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Le projet Énergie Saguenay s’est déplacé au Lac-Saint-Jean, l’instant d’une journée, afin de se présenter sous son meilleur jour à la communauté d’affaires almatoise. À l’image d’un rendez-vous arrangé, les dirigeants de GNL Québec ont expliqué le projet d’usine de liquéfaction de gaz naturel dans ses moindres détails.Une soixantaine de personnes issues de la communauté d’affaires et du milieu politique ont participé au dîner-rencontre orchestré par la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est. Aucune voix ne s’est élevée contre le projet initié en 2014.

Les participants ont, pour ainsi dire, obtenu un cours 101 de l’industrie du GNL (gaz naturel liquéfié) grâce au responsable du développement régional, Stéphan Tremblay, et de la directrice aux communications et relations avec les communautés, Stéphanie Fortin.

Le projet, qui nécessite des investissements de 7,2 milliards $ américains, pourrait, selon Mme Fortin, être à l’origine d’un tout nouveau créneau. « Pour nous, c’est une occasion de diversification économique pour la région, un peu à l’image de ce qui s’est produit avec l’aluminium », a-t-elle mentionné aux participants.

Selon les données présentées, le complexe pourrait créer 6000 emplois directs et indirects en période de construction. La période de pointe pourrait amener jusqu’à 4000 personnes sur le site qui accueillerait un terminal de liquéfaction, des réservoirs de stockage et le terminal maritime.

La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean revêt, aux yeux du responsable du développement régional, de nombreux atouts. « Nous avons une culture industrielle, les gens sont habitués à travailler dans de grands projets. L’autre avantage, c’est que les gens sont ici. On a déjà toutes les infrastructures. Ailleurs, ils doivent construire des camps, des restaurants en plus d’offrir le transport aux employés. Il y a bien entendu de l’hydroélectricité qui, sans cet élément, je ne serais pas du projet », expliquait Stéphan Tremblay.

Celui qui a joint les rangs de GNL Québec au début de l’année 2017 est convaincu de la pertinence de ce marché. Il est essentiel, à ses yeux, de ne pas rater la fenêtre d’opportunité. « Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est encore l’enfant pauvre du monde minier. Si nous avons un robinet de GNL à Saguenay, on est facilement capables de dire au reste du monde ‘‘si vous venez faire de l’exploration minière, sachez qu’il y a une source d’énergie incroyable qui est à côté’’ », a-t-il ajouté.

Projet pour toute la région

M. Tremblay est d’avis que le projet qui prendra place au Saguenay doit être observé et analysé à travers une lunette régionale. Le principal intéressé est d’avis que les industriels du Lac-Saint-Jean doivent être à l’affût afin de participer à ce qui s’annonce, selon lui, comme le plus grand projet de l’histoire industrielle du Québec.

Stéphan Tremblay est catégorique, « si l’usine ne se fait pas ici, elle se fera nécessairement ailleurs et sans l’hydroélectricité ».

Source : Le Quotidien
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