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Un état mental d’attention permanente et partielle nous serait nocif, puis nuisible à notre performance professionnelle.

Séparer vie professionnelle et vie privée

Laisser certaines tâches du jour inachevées expliquerait en partie notre difficulté de déconnexion mentale et matérielle à l’extérieur des heures de travail. « Au lieu de stresser inutilement, il est préférable de planifier de les reprendre le lendemain, propose Jean Duquennoy, directeur des RH chez Esprit de Corps. Exceptionnellement, travaillez une heure de plus au bureau ou chez vous, pour profiter ensuite de votre vie sans ressasser ».

Déconnecter électroniquement est la condition préalable à une vraie coupure psychologique. « Ne paramétrez pas votre adresse courriel professionnelle sur votre téléphone cellulaire personnel, ou chez vous, laissez celui du bureau dans une autre pièce, en mode silencieux », conseille Jean Duquennoy.

La responsabilité de l’entreprise

Si les gestionnaires n’en font pas la demande explicite, la culture d’entreprise entretient pourtant un phénomène de disponibilité quasi continue de ses cadres, signe de leur performance et de leur dévouement.

L’employeur aurait pourtant intérêt à instaurer une politique claire à l’égard du temps de repos des employés. C’est l’avis de Marie Laberge, présidente de Performance Santé Sécurité et Environnement : « Une entreprise bien structurée, axée sur la planification stratégique sait qu’une ressource humaine toujours disponible n’est pas une ressource productive. »

Selon l’experte en gestion de risques et en culture de prévention, « en y voyant un intérêt mutuel évident, l’entreprise doit ensuite donner à son personnel les moyens concrets d’exercer ce droit à la déconnexion ».

Source : JDM
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