui ont accompagné les premiers pas de l'usine de méthanisation Amétyst exploitée par Sita (groupe Suez), c'est avec une petite appréhension que l'on s'approche du site. La crainte d'être enveloppé par un parfum nauséabond ou d'affronter une nuée de mouches est vite écartée. Derrière les grilles, les salariés d'une entreprise voisine pique-niquent sur les pelouses. En 2002, Montpellier Agglomération a voté l'implantation de cette usine de retraitement des déchets ménagers organiques et de biodéchets. Six ans plus tard, les premiers camions l'approvisionnaient. Sita en a obtenu le contrat d'exploitation pour dix ans avec un statut de délégation de service public.

Amétyst est dotée d'une chaîne de valorisation des biodéchets d'une capacité annuelle de 33 000 tonnes. "Elle n'en traite pour l'instant que 8 000 tonnes, déclare Christophe Deligny, le directeur de la prévention et de la gestion des déchets à Montpellier Agglomération. Le Grenelle de l'environnement a imposé à compter du 1er janvier un tri des biodéchets. Les industries, la restauration, la grande distribution, les hôpitaux... Tout le monde sera concerné progressivement d'ici à 2016". Pour les ordures ménagères résiduelles (OMR), la capacité d'Amétyst est de 170 000 tonnes. "Nous en rentrons actuellement 120 000 tonnes", précise Christophe Deligny.

20 à 30% des flux

Les camions déversent leur chargement dans une fosse. Un grappin actionné par un opérateur dépose les ordures sur un convoyeur. Elles sont dirigées vers deux trommels (des cribles rotatifs), qui effectuent un premier tri et séparent les déchets en trois fractions de tailles différentes. La première (de 0 à 6 cm), composée de matières organiques, est orientée vers la filière de méthanisation après extraction du verre, des cailloux et du fer. La seconde (de 6 à 30 cm) comprend des déchets inertes envoyés vers un bioréacteur qui sépare la matière organique des plastiques et autres métaux. Enfin, la fraction composée de gros déchets - soit 60 % de la matière entrante - est évacuée pour incinération ou enfouissement.

Une partie de ces déchets - 20 % à 30 % des flux - pourrait à terme trouver des débouchés, avec la création d'une unité de production de combustibles solides de récupération (CSR), notamment utilisés dans les cimenteries. Pour les biodéchets issus des entreprises, le tri est simplifié : après un tri optique et un crible, ils sont envoyés dans les digesteurs, comme les ordures ménagères, pour un séjour de trois semaines. Les huit digesteurs, des cuves en béton de 34 mètres de longueur, sont au coeur du process de méthanisation. Le biogaz qui y est produit est capté puis valorisé : 40 % de la production sont conservés pour les besoins de l'usine, le reste rejoint le réseau EDF via des transformateurs. "Cette année, nous devrions atteindre 30 000 MW/h. C'est la consommation électrique de 16 000 habitants, hors chauffage", précise Guillaume Ribour, le directeur du site. L'usine fournit aussi de la chaleur pour le quartier voisin des Grisettes. La matière restant dans les digesteurs est ensuite pressée. Après un incendie sur le site, le transfert vers le hall de maturation sera effectué jusqu'en avril par camions-citernes. Dernière étape dans ce hall : la production de composte

Le souffle de la discorde

Depuis son inauguration en 2008, Amétyst n'a jamais rempli ses objectifs. Les riverains se sont dit gênés par les odeurs et une invasion de diptères entre février et mai 2009. « C'était une erreur de jeunesse, assure Guillaume Ribour. Certains lots ont été mal traités. Depuis, le problème des mouches n'est jamais réapparu. » Deux systèmes de biofiltres et un traitement au charbon actif purifient l'air avant son rejet dans l'atmosphère. Malgré les moyens déployés pour analyser et corriger les nuisances olfactives, l'opposition est toujours vive. Le porte-parole de l'association des riverains de Garosud, François Vasquez, dénonce « les ultras de la méthanisation ».

Les habitants craignent d'être à nouveau confrontés aux mauvaises odeurs et aux mouches dès que l'usine aura atteint son rythme de croisière. "Cette structure industrielle n'est pas écologique, insiste François Vasquez. C'est un contre-exemple pour les futurs sites. La méthanisation des biodéchets est une bonne idée, mais les ordures ménagères résiduelles contiennent des métaux lourds et des plastiques. Le compost produit pourrait bientôt être illégal selon une réglementation européenne". Impossible de lui faire dire que le biogaz est écologique. "Il est toxique et corrosif", insiste-t-il. Des arguments difficilement conciliables avec ceux de Montpellier Agglomération.

Une usine de conversion des déchets plastiques en carburant à Bristol

Publié le 30 mars 2012

Source: Enerzine, 30 mars 2012

[En ligne]: http://www.enerzine.com/10/13729+une-usine-de-conversion-des-dechets-plastiques-en-carburant-a-bristol+.html

La société Cynar spécialisée dans la transformation des déchets en énergie, a annoncé récemment avoir attribué un contrat de 11 millions de dollars à Rockwell Automation pour la conception et la construction à Bristol, au Royaume-Uni, d'une nouvelle usine de conversion du plastique en fin de vie en combustible pour SITA UK, une filiale de Suez Environnement.

Installée à Londres, la compagnie Cynar a mis au point un procédé technologique de conversion des différents types de plastique en fin de vie en combustibles liquides, principalement du carburant diesel. Cette technologie convertit les matières plastiques recyclées mélangées en combustibles synthétiques plus "propres" et à faible teneur en soufre.

« Notre technologie représente un moyen unique et rentable de réduire considérablement la quantité de matières plastiques en fin de vie qui sont éliminées dans les décharges et dans les incinérateurs », a déclaré Michael Murray, PDG de Cynar. « Rockwell Automation renforce notre technologie en offrant une conception intégrale, la mise au point de la gestion du cycle de vie et un soutien local. Nous disposerons alors d'une solution technologique de procédé qui va nous permettre de déployer rapidement notre technologie au niveau mondial ».

« Il s'agit pour nous d'une victoire sur le marché de la conversion des déchets en énergie », a déclaré Terry Gebert, vice-président et directeur général de Rockwell Automation Global Solutions. « Cela implique la conception et la fabrication de systèmes de traitement sur patin, d'une architecture d'automatisation, de logiciels et de services de contrôle de puissance et d'ingénierie/démarrage dans une seule solution entièrement intégrée, en utilisant le système d'automatisation des procédés Rockwell Automation PlantPAxTM. Nos connaissances des procédés, notre gestion des projets, notre expertise sectorielle et nos ressources mondiales vont aider Cynar à mettre en œuvre et à exploiter une usine rentable et durable ».

Ces deux dernières années, l'équipe Global Solutions de Rockwell Automation a travaillé avec Cynar à la mise au point d'améliorations de l'ingénierie, de la modularisation et des procédés de l'usine de Cynar de transformation du plastique en fin de vie en combustible.

Grâce à cette attribution de marché, Rockwell Automation va pouvoir participer à la phase de conception et de construction du projet.

Areva développe un nouveau type de petite centrale biomasse

Publié le 30 mars 2012

Source: Enerzine, 30 mars 2012

[En ligne]: http://www.enerzine.com/6/13744+areva-developpe-un-nouveau-type-de-petite-centrale-biomasse+.html

Le groupe du nucléaire Areva a annoncé avoir obtenu un financement de la part du KIC InnoEnergy* dans le but de développer une solution innovante dans le domaine des bioénergies.

Poursuivant sa diversification dans les énergies renouvelables (éolien, solaire), Areva indique développer actuellement un concept de centrales compactes et modulaires s'adressant au marché des petits gisements de biomasse. Le Groupe français entend "saisir des opportunités de croissance relativement inexploitées en Europe, en Asie et en Amérique latine."

L'objectif d'Areva est d'intégrer différentes solutions innovantes afin d'optimiser le coût des petites centrales et de réduire leur temps de construction. Ce nouveau concept de centrale biomasse vise également à améliorer les technologies en amont afin de permettre l'utilisation de différents types de combustibles et d'accroitre le taux de disponibilité des centrales.

D'autres partenaires se sont déjà engagés sur le projet, notamment SITA, un opérateur industriel majeur spécialiste du traitement et de la valorisation des déchets, ainsi que deux centres de R&D, le CEA et le Karlsruher Institut für Technologie (KIT), en Allemagne.

Les bioénergies sont appelées à jouer un rôle important dans la production d'électricité et de chaleur. Elles pourraient représenter jusqu'à 14 % du bouquet énergétique européen en 2020. Le marché mondial des centrales à biomasse devrait se développer au rythme de 6,8 GWe par an jusqu'en 2015, soit près de 1,8 GWe par an sur chacun des marchés cibles d'Areva.

Corée du Sud : Les déchets remplacent le pétrole

Publié le 30 mars 2012

Source: Green et Vert, 30 mars 2012

[En ligne]: http://www.greenetvert.fr/2012/03/30/la-valorisation-energetique-des-dechets-reduit-la-facture-petroliere/49869

La valorisation des déchets a produit pour 165 millions de dollars d'énergie en 2011. Avec 14% de ses besoins de chaleur assurés, Séoul compte sur cette technologie pour réussir sa 'croissance verte'.

En 2011, Séoul a produit 1,1 millions de tonnes de déchets combustibles. 730 000 tonnes ont été valorisées en énergie, réduisant de 185 milliards de wons (environ 122 millions d'euros) la facture énergétique de la ville. Une économie qui correspond à 1,33 millions de barils de brut. La Corée du Sud est le cinquième plus important importateur du monde.

Selon les chiffres du gouvernement, les unités de valorisation thermique des déchets de la capitale ont permis d'alimenter le réseau de chaleur de 190 000 foyers. Soit 14% de la population. Selon l'administration, ces chiffres pourraient encore s'améliorer si les habitants triaient les déchets avec plus de soin.

    ''Afin de faire des économies d'énergie et de sauver notre environnement, il faut que les citoyens coopèrent de manière active dans le tri des déchets recyclables.''

La valorisation énergétique des déchets est un des axes choisis par la Corée du Sud. Elle souhaite devenir l'une des 5 premières 'économies vertes' de la planète. Pour cela, le pays s'est engagé à utiliser pour 10% d'énergies renouvelables d'ici 2030. Aujourd'hui, ce chiffre se monte à 2,5%.

Innovation et nanotechnologies : l'OMNT fait le point

Publié le 30 mars 2012

Source: Techniques de l'ingénieur, 28 mars 2012

Par: Pierre Thouverez

[En ligne]: http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/environnement-securite-energie-thematique_191/innovation-et-nanotechnologies-l-omnt-fait-le-point-article_71623/

L'OMNT (Observatoire des Micro et NanoTechnologies) publie chaque année une synthèse sur l'actualité du secteur des nanotechnologies. Cette synthèse, rédigée par les experts de l'OMNT fait un bilan des dernières ruptures, résultats majeurs et tendances émergentes de l'ensemble des thématiques couvertes par l'OMNT. Présentation.

Ce document constitue pour les professionnels du secteur une mine d'informations, puisqu'au-delà du travail de veille réalisé, les experts proposent leur évaluation sur les perspectives de développement pressenties, ou encore sur l'évolution comparée des domaines étudiés.

Stéphane Fontanell, le directeur de l'OMNT, résume les objectifs de cette synthèse annuelle : « Notre objectif est de faire de la veille scientifique dans le domaine des micro et nanotechnologies, bien sûr, en proposant également une synthèse sur les avancées majeures de l'année écoulée et une vision du futur, sur le long terme ».
"Eclairer le paysage sur les sujets qui commencent à monter"

C'est grâce à la réunion d'un collège de plus de 350 experts (issus entre autres du CEA, du CNRS, de l'université...), plusieurs fois par an, que l'équipe de l'OMNT élabore cette synthèse. Découpée en quatre thèmes (sciences de la vie, procédés et dispositifs amont, technologies de l'information et de la communication et énergie) et 15 thématiques :

    Micro et nano systèmes pour la biologie
    Micro et nano médecine
    Nanoparticules, nanomatériaux : effets sur la santé et l'environnement
    Electronique moléculaire
    Nanoconstruction
    Nanotechnologies bio-insipirées
    NEMS
    Electronique organique
    Spintronique et nanomagnétisme
    Nanoélectronique
    Matériaux et composants pour l'optique
    Photovoltaïque
    Batterie et supercacité
    Thermoélectricité
    Piles à combustible

« L'idée de ce rapport est de faire sélectionner et commenter par les experts les principales ruptures et tendances scientifiques de l'année écoulée. Ruptures et tendances qui sont illustrées avec les publications clés et les équipes en pointe sur le sujet , ajoute Stéphane Fontanell, le but est de réaliser un véritable document de référence pour le lecteur. Le coté confrontation expert permet de plus d'avoir la vision de l'ensemble de la communauté. »

Depuis le premier rapport publié en 2004, la synthèse annuelle de l'OMNT est devenue un document de référence  indispensable pour les professionnels du secteur, d'autant qu'il n'y a pas vraiment de concurrence pour le moment.

Pour commander la synthèse de l'OMNT : synthèse annuelle de l'OMNT
 
Au-delà de cette synthèse annuelle, l'OMNT a également tenu, le 8 février dernier,  son séminaire annuel. L'occasion, pour l'observatoire, de revenir sur les évolutions marquantes du secteur des micro et nanotechnologies. Cette année, neuf sujets, choisis par les experts de l'OMNT,  ont permis aux participants de se pencher sur les faits marquants de l'année en termes d'innovation et de recherche :

    Leçon de la photosynthèse pour les nanotechnologies
    Les premiers pas de l'électronique de spin moléculaire : principes et  résultats récents
    Parois de domaines dans les nanostructures magnétiques : nouvelles avancées en électronique de spin
    La recherche de nouveaux matériaux pour la nanoélectronique : "more carbon or beyond graphene ?"
    Photonique et Optoélectronique THz : Développement récents et applications
    Microscopie électronique résolue en temps : étude des phénomènes dynamiques à l'échelle nanométrique
    Pour un développement maitrisé des nanomatériaux : l'approche « Safe by design »
    Du développement à l'évaluation clinique des nanomédicaments : réalités et contraintes
    Solaire photovoltaïque : quelles filières pour demain ?

La rédaction de la « veille Actualité » reviendra sur certains de ces sujets dans le détail prochainement, avec la participation des intervenants de l'OMNT.

Recueil de normes Biocombustibles solides

Publié le 30 mars 2012

Source: Industrie et technologies, 28 mars 2012

Par: Jean-François Preveraud

[En ligne]: http://www.industrie.com/it/recueil-de-normes-biocombustibles-solides.13001

Les biocombustibles solides font à présent l'objet de normes européennes. Elles visent à garantir des échanges commerciaux efficaces entre professionnels, structurer la filière d'approvisionnement, protéger les consommateurs et améliorer la valorisation de la biomasse.

Ce recueil inédit, qui facilitera la compréhension entre distributeurs, acheteurs et fabricants, fournit des principes clairs de classification, les méthodes applicables à l'échantillonnage ainsi qu'aux essais physiques, mécaniques et chimiques, ou encore les modes opératoires pour déployer une assurance qualité.

Fort de ces conseils, les professionnels du secteur seront ainsi en mesure de rassurer les consommateurs sur la qualité et la sécurité de leurs produits.

Les biocombustibles : des solutions d'avenir à connaître, maîtriser et utiliser à bon escient !

A propos du livre
Titre : RECUEIL DE NORMES BIOCOMBUSTIBLES SOLIDES

Editeur : Afnor
Prix : 330,00 € HT
ISBN : 978-2-1224-3411-6

Disponible en ligne sur le site : www.boutique-livres.afnor.org

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