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Gaz Métro a décidé de changer de nom. L’entreprise spécialisée dans la distribution de gaz naturel se nommera désormais Énergir. L’objectif est de « penser l’énergie autrement », selon ce que précise la publicité qui présente le changement de nom.
 
« Énergir traduit ce que nous faisons, soit produire et distribuer une variété d’énergies tout en pensant l’énergie autrement en favorisant le développement de projets énergétiques novateurs et de solutions pour économiser l’énergie afin d’assurer un avenir énergétique plus responsable », résume la porte-parole de l’entreprise, Catherine Houde.
 
« Le gaz naturel fait partie de notre métier, et on travaille aussi à développer d’autres formes d’énergie », souligne également l’entreprise dans une vidéo qui présente notamment des éoliennes, des volées d’oiseaux, des enfants, un ciel étoilé et des panneaux solaires. Celle-ci a été mise en ligne mercredi sur YouTube.
 
« Du vent au soleil en passant par les “poubelles”, on continue d’ouvrir notre esprit pour donner à nos clients les moyens de consommer mieux et moins », ajoute la narratrice de cette publicité d’environ une minute.
 
En matière d’énergies renouvelables, Mme Houde rappelle d’ailleurs que l’entreprise exploite déjà 21 parcs solaires en sol américain, mais aussi 44 barrages hydroélectriques en Nouvelle-Angleterre. Elle est aussi copropriétaire, au Québec, de l’un des plus grands regroupements de parcs éoliens au Canada.
 
Gaz Métro, devenue Énergir, affirme par ailleurs vouloir rester fidèle à ses valeurs, mais aussi « bâtir ensemble un avenir énergétique plus responsable ». « On met nos énergies en commun pour entretenir la flamme et devenir… Énergir », affirme cette même capsule publicitaire.
 
Financement public
 
L’entreprise, qui compte plusieurs dizaines de lobbyistes inscrits, travaille activement à l’expansion de son « réseau » de distribution de gaz naturel au Québec, notamment pour desservir des clients industriels. Ce réseau est en partie le Gazoduc TQM, une entreprise formée d’une filiale de Gaz Métro et de TransCanada.
 
« Nous sommes fiers d’oeuvrer dans le domaine du gaz naturel et nous continuerons de le faire, fait valoir Catherine Houde. C’est grâce à notre expertise acquise dans notre métier premier, la distribution du gaz naturel, que nous avons pu grandir, acquérir de nouvelles compétences et, du même coup, devenir un acteur de premier plan dans le secteur énergétique. »
 
L’entreprise gazière peut d’ailleurs compter sur l’appui financier du gouvernement Couillard. L’été dernier, par exemple, Québec a accordé 20 millions de dollars provenant du Fonds vert à Gaz Métro, pour lui permettre d’étendre son réseau de distribution.
 
Avec le projet de loi 150, le gouvernement compte également modifier la Loi sur Investissement Québec afin « d’élargir l’affectation du fonds Capital Mines Hydrocarbures au secteur de l’énergie ». Ce fonds d’un milliard de dollars, géré par Investissement Québec, sera d’ailleurs renommé « Fonds Capital Mines Énergie ».
 
Du même coup, Québec a l’intention d’augmenter l’accès aux fonds publics pour des projets liés à l’exploitation, au transport et à la distribution de gaz naturel, révélait récemment Le Devoir. Cela pourrait inclure le réseau de gazoducs de Gaz Métro, qui se nommera désormais Énergir.
 
Gaz de schiste
 
L’entreprise distribue de plus en plus du gaz « non conventionnel », soit du gaz de schiste ou provenant de « réservoirs étanches ». L’exploitation de ces ressources, qui a soulevé une vive controverse au Québec, nécessite des opérations de fracturation hydraulique.
 
L’entreprise n’est toutefois pas en mesure de préciser quelle est la proportion de ce type de gaz naturel dans son réseau, puisqu’elle ne connaît pas la provenance exacte du gaz qui circule dans le réseau au Québec.
 
Elle admet toutefois que le gaz de schiste est de plus en plus présent. Les prévisions sur la production de gaz naturel provenant de l’Office national de l’énergie et de l’Energy Information Administration, aux États-Unis, indiquent que le gaz de schiste et celui des réservoirs étanches continueront d’augmenter au cours des prochaines années. Il devrait représenter entre 70 % et 90 % de la production d’ici 2035.

Source : Le Devoir
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