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La présence des femmes dans la plupart des domaines universitaires liés au génie et aux sciences évolue favorablement, mais cette progression demeure faible, selon un rapport publié par la Chaire pour les femmes en sciences et en génie au Québec, dont est titulaire Eve Langelier, professeure à l’Université de Sherbrooke.

La diversité des genres stimule la recherche, l’innovation et la créativité. Afin d’observer la progression des femmes dans les disciplines où les hommes sont majoritaires, un groupe de recherche de l’Université de Sherbrooke a compilé des données portant sur les inscriptions dans les universités du Québec de 2007 à 2018.

Dans un rapport statistique, la Chaire pour les femmes en sciences et en génie au Québec nous apprend que ce sont les femmes qui remplissent majoritairement les salles de classe dans la plupart des domaines universitaires. Toutefois, les étudiantes demeurent sous-représentées dans les domaines des sciences pures et appliquées, et dans celui du génie.

Selon les résultats de l’analyse, au baccalauréat, l’informatique (17 % de femmes) et la physique (23 % de femmes) sont les deux disciplines où la représentation féminine était la plus faible en 2017-2018.

Un portrait similaire se dessine à la maîtrise et au doctorat, où l’informatique (23 % à la maîtrise et 21 % au doctorat) et la physique (21 % à la maîtrise et 22 % au doctorat) sont les branches ayant attiré le moins d’étudiantes en 2017-2018.Photo : Martin BlacheC’est peu, quand on sait qu’un programme comme celui des sciences de la santé, au baccalauréat, comptait 77 % de femmes en 2017-2018. Les sciences de l’éducation (74 % de femmes) et le domaine des lettres (71 % de femmes) comptent aussi parmi les disciplines les plus prisées par les étudiantes, tant au baccalauréat qu’à la maîtrise et au doctorat.

Évolution lente

Fait intéressant, le rapport nous apprend que les inscriptions au baccalauréat dans tous les domaines du génie ont connu une augmentation au cours des 10 dernières années. Cependant, cette hausse demeure faible, passant de 16 % en 2007 à seulement 21 % en 2018.

C’est donc dire que des obstacles et des préjugés continueraient de ralentir la progression des femmes dans le domaine des sciences et du génie. Que pouvons-nous faire pour éliminer les barrières? Parmi les mesures privilégiées, mentionnons la démystification de ces domaines auprès des filles dès la fin du primaire et la nécessité de créer des environnements où les femmes seront bien et pourront se réaliser.

Le rapport Statistiques sur les inscriptions des femmes en sciences et en génie au collégial et à l’université au Québec entre 2005 et 2018 a été préparé par l’équipe de la chercheuse Eve Langelier, professeure au Département de génie mécanique à l’Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie au Québec. Il s'appuie sur le nombre d’inscriptions dans les cégeps et dans les universités québécoises de 2005 à 2018 et ne tient pas compte du taux de diplomation.

Source : Université de Sherbrooke
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