Actualités du secteur

Les municipalités qui accueilleront des projets de gaz naturel sur leur territoire récolteront 3 % des profits nets issus des opérations.

C'est la recommandation émise par l'Association pétrolière et gazière du Québec, au moment où s'ouvre la période de consultation de 45 jours sur la réglementation portant sur les hydrocarbures au Québec. Cela représente jusqu'à $500 000 par année en moyenne par puits lorsque ceux-ci seront en pleine opération. Cette résolution a été entérinée à l'unanimité par les membres, et certaines entreprises ont déjà signifié leur intention d'aller de l'avant avec cette recommandation. Les Premières Nations auront droit aux mêmes 3% des profits nets.

« Un demi-million de dollars par année, c'est beaucoup d'argent », a dit le président de l'APGQ Michael Binnion. « Ce nouveau pacte garantira que les municipalités aient leur juste part dans ce qui sera un très grand projet économique pour le Québec ».

Pour les producteurs et les entreprises, il s'agit d'une somme versée en plus de toutes les obligations financières et sociales imposées par le gouvernement et les autorités compétentes. «  Nous comprenons très bien la nécessité d'obtenir l'acceptabilité sociale, et cela passe notamment par le partage des bénéfices », a dit M. Binnion.

L'APGQ souhaite donc que ces sommes bénéficient aux communautés sans que le gouvernement du Québec réduise la contribution qu'il fera au milieu par un juste partage des importantes redevances gouvernementales qui seront versées par l'industrie.

Ce partage des bénéfices est un argument qui changera la donne au Québec. L'APGQ le fera valoir lors des consultations. Pour l'Association, il est inconcevable que le gouvernement prive les municipalités de leur liberté de choisir d'accueillir des projets ou non.

Cela équivaut à les empêcher de toucher des millions en revenus pendant plusieurs années. Cette décision déplorable et désastreuse du gouvernement, qui survient à quelques mois des élections, est d'autant moins compréhensible que les projets de gaz naturel seront ceux de la nouvelle génération. Des projets avec recyclage de l'eau à 100%, sans aucun additif chimique et avec électrification des opérations. Des projets qui auront lieu uniquement dans les communautés où les projets seront acceptés et désirés.

Aucun projet n'aura donc lieu si la communauté n'est pas d'accord. À cette fin, l'APGQ rappelle encore une fois que les études scientifiques dont celles du gouvernement du Québec et de l'administration Obama concluent que les puits de gaz naturel ne contaminent pas les sources d'eau potable. La science dit que l'extraction du gaz de schiste par la fracturation horizontale est parfaitement sécuritaire. Le Québec ne fait pas exception, et la population le comprend certainement, elle qui appuie à 60% la production locale de gaz naturel au Québec, et encore plus lorsqu'il s'agit de projets de gaz propre.

Pour l'APGQ, il est clair que le bannissement de la production de gaz naturel dans les Basses-Terres du St-Laurent ne fait aucun sens aux yeux de la science, de l'économie et même de l'environnement, car l'importation de gaz naturel de l'étranger comme c'est le cas actuellement produit plus de gaz à a effet de serre pour la planète que la production locale. Par ailleurs, l'APGQ annonce la nomination d'Eric Tetrault à titre de porte-parole de l'organisation. M. Tétrault est présentement à l'emploi de Questerre, où il coordonne le projet Notre Propre Gaz au Québec. Il a été président de Manufacturiers et Exportateurs du Québec de 2014 à 2017, où il a supporté activement les projets de développement local d'hydrocarbures.  

Source : Le Lezard
© 2018 Coeffiscience. Tous droits réservés. Conception & réalisation du site par HPJ.