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La routine est souvent rassurante, car gage de stabilité. Dans plusieurs cas, elle peut même apporter des bienfaits sur le plan professionnel et personnel. Mais cette dernière peut également s’avérer dangereuse et sournoise, notamment quand il s’agit d’adopter une routine stressante.

« Être débordé et plein de projets, c’est stimulant au début, mais ça peut rapidement devenir drainant », confirme Zineb El-Alami, conseillère en emploi. « Le pire, ajoute-t-elle, c’est qu’on ne s’en rend pas toujours compte puisqu’on s’habitue à un rythme de vie effréné. »

Pour éviter de foncer droit vers l’épuisement professionnel, il importe donc de faire régulièrement le point sur sa vie et de s’assurer de maintenir un équilibre entre ses engagements personnels et professionnels.

Routine trop rapide, routine trop lente

Un autre type de routine menace également les travailleurs : celui qui accompagne des tâches trop répétitives et un manque de stimulation professionnel. « Ce qui est dommage dans ce cas, c’est que l’employé ne fait aucun apprentissage, ne réalise aucun développement », explique la conseillère en emploi.

Or, ce n’est pas au patron de remédier à ce problème : l’employé qui prend conscience de cette situation doit être capable de faire appel à son esprit d’initiative pour trouver des solutions. Quelques options à considérer : s’impliquer dans un CA ou un comité au bureau, réaménager son espace de travail et son emploi du temps, revoir sa description de tâches, etc.

Il faut également être capable d’exprimer ses insatisfactions au supérieur. « En expliquant à son patron que l’on aimerait relever de nouveaux défis, ce dernier sera plus prompt à vous confier de nouveaux dossiers ou à vous considérer pour une ouverture de poste », ajoute Zineb El-Alami.

Et si malgré tout la routine vous pèse, peut-être est-il temps de reconsidérer votre choix de carrière ?

L'ENNUI AU TRAVAIL, UNE TENDANCE?

La routine ou l’ennui au travail peut être dérangeant, ennuyant, frustrant. Mais il peut également devenir un véritable trouble psychologique qui entraîne des conséquences physiques ! On parle alors du syndrome d’épuisement professionnel par l’ennui (boredom oubore-out). Il s’agit donc du contraire du surmenage.

Ce syndrome, causé par une absence de défis et un désintérêt au travail, amène comme symptômes l’anxiété et la tristesse. À long terme, ces sentiments négatifs ruminés entraîneront un fort sentiment de dévalorisation de soi, qui risque de se transformer en dépression.

Les conséquences physiques ne sont par ailleurs pas négligeables. Selon une étude anglaise de l’université d’Oxford, les salariés qui s’ennuient (trop) au travail présentent deux à trois fois plus de risque de souffrir d’un accident cardiovasculaire. Ils peuvent également connaître des troubles de l’appétit et du sommeil.

Les solutions ? Être à l’écoute des employés et leur offrir constamment des occasions de relever de nouveaux défis ou de changer de département, par exemple. Les postes semi-inutiles devraient également être supprimés. De son côté, le salarié doit également être capable d’être honnête et de ne pas masquer ce trouble, qui est encore très tabou. Quand on souffre de ce syndrome, le sentiment de culpabilité et la démotivation font souvent en sorte que la personne n’a pas la force d’affronter le problème.

Être payé à ne rien faire peut parfois sembler paradisiaque, mais il ne faut pas se fier aux apparences : l’être humain a besoin de valorisation et de défis pour s’épanouir !

Source : Le Soleil
 
 
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