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Les cours du pétrole se maintenaient en légère hausse lundi en cours d’échanges européens, dans un marché sans élan en l’absence des investisseurs américains en raison d’un jour férié outre-Atlantique.

Vers 10H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 62,93 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 23 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de février gagnait 17 cents, à 53,97 dollars une heure après son ouverture.

En cours d’échanges asiatiques, le Brent a atteint 63,10 dollars le baril et le WTI 54,17 dollars, à leur plus haut niveau depuis un mois et demi, profitant d’une production record d’essence des raffineries chinoises.

« Les raffineries ont traité 12,12 millions de barils par jour en 2018, contre 11,40 millions l’année précédente », ont souligné les analystes de ING, qui notent donc que la consommation de brut de la Chine continue d’augmenter alors que sa production stagne, à 3,8 millions de barils par jour.

Mais les perspectives du premier importateur d’or noir s’assombrissent.

La croissance de la Chine a ralenti tout au long de 2018, pour atteindre son plus faible niveau en 28 ans sur l’ensemble de l’année.

La hausse du Produit intérieur brut (PIB) a été de 6,6% l’année dernière, a annoncé lundi le Bureau national des statistiques (BNS).

« Les promesses de mesures gouvernementales de soutien à l’économie aident à apaiser les craintes que ce ralentissement ne continue, mais le fait est qu’il faudrait que les négociations commerciales avec les États-Unis aboutissent pour complètement rassurer le marché », a estimé Josh Mahony, analyste chez IG.

Dernier élément à retenir l’attention des marchés, le nombre de puits actifs aux États-Unis a chuté au fil de la semaine achevée le 18 janvier, selon les données publiées par l’entreprise Baker Hughes vendredi après la clôture du marché.

Cependant, avec 21 puits de pétrole actifs en moins, « la baisse est en ligne avec nos attentes, vu que cet indicateur a toujours du retard sur le prix du WTI, qui avait chuté il y a trois mois », ont jugé les analystes de JBC Energy, qui ne prévoient pas d’effet majeur sur la production américaine. Celle-ci devrait donc rester la première au monde.

Source : Les Affaires
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