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SHAWINIGAN | Il y aura un peu de Nemaska Lithium dans les trottoirs et les routes de Shawinigan, en Mauricie.

L’entreprise lance un banc d’essai pour utiliser la partie du minerai de lithium qui est excédentaire dans son processus de production d’hydroxyde de lithium, le produit en grande demande pour faire des batteries de voitures électriques.

La partie excédentaire du minerai de lithium sous forme d’un sable très fin sera testée comme additif dans le ciment ou le béton de haute performance.

L’entreprise installée dans l’ancienne usine shawiniganaise Laurentides continue d’innover pour réduire son empreinte écologique.

«Ça va permettre de diminuer l'ajout cimentifère, faire baisser le prix, réduire la production de gaz à effet de serre produite pendant la préparation des additifs présentement utilisés dans le béton», a expliqué le président et chef de la direction chez Nemaska Lithium, Guy Bourassa.

Shawinigan a déjà accepté de servir de cobaye. Une entente de principe a été conclue entre les dirigeants de Nemaska Lithium et le maire Michel Angers.

Il n’y a toutefois pas encore d’échéancier sur la table. «Il y aura des rencontres avec les gens des travaux publics pour déterminer où ce sera possible de faire les tests», a précisé le maire Angers.

Nemaska Lithium affirme avoir déjà démontré qu’il est le leader mondial pour produire de l’hydroxyde de lithium «de façon verte».

À Shawinigan, le sel de lithium est produit avec un processus d’électrolyse. À ce jour, Nemaska Lithium est la seule entreprise à utiliser ce procédé dont elle détient le brevet.

«On a été visionnaire», a affirmé Guy Bourassa. Il explique que pour faire une tonne d’hydroxyde de lithium, cette méthode leur permet «d’utiliser 75 % moins d’acide sulfurique que le procédé conventionnel utilisé en Chine».

Source : Journal de Montréal
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